Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Azerbaïdjan
Président de la République : Ilham ALIEV
Premier ministre : Artur RASI-ZADE


Données géographiques

Superficie : 86 600 km2
Population : 9,3 M d’habitants
Capitale : Bakou
Villes principales : Lenkoran, Gandja, Soumgaït
Langue (s) officielle (s) : azéri
Monnaie : Manat
Fête nationale : 28 mai


Données démographiques

Croissance démographique : 0,9 %
Espérance de vie : 71 ans
Taux d’alphabétisation (adultes de 15 ans et plus) : 100%
Religion (s) : musulmans (94%, dont chiites 70%, sunnites 30%), russes orthodoxes (2,5%), Arméniens orthodoxes (2,3%)
Indice de développement humain (Classement ONU 2013) : 82


Données économiques

PIB (2013) : 74,0 Md USD
PIB par habitant (2013) : 7.900 USD

Taux de croissance (2013) : 5,8%
Taux de chômage (2013) : 6%
Taux d’inflation (2013) : 2,4%
Déficit budgétaire (2013) : 0,8%

Principaux clients (2013) : Italie, Russie, Etats-Unis, Turquie, France
Principaux fournisseurs (2013) : Turquie, Russie, Allemagne, Ukraine, Italie

Exportations de la France vers le pays (2013) : 266 M€
Importations françaises en provenance du pays (2013) : 1.688 M€

Communauté française en Azerbaïdjan (au 03.01.2014) : 173


Politique intérieure

La constitution azerbaïdjanaise confie l’essentiel des pouvoirs au chef de l’Etat, qui dispose pour l’exercer d’une administration propre. Le gouvernement est dirigé par un Premier ministre aux pouvoirs limités. Le parti présidentiel, le YAP (« Nouveau parti d’Azerbaïdjan »), détient tous les pouvoirs au Parlement, la « Milli Majlis », depuis les élections législatives de novembre 2005. En l’absence de débat public et d’accès aux grands médias (télévision), l’opposition, en proie à des dissensions internes, peine à se faire entendre d’une population largement dépolitisée.

L’élection présidentielle du 15 octobre 2008 a vu la réélection d’Ilham Aliev avec près de 90% des suffrages. L’opposition avait fait le choix de boycotter le scrutin et les observateurs internationaux (BIDDH, Conseil de l’Europe, Parlement européen) ont estimé que ces élections n’avaient pas été démocratiques. Un référendum constitutionnel le 18 mars 2009 a mis fin à la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ce référendum a en outre entériné des dispositions critiquées par les mêmes observateurs internationaux (possibilité de retarder les scrutins présidentiels ou législatifs en cas de guerre ; importantes restrictions au droit de photographier, de filmer ou d’enregistrer des personnes). Les élections législatives du 7 novembre 2010 ont permis au YAP d’accroître son emprise sur le Parlement d’où, pour la première fois depuis l’indépendance, l’opposition pro-européenne est absente.

Le 9 octobre 2013, le président Aliev a été réélu pour un troisième mandat avec un score de 84% (contre 5,5% à son principal concurrent) au terme d’un scrutin évalué comme non-conforme aux principes démocratiques par le BIDDH (OSCE). Cette élection avait été précédée d’une crispation croissante du régime vis-à-vis de l’opposition politique interne, mais aussi des organisations internationales actives en matière de droits de l’homme.


Situation économique

L’Azerbaïdjan a connu au cours de la dernière décennie l’une des meilleures situations macro-économiques de la CEI (35% de croissance en 2006) grâce au commerce des hydrocarbures. Malgré cela, le pays a été confronté à des signes tangibles de ralentissement, après une baisse de la production de pétrole. La croissance a ainsi été négative en 2011 (-1,1%), puis nulle en 2012 (+0,1%). La production pétrolière a atteint un pic et devrait s’amenuiser les prochaines années, tandis que la production de gaz ne prendra la relève qu’à la fin de la décennie actuelle, dans un marché soumis à de fortes incertitudes.

Le principal défi de l’Azerbaïdjan dans les prochaines années consistera à diversifier son économie alors qu’il demeure en situation de dépendance quasi-exclusive à l’égard du secteur énergétique. La faible diversité de l’économie locale, la vulnérabilité de ses comptes extérieurs aux fluctuations des cours de matières premières, la mauvaise gestion des ressources, la corruption, un climat des affaires difficile et l’absence de concurrence risquent de faire obstacle au développement à long terme du pays.


Politique extérieure

La politique étrangère azerbaïdjanaise est profondément marquée par le conflit du Haut-Karabagh, territoire majoritairement peuplé d’Arméniens mais faisant juridiquement partie de l’Azerbaïdjan. De 1991 à 1994, ce conflit a entraîné une guerre qui a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes et plus d’un million de réfugiés, majoritairement azerbaïdjanais. Aujourd’hui, le conflit du Haut-Karabagh n’est toujours pas réglé et des incidents armés se produisent régulièrement sur la ligne de cessez-le-feu, malgré une médiation assurée depuis 1997 par la coprésidence tripartite du « Groupe de Minsk » de l’OSCE (France, Etats-Unis, Russie).

Les trois ambassadeurs ad hoc coprésidents du Groupe de Minsk ont soumis en 2007 comme base d’un règlement du conflit les « Principes de Madrid », résumés en 6 propositions rendues publiques dans une déclaration conjointe des Présidents Obama, Medvedev et Sarkozy à Muskoka en juillet 2010 :

  • le retour sous contrôle azerbaïdjanais des territoires entourant le Haut-Karabagh ;
  • un statut intérimaire pour le Haut-Karabagh prévoyant des garanties en matière de sécurité et d’administration autonome ;
  • un corridor reliant l’Arménie au Haut-Karabagh ;
  • la définition future du statut juridique final du Haut-Karabagh dans le cadre d’un processus d’expression de la volonté juridiquement contraignant ;
  • le droit de toutes les personnes déplacées et des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence ;
  • des garanties de sécurité internationales qui incluraient une opération de maintien de la paix.

Sous la médiation des coprésidents, des rencontres régulières ont lieu entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays pour essayer de progresser sur les paramètres d’un règlement.

Malgré 150 ans d’histoire commune et des intérêts économiques entremêlés, les relations entre l’Azerbaïdjan et la Russie restent marquées par une certaine réserve du côté azerbaïdjanais, soucieux de maintenir son indépendance notamment pour la vente des hydrocarbures. Les nombreuses rencontres à haut niveau, même si elles sont autant d’occasions de réaffirmer les relations de bon voisinage, d’amitié et de partenariat stratégique entre les deux pays, peinent parfois à aller au-delà de l’affichage de bonnes dispositions de l’Azerbaïdjan à l’égard de son voisin russe. Malgré la visite du président Poutine à Bakou en août 2013 qui avait permis une amélioration des relations russo-azerbaïdjanaises, l’Azerbaïdjan a soutenu l’intégrité territoriale de l’Ukraine et ne reconnaît pas l’annexion de la Crimée par la Russie.

Les relations avec l’Iran sont compliquées par la présence dans ce pays d’une importante minorité azérie (18 à 30 M de personnes) et le désaccord des deux pays sur la définition des eaux territoriales de la mer Caspienne. L’arrivée au pouvoir du Président Ilham Aliev en 2003 a néanmoins permis une amélioration significative des relations bilatérales. Depuis 2011, les relations se sont de nouveau dégradées sur fond de questions religieuses et l’assassinat fin novembre d’un journaliste critique envers l’Iran. Les relations azerbaïdjanaises avec Israël (achat d’armements et exportations d’hydrocarbures) et le caractère laïc de l’Etat sont les principales causes de ces tensions.

Les relations sont très bonnes avec la Turquie du fait des affinités existant entre les deux pays (proximité linguistique et culturelle symbolisée par la devise « Deux Etats, une nation »), même si la signature en octobre 2009 de protocoles d’accord entre l’Arménie et la Turquie pour normaliser les relations entre les deux pays a été mal accueillie par Bakou (la ratification parlementaire de ces protocoles a depuis été conditionnée par Ankara à la résolution du conflit du Haut-Karabagh). Les contacts politiques au plus haut niveau sont fréquents.

La Géorgie reste un partenaire essentiel de l’Azerbaïdjan dans la région. Tbilissi est le 3ème partenaire commercial de Bakou dans l’espace post-soviétique. L’Azerbaïdjan apporte un soutien discret à la Géorgie, et celle-ci constitue un allié dans les enceintes internationales pour soutenir l’intégralité territoriale de l’Azerbaïdjan. La Géorgie et la Turquie offrent à l’Azerbaïdjan ses principales voies d’exportation d’hydrocarbures vers l’Occident (oléoduc BTC, gazoducs BTE et TANAP).


Mise à jour : 03.06.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014