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Présentation

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Données générales

Nom officiel : Commonwealth d’Australie
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Le Gouverneur Général représente la Reine Elizabeth II, Reine d’Australie. Lady Quentin Bryce est Gouverneur Général depuis le 5 septembre 2008.

Données géographiques

Fédération de 6 Etats (Australie Occidentale, Australie Méridionale, Nouvelle Galles du Sud, Queensland, Tasmanie, Victoria) et deux Territoires (Territoire du Nord, Territoire de la Capitale australienne)
Superficie : 7 692 300 km²
Capitale (2010) : Canberra (359 000 habitants)
Villes principales (2011) : Sydney (4,4 M hab.), Melbourne (4M hab.), Brisbane (2 M hab.), Perth (1,7 M hab.)
Langue (s) officielle (s) : anglais
Monnaie : dollar australien (1 AUD = 0,79 euro, taux de chancellerie du 01/01/2013)
Fête nationale : 26 janvier

Données démographiques

Population (estimation 2013) : 22,8 millions
Densité : 2,8 habitants par km²
Croissance démographique : 1,7 %
Espérance de vie : hommes (79 ans) ; femmes (83 ans)
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religion (s) : catholiques (25,3 %), anglicans (21 %), autres protestants (21 %), bouddhistes (2,5%), musulmans (2,2%) autres (1,5 %), sans religion déclarée (25 %)
Population aborigène : 500 000 personnes

Indice de développement humain (Classement ONU 2011) : 0,979 (2ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2011) : 1 185 milliards d’euros
PIB par habitant (2012) : 52 256 euros
Taux de croissance (2012) : 3,1 %
Taux de chômage (2012) : 5, 2 %
Taux d’inflation (2012) : 2 %
Dette publique : 9,6% du PIB
Balance commerciale ( 2012) -48 milliards euros
Principaux clients : Chine (29,1%), Japon (19,4%), Corée du Sud (8,3%), Inde (5%), Etats-Unis (3,7%)
Principaux fournisseurs : Chine (18,1%), Etats-Unis (12,8%), Japon (8,5%), Singapour (6,2%), Allemagne (4,7%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 2,9 %
- industrie : 27,8 %
- services : 69,3 %

Exportations de la France vers l’Australie (2012) : 3 Mds d’euros
Importations françaises de l’Australie (2012) : 1,3 Mds d’euros
Excédent commercial français (2012) : 1,7 Mds d’euros

Pour plus de renseignements :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat général de France : Sydney (circonscription consulaire unique pour le territoire australien)
Communauté française en Australie en septembre 2011 : 20 641 inscrits, plus de 60 000 non inscrits
Nombre de français en Australie au titre du programme vacances-travail (2011) : environ 20 000
Communauté australienne en France : environ 3 000 personnes

Politique intérieure

Le Commonwealth d’Australie, créé en 1901, est une monarchie constitutionnelle, dont le souverain est la Reine Elisabeth II représentée par un Gouverneur général. Lady Quentin Bryce est la première femme à accéder à cette responsabilité. Elle a pris ses fonctions le 5 septembre 2008. Le pouvoir législatif est composé d’un Parlement fédéral à deux chambres : la Chambre des Représentants (150 Représentants élus pour 3 ans) et le Sénat (76 Sénateurs élus pour 6 ans).

Le Gouverneur général nomme comme Premier ministre le chef du parti majoritaire à la Chambre des Représentants. Le Premier ministre choisit ensuite les ministres (si le Premier ministre appartient au parti travailliste, les ministres sont désignés par le caucus -groupe parlementaire- et le Premier ministre décide de leur portefeuille).

Les ministres confirmés font partie du "cabinet" qui prend les décisions concernant la conduite du gouvernement, tandis que les autres membres du gouvernement (ministres et secrétaires parlementaires) sont considérés comme étant en dehors du cabinet ("outer ministry"). Tous les ministres doivent appartenir au Parlement. Ils sont responsables collectivement et individuellement devant le Parlement.

L’opposition, qui représente le gouvernement alternatif potentiel, constitue un "cabinet fantôme", miroir du gouvernement en place. A la Chambre des Représentants, le Gouvernement et le cabinet fantôme se font face, de part et d’autre du "Speaker" (Président de la chambre). Le "Speaker" australien est nommé par le parti majoritaire et reste identifié au parti dont il est issu.

L’organisation des pouvoirs politiques se retrouve de façon identique au niveau des Etats fédérés, avec un Gouverneur nommé par la Reine sur proposition des instances fédérales, un gouvernement responsable devant le Parlement, lui-même composé d’une chambre basse (Assemblée Législative) et d’un sénat (Conseil Législatif).

Il existe cependant deux types d’organisation locale : les Etats (Australie méridionale, Australie occidentale, Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Tasmanie, Victoria) et les Territoires (Territoire de la Capitale Australienne, Territoire du Nord). La particularité de ces derniers tient, d’une part, à leur création administrative postérieure à l’institution de la Fédération et d’autre part, à une autonomie relativement moins importante vis-à-vis du gouvernement fédéral. L’Etat du Queensland et les deux Territoires n’ont pas de chambre haute.

Le paysage politique est dominé par deux grands courants politiques incarnés par le parti Travailliste (Australian Labor Party, centre-gauche) et le parti Libéral (centre-droit) qui forme une coalition conservatrice avec son allié traditionnel minoritaire, le parti National (conservateur agrarien).. Au delà de ces partis principaux, les petits partis (Démocrates, Verts, Indépendants) peuvent jouer un rôle significatif d’appoint dans la constitution des majorités gouvernementales.

Après la Seconde guerre mondiale, des gouvernements travaillistes se sont succédé au pouvoir jusqu’en 1949, puis de 1972 à 1975, de 1983 à 1996 et depuis novembre 2007. Du côté des Conservateurs, le Parti Libéral et le Parti National ont dominé de 1949 à 1972, de 1975 à 1983 et pendant les quatre mandats de M. John Howard, de 1996 à 2007. Mme Julia Gillard a succédé à M. Kevin Rudd en tant que Premier ministre travailliste le 24 juin 2010.

Au pouvoir depuis 2007, les travaillistes ont été reconduits lors des dernières élections générales du 21 août 2010. Si aucun des partis n’a obtenu la majorité nécessaire pour former un gouvernement, aboutissant au premier "Hung Parliament" depuis 1940, les ralliements d’un député vert et de trois élus indépendants au parti travailliste ont permis de former un nouveau gouvernement travailliste conduit par Mme Julia Gillard. L’opposition est actuellement conduite par M. Tony Abbott, ancien ministre de l’Emploi et des Relations Sociales du gouvernement Howard.

Les prochaines élections générales australiennes sont prévues le 14 septembre 2013. Elles conduiront à renouveler la Chambre des représentants (150 représentants élus pour trois ans) et une partie du Sénat (76 Sénateurs élus pour 6 ans). La campagne officielle débutera le 12 août.

Situation économique

12ème puissance économique mondiale, membre du G20, l’économie australienne a été l’une des plus performantes des pays développés pendant et depuis la crise financière mondiale. L’Australie entre dans sa 21ème année consécutive de croissance et connaît, depuis 1991, une croissance moyenne annuelle de 3,5 %.

L’année 2012, marquée par la chute des prix du fer et du charbon depuis le 3ème trimestre 2011, s’est achevée avec une croissance de 3,1 % en léger repli compte tenu du poids respectif de ces deux minerais dans la balance commerciale (respectivement 20% et 15% du total des exportations en 2011-2012).

L’économie est largement tirée par les investissements dans les secteurs miniers et gaziers, avec près de 270 Mds AUD déjà engagés. Le taux de chômage est quasi résiduel et oscille depuis un an entre 5,1% et 5,2% de la population active. La dette de l’Etat fédéral est de 9,6% du PIB, l’une des plus faibles des pays industrialisés, et l’objectif de ciblage d’inflation arrêté par la Banque centrale australienne (2-3%) est largement respecté avec 2% en 2012.

L’Australie est l’un des pays de l’OCDE les plus ouverts aux investissements directs étrangers (36 % du PIB australien pour une moyenne OCDE de 23 %). Les IDE s’y s’élevaient en 2010 à 436 Mds USD soit environ 2 % des stocks mondiaux. Les Etats-membres de l’UE représentent le premier investisseur étranger, avec 36% des IDE, devant les Etats-Unis (30 %) et le Japon (7%). Le système financier australien est qualifié de "solide, résilient et bien géré" par le FMI. L’Australie est aujourd’hui le 2ème marché de financement de projets en Asie, le 6ème marché d’actions au monde et le 5ème marché mondial des Initial Public Offering (IPO).

En matière de commerce international, l’insertion de l’Australie dans la région Asie-Pacifique se renforce. La croissance australienne est largement dépendante de l’expansion économique des pays asiatiques. Les exportations australiennes vers la zone sont en constante augmentation, surtout vers la Chine (+ 25 % par an).

Une forte complémentarité s’est établie entre une Asie en pleine croissance et une Australie riche de ses réserves minières (charbon, uranium, fer, or, lignite, nickel, plomb, cuivre…), énergétiques (gaz) et agricoles (viande, céréales, coton, laine…).

La zone Asie-Pacifique absorbe ainsi 71 % des exportations australiennes (11,5 % à destination de l’UE, 9 % des Etats-Unis) et fournit 52 % des importations (contre 24% en provenance de l’UE et 14 % des Etats-Unis). La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial bilatéral de l’Australie. L’Asie concentre 64 % des échanges avec l’Australie en biens de consommation (19 % pour l’UE, 13 % pour les Etats-Unis, 7 % pour l’Océanie). En ce qui concerne les services, l’UE concentre 22 % des échanges avec l’Australie devant les Etats-Unis (17 %), l’ASEAN (15 %) et le Japon (8 %).

Politique étrangère

Depuis la Seconde guerre mondiale, l’alliance traditionnelle avec les Etats-Unis, qualifiée « d’extraordinairement stratégique » par Mme Gillard, demeure la clef de voûte de la politique étrangère australienne et constitue une garantie de stabilité et d’équilibre dans la région. La visite du Président américain en Australie, en novembre 2011, et les annonces qui ont été faites à cette occasion (premier déploiement d’un contingent de 250 Marines près de Darwin dans le nord du pays en avril 2012 avec une progressive montée en puissance du dispositif pour atteindre 2 500 soldats d’ici 2016/2017), ont confirmé ce lien privilégié.

Les relations économiques s’appuient sur un accord de libre-échange, entré en vigueur au 1er janvier 2005 (99 % des produits manufacturés américains et 97 % des produits manufacturés australiens sont exemptés de droits de douane). Les Etats-Unis sont le 3 ème partenaire économique de l’Australie.

Depuis quelques années, l’Australie a souhaité redéfinir son ancrage dans le monde asiatique et marqué sa volonté d’y jouer un rôle structurant, s’efforçant d’élargir ses partenariats bilatéraux et d’inscrire sa politique étrangère dans un cadre multilatéral.

L’Australie a ainsi conclu un partenariat global avec l’ASEAN en 2007 et a signé avec la Nouvelle-Zélande un accord de libre-échange avec l’organisation en 2009 qui prévoit une levée des droits de douane sur 96 % des échanges commerciaux. Membre fondateur de l’Asean Regional Forum (ARF), l’Australie participe aux réunions des ministres de la Défense (Asean Defence Ministers Meeting Plus ADMM+).

Elle participe également aux Sommets de l’Asie orientale. Le Premier ministre australien, Mme Julia Gillard, a lancé en septembre 2011 une vaste réflexion sur "l’Australie dans le siècle asiatique". Le Livre blanc qui en résulte, publié en octobre 2012, identifie de nombreux objectifs ambitieux. Il réaffirme l’ancrage asiatique de l’Australie, avec l’identification et la mise en exergue de cinq partenaires prioritaires en plus des Etats-Unis : la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Inde.

La Chine et l’Australie ont signé un « partenariat stratégique » sur dix ans en avril 2013 avec la mise en place d’une rencontre annuelle entre Premiers ministres et un dialogue ministériel sur les questions économiques, de politique étrangère et de défense. Ils ont également signé un accord de convertibilité directe entre le dollar australien et le yuan.

Le dollar australien est la troisième monnaie à bénéficier de ce régime après le dollar américain et le yen japonais. Avec 128Mds$ d’échanges en 2012, la Chine est le premier client et le premier fournisseur de l’Australie (24% des échanges) et son premier investisseur, Canberra arrivant au sixième rang des partenaires économiques pour Pékin avec 77 Mds AUD (3%). L’Australie est le seul pays développé entretenant un excédent commercial conséquent avec la Chine (30 MdsUS$ en 2011) grâce à ses exportations de matières premières. L’Australie accueille 170 000 étudiants chinois et 550 000 touristes chinois par an et la communauté chinoise est évaluée à près de 700 000 personnes.

L’Australie entretient des relations solides et étroites avec le Japon, fondées sur des échanges politiques nourris et sur une coopération bien établie en matière de sécurité régionale : dialogue stratégique Japon/Australie/Etats-Unis lancé en 2002 et déclaration bilatérale de sécurité de 2007 qui a conduit à la mise en place d’un dialogue 2+2 (Affaires étrangères et Défense) et une initiative conjointe en matière de non-prolifération nucléaire.

En ce qui concerne les relations économiques, le Japon est le deuxième partenaire économique de l’Australie et son premier marché à l’exportation, notamment pour les biens agricoles non-transformés. La présence de 10 000 étudiants japonais chaque année et le fait que le japonais soit la première langue étrangère apprise en Australie contribuent également à la dynamique des relations bilatérales. Seul l’irritant saisonnier de la chasse à la baleine persiste.

L’Indonésie, voisin immédiat, quatrième puissance démographique mondiale, constitue un enjeu géopolitique majeur et un partenaire économique significatif (12ème partenaire économique en 2010). L’Indonésie est le premier bénéficiaire de l’aide australienne (558 M d’euros en 2011/2012).

L’Australie reste très engagée au Timor Oriental, comme donateur bilatéral (270 M euros entre 1999 et 2007, 100 M euros en 2011/2012) et au travers de la Force Internationale de Stabilisation (ISF) déployée à la demande des autorités timoraises, dont l’Australie assure le commandement (390 Australiens engagés) et dont le retrait définitif devrait intervenir en avril 2013.

L’Inde est désormais le 4ème partenaire économique de l’Australie. A l’occasion de la visite du Premier ministre australien en novembre 2009, les relations politiques ont été élevées au niveau de partenariat stratégique. Le renforcement des relations politiques s’appuie sur une importante communauté indienne en Australie (450 000 personnes, dont 56 000 étudiants, soit 11 % des étudiants étrangers) et sur un solide partenariat scientifique entre les deux pays.

Le Pacifique constitue un enjeu prioritaire pour Canberra qui a intérêt à la stabilité et au développement économique de son environnement régional. L’Australie est le premier bailleur de fonds dans le Pacifique Sud et un acteur influent au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP). Elle en a assuré la présidence d’août 2009 à août 2010.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est le premier destinataire de l’aide au développement consacrée par l’Australie aux Etats insulaires océaniens (380 M d’euros ont été octroyés durant la période 2011-2012). Canberra est fortement impliqué au sein de la Mission d’intervention aux Iles Salomon ("RAMSI") du FIP pour laquelle l’Australie assure le commandement et fournit la majorité des troupes depuis son lancement en 2003. La part du budget de la Défense 2012/2013 destinée à la RAMSI devrait s’élever à 44 millions AUD.

A l’occasion de sa visite aux Iles Salomon en avril 2012, le ministre australien de la Défense, M. Stephen Smith, a évoqué un calendrier de retrait des troupes qui pourrait débuter au deuxième semestre 2013. S’agissant des Iles Fidji, l’Australie a jusqu’à présent soutenu une position de fermeté vis-à-vis du gouvernement intérimaire du Contre-Amiral Bainimarama, issu du coup d’Etat de décembre 2006, en introduisant des restrictions en matière de visas.

A l’instar du FIP, de l’UE et du Commonwealth, Canberra a appelé au respect des engagements pris par le Premier ministre intérimaire d’un retour à la démocratie et à la tenue d’élections dans les meilleurs délais. Pour Canberra, les réformes engagées récemment par le régime fidjien constituent cependant des pas dans la bonne direction vers la tenue d’élections libres et justes et transparentes, prévues en 2014. Cette nouvelle approche s’est traduite par le rétablissement des relations diplomatiques avec Fidji.

L’Australie entend également étendre sa présence en Afrique et dans l’Océan Indien, notamment par ses programmes d’aide au développement et de lutte contre la piraterie maritime. Canberra souhaite renforcer sa présence en Afrique en appui, notamment, aux investissements miniers et commerciaux croissants des entreprises australiennes.

En cinq ans, l’aide australienne à l’Afrique a quadruplé (environ 9% de son APD). Le continent africain concentre la plus large part des projets miniers australiens hors d’Australie (40% du total). L’agence de coopération AusAid a identifié trois priorités sectorielles pour ses interventions en Afrique : la sécurité alimentaire, priorité sectorielle dominante ; l’eau et l’assainissement et la santé maternelle et infantile.

L’Australie a par ailleurs lancé l’initiative "Mining for Development" qui a pour objectif de renforcer les capacités des gouvernements en matière de cadre réglementaire, de négociation avec les compagnies minières et de gestion des revenus tirés de l’exploitation minière. La politique africaine de l’Australie s’appuie également sur des investissements importants et des relations renforcées avec l’Union africaine (UA).

La diplomatie australienne est marquée par un retour au multilatéralisme : engagement renforcé au sein des Nations Unies avec l’élection de l’Australie comme membre non permanent au Conseil de Sécurité pour le biennum 2013-2014 (cf. point 13), la présidence du G20 en 2014 (le prochain sommet est prévu les 15 et 16 novembre à Brisbane, dans le Queensland), la participation au groupe de contact de l’OTAN, une nouvelle approche dans la lutte contre le changement climatique, autant de signes forts de la dimension multilatérale de la politique étrangère du gouvernement travailliste.

En 2011-2012, l’Australie a consacré 3,8 Mds euros à l’aide au développement, principalement dirigée vers l’Asie et le Pacifique. Elle devrait atteindre 7 Mds d’euros en 2015-2016, soit 0,5 du PIB. L’Australie deviendrait ainsi le 6ème contributeur mondial d’aide au développement.

Dans le reste du monde, Canberra adopte une politique d’engagement sélectif au bénéfice, notamment, de l’Afrique (lancement en 2010 d’un programme de 1 000 bourses d’études). Le gouvernement australien souhaite mettre les OMD au cœur de son programme d’aide aux pays les plus en difficulté avec, en priorité, les petits Etats insulaires, en particulier ceux du Pacifique, ainsi que les pays d’Afrique.

D’ici 2015, près de 3,6 M euros seront investis pour l’Education et, au moins, 1,1 M euros pour la santé maternelle et infantile. Enfin, d’importants moyens sont orientés vers la reconstruction de l’Irak et de l’Afghanistan.

En Afghanistan, l’engagement opérationnel australien (près de 1 550 hommes sur le terrain et 800 en soutien régional, 43 soldats tués depuis le début des opérations) a été confirmé par Mme Gillard dès sa prise de fonction. L’Australie reste le principal contributeur hors OTAN des forces présentes en Afghanistan.

Le retrait des troupes australiennes d’Afghanistan devrait être achevé fin 2013. Dans cette perspective, Canberra souhaite, après 2014, mettre l’accent sur les questions d’aide civile et de développement (250 millions de dollars australiens en 2015-2016). Depuis 2001, l’Australie a investi plus de 900 millions AUD en aide publique au développement.

Le Premier ministre a confirmé que son pays resterait engagé dans le processus de transition en Afghanistan avec lequel l’Australie a signé un accord de partenariat global de long terme en mai 2012.

La lutte contre le changement climatique demeure une priorité du gouvernement (le protocole de Kyoto a été ratifié le 3 décembre 2007) bien que le sujet soit controversé dans l’opinion publique. L’Australie (1er exportateur mondial de charbon) s’est engagée dans la recherche d’un "charbon propre".

L’Institut mondial de captage et de stockage du carbone a été inauguré le 16 mai 2009 (la France en est membre). Suite au rejet à deux reprises par le Sénat en avril 2010 du projet de loi gouvernemental sur l’introduction d’un "marché carbone" en Australie, le gouvernement avait alors décidé son report à 2013. Finalement votée fin 2011 (76 voix pour, 74 voix contre à la Chambre des représentants et 36 voix pour, 32 voix contre au Sénat), la "taxe carbone" est entrée en vigueur le 1er juillet 2012.

Elle est constituée d’un ensemble de 18 projets de loi "énergie propre", qui instaure un prix carbone de 23 AUD par tonne d’émission de CO2 pour les 500 entreprises les plus polluantes du pays.

Elle devrait en principe être une étape vers l’instauration d’un système d’échange des quotas d’émissions, sur le modèle européen, au 1er juillet 2015. La Commission européenne et l’Australie ont par ailleurs annoncé le 28 août 2012 leur intention de conclure un accord de connexion des marchés australien et européen des droits d’émission de gaz à effet de serre qui prendrait effet au 1er juillet 2018. Un accord intérimaire couvrant la période 2015-2018 est déjà acté.



Mise à jour : 14.05.13

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