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Présentation de l’Argentine

Présentation

Données générales

Nom officiel : République argentine
Chef de l’Etat : Présidente de la Nation argentine, Mme Cristina FERNANDEZ de KIRCHNER

Site Internet de l’Ambassade de France en Argentine


Données géographiques

Superficie : 2,7 millions km²
Capitale : Buenos Aires (3 millions d’habitants, 13 millions avec la grande banlieue)
Villes principales : Córdoba, La Matanza, Rosario, Mendoza, La Plata
Langue (s) officielle (s) : espagnol
Monnaie : peso argentin (1 euro= 10,7 pesos au mois de février 2014)
Fête nationale : 25 mai (proclamation de l’indépendance le 25 mai 1810 lors de la « Révolution de Mai », définitivement acquise le 9 juillet 1816).


Données démographiques

Population (2012) : 41,09 millions
Espérance de vie : 76,1 ans
Taux d’alphabétisation : 97,4%
Indices de pauvreté et d’indigence officiels : 10 % et 2,5 %
Religion (s) : catholique romaine 88%, protestante 7%, juive 2%, autres 3%
Indice de développement humain (PNUD 2012) : 45/ 177 (0,811)
Coefficient GINI : 0,513


Données économiques

PIB (2012) : 475 Mds USD
Taux de croissance PIB (2012) : 1,5 %
Taux de chômage (2013) : 6,8 %
Taux officiel d’inflation (2012) : 10,9% (les estimations privées font état d’un taux de 28,4 %)

Balance commerciale (2013) : + 8,8 Mds USD (sur les 11 premiers mois)
Dette publique (2012) : 41,5% du PIB
Solde budgétaire (2013) : -1,5% du PIB

Exportations françaises vers l’Argentine (2012) : 1,1 Md € (7ème fournisseur)
Importations françaises d’Argentine (2012) : 522 M€ (10ème client européen)
Excédent commercial français (2012) : + 612,7 M€ (18è mondial)

Dispositif diplomatique et consulaire français en Argentine :
Ambassade de France et Consulat Général à Buenos Aires

Communauté française en 2013 : 14 500 inscrits au registre des Français établis hors de France (dont 67% de binationaux). Près de 140 000 touristes français en 2012.


Politique intérieure

Institutions

  • Constitution  : L’Argentine est une République fédérale. Son régime politique est un régime présidentiel. La Constitution date de 1853 et a été révisée en 1860, 1866, 1898, 1957 et 1994.
  • Pouvoir exécutif : le Président est élu pour quatre ans au suffrage universel direct. Son mandat est renouvelable une fois. Le candidat qui obtient au premier tour plus de 40% des voix, avec une marge de plus de 10% sur son principal rival, ou 45 %, est déclaré élu selon l’article 98 de la Constitution.
  • Pouvoir législatif : le Congrès bicaméral est composé d’une Chambre des députés de 257 membres, renouvelée par moitié tous les deux ans, et d’un Sénat, renouvelé par tiers tous les 2 ans, de 72 membres élus dans chaque province (3 sièges dont un réservé au parti arrivé second à l’élection).
  • Système fédéral : les 23 provinces et la capitale fédérale de Buenos Aires sont dirigées par un exécutif élu pour quatre ans au suffrage universel direct (le Gouverneur et le Vice-Gouverneur) et des assemblées régionales. La Constitution réserve au pouvoir central les compétences régaliennes (affaires extérieures, défense, monnaie, crédit). L’essentiel des impôts est recouvré par le pouvoir central et redistribué aux provinces et aux municipalités.
  • La Cour suprême coiffe l’ensemble du système judiciaire. Ses membres, nommés par le chef de l’Etat, sont confirmés par un vote du Sénat aux deux tiers.


Principaux groupements et partis politiques

- Mouvement National Justicialiste, ou Péroniste
Principal mouvement de masse argentin, créé autour de Juan Perón en 1946. Il regroupe plusieurs tendances qui couvrent un large spectre politique allant de la droite conservatrice jusqu’à la gauche. Il détient aujourd’hui la majorité des sièges au Parlement. La coalition présidentielle, le Front pour la victoire, est principalement armée par le péronisme, mais une partie de celui-ci est dans l’opposition.

- Parti Radical, ou Union Civique Radicale
Parti de centre gauche fondé en 1891, il regroupe des libéraux centristes et des sociaux-démocrates. Il a donné plusieurs Présidents à la République argentine, dont Raúl Alfonsín (1983-1991) et est le deuxième parti le plus représenté au Parlement. Le candidat de ce parti à l’élection présidentielle de 2011 était M. Raúl Alfonsin, fils de l’ancien président.

- Propuesta Republicana (PRO)
Ce parti est une coalition de partis de centre droit, fondée en mai 2005 et principalement implantée dans la capitale. Le PRO est dirigé par Mauricio Macri, maire de Buenos Aires.

- Parti socialiste (PS)
Ce parti est traditionnellement faible à l’échelle nationale en raison de l’omniprésence historique des partis péroniste et radical et ne dirige qu’une seule des 27 provinces. Lors de l’élection présidentielle du 23 octobre 2011, la coalition constituée autour de lui est devenue, pour la première fois de son histoire, la principale force d’opposition devant le parti radical. Son candidat M. Binner est arrivé en deuxième position avec 17 % des voix.


Politique intérieure

Les époux Kirchner, arrivés au pouvoir en 2003, ont profondément rompu avec l’orientation libérale de la politique menée par leur prédécesseur, Carlos Menem. Le « modèle K » se caractérise en effet par un fort interventionnisme de l’Etat notamment dans le domaine économique (accroissement de l’investissement public, étatisation d’entreprises privées). Ils ont conduit une politique d’inclusion sociale volontariste grâce aux redistributions de la manne agricole.

L’action gouvernementale a obtenu des résultats significatifs en matière de réduction de la pauvreté ou du chômage, passé de 17,3% en 2003 à 6,8% aujourd’hui. Dans un pays encore marqué par la période de la dictature (1976-1983), les droits de l’Homme et le travail de mémoire sont aussi au cœur du projet de société promu par les Kirchner. L’implication personnelle de Nestor Kirchner a ainsi été décisive pour faire abroger les lois d’amnistie en 2003.

Depuis l’ouverture des procès en novembre 2009, plusieurs centaines de responsables de crimes commis pendant la dictature ont été condamnés. Des lois en matière sociétale ont également été adoptées, faisant de l’Argentine un pays précurseur dans la région sur ces questions : fin de vie, identité de genre, mariage homosexuel.

Réélue triomphalement au premier tour des élections présidentielles de 2011 (53% des voix), Mme Kirchner apparaît aujourd’hui affaiblie. Les mesures protectionnistes (licences d’importation, limitation de l’accès aux dollars) ont cristallisé le mécontentement d’une partie de la population, notamment des classes moyennes urbaines, et ont été dénoncées lors d’importantes manifestations de rue il y a quelques mois.

La coalition au pouvoir, le Frente para la Victoria, a obtenu des résultats mitigés aux élections législatives du 27 octobre 2013. Si elle conserve la majorité dans les deux chambres et demeure la première force politique du pays avec 33% au niveau national, elle voit sa base électorale s’effriter de manière substantielle et perd dans les provinces les plus peuplées (dont la stratégique province de Buenos Aires).

Pour répondre à une situation économique délicate (inflation de 28%, chute des réserves de change), Mme Kirchner a procédé à un important remaniement ministériel en novembre 2013. Les nominations d’un nouveau chef de cabinet des ministres et d’un nouveau ministre de l’économie illustrent la volonté de poursuivre la politique protectionniste mais de manière plus pragmatique. Les autorités argentines manifestent depuis la volonté de normaliser les relations du pays avec les institutions financières internationales.

Alors que Mme Kirchner ne pourra se représenter aux élections présidentielles de 2015, aucun successeur officiel n’a encore été désigné. Malgré la baisse de soutien dans l’opinion depuis 2011, le camp présidentiel pourrait toutefois tirer profit des divisions de l’opposition.


Situation économique

26ème puissance économique mondiale et 3ème d’Amérique latine (après le Brésil et le Mexique), le pays a bénéficié d’une croissance forte et stable (7,5% en moyenne par an de 2003 à 2011), soutenue par la demande du marché brésilien et les exportations de soja (25% des exportations totales). Après le net ralentissement de 2012 (1,5%), le taux de croissance devrait atteindre 3% en 2013. Cette reprise est tirée par la consommation, dont la contribution à la croissance reste néanmoins moindre qu’avant 2012.

La persistance d’une inflation élevée (28% selon les instituts privés) est un problème chronique de l’économie argentine. Elle s’explique en partie par la monétisation du déficit public (2,1% du PIB d’émission en 2013 pour financer le Trésor) et par la politique commerciale protectionniste. Les autorités mettent en place des mesures pour tenter de la contenir : contrôle des prix, gel des tarifs des services publics, limitation des revalorisations des salaires (de l’ordre de 25% par an).

Le manque d’investissements reste également une faiblesse structurelle. L’Argentine a besoin d’infrastructures, notamment dans les transports ou les systèmes de distribution d’eau ou d’électricité, et ne peux donc pas exploiter de manière optimale son important potentiel énergétique. Le déficit énergétique (7 Mds USD en 2013) contribue ainsi à creuser les déséquilibres externes, tout comme la perte de compétitivité de certains secteurs de l’économie (automobile par exemple).

L’effet bénéfique des mesures protectionnistes sur le solde commercial (licences aux importations, contrôle des changes et limitation du rapatriement des dividendes des entreprises pour enrayer la fuite des capitaux…) s’estompe. L’excédent commercial ne suffit plus à financer les déficits et l’Argentine puise dans ses réserves de change depuis 2010 pour honorer sa dette publique. En 2013, celles-ci sont passées de 43,3 à 30,6 Mds USD.

Dans ce contexte, le gouvernement a infléchi la ligne économique suivie jusqu’à présent. Afin d’améliorer l’image de l’Argentine dans les milieux financiers, il a entrepris de normaliser les relations difficiles qu’entretient le pays avec les institutions financières internationales. L’Argentine a notamment exécuté les sentences définitives rendues par le CIRDI et s’est rapprochée du Club de Paris pour le règlement de sa dette auprès de cette structure (10 Mds USD).

Après la déclaration de censure adoptée en février 2013, l’Argentine collabore avec le FMI pour améliorer son indice officiel des prix. Sur la question de la dette, le gouvernement reste en revanche très ferme dans le contentieux qui oppose l’Argentine aux « fonds vautours ».

En janvier 2014, le contrôle des changes a été assoupli pour la thésaurisation et l’épargne, même s’il reste étroitement encadré. La dévaluation de 16% du peso, attribuée par les autorités à des attaques spéculatives, devrait permettre de relancer les exportations et de limiter l’utilisation des réserves de change.


Politique extérieure

L’Argentine, sous les présidences de Nestor puis de Cristina Kirchner, a résolument fait de son rôle en Amérique latine une priorité de politique étrangère et a renforcé ses relations avec ses principaux voisins.

Elle se sent en particulier proche du Brésil, principal partenaire, même si les relations entre les deux grands du sous-continent peuvent parfois se tendre, notamment en matière commerciale. Mme Dilma Rousseff a réservé à Buenos Aires son premier déplacement à l’étranger en février 2011. Les deux pays ont signé des accords de coopération et se sont engagés à maintenir l’Atlantique sud comme zone exempte d’armes nucléaires.

Les relations avec l’Uruguay, bien qu’incontournables, se sont dégradées ces derniers temps (polémique autour des activités d’une usine de pâte à papier). Malgré les difficultés actuelles, l’Argentine accorde une attention particulière au Mercosur, dont elle est l’un des membres fondateurs avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Elle n’hésite pas à l’utiliser comme une tribune politique et à y faire jouer la solidarité régionale.

Buenos Aires adopte traditionnellement des positions proches de celles des pays occidentaux sur des grands dossiers internationaux (non-prolifération, droits de l’Homme, maintien de la paix). Elue au Conseil de sécurité des Nations Unies pour le biennium 2013-2014 et au Conseil des droits de l’Homme, l’Argentine est très attachée au multilatéralisme onusien.

Elle s’engage également en faveur de la défense des droits de l’Homme et promeut avec la France la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, entrée en vigueur en 2010. Elle participe à des opérations de maintien de la paix (Minustah). Buenos Aires accueille depuis 2011 le Centre d’études stratégiques et de défense du Conseil de Défense de l’UNASUR.

Membre du G20 où elle défend une conception sociale des relations économiques et promeut la lutte contre les paradis fiscaux, l’Argentine s’est aussi rapprochée des pays émergents dont elle partage certaines préoccupations (meilleure représentation des émergents dans les institutions internationales).

L’Argentine, après avoir été très proche des Etats-Unis pendant la présidence de Carlos Menem, a adopté des positions plus critiques au cours du mandat de Nestor Kirchner. Ses relations avec Washington peinent à retrouver le niveau atteint dans les années 1990 malgré leur amélioration depuis l’arrivée de Mme Kirchner au pouvoir. Le Président Obama a rencontré la présidente argentine à Washington en avril 2010.

La Présidente a par ailleurs montré la volonté de consolider les relations bilatérales avec des pays européens comme l’Italie, l’Allemagne et la France. Les relations avec Londres sont compliquées par la question des Malouines, sur lesquelles l’Argentine revendique la souveraineté.

Sur le dossier du Proche-Orient, l’Argentine a traditionnellement de bonnes relations avec Israël et a reconnu l’Etat palestinien dès décembre 2010. Elle a condamné le programme nucléaire iranien mais a récemment renoué le dialogue avec Téhéran au sujet de l’enquête relative à l’attentat perpétré en 1994 contre la communauté juive de Buenos Aires.


Mise à jour : 07.02.14

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