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Données générales

Données générales

Nom officiel : République d’Angola

Nature du régime : République

Chef de l’Etat : M. José Eduardo Dos Santos, depuis septembre 1979

Données géographiques

Superficie : 1.246.700 km²

Capitale : Luanda

Villes principales : Luanda, Huambo, Benguela, Lobito, Namibe,
Lubango, Cabinda, Malange

Langue officielle : Portugais

Monnaie : Kwanza (1 Kwanza = 0,00798 €)

Fête nationale : 11 novembre

Données démographiques


Population
 : 20,2 millions (INED, 2012)

Croissance démographique
 : 2,9 % (INED 2012)

Densité  : 14,5 h/km² (INED 2012)

Peuples : Ovimbundu (37%), Kimbundu (24%), Bakongo (13,2%), Lunda-Tchokwe (5,4%), Nyaneka-Humbé (5,4%), Ngangela (5%)

Espérance de vie : 51,5 ans (INED, 2012)

Taux d’alphabétisation  : 70,1% (PNUD 2011)

Religion(s)  : chrétiens (90 %), croyances traditionnelles (10%)

IDH : 148e sur 187 (PNUD, 2011)

Données économiques

PIB (2011)  : 104 MdUSD (Direction générale du Trésor, 2012)

PIB par habitant (2011)  : 5 314 USD (DGT, 2012)

Taux de croissance : 3,6 % en 2011, estimé à 6,8 % pour 2012 (DGT, 2012)

Taux d’inflation  : 13,5 % en 2011, estimé à 10 % en 2012 (DGT 2012)

Solde budgétaire  : 4,5 % (DGT, 2012)

Balance commerciale 2012 : estimée à 49,5 MdUSD (DGT, 2012)

Principaux clients  : Chine (37,7 %), Etats-Unis (31,9 %), France (6,9 %) (DGT, 2012)

Principaux fournisseurs  : Portugal (17,8 %), Chine (15,8 %), Etats-Unis (11,4 %) (DGT, 2012)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (DGT, 2012) :

- industrie : 64,6% (dont 40% pétrole et produits raffinés)
- services : 24 %
- agriculture : 11,4 %

Production pétrolière  : 1,8 M barils/jour

Exportations françaises vers l’Angola : 584 M€ (DGT, 2012)

Importations françaises de l’Angola  : 1,3 Md€ (DGT, 2012)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Données consulaires

Consulat de France : Section consulaire près notre Ambassade à Luanda

Communauté française en Angola : 2450 personnes (2221 immatriculés au 31/11/12 - Consulat)

Communauté angolaise en France  : 9125 Angolais (estimation de l’Ambassade d’Angola à Paris (février 2010)

Géographie

D’une superficie d’1 246 700 km², l’Angola a pour pays limitrophes la République du Congo au nord, la République démocratique du Congo au nord-est, la Zambie au sud-est et la Namibie au sud. L’exclave de Cabinda, territoire de 7 300 km² pour environ 600 000 habitants, est quant à elle située entre la République du Congo et la République démocratique du Congo, avec une façade maritime de 60 km.

L’Angola se distingue par sa forte amplitude thermique d’une région à l’autre (l’Angola compte 18 provinces au total). Si le Nord (notamment Cabinda) connaît de fortes précipitations interrompues par une saison sèche qui s’étend de juin à septembre, les régions du Sud sont majoritairement sèches voire désertiques, à l’exception du plateau de Huambo.

Histoire

La découverte de l’Angola par les Européens est attribuée à l’explorateur portugais Diego Cão qui atteint le Cap du Loup en 1482, à l’embouchure du fleuve Congo. Les Portugais nouent des relations avec les Bakongos, les incitant à capturer des esclaves en échange d‘armes à feu ou de produits manufacturés. Plusieurs comptoirs négriers sont érigés, notamment à Luanda et Benguela. Après une période de domination espagnole à partir de 1618, puis hollandaise à partir de 1630, les Portugais parviennent à affirmer de nouveau leur souveraineté sur les côtes angolaises en 1650.

Revendiqué officiellement comme une colonie portugaise en 1886, l’Angola devient en 1951 une province d’outre-mer du Portugal. L’indépendance n’est obtenue qu’en 1975, à l’issue de la « Révolution des œillets » au Portugal. La lutte pour l’indépendance, à partir de 1961, avait donné naissance à trois mouvements principaux en désaccord sur le partage du pouvoir : le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l’Angola - 1956) d’António Agostinho Neto, l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola - 1966) de Jonas Savimbi, et le FNLA (Front national pour la libération de l’Angola - 1962) de Holden Roberto.

En dépit des accords d’Alvor prévoyant la mise en place d’un gouvernement quadripartite (Portugal, MPLA, UNITA, FNLA), la transition de l’Angola vers l’indépendance est rapidement minée par des rivalités entre mouvements d’opposition. Durant l’été 1975, le MPLA expulse les deux autres mouvements de la capitale et des principales villes. Tandis que les colons repartent vers Lisbonne, António Agostinho Neto proclame l’indépendance de la République populaire de l’Angola le 11 novembre 1975. Il obtient la reconnaissance internationale et l’Angola est admis au sein de l’ONU.

L’Angola s’enfonçe aussitôt dans une première guerre civile, opposant les partisans du MPLA (soutenu par l’URSS et Cuba) à ceux de l’UNITA (soutenu par l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et le Royaume Uni). A la mort d’António Agostinho Neto en 1979, les fonctions de chef d’Etat reviennent au numéro deux du MPLA, José Eduardo dos Santos. En décembre 1988, au quartier général de l’ONU à New York, l’Afrique du Sud, l’Angola et Cuba signent le traité de New York. Cet accord prévoit le retrait des troupes cubaines en échange de l’indépendance de la Namibie.

Des accords de paix (Estoril, Bicesse) sont finalement signés entre le MPLA et l’UNITA en 1991, après l’abandon de la doctrine marxiste par le MPLA et la promesse d’élections libres. Cependant, les élections nationales de 1992, favorables au MPLA de dos Santos, sont contestées par Jonas Savimbi, leader de l’UNITA, qui décide de reprendre la lutte armée.

En février 2002, Jonas Savimbi est tué lors d’une offensive menée par les forces gouvernementales. Profondément affaiblie, tant par la mort de son leader que par les sanctions décrétées par l’ONU, l’UNITA négocie les conditions de sa reddition. Un accord de cessez-le-feu est ainsi signé à Luanda le 4 avril 2002, entre l’armée gouvernementale et les forces de l’UNITA, mettant fin à 27 ans de guerre civile (1975-2002).

Dès 2002, l’Etat angolais lance un vaste programme de reconstruction des infrastructures (routes, ponts, aéroports, chemins de fer). Grâce notamment à ses exportations d’hydrocarbures, l’Angola connaît un véritable essor économique (taux de croissance à deux chiffres), qui lui permet de tourner définitivement la page des années de guerre civile.

Politique intérieure

Après 27 ans de guerre civile, l’Angola a retrouvé la paix avec l’accord de cessez-le-feu de Luanda du 4 avril 2002. Des tensions et des troubles sporadiques persistent cependant dans l’enclave de Cabinda entre les forces gouvernementales et les mouvements indépendantistes malgré la signature, le 1er août 2006, d’un mémorandum d’entente pour la paix et la réconciliation dans la province de Cabinda.

Depuis l’indépendance, le pays est dirigé par la Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), d’origine marxiste. Le président José Eduardo dos Santos a succédé au président Agostinho Neto en septembre 1979.

Le principal parti d’opposition, l’UNITA, a obtenu en décembre 2002 la levée des sanctions à son encontre par le Conseil de sécurité. Le parti s’est orienté dans une démarche pacifique et démocratique depuis la fin de la guerre civile. Isaïas Samakuva, président du parti depuis juin 2003, a été réélu en 2007 puis en décembre 2011.

Approuvée début 2010, une nouvelle Constitution est entrée en vigueur le 5 février 2010.

Le 31 août 2012, les premières élections générales (législatives et présidentielles) abouties depuis l’indépendance ont pour effet de reconduire le président dos Santos à la tête de l’Etat (71,8 % des suffrages exprimés). L’UNITA d’Isaias Samakuva et la CASA-CE (Large convergence pour le salut de l’Angola) d’Abel Chivukuvuku obtiennent respectivement 18,7 % et 6 %. Manuel Vicente, ancien PDG de la Sonangol (compagnie pétrolière nationale), devient vice-président.

La situation humanitaire et sociale reste très précaire : 68,2% de la population disposent de moins de 2 USD par jour, le taux de chômage atteint 60 %, la capitale Luanda rencontre les problèmes liés à une croissance démographique effrénée (bidonvilles, insécurité, accès limité à l’eau courante). Pour lutter contre les inégalités persistantes, le gouvernement angolais a indiqué qu’il consacrerait désormais plus de moyens aux questions sociales, notamment à la construction de logements sociaux. Dans les budgets 2011 et 2012, plus d’un tiers du budget était consacré aux dépenses sociales (protection sociale, éducation, habitat, santé).

Situation économique et financière

L’Angola dispose d’un potentiel économique exceptionnel : pétrole et gaz, diamants, nombreuses autres ressources minérales (notamment fer, cuivre, manganèse, phosphates, uranium), hydroélectricité, agriculture, pêche.

Depuis le retour de la paix en 2002, le pays s’est lancé dans un vaste programme de reconstruction des infrastructures (routes, chemin de fer, aéroport, hôpitaux, logements, hôtels, édifices publics …), la guerre civile ayant détruit la plupart. Cette reconstruction est financée grâce aux ressources générées provenant du pétrole (40 % du PIB, 2/3 des recettes de l’Etat) et du diamant (5e rang mondial). Le pays cherche désormais à diversifier son économie afin de réduire sa dépendance au pétrole (96% des recettes d’exportations).

Le pays a connu pendant plusieurs années un taux de croissance à deux chiffres (24,4 % en 2007, 16% en 2008). Après le ralentissement lié à la crise mondiale, la reprise entamée en 2010 devrait se poursuivre grâce à l’évolution favorable des cours pétroliers : on estime à 6,8 % le taux de croissance pour 2012.

Par ailleurs, l’Etat angolais est parvenu à réduire de manière significative son endettement, qui est passé de 73% du PIB en 2003 à 25% en 2011. Le pays a regagné la confiance de la communauté financière en janvier 2008, par le règlement de sa dette publique avec le Club de Paris (accord signé le 20 décembre 2007).

L’Angola a eu recours à des emprunts commerciaux gagés sur le pétrole, notamment auprès de la Chine, mais s’oriente désormais vers des crédits plus classiques (chinois, brésiliens, allemands, portugais …). Le projet d’ouverture d’une bourse des valeurs à Luanda a été retardé du fait de la crise financière mondiale, mais les agences de notation pour la première fois noté l’Angola en mai 2010.

L’Angola a adhéré au processus de Kimberley sur le contrôle de la commercialisation des diamants et est à l’initiative de la création, en 2006, de l’Association des pays africains producteurs de diamants (ADPA), dont il accueille le siège.

L’Union européenne est l’un des principaux bailleurs de fonds de l’Angola (65% de l’aide internationale). Le nouveau Document de stratégie pays (DSP 2008-2013) est doté d’une enveloppe de 173 M€, répartie sur les secteurs de concentration suivants : la gouvernance et la prévention des conflits. Des interventions sont aussi prévues dans les secteurs du développement rural, de l’eau, de l’emploi et de la cohésion sociale, de la santé et de l’éducation, ainsi que de l’intégration économique régionale, en lien avec la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE).

Politique extérieure

L’Angola maintient une présence encore discrète dans les instances régionales et internationales mais compte jouer un rôle croissant sur le continent africain (il a été élu en janvier 2012 au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour deux ans). Ses priorités sont le maintien de la stabilité régionale et la sécurité de sa frontière septentrionale (Congo, RDC).

L’Angola souhaite affirmer sa présence dans le golfe de Guinée. Il a pris en novembre 2008 pour deux ans la présidence de la Commission du golfe de Guinée (CGG), dont il accueille le siège.

L’Angola est membre de la Conférence internationale pour la paix et la sécurité dans la région des grands lacs, de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dont il a assuré la présidence jusqu’en août 2012.

Outre une coopération étroite avec le Portugal et le Brésil, l’Angola joue un rôle important au sein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), organisation lusophone dont il a assuré la présidence de juillet 2010 à juillet 2012. En Afrique de l’Ouest, l’Angola entretient des relations développées avec la Guinée Bissau où il a mis en œuvre de mars 2011 à juin 2012 une coopération militaire bilatérale pour appuyer la réforme dans le secteur de la défense et de la sécurité.

Les Etats-Unis sont un partenaire économique majeur de l’Angola. Une grande partie du pétrole angolais est extraite par les compagnies américaines (54%) et exportée aux Etats-Unis. Ils souhaitent entamer un nouveau dialogue de partenariat stratégique avec l’Angola, comme annoncé lors de la visite de H. Clinton en Angola le 9-10 août 2009 et ont signé dans cette optique un memorandum of understanding le 8 juillet 2010 avec les autorités angolaises.

L’Angola entretient des relations anciennes et privilégiées avec la Russie : la coopération bilatérale s’accroît entre les deux pays et recouvre de nombreux secteurs d’activité (pétrole, gaz, diamants, défense).

Les rapports avec l’Afrique du Sud se sont améliorés avec l’élection de Jacob Zuma. Ce dernier a effectué la première visite bilatérale de son mandat en Angola, en août 2009. Le président dos Santos s’est quant à lui rendu en Afrique du Sud en décembre 2010.

L’Angola développe depuis plusieurs années ses relations avec l’Asie et notamment avec la Chine, qui a octroyé plusieurs prêts à Luanda gagés sur les ressources pétrolières. La Chine est le 2e partenaire de l’Angola (derrière le Portugal) et l’Angola le premier partenaire de la Chine en Afrique.

Fin mars 2009, le Pape Benoît XVI a effectué un voyage en Angola (seconde visite d’un pape en Angola) à l’occasion du 500e anniversaire de l’évangélisation du pays.

L’Angola a organisé en janvier 2010 la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Mise à jour : 29.11.12

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