Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Biélorussie
(NB : les autorités biélorusses recommandent « République de Bélarus ». L’ONU emploie « République du Bélarus ». La forme recommandée par la Commission générale de terminologie et de néologie est : « République de Biélorussie ».)

Nature du régime : République présidentielle
Chef de l’État : Alexandre Loukachenka


Données géographiques

Superficie : 207 600 km²
Capitale : Minsk
Villes principales : Gomel, Vitebsk, Grodno, Brest, Moguilev
Langues officielles : le biélorusse et le russe
Monnaie : rouble biélorusse (1€ = 11247 roubles au cours du 27/05/2013)
Fête nationale : 3 juillet


Données démographiques

Population : 9,5 millions d’habitants
Densité : 49h/km²
Croissance démographique (2012) : -0,4% (Banque Mondiale)
Espérance de vie (2012) : 70,3 ans - 76,5 ans pour les femmes, 64,7 ans pour les hommes
Taux d’alphabétisation : 99,6 %
Religions : orthodoxes 75% (patriarcat de Moscou – 5 millions de fidèles, Église autocéphale –300000 fidèles), catholiques 20% (romains – 2 millions de fidèles, de rite grec –200 000 fidèles), protestants 2% (baptistes, évangéliques), juifs 1%, musulmans 1%

Indice de développement humain : 0.756 (65e, classement PNUD 2011)


Données économiques

PIB (2012) = 63 Md USD (FMI, nominal)
PIB par habitant (2012) = 6631 USD (FMI, prix courants)

Taux de croissance (2012) : +1,5% PIB
Taux de chômage officiel (2012) : 0,6%
Taux d’inflation (2012) : 22%

Solde budgétaire (2012) : - 0,5% du PIB
Balance commerciale (2012) : - 412 millions USD

Principaux clients : Russie, Pays-Bas, Ukraine, Lettonie
Principaux fournisseurs : Russie, Allemagne, Chine, Ukraine, Pologne

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 10.3 %
  • industrie : 38.5 %
  • services : 52.2 %

Exportations françaises (de la France vers la Biélorussie) (2011) = 166 M€
Importations françaises (de la Biélorussie vers la France) (2011) = 118 M€

Source : Comité d’État des Statistiques

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulats de France : Minsk
Communauté française en Biélorussie : 90 personnes environ
Communauté biélorusse en France : 750 personnes environ


Politique intérieure

Chef d’État depuis 1994, Alexandre Loukachenka a progressivement renforcé son contrôle sur le pays au détriment des libertés fondamentales.

Ancien directeur de Sovkhoze, Alexandre Loukachenka est élu président de la République de Biélorussie en 1994 au terme d’un scrutin jugé pluraliste par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Fort de 81% des suffrages exprimés en sa faveur, il succède à Stanislaw Chouchkievitch, premier président de ce nouvel État indépendant depuis le 27 juillet 1990, et dote le pays d’une nouvelle constitution renforçant les pouvoirs présidentiels.

À partir de 2001, plus aucun scrutin électoral en Biélorussie n’est reconnu comme valide par l’OSCE. À l’occasion des élections législatives de 2004, le Président organise une consultation populaire pour annuler la disposition constitutionnelle limitant à deux le nombre de mandats présidentiels successifs autorisés. Les trois quarts des électeurs se seraient prononcés en faveur de cet amendement. A. Loukachenka est ainsi réélu en 2006.

Après une période d’amélioration de la situation des droits de l’homme entre 2008 et 2010 (libération des trois derniers prisonniers politiques internationalement reconnus), la situation se dégrade au lendemain des élections présidentielles du 19 décembre 2010 : la nouvelle victoire du Président Loukachenka (79% des suffrages en sa faveur avec une participation de plus de 90%) est largement contestée par l’OSCE en raison des irrégularités constatées lors du scrutin. Par ailleurs, la manifestation organisée à Minsk par l’opposition le jour du scrutin et regroupant 40 000 personnes est sévèrement réprimée.

Huit cents manifestants sont arrêtés, sept candidats de l’opposition présents emprisonnés et certains d’entre eux blessés.

La Biélorussie exige la fermeture en 2011 du bureau de l’OSCE à Minsk estimant que la « mission de l’OSCE était terminée ». Les autorités biélorusses s’engagent à laisser le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme (BIDDH) observer seulement les élections, à l’instar du scrutin législatif du 23 septembre 2012. À nouveau aucun candidat de l’opposition n’est élu, et l’OSCE considère que les élections n’ont été « ni libres, ni impartiales ».

Le recours accru à la répression à partir de 2010 concerne également la presse et les défenseurs des droits de l’homme. La montée en puissance des structures de force connaît un nouvel élan suite à un attentat dans le métro de Minsk le 11 avril 2011 ayant tué 15 personnes. Les deux auteurs présumés sont exécutés en mars 2012.

La condamnation fin novembre 2011 d’Ales Bialiatski (4 ans et demi de camps au régime sévère), responsable du Centre des droits de l’Homme Viasna et vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), confirme la détérioration des conditions d’action des ONG, conduisant l’UE à renforcer ses sanctions.


Situation économique

En l’absence de réformes structurelles, de forts déséquilibres externes persistent, et la dépendance envers Moscou s’accroît, la Russie représentant 47% du commerce extérieur de la Biélorussie.
La crise de 2011, en partie liée à l’augmentation de la facture énergétique, a été la plus violente crise financière et économique en Biélorussie depuis la chute de l’URSS : dévaluation de 65% par rapport au dollar, inflation de 109%, aggravation de l’endettement. 2012 est marquée par un assainissement de court terme (inflation de 21%). Le secteur bancaire affiche une relative stabilité. Mais les signes de fragilité demeurent.

À la recherche de financements extérieurs, la Biélorussie s’adresse au FMI et à la Russie. Le Fonds avait prêté 3,5 milliards de dollars à Minsk en 2009, mais en l’absence de réformes structurelles nécessaires à l’assainissement sur le long terme de l’économie biélorusse refuse d’accorder un nouveau prêt.

En revanche, en 2011 Moscou accepte dans le cadre de l’Eurasec de baisser le prix de ses fournitures de gaz dégageant ainsi une marge de manœuvre d’environ 3 Mds de dollars en 2011 pour les finances biélorusses, et octroie un prêt de 10 Mds$ pour la construction d’une centrale nucléaire à Ostrovets par un consortium d’entreprises russes.

Par ailleurs, l’Eurasec accorde un prêt conditionné à des privatisations d’un montant équivalent, soit 2,5 Mds de $ par an sur trois ans. Ainsi, Minsk vend les derniers actifs (50%) de Beltransgaz à Gazprom en 2011, ce qui permet à la Russie de maîtriser totalement le transit de son gaz par la Biélorussie.


Politique extérieure

Relations Biélorussie - Russie

Les deux « pays frères » sont formellement associés dans une Union d’États depuis 1997, mais ont toutefois des relations traditionnellement erratiques, rythmées par des tensions régulières (coupure de fourniture d’électricité russe en 2011, non-reconnaissance de l’indépendance des entités sécessionnistes géorgiennes par la Biélorussie).

La société russe Uralkali a porté un coup à l’économie biélorusse en se retirant en août 2013 de Belarus Potash Co (BPC), sa société commune avec la société biélorusse Belaruskali (la part du secteur de la potasse dans le PIB biélorusse est estimée à environ 4%). Ce retrait a en effet entrainé une chute des cours de la potasse, et une baisse d’activité de Belaruskali.

L’intégration est néanmoins importante pour les deux partenaires. Sur le plan commercial, l’entrée en vigueur du Code douanier de l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan le 1er juillet 2010 marque une nouvelle étape dans la construction d’un Espace économique commun. Le Président Loukachenka se rallie au projet d’Union eurasiatique promu par le Kremlin et qui devrait être opérationnel dès 2015.

Avec certains États membres de la CEI, l’amitié forte et historique perdure, notamment l’Azerbaïdjan qui a octroyé un crédit à Minsk (0,3 Md$) pour l’aider durant la crise de 2011. La Biélorussie mène par ailleurs une politique volontariste vis-à-vis de la Chine (création en 2011 d’une zone économique spéciale en banlieue de Minsk, le « China-Belarus Industrial Park »). Minsk noue également des contacts avec l’Iran et le Venezuela.


Relations Biélorussie - États-Unis

Les États-Unis ont comme l’Union européenne adopté une politique de sanctions. Les États-Unis ne disposent depuis lors à Minsk que d’un chargé d’affaires. Le 31 janvier 2011, et de manière coordonnée avec l’UE, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre Minsk : « visa ban » élargi et révocation de la licence permettant les relations d’affaires entre des citoyens américains et deux filiales du conglomérat pétrochimique biélorusse Belneftekhim.

Pour les relations entre la Biélorussie et l’Union européenne, voir la rubrique sur l’UE et la Biélorussie.


Mise à jour : 24.01.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014