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La France et l’Autriche

Brève

Déplacement en Autriche d’Hélène Conway-Mouret (4 au 7 avril 2013)

Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, se rend à Vienne afin de participer au 3e Forum mondial des anciens élèves (FOMA) du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Présentation

Relations politiques.

1. La France et l’Autriche entretiennent des relations politiques denses et amicales

A la suite de l’élection présidentielle en France, les sociaux-démocrates autrichiens se sont rapprochés de nos positions, en appelant à un rééquilibrage entre mesures de rigueur et soutien à la croissance, à un engagement accru de la BCE, la création à moyen terme d’euro-obligations ou encore un engagement à participer à EUTM Mali. Par ailleurs, l’Autriche participe à la coopération renforcée sur la TTF, dont elle s’est montrée un ardent soutien. Cependant, les conservateurs autrichiens demeurent quant à eux, avec des nuances, sur une ligne proche de l’Allemagne, ce qui conduit la coalition à adopter des positions de compromis.

Trois membres du gouvernement français se sont rendus en Autriche (M. Hamon, Mme Taubira et Mme Delaunay). Ces visites illustrent notre intérêt pour le « modèle autrichien » sur le plan économique et social. Les présidents français et autrichien se sont rencontrés en septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Le chancelier Faymann s’est rendu début octobre à Paris pour s’y entretenir avec le Président de la République et le Premier ministre.

Au cœur de nos relations bilatérales, deux sujets restent difficiles : le nucléaire (opposition militante à cette énergie plus forte qu’en Allemagne) et le secret bancaire (l’Autriche bloque toute avancée européenne sur ce sujet).

2. Le Centre franco-autrichien (CFA) constitue un instrument important du dialogue bilatéral

Le Centre franco-autrichien pour le rapprochement en Europe a été créé à l’initiative de B. Kreisky et J. Chirac pour promouvoir, à partir de 1978, les contacts entre Europe occidentale et Bloc de l’Est. Basé à Vienne, le CFA est financé à parité par les deux gouvernements.

Relations économiques

La présence française en Autriche était constituée fin 2010 de 266 filiales d’entreprises françaises. Les investissements français se dirigent très majoritairement vers le secteur des services aux entreprises (60 %). Les services financiers concentrent 11 % des investissements. De nombreuses entreprises ont une dimension régionale et se servent de l’Autriche comme tête de pont vers les pays d’Europe centrale et orientale et même au-delà. C’est notamment le cas d’entreprises telles que Air Liquide, Alcatel Lucent, JC Decaux, Vinci Energies.

L’ossature de l’implantation française en Autriche(Alcatel, Air Liquide, EDF, Lafarge, Saint Gobain, Accor, L’Oréal, Sanofi-Aventis, etc.) s’est mise en place jusqu’à la fin des années 90. A l’heure actuelle, ce pays ne semble plus être autant intégré dans les stratégies de développement des grands groupes français, même si on assiste encore à quelques rachats d’entreprises, joint-venture ainsi qu’au retour de certains groupes, notamment dans le luxe, qui après avoir piloté leur activité à partir de l’Allemagne (Düsseldorf ou Munich) ont décidé de prendre Vienne comme base pour l’Europe centrale. Ceci a été le cas pour Louis Vuitton en 2009.

La France est le 6ème fournisseur de l’Autriche, avec une part de marché de 3,2 %. Si les exportations françaises se sont stabilisées, elles ont connu une forte hausse les années précédentes. Elles sont principalement constituées de biens intermédiaires, de biens d’équipement professionnels et de produits de l’industrie automobile. Les produits de luxe et les produits alimentaires sont très appréciés des consommateurs autrichiens.

La France est le 6ème fournisseur de l’Autriche, avec une part de marché de 3,2 %. Si les exportations françaises se sont stabilisées, elles ont connu une forte hausse les années précédentes. Elles sont principalement constituées de biens intermédiaires, de biens d’équipement professionnels et de produits de l’industrie automobile. Les produits de luxe et les produits alimentaires sont très appréciés des consommateurs autrichiens.

La France est le 5ème client de l’Autriche. Sur les dix dernières années, les importations ont davantage progressé, ce qui a entraîné une disparition progressive de notre excédent récurrent : le solde est désormais déficitaire. La structure des échanges est relativement comparable (biens intermédiaires pour moitié, biens d’équipement pour un quart).

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le français demeure la langue étrangère la plus étudiée en Autriche après l’anglais (10,5 % des élèves l’apprennent). Compte tenu de l’importance qu’attachent les autorités autrichiennes au français dans leur système éducatif, l’Autriche a accédé en 2006 au statut d’observateur de l’OIF.

Les programmes de coopération éducative et universitaire sont importants et diversifiés. La France est la seconde destination des étudiants autrichiens après l’Espagne et devant les Etats-Unis.

Notre réseau culturel comprend deux établissements : l’Institut français de Vienne et l’Institut français d’Innsbruck. Le Lycée français de Vienne, fondé en 1946, scolarise plus de 1900 élèves dont 52 % d’Autrichiens et 8 % de binationaux.

Nos relations culturelles sont particulièrement riches. De nombreux artistes, musiciens et intellectuels français sont accueillis régulièrement en Autriche.

Dans le domaine scientifique, la coopération se développe de manière directe entre laboratoires et organismes de recherche (CNRS, INRIA, CEMAGREF) ainsi que dans le cadre du PAI Hubert-Curien Amadeus. En outre, une coopération importante est à relever entre scientifiques des deux pays dans le cadre des programmes européens (après l’Allemagne, la France est avec le Royaume-Uni le principal partenaire de l’Autriche dans les programmes du 6ème PCRD). Par ailleurs, la poursuite du développement des centres de compétences autrichiens à travers le nouveau programme gouvernemental COMET devrait profiter au dialogue entre les encore jeunes pôles de compétitivité français et leurs aînés autrichiens (clusters/centres de compétence), principalement dans les secteurs de l’automobile, de la plasturgie et des biotechnologies.

Mise à jour : 20.12.13

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