Présentation du Bangladesh
Présentation
Données générales
Nom officiel : République Populaire du Bangladesh
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Zillur Rahman
Chef du Gouvernement : Mme Sheikh Hasina Wajed
Données géographiques
Superficie : 144000 km²
Capitale : Dacca (environ 14,25 M.hab.)
Villes principales : Chittagong (4,8 M.hab.), Khulna (1,6 M.hab).
Langue officielle : le bengali (ou bangla). L’ourdou, le sylhetti et l’hindi sont aussi parlés par une partie de la population.
Autre langue courante : l’anglais
Monnaie : Bangladesh Taka (BDTk), divisé en 100 paisa - 1 EUR = 104 BDTk au 1er novembre 2012
Fêtes nationales : 26 mars (fête de l’Indépendance), 16 décembre (fête de la Victoire)
Données démographiques
Population : 150,5 M.hab (2011)
Densité : 1 050 habitants/km²
Croissance démographique : + 1,2 % par an (2011)
Espérance de vie à la naissance : 69 ans (2011)
Taux d’alphabétisation : 56 % (2009)
Taux de scolarisation (enfants de plus de 5 ans) : 65%
Religion(s) : Islam sunnite d’école hanafite (89,7%), hindouisme (9,2%). Présence faible d’animistes, de chrétiens, de bouddhistes. L’Islam est religion d’Etat.
Indice de développement humain : 146ème position sur 187 pays (2011)
Sources : Banque mondiale, FMI, Ambassade de France au Bangladesh
Données économiques
Pour la compréhension des chiffres suivants, il faut garder à l’esprit que l’année fiscale bangladaise commence en juillet et se termine fin juin.
PIB en dollars courants (2011) : 111 Md USD
PIB par habitant (2011) : 1 700 USD / habitant (PPA)
Taux de croissance (2011) : 6,7 %
Taux de chômage : 5 % (2011)
Taux d’inflation (2011) : 10,7 %
Balance commerciale(2011) : -7 % du PIB
Principaux clients (2011) : les Etats-Unis (19,71%), l’Allemagne (16,1%), le Royaume-Uni (9,5%), la France (7,2%)
Principaux fournisseurs (2010) : la Chine (17,2%), l’Inde (14,2%), l’Union européenne (7%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011) :
agriculture : 18,6 %
industrie : 28,5 %
services : 53 %
Exportations de la France versle Bangladesh (2010) : 80 MEUR
Importations françaises depuisle Bangladesh (2010) : 1,13 Md USD
Sources : DGTPE, FMI, Banque mondiale
Pour en savoir plus : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…
Consulat de France : Dacca (http://ambafrance-bd.org, rubrique Services Consulaires)
Communauté française au Bangladesh : 235 Français inscrits au registre mondial (évaluation décembre 2011).
Communauté bangladaise en France : 8 919 personnes (source : SGII-AGDREF, titulaires d’un titre ou d’une autorisation de séjour valide au 31 décembre 2010)
Politique intérieure
Quatrième pays musulman du monde, le Bangladesh a construit son identité davantage sur la langue et la culture bengalies que sur la religion.
Depuis 1990, le Bangladesh vit sous un régime de démocratie parlementaire dans lequel deux partis, le Bangladesh Nationalist Party (BNP) et l’Awami League (AL), se succèdent au pouvoir, dans le cadre d’un mode de scrutin uninominal à un tour (gouvernements BNP en 1991-1996, AL en 1996-2001, BNP jusqu’en janvier 2007, AL depuis janvier 2009). Le Parlement monocaméral appelé le « Jatya Sangsad » compte 350 sièges, dont 50 sont réservés aux femmes (ce chiffre est appelé à augmenter). La législature dure cinq ans.
L’Awami League, aujourd’hui présidée par Sheikh Hasina, est à l’origine du mouvement qui a conduit le pays vers l’indépendance en 1971, sous la houlette de Sheikh Mujib Ur-Rahman. Son idéologie socialisante et laïque en avait fait le parti des minorités et de la « gauche ». Le BNP est dirigé par Khaleda Zia, la veuve du général Zia Ur-Rahman, fondateur du parti qui est resté au pouvoir de 1976 à 1981. Ce parti est plus conservateur et désireux de mettre en valeur l’appartenance du Bangladesh à la civilisation islamique.
Les partis islamistes ont eu un poids politique national de second plan après 1971, en raison de leur soutien à l’armée pakistanaise pendant la guerre d’indépendance. Les années 1990 ont été celles de leur réaffirmation. Le Jamaat-e-Islami (JEI), parti radical islamiste, a formé une coalition avec le BNP, au pouvoir de 2001 à 2006. Son activité est menacée depuis l’ouverture du tribunal international pour crimes de guerre (ICT) en novembre 2011. Ce tribunal, visant à juger les crimes commis durant les combats pour l’indépendance en 1971, a inculpé les principaux dirigeants du parti.
La mésentente entre les dirigeantes des deux principaux partis explique en grande partie le climat de confrontation de la vie politique bangladaise, qui a conduit au report des dernières élections générales, prévues en janvier 2007, et à la proclamation de l’état d’urgence. Les élections ont finalement eu lieu en décembre 2008, l’Awami League remportant 229 sièges sur les 300 qui étaient à pourvoir. Elue grâce à un programme de réformes ambitieux, Sheikh Hasina bénéficie aujourd’hui d’une popularité en baisse auprès de ses électeurs. Le pays reste confronté à de sérieuses difficultés sociales et ne parvient pas à faire face à ses besoins énergétiques. La corruption reste sensible. La révision constitutionnelle du 30 juin 2011, qui a restauré le principe de laïcité, n’a pas reconnu les droits des minorités ethniques autochtones. Pour protester contre la suppression du système de gouvernement intérimaire, mis en place en 1996 pour organiser de manière indépendante les élections générales, le BNP multiplie les manifestations et menace de ne pas participer aux prochaines élections, début 2014.
Situation économique
44ème PIB mondial, le Bangladesh s’est fixé l’objectif de quitter d’ici 2021 le groupe des Pays les Moins avancés (PMA) et de rejoindre, pour le cinquantenaire de l’indépendance, le groupe des Pays à Revenu intermédiaire (PRI). Le dynamisme de son économie s’explique par un secteur privé entreprenant et une main d’œuvre à bas coût, doublés d’un système d’avantages commerciaux au niveau européen très attractif pour les investissements manufacturiers étrangers.
Après la tenue des élections générales de décembre 2008, cinq priorités ont été définies par le nouveau gouvernement : stabilité macroéconomique et lutte contre la hausse des prix des produits de base ; lutte contre la corruption ; programme d’investissement public ambitieux dans l’énergie et les infrastructures ; lutte contre la pauvreté et les inégalités ; amélioration de la gouvernance. Le budget 2011-2012 fixe un objectif de déficit stabilisé à 5% et des dépenses en hausse de 24% du PIB sur un an, à travers une forte progression des rentrées fiscales (+21%). Le gouvernement souhaite ainsi financer d’importants projets dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures (pont sur la Padma).
En 2011, la croissance de l’économie bangladaise est restée soutenue (6,7 %). La filière textile, prédominante dans les exportations et qui fait du pays le 4ème producteur mondial de produits d’habillement, est particulièrement dynamique. L’économie présente cependant de fortes vulnérabilités structurelles externes : concentration sectorielle des exportations à 73,6 % vers l’Union européenne et les Etats-Unis et importance des transferts des migrants (11 % du PIB en 2010).
En 2010 les principaux bailleurs de fonds du Bangladesh (en versements nets) étaient le Royaume-Uni (228 MUSD, 16% de l’aide totale), l’Union européenne (189 MUSD, 13%), les Etats-Unis (125 MUSD, 8,8%) et la Banque mondiale (110 MUSD, 7,8%), la Banque asiatique de Développement arrivant en huitième position avec 77 MUSD. La stratégie d’assistance 2011-2014 de la Banque mondiale prévoit une enveloppe de 6,1 Md USD dont les priorités sont l’amélioration de la gouvernance, les infrastructures et l’environnement
Vous trouverez plus d’informations sur le site de la mission économique de l’Ambassade : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/bangladesh
Politique extérieure
La politique étrangère du gouvernement bangladais donne la priorité au développement économique. Sur la scène internationale, le Bangladesh s’attache à défendre les intérêts des PMA, notamment au sein de l’ONU et de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Dacca entend également porter la voix des pays les plus menacés par le réchauffement climatique. Il se veut un ardent défenseur de la coopération régionale dans le sous-continent indien, avec la Chine et avec l’Asie du Sud-Est.
Les relations entre l’Inde et le Bangladesh sont marquées par des différends anciens, mais l’arrivée au pouvoir de l’Awami League en 2008 s’est traduite par un rapprochement des deux voisins. Au cours d’une visite d’Etat en Inde en janvier 2010, le Premier Ministre bangladais a signé trois accords de coopération en matière de sécurité et de contre-terrorisme. En août 2010, le ministre indien des Finances s’est rendu à Dacca pour assister à la signature d’un accord de prêt historique d’un milliard de dollars au Bangladesh. Le Premier ministre indien s’est rendu à Dacca en septembre 2011. Cette visite a permis de mettre un terme aux conflits frontaliers qui opposaient les deux pays depuis 1971 : démarcation de 6,5 km de frontières communes, échange de 162 enclaves. Mais les deux pays ne sont pas parvenus à s’entendre sur le partage des eaux du fleuve Teesta et le transit des marchandises indiennes par le Bangladesh.
La République populaire du Bangladesh a été reconnue par le Pakistan en février 1974. Des différends historiques persistent entre les deux pays, comme l’a montré la rencontre des deux Secrétaires d’Etat aux affaires étrangères, en novembre 2010 à Islamabad. Le Bangladesh exige du Pakistan la présentation d’excuses formelles pour le génocide perpétré par ses troupes lors de la guerre d’indépendance, de mars à décembre 1971. Islamabad estime que la question a été réglée avec l’adoption en 1974 d’un accord tripartite à ce sujet entre l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh et les regrets du président Musharraf en 2002.
Le Bangladesh et la Birmanie partagent une frontière terrestre de 300 kilomètres. Les deux pays tendent à renforcer leurs échanges. Ils ont résolu leur contentieux maritime dans le Golfe du Bengale, en soumettant leur différend au Tribunal international du Droit de la Mer qui a rendu sa décision en mars 2012. Mais leurs relations demeurent soumises à des tensions : problèmes de trafics aux frontières et refus birman de rapatrier les Rohingyas (une ethnie minoritaire musulmane) qui se sont réfugiés au Bangladesh. A côté des 28 000 Rohingyas bénéficiant du statut de réfugié, autour de 300 000 Rohingyas résideraient sur le territoire bangladais sans bénéficier d’aucune protection, Dacca ayant interdit en 1993 leur enregistrement auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR).
La coopération avec la Chine, premier fournisseur du Bangladesh, ne cesse de se renforcer. Dans le cadre de l’Initiative de Kunming (1999), la Chine cherche à développer sa coopération économique avec le Bangladesh, l’Inde et la Birmanie. La Chine prévoit en effet de relier la province du Yunnan au Bangladesh par des routes qui traverseraient le territoire birman. Pékin finance également la construction d’un port en eaux profondes à Chittagong et fait partie des principaux investisseurs au Bangladesh (énergie et industrie).
Le Japon est l’un des principaux bailleurs du Bangladesh depuis 1971. Les visites de Sheikh Hasina à Tokyo en 2010 et du vice Premier ministre japonais à Dacca en mai 2012 ont confirmé l’intérêt du Japon pour le Bangladesh. Tokyo entend ainsi participer à hauteur de 400 MUSD au projet emblématique pour le gouvernement bangladais du pont de la Padma.
Les Etats-Unis et le Bangladesh entretiennent également de bonnes relations politiques et sont liés par des relations économiques fortes : principaux clients du Bangladesh, les Etats-Unis importent chaque année presque un quart du montant total de ses exportations. Washington considère en outre le Bangladesh comme un allié sûr de la coalition internationale contre le terrorisme. Le Bangladesh avait été l’un des rares pays musulmans à fournir des troupes à l’opération « Tempête du désert ». Lors de sa visite à Dacca en mai 2012, Hillary Clinton a signé un accord de partenariat avec le Bangladesh.
Le Bangladesh a été à l’origine de la création en 1985 de l’Association des Pays d’Asie du Sud pour la Coopération régionale (SAARC). La SAARC a mis en place un accord de libre échange en Asie en Sud (SAFTA) entré en vigueur le 1er janvier 2006, ainsi qu’une coopération renforcée contre le terrorisme. En 1997, a été lancée une organisation régionale de coopération regroupant le Bangladesh, l’Inde, la Birmanie, Sri Lanka et la Thaïlande (BIMST-EC), à laquelle le Népal et le Bhoutan ont adhéré en 2003. Le Bangladesh est membre depuis janvier 2000 de l’Association des Pays riverains de l’Océan Indien pour la Coopération régionale (IOR/ARC). Depuis 2005, Dacca est membre du Forum Régional de l’Association des Etats d’Asie du Sud-Est (ASEAN).
Quatrième pays musulman du monde, le Bangladesh est en outre un membre éminent de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). Les entreprises émiriennes et saoudiennes sont très présentes au Bangladesh, alors que la main-d’œuvre bangladaise occupe de nombreux emplois dans les pays du golfe arabo-persique. 2,6 millions de Bangladais travaillent en Arabie Saoudite.
Mise à jour : 05.11.12
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