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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Bénin
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Président Thomas Boni Yayi (réélu en 2011)


Données géographiques

Superficie : 112 622 km²
Capitale : Porto-Novo
Villes principales : Cotonou, Djougou, Parakou, Abomey
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : Français, Fon, Yoruba
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)
Fête nationale : 1er août (proclamation de l’indépendance en 1960)


Données démographiques

Population : 10,321 millions d’habitants (2013 FMI)
Densité : 86,7 hab/km² (2012 Banque Mondiale)
Croissance démographique : 2,73 % (2012 Banque Mondiale)
Espérance de vie : 56,5 ans (2012, PNUD)
Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 42,4% (2012, PNUD)
Religion (s) : Vaudou , catholicisme , islam , protestantisme, autres
Indice de développement humain : 166ème sur 186 pays (2013, PNUD)


Données économiques

PIB : 8 Mds$(2013, FMI)
PIB par habitant : 810 $ (2013, FMI)

Taux de croissance : 5,5% (estimation FMI pour 2013)
Taux de chômage : aucune donnée récente disponible, toutefois African Economic Outlook 2012 relève que le chômage et le sous-emploi demeurent préoccupants et sont deux fois plus élevés chez les jeunes. Taux d’inflation 6,7% (2012 FMI)

Principaux clients : Inde (15,9%), Chine (10,4%), Indonésie (3,6%), Niger (2,5%) (2012 EIU)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (28%), France (9%), Inde (8.8%), Togo (8%), Chine (6.7%) (2013 OMC)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012 EIU) :

  • agriculture : 32,2% ;
  • industrie : 13,1% ;
  • services : 54,7%

Exportations de la France vers le Bénin : 269,153 M€ en 2013 (DGT)
Importations françaises depuis le Bénin : 3,976M€ en 2013 (DGT)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

  • Autres données
    Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine : 13ème sur 52 (2012)
    Classement Doing Business : 174ème sur 189 (2013)
    Transparency International : 94ème sur 177 (2013)
    Consulat de France : Cotonou
    Communauté française au Bénin : 3 755 (dont 75% de binationaux) inscrits au registre des Français établis au Bénin, au 31 décembre 2013. Le nombre des non-inscrits est estimé à 1.100
    Communauté béninoise en France : Environ 7.000 personnes


Politique intérieure

Après une première victoire au scrutin présidentiel de 2006, le chef de l’Etat a obtenu aux élections législatives de mars 2007 la majorité absolue grâce aux ralliements de députés de l’opposition à son groupe majoritaire. Cependant, le Président a perdu au printemps 2008 l’appui de ces députés ralliés et par là-même la majorité au Parlement.

Par ailleurs, si les élections locales du 20 avril 2008 ont vu une victoire relative de la mouvance présidentielle au niveau national, l’opposition s’est maintenue dans les grandes villes, dont Cotonou. Les tensions croissantes avec l’opposition et l’absence de consensus à l’Assemblée nationale ont entrainé une situation de blocage politique qui a perduré jusqu’au scrutin présidentiel de mars 2011.

Le « bras de fer » entre l’Assemblée Nationale et la Cour constitutionnelle proche de la mouvance présidentielle s’est traduit par une absence d’accord sur les lois électorales devant encadrer l’élection présidentielle de 2011.

Après un premier tour qui s’est déroulé dans le calme et la sérénité, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a proclamé les résultats provisoires le 18 mars. Le Président Boni Yayi est arrivé en tête du scrutin avec 53,2% des suffrages. Il a devancé son principal adversaire Adrien Houngbédji, du parti « l’Union fait la Nation » constitué en 2009, qui a obtenu 35,7% des voix.

La CEDEAO, le secrétaire général de l’ONU et l’Union africaine ont salué le bon déroulement du scrutin bien qu’un des candidats, Adrien Houngbeji, ait immédiatement dénoncé des fraudes et revendiqué la victoire. La contestation des résultats par l’opposition a emprunté la voie légale et la Cour constitutionnelle béninoise a, le 30 mars, confirmé la réélection du Président Boni Yayi. La cérémonie d’investiture du Président Boni Yayi a eu lieu le 6 avril 2011. La France y était représentée par le ministre chargé de la coopération, M. Henri de Raincourt.

Parmi les priorités du second mandat du président Boni Yayi se trouve la lutte contre la corruption. En 2010, le gouvernement avait été affaibli par diverses « affaires » de corruption dans lesquelles certains de ses membres auraient été impliqué (scandale ICC Services, du nom de l’organisme de crédit ayant trompé des milliers d’épargnants, qui a touché plusieurs personnalités publiques dont le Ministre de l’Intérieur et indirectement le Président Boni Yayi).

Après un report, le scrutin législatif s’est déroulé le 30 avril 2011 dans le calme, avec une faible participation (57% contre 85% pour l’élection présidentielle). Ce scrutin a de nouveau vu la victoire de la majorité présidentielle qui, rejointe par un des principaux partis d’opposition la Renaissance du Bénin, dispose maintenant de la majorité absolue.

Un remaniement du gouvernement a eu lieu le 8 août 2013.


Situation économique

La crise économique mondiale a eu impact significatif sur l’économie béninoise dont la croissance est descendue à 2,5% en 2010, taux le plus bas de l’Afrique de l’Ouest. Elle est repartie à la hausse en 2011 (3,8%), 2012 (5.4%) et 2013 (estimation 5,5%).

L’économie béninoise reste dominée par le secteur agricole, en particulier par le coton qui assure directement ou indirectement les revenus d’une grande partie de la population.

Membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont il a pris la présidence depuis le 24 octobre 2013, et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bénin a constitué une « zone de coprospérité » avec le Nigéria et le Togo (février 2007) afin d’accélérer l’intégration régionale. On note cependant peu d’avancées sur ce dossier.

Bénéficiaire de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le Bénin en a atteint le point de décision en juillet 2000 et le point d’achèvement en mars 2003. Il a bénéficié d’importantes annulations de dettes dans le cadre des initiatives PPTE et IADM (Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale).


Politique extérieure

Malgré un poids économique modeste au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, le Bénin sait jouer de son image de « bon élève » de l’Afrique de l’Ouest pour peser dans les relations internationales. Il exerce une diplomatie dont la compétence est reconnue et est très actif dans les organisations internationales. Le président Boni Yayi a été élu président de l’Union africaine en janvier 2012. Son mandat s’est achevé le 26 janvier 2013. Il est, depuis le 24 octobre 2013, Président de l’UEMOA.

La stabilité du pays depuis quinze ans, dans une sous-région de l’Afrique de l’Ouest secouée par de graves crises politiques, en fait un médiateur recherché. De plus, le rôle modéré et constructif qu’il a joué comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies dans les années 2004-2005 a été apprécié par l’ensemble de la communauté internationale.

Le Bénin participe à plusieurs opérations de maintien de la paix menées par l’ONU, principalement en Haïti au sein de la Minustah (40 hommes), en RDC au sein de la Monusco (494 hommes), et plus récemment au Mali au sein de la Minusma (250 hommes au 31 janvier 2014). Il est le 22ème contributeur des Nations unies dans le classement mondial des contributions pour les troupes.

Sur le plan économique, le Bénin s’est fait le porte-parole des pays ouest-africains producteurs de coton avec le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. Après l’échec de la conférence de l’OMC à Cancun, il continue d’être, à Genève, un pays moteur pour la reprise de négociations, dont l’un des objectifs est la disparition des subventions aux agriculteurs européens et américains.

Respectueux du droit international, il s’est conformé à la décision de la Cour internationale de justice attribuant l’île de Lété au Niger (arrêt de la CIJ du 12 juillet 2005).

Membre très actif de la Francophonie, dont il a fait l’un des axes de sa politique étrangère, le Bénin a accueilli à Cotonou le Sommet des chefs d’Etat des pays ayant le français en partage en 1995. Il joue un rôle important par l’intermédiaire des programmes de l’AUF et, sur le plan linguistique, par le développement du CEBELAE (centre béninois des langues étrangères) en direction du Nigeria, du Ghana et de la Guinée équatoriale. Plusieurs villes du Bénin sont membres de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).

Il convient enfin de rappeler que l’accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et la Communauté européenne, qui succède à la convention de Lomé IV, a été signé à Cotonou le 23 juin 2000.


Mise à jour : 20.03.14


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