Accès rapide :

Présentation de la Barbade

Présentation

Données générales

Nom officiel : la Barbade
Nature du régime : régime parlementaire doté d’un système bicaméral comprenant un Sénat (21 membres nommés par le Gouverneur Général) et une Assemblée (30 membres élus pour 5 ans au suffrage universel direct)
Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par le Gouverneur général, Sir Elliott Belgrave, depuis le 31 octobre 2011 (intérim), titulaire depuis le 1er juin 2012.


Données géographiques

Superficie : 430 km²
Capitale : Bridgetown
Villes principales : Holetown, Speightstown.
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, bajan (créole afro-anglais)
Monnaie : Dollar barbadien (BBD) avec un taux de change fixe 1US$ = 2 BB$ depuis 1967
Fête de l’indépendance : 30 novembre (1966)


Données démographiques

Population (2012) : 274 000 habitants
Densité : 632 habitants/km2
Croissance démographique : 0,2 %
Espérance de vie (PNUD) : 77 ans
Taux d’alphabétisation (CEPAL) : 99,8 %
Religions : protestants 67 % (en majorité anglicans), catholiques 4 %, communautés hindouiste, musulmane et juive
Indice de développement humain (PNUD, 2012) : 0,825 (38ème rang)


Données économiques

PIB (2012, FMI) : 4,5 Mds US$
PIB par habitant : 16 151 US$

Taux de croissance (2013) : moins 0,7 % (CEPALC)
Taux de chômage (CEPAL 2012) : 12,2 %
Taux d’inflation (2012) : 8,2 %

Dette publique (2013) : 90 % du PIB (Club de Paris)
Solde budgétaire (2012) : déficit de 5,3 % du PIB

Principaux clients (2010) : Trinité-et-Tobago 17 %, Etats-Unis 13,9 %, UE 13,3 %
Principaux fournisseurs (2012) : Etats-Unis 31,9 %, Trinité-et-Tobago 26,5 %, UE 12,6 %, Chine 4 %

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • agriculture et pêche : 4,4 %
  • tourisme : 15 % en direct (40 % en dérivé, 47 % des recettes en devises du pays en 2011)
  • construction : 10 %
  • secteur financier : 21 %

Exportations de la France vers la Barbade : 20,2 M€
Importations françaises depuis la Barbade : 4 M€
Solde : 16,2 M€

Communauté française (2012) : 188 immatriculés
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…


Politique intérieure

Parti majoritaire : Democratic Labour Party (DLP) qui occupe 20 sièges à l’Assemblée nationale
Opposition : Barbados Labour Party (BLP)
Prochaines élections parlementaires : entre janvier et avril 2013

Depuis l’indépendance du pays, le Democratic Labour Party (DLP) et le Barbados Labour Party (BLP) alternent au pouvoir. M. Owen ARTHUR, leader du BLP, a été Premier Ministre de 1994 à 2008. Se prévalant d’une réussite indéniable sur le plan macro-économique, qui distingue la Barbade des pays voisins de l’OECS, le BLP a connu de nettes victoires lors des élections de 1999 et de 2003. Lors des élections de janvier 2008, le DLP a mis fin à cette longue domination et l’a emporté. Son leader, M. David THOMPSON, est devenu Premier ministre, jusqu’à son décès en octobre 2010. M. Freundel STUART l’a remplacé à la tête du parti et du gouvernement.


Situation économique

La Barbade est l’île la plus prospère des caraïbes orientales. Du XVIIème siècle à l’indépendance en 1966, le développement du pays s’est appuyé sur l’industrie de la canne à sucre. La fin des préférences tarifaires européennes a contraint le pays à réorienter et diversifier son économie en s’ouvrant à l’industrie légère, au tourisme et au secteur financier. Aujourd’hui, ces activités dominent largement.

L’économie de la Barbade a été fragilisée par la crise internationale de 2008-2009, avec une récession (-0,2 % en 2008 et -4,2 % en 2009) suivie d’une croissance atone (0,5 % en 2011 et 0,7 % en 2012) en dessous du niveau des années précédentes (3,5 % du PIB en moyenne sur 2002-2007). Les secteurs financiers et bancaires off-shore ont également souffert de l’impact des faillites des consortia trinidadiens et barbadiens CLICO et BAICO sur la Barbade (4,5 % du PIB). Néanmoins, ils représentent toujours la seconde source d’activités du pays (21 % du PIB). Cette faible croissance s’est accompagnée d’un creusement du chômage, qui a quasiment doublé, passant de 6 % en 2007 à 12,2 % en 2012.

Le déficit public a atteint 5,1 % du PIB en 2012, et la dette publique représente désormais 117 % du PIB. Mais les indicateurs sociaux restent bons : 13 % seulement de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la balance des paiements courants est passé de 4 % en 2008 à 9,1 % du PIB en 2011 et est encore de 6 % en 2012. Ce déficit est en grande partie couvert par les flux d’investissements directs étrangers (de l’ordre de 6 % du PIB).

Doit être soulignée la volonté du gouvernement de respecter les normes internationales en matière de transparence fiscale, de supervision financière et de lutte contre le blanchiment d’argent pour en faire un avantage comparatif. Si la Barbade faisait partie des 11 juridictions non coopératives de la liste du G-20 (novembre 2011), elle a été autorisée par le Forum mondial sur la fiscalité (OCDE) à passer à la phase 2 en avril 2012, au regard des progrès constatés dans son rapport supplémentaire.


Politique extérieure

Le pays, membre de la CARICOM, participe également à l’AEC, l’ONU, l’OEA et au Commonwealth. La Barbade est l’un des rares pays de la région, avec Saint-Vincent-et-les-Grenadines, qui soit partie à la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), organisme dont le siège est à Madrid.

Compte-tenu de l’importance économique du tourisme et de l’existence d’importantes diasporas, les liens avec les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni constituent la première priorité de la diplomatie barbadienne. Ce tropisme n’empêche pas un renforcement de la coopération avec Cuba, notamment en matière de santé publique. La Banque Mondiale estimait en 2005 que 114 000 Barbadiens avaient émigré, soient 42 % de la population de l’époque, principalement vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, mais aussi Trinité-et-Tobago, les Antilles néerlandaises, la Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, ou bien encore vers l’Allemagne ou l’Australie.

Le taux d’émigration est, comme dans la plupart des pays de la région, particulièrement élevé dans la tranche de population ayant suivi des études universitaires. A l’inverse, la Barbade est également un pays d’immigration, avec à la fois une population venant des pays de l’OCDE (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada) et une partie provenant de pays de la région (Guyana) ou d’ailleurs (Inde).

La diplomatie barbadienne s’inscrit également dans le cadre de l’intégration régionale au sein de la CARICOM. La Barbade a rejoint le Caribbean Single Market and Economy (CSME) dès janvier 2006, mais a refusé d’adhérer à l’initiative Petrocaribe.

La Barbade a établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine en 1977. Les deux pays ont signé un accord de non-double imposition en 2000, ainsi qu’un accord de promotion et protection des investissements. Ces accords instauraient un régime particulièrement favorable pour les sociétés offfshore possédant des filiales en Chine, avec le régime de Wholly Foreign Owned Enterprise (WFOE), qui limitait considérablement l’imposition des bénéfices et des dividendes ; conscientes de la nécessité de combattre l’évasion fiscale, les autorités chinoises ont négocié un avenant à l’accord de 2000, signé en juin 2010. Le Premier ministre David Thompson s’était rendu à Pékin en mai 2008, et le vice-premier chinois, Hui Liangyu, s’est rendu en visite officielle à la Barbade du 15 au 17 février 2009.


Mise à jour : 10.07.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014