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Présentation d’Andorre

Présentation

Données géographiques

Nom officiel : principauté d’Andorre
Nature du régime : co-principauté parlementaire
Chef du Gouvernement : M. Antoni MARTI PETIT

Données géographiques

Superficie : 462 km²
Capitale : Andorre-la-Vieille
Villes principales : Canillo, Encamp, Ordino, La Massana, Sant Julia de Loria, Escaldes Engordany
Langue officielle : le catalan
Monnaie : euro
Fêtes nationales : 8 septembre, fête de la Vierge de Meritxell et 14 mars, jour de la Constitution

Données démographiques (2014)

Population : 76 570 habitants dont 50 % d’Andorrans, 25 % d’Espagnols, 13 % de Portugais, 4% de Français, et 8% autres
Communauté française : 4204

Données économiques

PIB (2014) : 2,447 milliards d’euros (estimation)
PIB par habitant (2014) : 34.974 €
Taux de croissance (2014) : +0,2%
Taux d’inflation (2014) : 0 %
Dette publique : 914 M €, soit environ 40 % du PIB estimé
Déficit budgétaire : 5 M € (2014)

Politique intérieure

Les élections législatives du 1er mars 2015 ont permis au gouvernement sortant de conserver la majorité absolue, mais avec un seul siège de majorité (contre 7 auparavant).. Avec 37% des voix, la coalition de la droite andorrane les « Démocrates pour Andorre » (conduite par le chef du gouvernement sortant, M. Antoni Marti) a obtenu 15 des 28 sièges que compte le parlement. Les Libéraux d’Andorre avec 27,7 % - 4 sièges, le parti socialiste et les Verts, avec 23,5%- 3 sièges et la liste Social-Démocratie Progrès avec 11,7 % - 2 sièges.

M. Marti et ses colistiers n’ont pas bénéficié de la prime au sortant mais semblent, au contraire, avoir fait les frais auprès d’une partie de l’électorat de la mise en œuvre d’une politique de transparence, d’ouverture à l’Europe et de redressement (fiscalité nouvelle, révision du régime de retraites de la fonction publique,…). Les Libéraux, quant à eux, absents sous cette étiquette depuis deux scrutins (en 2009 ils étaient regroupés dans une coalition réformiste et en 2011 englobés dans DA) représentent désormais, avec 8 sièges, le deuxième groupe politique du Parlement.

Pour son second et dernier mandat M. Marti bénéficiera d’une très courte majorité.

Devant lui : l’ouverture de la négociation avec l’UE ; la poursuite des réformes et la redéfinition des compétences et des ressources financières entre l’Etat et les 7 communes, avec la perspective des élections municipales en novembre prochain.

Situation économique

La principauté d’Andorre est un pays prospère qui enregistrait en 2014 un PIB de 2,4Md€ et un PIB par habitant de 34 974€. Standard and Poor’s, dans un rapport du 3 octobre 2014, a cependant décidé d’abaisser la note à long terme d’Andorre de A- à BBB+, estimant qu’en dépit de signes de reprise modeste l’économie du pays pourrait pâtir de la stratégie d’expansion internationale des banques. Elle a maintenu la note à court terme à A-2.

Environ les 2/3 de la population andorrane active vit des activités du commerce, du tourisme et des services.

Très dépendante de l’extérieur, et en particulier de ses voisins espagnols et français, la principauté n’a cependant pas été épargnée par les retombées d’une crise qui touche le monde entier. Elles ont accentué le ralentissement économique dans le commerce, la banque, la construction et même le tourisme. A cela s’ajoute un endettement public à 40 % du PIB en 2014). Les principaux partenaires commerciaux d’Andorre sont les Etats membres de l´Union européenne, avec qui la principauté réalise plus de 95 % de ses exportations. La provenance des importations sont à plus de 90 %, européenne.

Sur le plan fiscal, après la signature, en 2009 et 2010, de vingt accords relatifs à l’échange de renseignements en matière fiscale, avec notamment, la France, l’Espagne, l’Australie, l’Allemagne, et les Etats-Unis, Andorre est sortie de la liste grise des paradis fiscaux non coopératifs de l’OCDE, qui exige pour cela la conclusion d’un minimum de douze accords.

Par ailleurs, la Principauté d’Andorre qui se distinguait jusque fin 2010 par un système fiscal où il n’existait pas de système d’imposition directe sur le revenu des personnes physiques, sur les bénéfices commerciaux, ni sur le patrimoine, s’est dotée d’un cadre fiscal plus moderne. La Principauté a introduit, fin 2010, une fiscalité directe (sur les bénéfices des sociétés, les revenus des activités économiques et l’ensemble des revenus des non-résidents). Cette législation s’est appliquée à compter du 1er janvier 2012. Une loi relative à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), à un taux de 4,5 % est entrée en vigueur le 1er janvier 2013. Enfin a été introduit, en 2015, un impôt sur les revenus des personnes physiques (avec un taux unique fixé à 10%).

Les autorités andorranes ont décidé d’ouvrir sans restriction leurs frontières économiques. Dans ce contexte, le parlement a voté, le 18 juillet 2012, une « loi sur le capital étranger » indiquant que 100 % du capital des sociétés commerciales peuvent désormais être détenus par une société ou un ressortissant étranger. Pour encourager l’installation d’entreprises exportatrices en Andorre, les autorités ont négocié des accords de non-double imposition avec leurs principaux partenaires. Celui avec la France, a été voté par le Parlement le 3 mars 2015.

La Principauté d’Andorre a signé le 5 novembre 2013, une convention multilatérale de l’OCDE portant sur l’assistance mutuelle dans la lutte contre la fraude fiscale internationale. Andorre devient ainsi le 60e signataire de ce texte, que le micro-Etat doit encore ratifier. La "Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale", renforce la coopération entre les administrations des pays signataires, lesquelles s’engagent à échanger leurs informations ou encore à organiser des contrôles simultanés.

Politique extérieure

La principauté a établi des relations diplomatiques avec 129 Etats. Elle a signé en 1993 avec la France et l’Espagne un traité tripartite qui lui apporte une garantie en cas de menace ou de violation de sa souveraineté ou de l’intégrité de son territoire, ainsi que la faculté de se faire représenter auprès de pays tiers par la France ou l’Espagne.

La principauté, dont le catalan est la seule langue officielle (et où le français serait en relatif recul), est membre de la Francophonie multilatérale depuis 2006. L’adhésion parallèle d’Andorre à l’OIF, au Sommets ibéro-américains (SEGIB) et à l’Union latine témoigne de son engagement en faveur de la diversité culturelle et linguistique.

Le 28 juillet 1993 Andorre est devenue le 184ème Etat membre des Nations unies. Membre du groupe géographique WEOG (Europe occidentale et autres Etats), le pays apporte sa voix à la France dans les élections des différents organes du système des Nations Unies.

Andorre a eu pour la première fois la présidence d’une organisation internationale puisqu’elle a présidé du 9 novembre 2012 au 31 mai 2013, le conseil de l’Europe. Elle a essentiellement axé les priorités de sa présidence sur la promotion et la défense des droits de l’homme.

La principauté d’Andorre soutient en général la position de la France dans les instances internationales, sauf quand elle entre en conflit avec la position de l’Espagne, auquel cas les autorités andorranes préfèrent s’abstenir. A noter que le gouvernement d’Antoni Marti a donné des signes tangibles de sa volonté de s’affranchir d’une certaine manière de l’influence tutélaire de l’Espagne. C’est ainsi qu’en juin 2011, il a décidé de reconnaître le Kosovo, faisant le choix de s’aligner sur la position française plutôt que sur la position espagnole.

Mise à jour : 15.04.15

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