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Présentation

Données générales

Nom officiel : Commonwealth d’Australie
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Le Gouverneur Général représente la Reine Elizabeth II, Reine d’Australie. Sir Peter Cosgrove est Gouverneur Général depuis le 28 mars 2014.


Données géographiques

Fédération de 6 Etats (Australie Occidentale, Australie Méridionale, Nouvelle Galles du Sud, Queensland, Tasmanie, Victoria) et deux Territoires (Territoire du Nord, Territoire de la Capitale australienne)
Superficie : 7 692 300 km²
Capitale (2010) : Canberra (359 000 habitants)
Villes principales (2011) : Sydney (4,4 M hab.), Melbourne (4M hab.), Brisbane (2 M hab.), Perth (1,7 M hab.)
Langue (s) officielle (s) : anglais
Monnaie : dollar australien (1 AUD = 0,694 euro, taux de chancellerie du 16/09/2013)
Fête nationale : 26 janvier


Données démographiques

Population (estimation 2013) : 22,8 millions
Densité : 2,8 habitants par km²
Croissance démographique : 1,7 %
Espérance de vie : hommes (79 ans) ; femmes (83 ans)
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religion (s) : catholiques (25,3 %), anglicans (21 %), autres protestants (21 %), bouddhistes (2,5%), musulmans (2,2%) autres (1,5 %), sans religion déclarée (25 %)
Population aborigène : 500 000 personnes

Indice de développement humain (Classement ONU 2011) : 0,979 (2ème rang mondial)


Données économiques

PIB (2013) : 1 589 milliards USD
PIB par habitant (2013) : 64 156 USD (prix courant)

Taux de croissance (estimation 2014) : 2,8 %
Taux de chômage (estimation 2014) : 6 %
Taux d’inflation (2013) : 2,3 %
Dette publique : 13% du PIB (2013)

Principaux clients (2012) : Chine (29,5%), Japon (19,3%), Corée du Sud (8%), Inde (4,9%), Etats-Unis (3,8%)
Principaux fournisseurs (2012) : Chine (18,4%), Etats-Unis (12,6%), Japon (7,9%), Singapour (6%), Allemagne (4,6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2,9 %
  • industrie : 27,8 %
  • services : 69,3 %

Exportations de la France vers l’Australie (2013) : 2,8 Mds d’euros
Importations françaises de l’Australie (2013) : 1,04 Mds d’euros
Excédent commercial français (2013) : 1,7 Mds d’euros

Pour plus de renseignements :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat général de France : Sydney (circonscription consulaire unique pour le territoire australien)
Communauté française en Australie en septembre 2011 : 20 641 inscrits, plus de 60 000 non-inscrits
Nombre de français en Australie au titre du programme vacances-travail (2013) : près de 24 000
Communauté australienne en France : environ 3 000 personnes


Politique intérieure

Le Commonwealth d’Australie, créé en 1901, est une monarchie constitutionnelle, dont le souverain est la Reine Elisabeth II représentée par un Gouverneur général. Sir Peter Cosgrove a été nommé Gouverneur général le 28 mars 2014. Le pouvoir législatif est composé d’un Parlement fédéral à deux chambres : la Chambre des Représentants (150 Représentants élus pour 3 ans) et le Sénat (76 Sénateurs élus pour 6 ans).

Le Gouverneur général nomme comme Premier ministre le chef du parti majoritaire à la Chambre des Représentants. Le Premier ministre choisit ensuite les ministres (si le Premier ministre appartient au parti travailliste, les ministres sont désignés par le caucus -groupe parlementaire- et le Premier ministre décide de leur portefeuille). Les ministres confirmés font partie du "cabinet" qui prend les décisions concernant la conduite du gouvernement, tandis que les autres membres du gouvernement (ministres et secrétaires parlementaires) sont considérés comme étant en dehors du cabinet ("outer ministry"). Tous les ministres doivent appartenir au Parlement. Ils sont responsables collectivement et individuellement devant le Parlement.

L’opposition, qui représente le gouvernement alternatif potentiel, constitue un "cabinet fantôme", miroir du gouvernement en place. A la Chambre des Représentants, le Gouvernement et le cabinet fantôme se font face, de part et d’autre du « Speaker » (Président de la chambre). Le "Speaker" australien est nommé par le parti majoritaire et reste identifié au parti dont il est issu.

L’organisation des pouvoirs politiques se retrouve de façon identique au niveau des Etats fédérés, avec un Gouverneur nommé par la Reine sur proposition des instances fédérales, un gouvernement responsable devant le Parlement, lui-même composé d’une chambre basse (Assemblée Législative) et d’un sénat (Conseil Législatif). Il existe cependant deux types d’organisation locale : les Etats (Australie méridionale, Australie occidentale, Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Tasmanie, Victoria) et les Territoires (Territoire de la Capitale Australienne, Territoire du Nord). La particularité de ces derniers tient, d’une part, à leur création administrative postérieure à l’institution de la Fédération et d’autre part, à une autonomie relativement moins importante vis-à-vis du gouvernement fédéral. L’Etat du Queensland et les deux Territoires n’ont pas de chambre haute.

Le paysage politique est dominé par deux grands courants politiques incarnés par le parti
Travailliste (centre-gauche) et le parti Libéral (centre-droit) qui forme une coalition conservatrice avec son allié traditionnel minoritaire, le parti National (conservateur agrarien). Au delà de ces partis principaux, les petits partis (Démocrates, Verts, Indépendants) peuvent jouer un rôle significatif d’appoint dans la constitution des majorités gouvernementales.

Après la Seconde guerre mondiale, des gouvernements travaillistes se sont succédé au pouvoir jusqu’en 1949, puis de 1972 à 1975, de 1983 à 1996 et depuis novembre 2007, conduits par M. Kevin Rudd jusqu’en 2010 et reconduits lors des élections générales de 2010 par Mme Julia Gillard. Cette dernière a dû céder sa place à M. Rudd, nommé Premier ministre suite à un vote de confiance le 26 juin 2013. Du côté des Conservateurs, le Parti Libéral et le Parti National ont dominé de 1949 à 1972, de 1975 à 1983 et pendant les quatre mandats de M. John Howard, de 1996 à 2007.

Les dernières élections générales australiennes qui se sont tenues le samedi 7 septembre ont vu la nette victoire de la coalition conduite par le parti libéral de M. Tony Abbott. Le nouveau gouvernement a prêté serment le 18 septembre dernier. M. Bill Shorten, ancien ministre de l’Education et de l’Emploi, a été élu chef de l’opposition travailliste.


Situation économique

12ème puissance économique mondiale, membre du G20, l’économie australienne a été l’une des plus performantes des pays développés pendant et depuis la crise financière mondiale. L’Australie entre dans sa 23ème année consécutive de croissance et connaît, depuis 1991, une croissance moyenne annuelle de 3,5 %. Avec un PIB par habitant de 64 156 USD, l’Australie est le cinquième pays le plus riche du monde. L’année 2013 aura été marquée par un ralentissement de l’activité avec une croissance de 2,5% lié à la baisse des investissements dans le secteur minier et énergétique et à la dégradation des termes de l’échange. La Banque centrale (RBA) a relvé d’un quart de point ses prévisions de croissance pour 2014 à 2,75%. L’économie est largement tirée par les investissements dans les secteurs miniers et gaziers, avec près de 200 Mds AUD déjà engagés. Le taux de chômage est quasi résiduel, en légère hausse, avec 6% de la population active.La dette de l’Etat fédéral est de 9,6% du PIB, l’une des plus faibles des pays industrialisés (29% du PIB si l’on tient en compte l’endettement des Etats de la fédération), et l’objectif de ciblage d’inflation arrêté par la Banque centrale australienne (2-3%) est largement respecté avec 2,3% en 2013.

L’Australie est l’un des pays de l’OCDE les plus ouverts aux investissements directs étrangers (36 % du PIB australien pour une moyenne OCDE de 23 %). Les IDE s’y s’élevaient en 2010 à 436 Mds USD soit environ 2% des stocks mondiaux. Les Etats-membres de l’UE représentent le premier investisseur étranger, avec 36% des IDE, devant les Etats-Unis (30 %) et le Japon (7%). Le système financier australien est qualifié de « solide, résilient et bien géré » par le FMI. L’Australie est aujourd’hui le 2ème marché de financement de projets en Asie, le 6ème marché d’actions au monde et le 5ème marché mondial des Initial Public Offering (IPO). Sa notation triple A n’est pas menacée.

En matière de commerce international, l’insertion de l’Australie dans la région Asie-Pacifique se renforce. La croissance australienne est largement dépendante de l’expansion économique des pays asiatiques. Les exportations australiennes vers la zone sont en constante augmentation, surtout vers la Chine (+ 25 % par an). Une forte complémentarité s’est établie entre une Asie en pleine croissance et une Australie riche de ses réserves minières (charbon, uranium, fer, or, lignite, nickel, plomb, cuivre…), énergétiques (gaz) et agricoles (viande, céréales, coton, laine…).

La zone Asie-Pacifique absorbe ainsi 71 % des exportations australiennes (11,5 % à destination de l’UE, 9 % des Etats-Unis) et fournit 52 % des importations (contre 24% en provenance de l’UE et 14 % des Etats-Unis). La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial bilatéral de l’Australie. L’Asie concentre 64 % des échanges avec l’Australie en biens de consommation (19 % pour l’UE, 13 % pour les Etats-Unis, 7 % pour l’Océanie). En ce qui concerne les services, l’UE concentre 22 % des échanges avec l’Australie devant les Etats-Unis (17 %), l’ASEAN (15 %) et le Japon (8 %).


Politique étrangère

Depuis la Seconde guerre mondiale, l’alliance traditionnelle avec les Etats-Unis demeure la clef de voûte de la politique étrangère australienne et constitue une garantie de stabilité et d’équilibre dans la région. La visite du Président américain en Australie, en novembre 2011, et les annonces qui ont été faites à cette occasion (premier déploiement d’un contingent de 250 Marines près de Darwin dans le nord du pays en avril 2012 avec une progressive montée en puissance du dispositif pour atteindre 2 500 soldats d’ici 2016/2017), ont confirmé ce lien privilégié. Les relations économiques s’appuient sur un accord de libre-échange, entré en vigueur au 1er janvier 2005 (99 % des produits manufacturés américains et 97 % des produits manufacturés australiens sont exemptés de droits de douane). Les Etats-Unis sont le 3 ème partenaire économique de l’Australie.

Depuis quelques années, l’Australie a souhaité redéfinir son ancrage dans le monde asiatique et marqué sa volonté d’y jouer un rôle structurant, s’efforçant d’élargir ses partenariats bilatéraux et d’inscrire sa politique étrangère dans un cadre multilatéral. L’Australie a ainsi conclu un partenariat global avec l’ASEAN en 2007 et a signé avec la Nouvelle-Zélande un accord de libre-échange avec l’organisation en 2009 qui prévoit une levée des droits de douane sur 96 % des échanges commerciaux. Membre fondateur de l’Asean Regional Forum (ARF), l’Australie participe aux réunions des ministres de la Défense (Asean Defence Ministers Meeting Plus ADMM+). Elle participe également aux Sommets de l’Asie orientale.

La Chine et l’Australie ont signé un « partenariat stratégique » sur dix ans en avril 2013 avec la mise en place d’une rencontre annuelle entre Premiers ministres et un dialogue ministériel sur les questions économiques, de politique étrangère et de défense. Ils ont également signé un accord de convertibilité directe entre le dollar australien et le yuan. Le dollar australien est la troisième monnaie à bénéficier de ce régime après le dollar américain et le yen japonais. Avec 123Mds$ d’échanges en 2013, la Chine est le premier client et le premier fournisseur de l’Australie (24% des échanges) et son premier investisseur, Canberra arrivant au sixième rang des partenaires économiques pour Pékin avec 77 Mds AUD (3%). L’Australie est le seul pays développé entretenant un excédent commercial conséquent avec la Chine (34 MdsUS$ en 2013) grâce à ses exportations de matières premières. L’Australie accueille 170 000 étudiants chinois et 550 000 touristes chinois par an et la communauté chinoise est évaluée à près de 700 000 personnes.

L’Australie entretient des relations solides et étroites avec le Japon, fondées sur des échanges politiques nourris et sur une coopération bien établie en matière de sécurité régionale : dialogue stratégique Japon/Australie/Etats-Unis lancé en 2002 et déclaration bilatérale de sécurité de 2007 qui a conduit à la mise en place d’un dialogue 2+2 (Affaires étrangères et Défense) et une initiative conjointe en matière de non-prolifération nucléaire. En ce qui concerne les relations économiques, le Japon est le deuxième partenaire économique de l’Australie et son premier marché à l’exportation, notamment pour les biens agricoles non-transformés. La présence de 10 000 étudiants japonais chaque année et le fait que le japonais soit la première langue étrangère apprise en Australie contribuent également à la dynamique des relations bilatérales.

L’Indonésie, voisin immédiat, quatrième puissance démographique mondiale, constitue un enjeu géopolitique majeur et un partenaire économique significatif (12ème partenaire économique en 2010). L’Indonésie est le premier bénéficiaire de l’aide australienne (558 M d’euros en 2011/2012).

L’Inde est désormais le 4ème partenaire économique de l’Australie. A l’occasion de la visite du Premier ministre australien en novembre 2009, les relations politiques ont été élevées au niveau de partenariat stratégique. Le renforcement des relations politiques s’appuie sur une importante communauté indienne en Australie (450 000 personnes, dont 56 000 étudiants, soit 11 % des étudiants étrangers) et sur un solide partenariat scientifique entre les deux pays.

Le Pacifique constitue un enjeu prioritaire pour Canberra qui a intérêt à la stabilité et au développement économique de son environnement régional. L’Australie est le premier bailleur de fonds dans le Pacifique Sud et un acteur influent au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP). Elle en a assuré la présidence d’août 2009 à août 2010. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est le premier destinataire de l’aide au développement consacrée par l’Australie aux Etats insulaires océaniens (380 M d’euros ont été octroyés durant la période 2011-2012). Canberra est fortement impliqué au sein de la Mission d’intervention aux Iles Salomon (« RAMSI ») du FIP pour laquelle l’Australie a assuré le commandement et fournit la majorité des troupes depuis son lancement en 2003. Le retrait de la composante militaire de cette mission s’est achevé fin 2013.

S’agissant des Iles Fidji, l’Australie avait jusqu’à présent soutenu une position de fermeté vis-à-vis du gouvernement intérimaire du Contre-Amiral Bainimarama, issu du coup d’Etat de décembre 2006, en introduisant des restrictions en matière de visas. A l’instar du FIP, de l’UE et du Commonwealth, Canberra a appelé au respect des engagements pris par le Premier ministre intérimaire d’un retour à la démocratie et à la tenue d’élections dans les meilleurs délais. Pour Canberra, les réformes engagées récemment par le régime fidjien constituent cependant des pas dans la bonne direction vers la tenue d’élections libres et justes et transparentes, prévues en 2014. Cette nouvelle approche s’est traduite par le rétablissement des relations diplomatiques avec Fidji et un assouplissement des sanctions en matière de visas.

En Afghanistan, le retrait des troupes australiennes, premier contributeur hors OTAN, s’est achevé fin 2013. Depuis 2001, l’Australie a investi plus de 900 millions AUD en aide publique au développement. Le Premier ministre a confirmé que son pays resterait engagé dans le processus de transition en Afghanistan avec lequel l’Australie a signé un accord de partenariat global de long terme en mai 2012.

La diplomatie australienne connaît une période particulière avec l’élection de l’Australie comme membre non permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le biennum 2013-2014 (cf. point 13) et la présidence du G20 en 2014, dont le sommet est prévu les 15 et 16 novembre à Brisbane, dans le Queensland.


Mise à jour : 17.06.14


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