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Présentation de l’Arménie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Arménie
Président de la République : Serge SARKISSIAN
Premier Ministre : Hovik ABRAHAMIAN


Données géographiques

Superficie : 29 800 km²
Capitale : Erevan
Villes principales : Gumri, Vanadzor, Kapan
Langue (s) officielle (s) : Arménien
Monnaie : Dram
Fête nationale : 21 septembre


Données démographiques

Population : 3 millions (chiffre contesté)
Croissance démographique : 0%
Espérance de vie : 74,4 ans
Taux d’alphabétisation : 99,4%
Religion (s) : Arméniens orthodoxes (94%) (premier Etat à s’être officiellement converti au christianisme, en 301)
Indice de développement humain (Classement ONU 2013) : 87


Données économiques

PIB (2013) : 11 MdUSD
PIB par habitant (2013) : 3.208 USD

Taux de croissance (2013) : 3,2%
Taux de chômage (2013) : 18,5%
Taux d’inflation (2013) : 5,8%
Déficit budgétaire (2013) : 2,5%

Principaux clients (2013) : Russie, Bulgarie, Royaume-Uni, Belgique, Iran
Principaux fournisseurs (2013) : Russie (24%), Chine, Ukraine

Exportations de la France vers le pays (2013) : 37,8 M€
Importations françaises en provenance du pays (2013) : 12,2 M€

Consulat(s) de France : Erevan
Communauté française en Arménie (3.01.2014) : 554 personnes inscrites au registre
Communauté arménienne en France : 400 à 500 000 Français d’origine arménienne


Politique intérieure

La vie politique arménienne depuis l’indépendance a longtemps été caractérisée par l’absence de parti politique dominant et la violence extrême des affrontements politiques. Aujourd’hui, la situation intérieure en Arménie paraît en revanche globalement stable, marquée par la prééminence de l’exécutif.

Depuis 2003, l’Arménie a mené un certain nombre de réformes : abolition de la peine de mort, adoption de lois sur le service alternatif et les médias, indépendance de la justice, autonomie locale, médiateur et protection des droits et libertés, équilibre des pouvoirs législatif et exécutif. L’élection présidentielle de 2008 a pourtant marqué un revers dans la transition démocratique, quand des manifestations de l’opposition ont dégénéré après l’intervention des forces de l’ordre le 1er mars, faisant 8 tués et plus d’une centaine de blessés parmi les manifestants.

A la suite de ces évènements, le gouvernement arménien a engagé un nouveau cycle de réformes visant à la modernisation de l’Etat (lutte contre la corruption ; réforme du système judiciaire ; modernisation de l’administration fiscale ; lutte contre l’arbitraire des forces de l’ordre ; amélioration du climat des affaires), qui donne des résultats encourageants. Les élections législatives du 6 mai 2012 sont marquées par des progrès, notamment dans le déroulement de la campagne médiatique, malgré des problèmes persistants (allégations d’achat de votes). Ces élections ont consacré la suprématie du « Parti Républicain » qui a obtenu la majorité absolue, tout en permettant au « Congrès National Arménien », jusque-là dans l’opposition extra-parlementaire, de faire son entrée au parlement. Le président Sarkissian a été réélu le 18 février 2013 dès le premier tour de l’élection présidentielle avec 58% des voix.

Le Parti républicain a également remporté les élections municipales à Erevan début mai 2013, asseyant ainsi sa domination de la vie politique arménienne, malgré les tentatives de contestation régulièrement lancées par l’opposition.


Situation économique

Alors que ses frontières sont fermées avec la Turquie et l’Azerbaïdjan, l’approvisionnement de l’Arménie se fait essentiellement à travers la Géorgie. Par ailleurs, le pays continue à être très dépendant des ramifications avec la Russie, que ce soit pour ses approvisionnements en énergie (gaz surtout) ou les investissements russes dans des secteurs stratégiques de l’économie arménienne (transports, télécommunications). L’Arménie a aussi dû recourir à l’aide du FMI pour réduire le choc de la récession de 2009, entraînant une augmentation de sa dette publique. L’isolement géographique et l’émigration des jeunes Arméniens (surtout des hommes) contribuent à la fragilité de l’économie arménienne.

L’Arménie a subi une forte récession en 2009 (-14,4%). Bien que son système bancaire soit relativement isolé des chocs extérieurs, l’Arménie a subi le contrecoup des crises dans les pays voisins. Elle a connu une reprise de la croissance depuis 2010, avec un fort taux de croissance en 2012 (7%). En 2013, le taux de croissance est toutefois retombé à 3,5%, à la suite d’une forte baisse au 2ème trimestre, et devrait approcher les 4% en 2014.

Sous l’impulsion des négociations avec l’Union européenne pour conclure un accord d’association, l’Arménie a lancé un certain nombre de réformes pour améliorer la compétitivité et l’environnement des affaires du pays (programme de lutte contre la corruption, facilitation de l’enregistrement des entreprises, réforme de la justice, etc.), indispensables pour enrayer les problèmes internes de l’Arménie comme les lourdeurs administratives, la corruption et le manque d’indépendance de la justice.


Politique extérieure

La politique étrangère arménienne est profondément marquée par le conflit du Haut-Karabagh, territoire majoritairement peuplé d’Arméniens mais faisant juridiquement partie de l’Azerbaïdjan. De 1988 à 1994, ce conflit a entraîné une guerre qui a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes et plus d’un million de déplacés. Les Arméniens contrôlent le Haut-Karabagh et occupent les sept districts adjacents qui représentent 15% du territoire azerbaïdjanais. Aujourd’hui, le conflit du Haut-Karabagh n’est toujours pas réglé, malgré une médiation assurée depuis 1997 par la coprésidence tripartite du « Groupe de Minsk » de l’OSCE (France, Etats-Unis, Russie).

Sous leur médiation, les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont rencontrés à plusieurs reprises pour chercher un accord sur les principes de base à appliquer à la résolution du conflit, résumés en 6 propositions dans la déclaration des Présidents Obama, Medvedev et Sarkozy à Muskoka en juillet 2010 : le retour sous contrôle azerbaïdjanais des territoires entourant le Haut-Karabagh ; un statut intérimaire pour le Haut-Karabagh prévoyant des garanties en matière de sécurité et d’administration autonome ; un corridor reliant l’Arménie au Haut-Karabagh ; la définition future du statut juridique final du Haut-Karabagh dans le cadre d’un processus d’expression de la volonté juridiquement contraignant ; le droit de toutes les personnes déplacées et des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence ; des garanties de sécurité internationales qui incluraient une opération de maintien de la paix. Les incidents violents à la « ligne de contact » et à la frontière d’Etat arméno-azerbaïdjanaise restent très fréquents et la rhétorique belliqueuse perdure des deux côtés.

L’Arménie et la Turquie n’entretiennent toujours pas de relations diplomatiques et la frontière turco-arménienne est fermée depuis 1993, en raison de la guerre au Haut-Karabagh. Le processus de rapprochement lancé en 2008/2009, qui a abouti à la signature à Zürich en octobre 2009 de protocoles sur le rétablissement de relations diplomatiques et l’ouverture de la frontière, est aujourd’hui au point mort à la suite de l’annonce par la partie turque de sa volonté de lier la ratification des protocoles à des progrès sur le Haut-Karabagh. La création d’une commission d’historiens pour analyser les évènements de 1915, prévue dans les protocoles de Zürich, a également été ajournée.

La Russie demeure l’allié économique et stratégique incontournable de l’Arménie. Premier investisseur en Arménie qui dépend d’elle pour ses approvisionnements en énergie (gaz et électricité), la Russie a considérablement renforcé son emprise sur ce pays dont elle contrôle aujourd’hui la plupart des secteurs économiques stratégiques. Erevan entretient un partenariat stratégique avec Moscou, qui y dispose de sa seule base militaire dans le Caucase du sud avec la base de Gumri (1000 hommes), dont le bail a été prolongé jusqu’en 2044. Les frontières de l’Arménie avec la Turquie et l’Iran sont protégées par des gardes-frontières russes (entre 3000 et 4500 hommes). L’Arménie est membre de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective et de sa composante de réaction rapide, la force collective de réaction opérationnelle (KSOR).

L’Iran est un allié très ancien de l’Arménie. Les relations économiques, pourtant modestes, sont vitales pour Erevan, avec une coopération forte en matière énergétique et d’infrastructures de transport. a accueilli très favorablement les résultats des dernières négociations entre l’Iran et la communauté internationale, étant donné qu’une plus grande ouverture vers l’Iran pourrait alléger sa dépendance à l’égard de sa frontière avec la Géorgie, par laquelle transite 75% de son commerce extérieur.

L’Arménie entretient une relation de bon voisinage ambivalente avec la Géorgie. L’Arménie est très dépendante de la Géorgie pour ses approvisionnements et ses exportations. La Géorgie accueille en outre une importante minorité arménienne (250 000 personnes). Les visites régulières entre les deux pays répondent au souci d’entretenir des liens étroits pour se garantir de tout contrecoup d’une soudaine détérioration du fragile équilibre régional du Sud Caucase.


Mise à jour : 02.06.14

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