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Présentation de l’Azerbaïdjan

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Présentation

Données générales

Données générales et géographiques

Nom officiel : République d’Azerbaïdjan

Président de la République : Ilham ALIEV

Premier Ministre : Artour RASI-ZADE

Données géographiques

Superficie : 86 600 km2

Population : 9 M d’habitants

Capitale : Bakou

Villes principales : Lenkoran, Gandja, Soumgaït

Langue (s) officielle (s) : azéri

Monnaie : Manat

Fête nationale : 28 mai

Données démographiques

Croissance démographique : 0,9 %

Espérance de vie : 66,9 ans

Taux d’alphabétisation (adultes de 15 ans et plus) : 98,8%

Religion (s) : musulmans (94%, dont chiites 70%, sunnites 30%), russes orthodoxes (2,5%), Arméniens orthodoxes (2,3%)

Indice de développement humain (Classement ONU) : 98

Données économiques

PIB (2011) : 56 Mds USD

PIB par habitant (2011) : 7500 USD

Taux de croissance (2011) : -1,1%

Taux de chômage (2010) : 6%

Taux d’inflation (2011) : 5,5%

Solde budgétaire (2011) : + 8,5 % du PIB

Principaux clients (2011) : Italie, France

Principaux fournisseurs (2011) : Russie, Turquie, Etats-Unis

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2009) :
- Industrie : 50,6% du PIB
- Agriculture : 5,8%
- Construction : 8,1%
- Transport : 6,2%

Exportations de la France vers l’Azerbaïdjan (2011) : 130 M€

Importations françaises d’Azerbaïdjan (2011) : 3,1 Mds €

Communauté française en Azerbaïdjan (au 31.12.2011) : 164

Politique intérieure

La constitution azerbaïdjanaise confie l’essentiel des pouvoirs au chef de l’Etat, qui dispose pour l’exercer d’une administration propre. Le gouvernement est dirigé par un Premier ministre aux pouvoirs limités. Le parti présidentiel, le YAP (« Nouveau parti d’Azerbaïdjan »), détient tous les pouvoirs au Parlement, la « Milli Majlis », depuis les élections législatives de novembre 2005. En l’absence de débat public et d’accès aux grands médias (télévision), l’opposition, en proie à des dissensions internes, peine à se faire entendre d’une population largement dépolitisée.

L’élection présidentielle du 15 octobre 2008 a vu la réélection d’Ilham Aliev avec près de 90% des suffrages. L’opposition avait fait le choix de boycotter le scrutin et les observateurs internationaux (BIDDH, Conseil de l’Europe, Parlement européen) ont estimé que ces élections n’avaient pas été démocratiques. Un référendum constitutionnel le 18 mars 2009 a mis fin à la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ce référendum a en outre entériné des dispositions critiquées par les mêmes observateurs internationaux (possibilité de retarder les scrutins présidentiels ou législatifs en cas de guerre ; importantes restrictions au droit de photographier, de filmer ou d’enregistrer des personnes). Les élections législatives du 7 novembre 2010 ont permis au YAP d’accroître son emprise sur le Parlement d’où, pour la première fois depuis l’indépendance, l’opposition pro-européenne est absente.

Situation économique

L’Azerbaïdjan a connu ces dernières années l’une des meilleures situations macro-économiques de la CEI (35% de croissance en 2006). Cette croissance est largement alimentée par le commerce des hydrocarbures. Malgré cela, le pays a été confronté à des signes tangibles de ralentissement économique au moins de la crise économique. Tirée par le secteur des hydrocarbures, la croissance est restée positive en 2009 (+9,3%) et 2010 (+5%), mais a été négative en 2011 (-1,1%). Le principal défi de l’Azerbaïdjan dans les prochaines années consistera à diversifier son économie. L’Azerbaïdjan demeure en situation de dépendance quasi-exclusive à l’égard du secteur énergétique. La faible diversité de l’économie locale, la vulnérabilité de ses comptes extérieurs aux fluctuations des cours de matières premières, la mauvaise gestion des ressources, la corruption, un climat des affaires difficile et l’absence de concurrence risquent de faire obstacle au développement à long terme du pays.

Politique extérieure

La politique étrangère azerbaïdjanaise est profondément marquée par le conflit du Haut-Karabagh, territoire majoritairement peuplé d’Arméniens mais faisant juridiquement partie de l’Azerbaïdjan. De 1991 à 1994, ce conflit a entraîné une guerre qui a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes et plus d’un million de réfugiés, majoritairement azerbaïdjanais. Aujourd’hui, le conflit du Haut-Karabagh n’est toujours pas réglé, malgré une médiation assurée depuis 1997 par la coprésidence tripartite du « Groupe de Minsk » de l’OSCE (France, Etats-Unis, Russie). Sous leur médiation, les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont rencontrés à plusieurs reprises pour chercher un accord sur les principes de base à appliquer à la résolution du conflit, résumés en 6 propositions dans la déclaration des Présidents Obama, Medvedev et Sarkozy à Muskoka en juillet 2010 : le retour sous contrôle azerbaïdjanais des territoires entourant le Haut-Karabagh ; un statut intérimaire pour le Haut-Karabagh prévoyant des garanties en matière de sécurité et d’administration autonome ; un corridor reliant l’Arménie au Haut-Karabagh ; la définition future du statut juridique final du Haut-Karabagh dans le cadre d’un processus d’expression de la volonté juridiquement contraignant ; le droit de toutes les personnes déplacées et des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence ; des garanties de sécurité internationales qui incluraient une opération de maintien de la paix.

Malgré 150 ans d’histoire commune et des intérêts économiques entremêlés, les relations entre l’Azerbaïdjan et la Russie restent marquées par une certaine réserve du côté azerbaïdjanais, soucieux de maintenir son indépendance notamment pour la vente des hydrocarbures. Les nombreuses rencontres à haut niveau, même si elles sont autant d’occasions de réaffirmer les relations de bon voisinage, d’amitié et de partenariat stratégique entre les deux pays, peinent parfois à aller au-delà de l’affichage de bonnes dispositions de l’Azerbaïdjan à l’égard de son voisin russe.

Les relations avec l’Iran sont compliquées par la présence dans ce pays d’une importante minorité azérie (18 à 30 M de personnes) et le désaccord des deux pays sur la définition des eaux territoriales de la mer Caspienne. L’arrivée au pouvoir du Président Ilham Aliev en 2003 a néanmoins permis une amélioration significative des relations bilatérales. Depuis 2011, les relations se sont de nouveau dégradées sur fond de questions religieuses et l’assassinat fin novembre d’un journaliste critique envers l’Iran. Les relations azerbaïdjanaises avec Israël (achat d’armements et exportations d’hydrocarbures) et le caractère laïc de l’Etat sont les principales causes de ces tensions.

Les relations sont très bonnes avec la Turquie du fait des affinités existant entre les deux pays (proximité linguistique et culturelle symbolisée par la devise « Deux Etats, une nation »), même si la signature en octobre 2009 de protocoles d’accord entre l’Arménie et la Turquie pour normaliser les relations entre les deux pays a été mal accueillie par Bakou (la ratification parlementaire de ces protocoles a depuis été conditionnée par Ankara à la résolution du conflit du Haut-Karabagh). Les contacts politiques au plus haut niveau sont fréquents.

La Géorgie reste un partenaire essentiel de l’Azerbaïdjan dans la région. Tbilissi est le 3ème partenaire commercial de Bakou dans l’espace post-soviétique. L’Azerbaïdjan apporte un soutien discret à la Géorgie, et celle-ci constitue un allié dans les enceintes internationales pour soutenir l’intégralité territoriale de l’Azerbaïdjan. La Géorgie et la Turquie offrent à l’Azerbaïdjan ses principales voies d’évacuation vers l’Occident.

Mise à jour : 20.11.12

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