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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République du Bénin

Nature du régime : République

Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Président Thomas Boni Yayi (réélu en 2011)

Données géographiques

Superficie : 112 622 km²

Capitale : Porto-Novo

Villes principales : Cotonou, Djougou, Parakou, Abomey

Langue (s) officielle (s) : Français

Langue (s) courante (s) : Français, Fon, Yoruba

Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)

Fête nationale : 1er août (proclamation de l’indépendance en 1960)

Données démographiques :

Population : 9,1 millions d’habitants (2011 PNUD)

Densité : 79 hab/km² (2011 PNUD)

Croissance démographique : 3,25 % (2011 PNUD)

Espérance de vie : 56,1 ans (2011, PNUD)

Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 41,7% (2011, PNUD)

Religion (s) : Vaudou (61%), catholicisme (19%), islam (15%), protestantisme (3%), autres (2%)

Indice de développement humain : 167ème sur 177 pays (2011)

Données économiques :

PIB : 7,3 milliards de dollars (2012, EIU)

PIB par habitant : 1364 $ (2011, PNUD)

Taux de croissance : 3,4% (2012, EIU)

Taux de chômage (au sens du BIT) : 0,2% (2007, Banque mondiale)

Taux d’inflation6,5% (2012 EIU)

Principaux clients : Inde (15,9%), Chine (10,4%), Indonésie (3,6%), Niger (2,5%) (2012 EIU)

Principaux fournisseurs : Chine (31,3%), France (12,3%), Royaume-Uni (7,6%), Etats-Unis (6,8%) (2012 EIU)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : - agriculture : 32,2% ; - industrie : 13,1% ; - services : 54,7% (2012 EIU)

Exportations de la France versle Bénin : 807,652 M€ en 2011 (DGTPE)

Importations françaises depuisle Bénin : 5,28 M€ en 2011 (DGTPE)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Cotonou

Communauté française au Bénin : 3 695 (dont 75% de binationaux) inscrits au registre des Français établis au Bénin, au 15 novembre 2012. Le nombre des non-inscrits est estimé à 1.100

Communauté béninoise en France : Environ 7.000 personnes

Politique intérieure

Après une première victoire au scrutin présidentiel de 2006, le chef d’Etat a obtenu aux élections législatives de mars 2007 la majorité absolue grâce aux ralliements de députés de l’opposition à son groupe majoritaire. Cependant, le Président a perdu au printemps 2008 l’appui de ces députés ralliés. Par ailleurs, si les élections locales du 20 avril 2008 ont vu une victoire relative de la mouvance présidentielle au niveau national, l’opposition s’est maintenue dans les grandes villes, dont Cotonou. Les tensions croissantes avec l’opposition et l’absence de consensus à l’Assemblée nationale ont entrainé une situation de blocage politique qui a perduré jusqu’au scrutin présidentiel de mars 2011. Le « bras de fer » entre l’Assemblée Nationale où l’opposition était, depuis 2008, majoritaire, et la Cour constitutionnelle proche de la mouvance présidentielle s’est traduit par une absence d’accord sur les lois électorales devant encadrer l’élection présidentielle de 2011. Lors de ce scrutin, l’opposition a pour la première fois désigné un candidat unique, Adrien Houngbéji, issu d’une union de tous les partis dans l’ « Union fait la Nation » constituée en 2009.

Après un premier tour qui s’est déroulé dans le calme et la sérénité, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a proclamé les résultats provisoires le 18 mars. Le Président Boni Yayi est arrivé en tête du scrutin avec 53 % des voix, tandis que Adrien Houngbedji était crédité de 36 % et Abdoulaye Bio Tchané de 6 %. C’est la première fois depuis 1990, qu’une élection présidentielle est remportée dès le premier tour à la majorité absolue. La CEDEAO, le secrétaire général de l’ONU et l’Union africaine ont salué le bon déroulement du scrutin bien qu’un des candidats, Adrien Houngbeji, ait immédiatement dénoncé des fraudes et revendiqué la victoire. La contestation des résultats par l’opposition a emprunté la voie légale mais la Cour constitutionnelle béninoise a, le 30 mars, confirmé la réélection du Président Boni Yayi. La cérémonie d’investiture du Président Boni Yayi a eu lieu le 6 avril 2011. La France y était représentée par le ministre chargé de la coopération, M. Henri de Raincourt.

Parmi les priorités du second mandat du président Boni Yayi se trouve la lutte contre la corruption. En 2010, le gouvernement avait été affaibli par diverses « affaires » de corruption dans lesquelles certains de ses membres auraient été il a été accusé d’être impliqué (scandale ICC Services, du nom de l’organisme de crédit ayant trompé des milliers d’épargnants, qui a touché plusieurs personnalités publiques dont le Ministre de l’Intérieur et indirectement le Président Boni Yayi).

Après un report, le scrutin législatif s’est déroulé le 30 avril 2011 dans le calme, avec une faible participation (57% contre 85% pour l’élection présidentielle). Ce scrutin a de nouveau vu la victoire de la majorité présidentielle qui, rejointe par un des principaux partis d’opposition la Renaissance du Bénin, dispose maintenant de la majorité absolue.

Situation économique

La crise économique mondiale a eu impact significatif sur l’économie béninoise dont la croissance est descendue à 2,5% en 2010, taux le plus bas de l’Afrique de l’Ouest (reprise en 2011 et 2012 avec respectivement 3,8% et une estimation à 3,4%).

Les prévisions concernant la croissance en 2013 sont également à la hausse, avec une estimation de 4,6% liée à des exportations de coton en hausse, une amélioration dans la gestion du port de Cotonou et la stabilisation du prix de l’essence. L’économie béninoise reste dominée par le secteur agricole, en particulier par le coton qui assure directement ou indirectement les revenus d’une grande partie de la population. Le programme d’assainissement et de relance de la filière cotonnière fixe l’objectif d’une production de 600.000 tonnes de coton-graine en 2011-2012.

L’activité du port de Cotonou bénéficie au Nigéria, au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays représentent l’équivalent d’un tiers du marché des exportations du Bénin. La croissance prévue pour ces pays sur la période 2013-2014 devrait bénéficier au Bénin, sans compter les échanges commerciaux informels (principalement avec le Nigeria).

Le gouvernement devrait poursuivre l’amélioration de la fourniture d’électricité, dont l’irrégularité est un frein à la croissance économique, via la privatisation de la SBEE (eau et électricité) et la forte hausse des tarifs. Il devrait également veiller à diversifier ses ressources naturelles en développant le secteur agricole.

Membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bénin a constitué une « zone de coprospérité » avec le Nigeria et le Togo (février 2007) afin d’accélérer l’intégration régionale. On note cependant peu d’avancées sur ce dossier.

Bénéficiaire de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le Bénin en a atteint le point de décision en juillet 2000 et le point d’achèvement en mars 2003. Il a bénéficié d’importantes annulations de dettes dans le cadre des initiatives PPTE et IADM (Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale).

Politique extérieure

Malgré un poids économique modeste au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, le Bénin sait jouer de son image de « bon élève » de l’Afrique de l’Ouest pour peser dans les relations internationales. Il exerce une diplomatie dont la compétence est reconnue et est très actif dans les organisations internationales. Le président Boni Yayi a été élu président de l’Union africaine en janvier 2012.

La stabilité du pays depuis quinze ans, dans une sous-région de l’Afrique de l’Ouest secouée par de graves crises politiques, en fait un médiateur recherché. De plus, le rôle modéré et constructif qu’il a joué comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies dans les années 2004-2005 a été apprécié par l’ensemble de la communauté internationale.

Le Bénin participe à plusieurs opérations de maintien de la paix menées par la CEDEAO et l’ONU. Il a déployé des contingents au Liberia et en Côte-d’Ivoire. Il contribue également à la MONUC en RDC, avec un contingent de 800 hommes. Son action résolue en faveur du maintien de la paix dans la sous-région lui a valu d’être retenu pour accueillir, à la fin de l’année 2004, l’exercice sur le terrain du cycle RECAMP IV, avec la participation des pays de la CEDEAO.

Sur le plan économique, le Bénin s’est fait le porte parole des pays ouest-africains producteurs de coton avec le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. Après l’échec de la conférence de l’OMC à Cancun, il continue d’être, à Genève, un pays moteur pour la reprise de négociations, dont l’un des objectifs est la disparition des subventions aux agriculteurs européens et américains.

Respectueux du droit international, il s’est conformé à la décision de la Cour internationale de justice attribuant l’île de Lété au Niger (arrêt de la CIJ du 12 juillet 2005). Membre très actif de la Francophonie, dont il a fait l’un des axes de sa politique étrangère, le Bénin a accueilli à Cotonou le Sommet des chefs d’Etat des pays ayant le français en partage en 1995. Il joue un rôle important par l’intermédiaire des programmes de l’AUF et, sur le plan linguistique, par le développement du CEBELAE (centre béninois des langues étrangères) en direction du Nigeria, du Ghana et de la Guinée équatoriale. Plusieurs villes du Bénin sont membres de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).

Il convient enfin de rappeler que l’accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et la Communauté européenne, qui succède à la convention de Lomé IV, a été signé à Cotonou le 23 juin 2000.

Mise à jour : 20.11.12

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