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Relations politiques et dernières visites

L’Angola et la France entretiennent un dialogue politique soutenu, notamment sur les questions de sécurité régionale (région des grands lacs, golfe de Guinée, Guiné-Bissao, Madagascar, Soudans, Sahel). Les deux pays partagent de nombreux intérêts économiques et ont développé une coopération dense, en particulier dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Nicolas Sarkozy s’était rendu à Luanda le 23 mai 2008. Cette visite avait été précédée de celle de M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie le 15 novembre 2007. Placée sous le signe de retour de la confiance mutuelle, la visite présidentielle fut l’occasion d’un entretien approfondi entre les deux chefs d’Etat qui s’étaient engagés à mener des concertations régulières sur les questions internationales, notamment africaines.

En 2009, Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, avait participé au premier Forum des affaires franco-angolais, organisé à Luanda du 26 au 28 mai.

Outre la participation de la ministre angolaise de l’Environnement, Mme Fatima Monteiro Jardim, au 6e Forum mondial de l’eau à Marseille (11-17 mars 2012), le ministre des Affaires étrangères angolais, M. Georges Rebelo Pinto Chikoti, est venu en visite à Paris du 21 au 23 mars 2012. Cette visite a permis de consolider la relation entre la France et l’Angola en évoquant de nombreux domaines de partenariat (dialogue politique, coopération économique, affaires consulaires).

Relations économiques

Les échanges franco-angolais sont en augmentation constante depuis la fin de la guerre civile.

Les exportations françaises ont augmenté globalement de 113 % sur la période 2005-2010, pour atteindre 584 M€ en 2011. Elles sont essentiellement composées d’équipements destinés à un usage pétrolier, mais se diversifient (agroalimentaire, santé, automobile, biens de consommation).

Evaluées à 1,3 Md€, les importations françaises sont constituées quasi-exclusivement de produits pétroliers. L’Angola est ainsi le deuxième fournisseur de pétrole de la France en Afrique sub-saharienne, juste derrière le Nigéria.

Environ 70 entreprises françaises sont établies en Angola, principalement dans le secteur pétrolier et parapétrolier. Total produit ainsi 1/3 (plus de 600 000 barils/jour) de la production angolaise. Les investissements français sont principalement le fait de Total (environ 1 MdUSD/an). Total devrait prochainement devenir le premier opérateur pétrolier en Angola (devant l’américain Chevron) grâce au lancement de son projet Pazflor.

Sous l’impulsion de la visite présidentielle du 23 mai 2008, le projet d’accord sur la protection réciproque des investissements, soumis aux Angolais en 2002, a pu être signé le 24 juin 2008 à Paris.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La France apporte un appui aux institutions angolaises avec deux postes d’assistants techniques couvrant essentiellement le secteur de l’enseignement supérieur

En marge de la visite présidentielle du 23 mai 2008, deux accords bilatéraux de coopération dans les domaines de l’eau et de la santé ont été signés, ainsi que les conventions de financement pour deux importants projets en Fonds de solidarité prioritaire (FSP). L’un concerne un projet d’appui au développement de l’enseignement de la langue française (ADELFA), pour un montant 840 000 euros. L’autre FSP est un projet d’appui à la structuration et à la création des formations technologiques dans l’enseignement supérieur public angolais (ANGOSUP), à hauteur d’1,7 M€. Il comprend notamment la création d’un Institut supérieur de technologie alimentaire à Malanje.

La France dispose en Angola d’un réseau de trois Alliances françaises autonomes (Luanda, Lubango, Cabinda).

En mars et avril 2012, deux conventions « Quai d’Orsay – entreprises » ont été respectivement signées avec les groupes Total et Schlumberger. Ces conventions ont permis à sept étudiants de bénéficier d’une bourse d’études dans un IUT français, pour une durée de deux ans.

Mise à jour : 29.11.12

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