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Présentation

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Relations politiques

Les relations politiques sont étroites et denses. Le prince Mitaeb bin Abdallah, chef de la garde nationale, a été reçu par le Président de la République lors d’une visite en France en juin 2012. Le Prince Mohamed bin Nayef, ministre de l’intérieur, a été reçu par le Président de la République le 28 mai 2013. Le Ministre des affaires étrangères, le Prince Saoud al Faysal, a été reçu à trois reprises par son homologue, M Fabius, en 2013 (10 juin, 13 septembre, 11 octobre). Le Ministre de la Santé, M. Abdullah Bin Abdullah Bin Abdulaziz al Rabeeah s’est rendu en visite à Paris du 5 au 7 novembre 2013 et Vice-ministre de l’industrie, M. Walid Abdulkhaled, du 18 au 22 novembre. Le vice-ministre de la défense a été reçu, le 24 mars, par le Ministre des Affaires Etrangères.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg,a effectué deux visites en janvier et mars 2013, et à nouveau les 24 et 25 novembre 2013. Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense s’est rendu à Riyad le 27 janvier 2013, et à Djeddah les 6 et 7 octobre. Mme Conway-Mouret, Ministre déléguée aux Français de l’étranger, a effectué un déplacement dans le pays du 28 au 30 septembre.

Le Président de la République, a effectué, les 29 et 30 décembre derniers, une visite d’Etat dans le Royaume. Cette visite s’est déroulée dans une atmosphère de confiance et de volonté de renforcement de la coopération bilatérale. Nos vues sur la situation régionales sont proches et favorisent les projets économiques entre les deux pays : l’Arabie saoudite se propose d’effectuer des investissements importants en France dans les mois à venir. Plusieurs accords ont été signés : santé, dialogue économique entre entreprises françaises et saoudiennes.

- Site de l’ambassade de France en Arabie Saoudite


Relations économiques


L’Arabie est notre premier partenaire commercial dans le Golfe et le deuxième au Moyen-Orient (8,7Md€ en 2012), derrière la Turquie (12,6 Md€). Le Royaume constitue un marché porteur pour nos entreprises dans la plupart des secteurs. Elles y ont exporté 3,2 Md€ en 2012, ce qui place notre pays au 7e rang des fournisseurs. Notre solde commercial est cependant redevenu négatif pour s’établir à -2,3Md€ en 2012 (-1,4Md€ en 2011), en raison d’une baisse de nos exportations de 21,2% en 2011, principalement due à l’effondrement de nos ventes de matériels aéronautiques, et d’une hausse du prix et du volume de notre consommation de brut en 2011- 2012, suite aux tensions géopolitiques de la région.

Pour la France, au-delà des opportunités dans le secteur pétrolier et parapétrolier, les principales perspectives se situent dans les secteurs des transports ferroviaires urbains et à grande vitesse, le nucléaire civil et la défense (premier client de la France dans ce secteur et l’un des principaux acheteurs mondiaux d’armement).

Par ailleurs, de nombreux secteurs peuvent intéresser les PME, tout particulièrement les biens de consommation (luxe, cosmétiques), l’agro-alimentaire et les équipements de télécommunication. A ce stade cependant, les relations économiques franco-saoudiennes sont ainsi davantage marquées par l’importance de nos investissements (la France est le 3e investisseur étranger en Arabie saoudite avec un stock estimé à 15,3 Md USD fin 2010 selon les statistiques saoudiennes) que de nos échanges.

- http://www.tresor.economie.gouv.fr/…


Coopération culturelle, scientifique et technique

Sur les plans culturel et technique, nous menons en Arabie saoudite une coopération particulièrement dynamique, qui s’efforce de répondre aux priorités du Roi en matière de réforme : l’éducation, la justice, y compris à destination des femmes, et la santé. Elle s’articule autour de trois axes :

  • Formation universitaire, professionnelle et en matière de santé.
  • Amélioration de la gouvernance dans la perspective de la mise en place progressive d’un état de droit.
  • Renforcement de l’influence de la France à travers la coopération éducative, linguistique et culturelle.

Depuis l’accession au trône du Roi Abdallah, le budget consacré à l’enseignement secondaire et universitaire représente un quart des dépenses publiques. La prédominance anglo-saxonne est massive, mais la France est désormais un partenaire reconnu et notre coopération monte progressivement en puissance comme en témoigne la signature de soixante accords de coopération universitaire depuis 2008, notamment dans les secteurs de l’énergie, des nanotechnologies et des biotechnologies.

L’ouverture de l’Université de la Princesse Noura, réservée exclusivement à la formation des femmes, a ouvert la possibilité de nouveaux partenariats, notamment dans le domaine de la formation technique et de l’enseignement professionnel. Des partenariats ont été conclus entre cette Université, le Technical and Vocational Training Center et les universités françaises de Rouen et de Versailles Saint-Quentin dans divers domaines de la formation professionnelle : textile, esthétique, coiffure, photographie, restauration, notamment. Des échanges ont eu lieu avec des IUT, et les enseignements professionnalisant dispensés par l’AFPA.

Les études en France ont une excellente réputation. Actuellement, 1200 étudiants saoudiens suivent des études en France, dans le cadre de l’ambitieux programme de bourses d’études du Roi Abdallah, finançant l’envoi de 130 000 étudiants à l’étranger.

Dans le domaine de la santé, un programme de formation de médecins spécialistes, basé sur un accord intergouvernemental signé en 2011, a permis d’accueillir plusieurs centaines de médecins depuis 2006. Chaque année, 50 médecins sont sélectionnés et suivent une formation linguistique d’un an, avant d’intégrer les CHU français. Près du tiers de ces médecins sont des Saoudiennes.

La justice est l’un des points d’application emblématique de l’effort de réforme engagé par le Roi, dans un secteur sensible, compte tenu de l’influence que continuent d’y exercer les milieux conservateurs. Dans ce contexte, il a été jugé opportun d’engager une coopération dans ce domaine, en signant une déclaration d’intention qui permettrait d’engager des actions de coopération dans les domaines suivants : échanges d’expertise juridique, formation, séminaires, gestion de la magistrature. Ce projet d’accord a été validé côté français par le ministère de la justice et le ministère des Affaires étrangères, la partie saoudienne devant désormais à son tour valider la déclaration d’intention et le programme de coopération.

Un appui aux activités de promotion des droits de l’Homme est assuré. Une attention toute particulière est accordée à la situation des femmes, grâce à une coopération établie en 2010 avec la Princesse Adeelah, fille du Roi, dans les domaines de la santé, du droit et de la participation aux activités municipales, suite à l’éligibilité et au droit de vote des femmes accordés en 2011.

Un accord signé entre l’Institut d’Administration publique et l’ENA en décembre 2010 a déjà permis d’organiser un séminaire et de prévoir la formation de 10 juges administratifs en 2013.


Enseignement du français

L’Alliance Française d’Arabie saoudite a été créée en octobre 2010 pour encadrer les trois centres d’enseignement du français qui existent dans le Royaume, à Riyad, Djeddah, et Khobar. Cette nouvelle organisation donne une meilleure visibilité à l’enseignement du français et permet d’accroître le nombre des apprenants.

L’enseignement du français est également dispensé dans des écoles privées saoudiennes qui souhaitent faire passer à leurs élèves le baccalauréat français. Notre enseignement est bien représenté avec quatre établissements AEFE et MLF qui regroupent plus de 3000 élèves. Au total, ce sont environ 10 000 saoudiens et étrangers qui apprennent le français dans le royaume en 2012.

La King Abdullah University for Science and Technology KAUST- a décidé de développer un enseignement du français professionnel dans le secteur du tourisme, correspondant dès lors au souhait de notre gouvernement de favoriser la diplomatie économique. Enfin, l’Université privée Al-Faysal, créée par les descendants du roi Faysal, a souhaité introduire l’enseignement du français dans son curriculum, suscitant l’engouement immédiat de 110 étudiants dès la rentrée 2013, et ouvrant d’excellentes perspectives de coopération avec la fondation Al-Faysal et les organismes qui en dépendent.


Rayonnement culturel

Dans le domaine culturel, nos activités sont limitées aux enceintes diplomatiques du fait de la censure et de l’interdiction de donner des concerts publics. Il est possible néanmoins, dans ce cadre contraint, d’offrir une programmation variée : concerts, expositions, conférences.
Notre rayonnement est reconnu, comme en témoigne le choix de la France par les autorités saoudiennes pour être le pays invité d’honneur du Salon du Livre de Riyad en mars 2013.

Nos programmes de préservation et de mise en valeur du patrimoine, notamment à Djeddah et à Riyad contribuent également au renforcement de notre influence.Des formations seront lancées en janvier 2014 à destination des personnels de la commission nationale du tourisme et des antiquités en partenariat avec l’Institut National du Patrimoine et le Louvre. Il est prévu également que la France réponde à une demande d’expertise de la commission pour l’aider à structurer son administration et à écrire les lois patrimoniales saoudiennes et les procédures de sauvegarde.


Mise à jour : 25.03.14

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