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Géographie et histoire

Géographie

La Birmanie a une superficie de 678 528 km² (France : environ 550 000 km²) pour une population de 51 millions d’habitants. Le pays s’allonge sur 1 900 km du Nord au Sud et sur 900 km d’Est en Ouest. Il est traversé par le fleuve Irrawaddy, navigable sur 1 500 km et dont le vaste delta, aux terres fertiles, est situé à l’Ouest de Rangoun.

La plaine centrale de la Birmanie, relativement sèche, est bordée au Nord et à l’Est par des hauts reliefs forestiers, où vivent les minorités ethniques (135 groupes ethniques sont officiellement recensés). Le plus haut sommet est le mont Hkakabo Razi, à l’extrême nord du pays (5881 m).

Le Sud du pays est bordé par la mer d’Andaman, et l’Ouest par le Golfe du Bengale. En période de mousson, de juillet à décembre, les pluies sont particulièrement abondantes dans l’Ouest du pays.

La saison sèche débute en janvier et prend fin en juin. La température moyenne oscille entre 25° et 30° C en basse altitude.

Décalage horaire : + 5h30 en hiver, + 4h30 en été.

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Histoire

IXe siècle : fondation par les Birmans d’un royaume dont la capitale est Pagan.

1824 - 1942 : époque de la colonisation britannique.

4 janvier 1948 : l’indépendance. Les troupes japonaises entrent en Birmanie en 1942 et installent Ba Maw à la tête de la Première République de Birmanie. Ils contribuent à la formation de l’armée birmane dirigée par le Général Aung San, qui se retourne finalement contre eux. Après la fin du conflit, le Général Aung San négocie avec les Britanniques l’indépendance du pays.

Début du régime militaire : le Premier ministre U Nu, successeur d’Aung San, assassiné en 1947, est rapidement dépassé par la guerre civile qui oppose le nouvel Etat birman aux communistes et aux rebellions ethniques. Il confie le pouvoir au Général Ne Win en octobre 1958. U Nu revient au pouvoir de 1960 à 1962 à la faveur d’une victoire électorale, mais il est renversé par le coup d’Etat du Général Ne Win le 2 mars 1962. Le régime, définit une « voie birmane vers le socialisme » et privilégie l’autarcie et les nationalisations dans tous les domaines de l’économie.

1988 : les étudiants réclament des élections libres et la fin du parti unique. La répression fait plusieurs centaines de morts. Le Général Ne Win démissionne.

27 mai 1990 : les élections. Malgré un climat de peur, des élections ont lieu et voient une écrasante victoire de la Ligue nationale pour la Démocratie (LND), parti dirigé par Mme Aung San Suu Kyi (fille du héros de l’indépendance, Aung San). La junte refuse cependant de reconnaître le résultat des élections. Mme Aung San Suu Kyi est placée en résidence surveillée.

1997 : la Birmanie intègre l’ASEAN.

2005 : la junte déplace la capitale du pays dans une ville créée de toutes pièces, Nay Pyi Daw, à 300 km au nord de Rangoun.

Août-septembre 2007 : la hausse brutale du coût des carburants provoque un mouvement de protestation populaire auquel les moines bouddhistes participent, connu sous l’appellation de « révolution de safran ». La répression de ce mouvement suscite l’indignation de la communauté internationale.

3 mai 2008 : le cyclone Nargis s’abat sur le delta de l’Irrawaddy, faisant plus de 130 000 morts. Quelques jours après le passage du cyclone, un projet de Constitution, très critiqué par l’opposition, est soumis à référendum et adopté à plus de 92% lors d’un scrutin peu transparent.

11 août 2009 : Aung San Suu Kyi est condamnée à une assignation à résidence d’un an et demi supplémentaire. L’Union européenne renforce ses sanctions (positions communes de l’UE de 1996 et de 2006) ciblées contre la junte.

7 mai 2010 : la LND, qui a décidé, conformément au vœu d’Aung San Suu Kyi, de ne pas participer aux élections prévues par les autorités le 7 novembre 2010, est dissoute.

7 novembre 2010 : élections législatives (Parlement et assemblées provinciales). Le parti de la junte remporte 75% des sièges en jeu (25% des sièges de chaque assemblée étant par ailleurs réservés à des militaires). L’opposition démocratique légale ne remporte qu’une poignée de sièges.

30 mars 2011 : entrée en fonctions du nouveau gouvernement civil (la junte est dissoute).

Octobre 2011 : le Président Thein décrète une amnistie qui concerne notamment plus de 220 prisonniers politiques et de conscience et il promulgue une loi reconnaissant le droit de faire grève et de se syndiquer librement.

1er avril 2012 : élections législatives partielles. Premières élections depuis celles de 1990, auxquelles l’opposition participait dans son ensemble. La Ligue nationale pour la démocratie (LND), autorisée à participer aux élections en vertu des amendements de novembre 2011 à la loi sur l’enregistrement des partis politiques remporte 43 sièges sur les 45 en jeu et devient la première force d’opposition parlementaire (6% des sièges). Aung San Suu Kyi est élue députée d’une circonscription de la banlieue de Rangoun.

23 avril 2012 : le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne suspend pour une année les mesures restrictives à l’égard de la Birmanie, à l’exception de l’embargo sur les armes.

Juin 2012 : des violences entre bouddhistes et musulmans, principalement des Rohingyas, éclatent dans l’Etat d’Arakan, à l’ouest de la Birmanie, à la frontière avec le Bangladesh, faisant plusieurs dizaines de victimes et des dizaines de milliers de déplacés.

26-29 juin 2012 : première visite d’Aung San Suu Kyi en Europe depuis 24 ans (Oslo, Genève, Dublin, Londres, Oxford, Paris).

Juillet 2012 : levée de l’interdiction des investissements américains en Birmanie.

Avril 2013 : suspension des mesures restrictives de l’Union européenne à l’encontre de la Birmanie (à l’exception de l’embargo sur les armes).

Décembre 2013 : Jeux du Sud-est asiatique à Naypyidaw.

Janvier-décembre 2014 : présidence birmane de l’ASEAN.

Mise à jour : 13.10.14


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