Présentation
Données générales
Nom officiel : République fédérale d’Allemagne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Joachim Gauck
Chef du gouvernement : Mme Angela Merkel
Données géographiques
Superficie : 357027 Km²
Population : 81.959.000 (2012)
Capitale : Berlin
Villes principales : Hambourg, Munich, Cologne, Francfort/Main, Essen, Dortmund, Stuttgart, Dusseldorf, Hanovre, Nuremberg, Dresde, Leipzig
Langue officielle : allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 octobre
Données démographiques
PIB : 2.570,8 Mds € (2010)PIB par habitant : 31.500 € (2010)
Taux de croissance : +3,6% (2010) ; +3,1% (2011) ; prévisions 2012 : + 0,9 % ; 2013 : + 2 %.
Taux de chômage : 7,1 %(2011) ; prévisions 2012 : 6,8 % et 2013 : 6,2%
Taux d’inflation : + 2,3 % (2011)
Solde budgétaire : -1,0% du PIB (2011 ;en 2010 : - 3,7 %).
Endettement public : 81,7 % du PIB ; prévisions 2012 : 82% et 2015 : 76% (2011)
Balance commerciale : +158 Mds € (2011 ; en 2010 : + 153,3 Mds €)
Principaux clients : France (9,4 %), Etats-Unis (6,8 %), Pays-Bas (6,5 %) (2011)
Principaux fournisseurs : Chine (9,5%), Pays-Bas (8,53 %), France (7,6 %), Belgique (6,5 %) (2011)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 0,9 %
industrie : 27,8 %
tertiaire : 71,2 %
Exportations de la France versl’Allemagne : 69,1 Mds € (2011)
Importations françaises en provenance d’Allemagne : 85,2 Mds € (2011)
Solde : - 15,5 Mds €
Consulats généraux de France : Dusseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Sarrebruck, Stuttgart
Communauté française enAllemagne : + de 155.000 personnes dont 106.842 inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2008.
Communautéallemande en France : N.C
Politique intérieure
Les partis politiques allemands
La vie politique allemande est traditionnellement dominée par deux grands mouvements, la CDU-CSU (l’union démocrate-chrétienne de Mme Merkel et son alliée bavaroise, l’union sociale chrétienne) et le SPD (parti social-démocrate). Deux partis au poids électoral plus modeste s’associent le plus souvent aux coalitions gouvernementales : les Verts (écologistes) et le FDP (libéraux). Die Linke (parti de la gauche) ne participe qu’à des alliances au niveau local ou régional. Créé en 2006, le parti alternatif « des Pirates », qui prône une libéralisation d’Internet et une démocratie participative, est crédité de taux d’intention de votes non négligeables (autour de 6%), mais il n’a encore jamais participé à une coalition.
Ces alliances parlementaires peuvent être dissymétriques entre les différents Länder, et avec le niveau national.
Depuis 2009, une coalition « noire-jaune » (conservateurs et libéraux) au pouvoir.
Après quatre années de gouvernement de « grande coalition » (CDU-CSU/SPD), les élections législatives nationales du 27 septembre 2009 ont donné la victoire aux conservateurs et aux libéraux. Les résultats des élections ont été les suivants : CDU-CSU (33,8 %, 239 sièges), SPD (23 %, 146 sièges), FDP (14,6 %, 93 sièges), Die Linke (11,9 %, 76 sièges), Verts (10,7 %, 68 sièges). La chancelière sortante, Mme Angela Merkel, a pu constituer un gouvernement « noir-jaune » entre la CDU/CSU et les libéraux, qui dispose d’une majorité de 332 voix sur 622 députés au Bundestag. Celui-ci a réélu Mme Merkel chancelière le 28 octobre 2009 et le gouvernement a prêté serment le même jour devant le Président fédéral.
Conclu pour la durée de la législature, le « contrat de coalition » entre la CDU/CSU et le FDP, détaille les principales dispositions suivantes :
baisses d’impôts et réforme structurelle de l’impôt sur le revenu tout en respectant la limite fixée par la Loi fondamentale aux déficits et à l’endettement publics (« Schuldenbremse ») ;
réforme de l’assurance-maladie sur la base d’un découplage des cotisations patronales et salariales et introduction d’une part de capitalisation dans l’assurance-dépendance ;
hausse des dépenses en matière de recherche et de formation (afin d’atteindre 10% du PIB en 2013) ;
renforcement de la concurrence sur le marché de l’énergie, prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires ;
politique familiale active pour concilier vie familiale et professionnelle.
Principaux événements sur la scène politique allemande
a. Les années 2011 et 2012 ont a été marquées par la tenue de neuf scrutins régionaux. La CDU a perdu la direction de quatre Länder (Hambourg, Bade-Wurtemberg, Schleswig-Holstein et Rhénanie du Nord-Westphalie) et le FDP n’est plus représenté dans 5 parlements régionaux (Saxe-Anhalt ; Rhénanie-Palatinat ; Brême ; Mecklembourg-Poméranie-Antérieure ; Berlin).
Le SPD et les Verts sont sortis renforcés de ces scrutins. Lors du scrutin du 27 mars 2011 dans le Bade-Wurtemberg, les Verts et leur candidat W. Kretschmann ont pris, pour la première fois de leur histoire, la tête d’un Land, dirigé depuis 1953 par la CDU. Après sa victoire en Rhénanie du Nord-Westphalie le 13 mai 2012, le SPD a également connu une remontée sur la CDU et les libéraux dans les sondages.
Le prochain scrutin régional aura lieu en janvier 2013, en Basse-Saxe (Land actuellement détenu par la CDU, mais qui fût celui de l’ancien Chancelier G. Schröder). Les élections législatives fédérales se tiendront en septembre 2013.
A la suite à la démission de Christian Wulff, impliqué dans plusieurs scandales financiers, c’est l’indépendant Joachim Gauck, ancien pasteur luthérien et l’une des principales figures du mouvement d’opposition de l’ancienne RDA, qui a été élu Président fédéral le 18 mars 2012. Figure protocolaire, le chef de l’Etat joue un rôle de représentation et d’influence, mais n’a pas de pouvoir exécutif.
b. Depuis 2010, la crise de la dette souveraine des Etats a suscité un vigoureux débat sur l’avenir de l’Europe.
Pour faire face aux turbulences qui pèsent sur la zone euro, les autorités allemandes ont prôné des modifications des traités dans le sens d’une plus grande convergence des politiques économiques, budgétaires et fiscales et de la création de mécanismes de sanctions automatiques pour les Etats ne respectant par les règles du pacte de stabilité. De même, deux principes guident son approche du rôle de la BCE : l’indépendance de cette dernière et le refus de toute mutualisation des dettes européennes. L’Allemagne est également favorable à un renforcement de l’intégration politique, préalable indispensable à la création de nouveaux mécanismes de solidarité européens.
c. La catastrophe de Fukushimaau Japonet l’hostilité grandissante de l’opinion allemande vis-à-vis dunucléaire ont provoqué un changement de cap dans la politique énergétique du gouvernement allemand.Quelques mois après avoir décidé une extension dedouzeans en moyenne de la durée d’exploitation de 17 réacteurs nucléaires, Angela Merkelafait adopter parle Bundestag, le 30 juin 2011, une loi qui prévoit l’abandon définitif du nucléaire à l’horizon2022 (huit réacteursont été arrêtés à l’été 2011) et un développement très important des énergies renouvelables (installations solaires et éoliennes, centrales au gaz ou au charbon). Cette transition nécessite donc des investissements lourds (notamment pour le transport de l’électricité), dont le développement est source de débats en Allemagne. Les enjeux économiques, techniques et sociétaux sont extrêmement complexes, notamment dans le contexte financier actuel qui limite les marges de financement des grands projets d’infrastructures.
d. Thomas de Maizière (CDU) a engagé en 2011 une importante réforme de la Bundeswehr, qui sera réorganisée en armée professionnelle avec diminution d’un tiers des effectifs (160000 hommes) et un budget en baisse : actuellement à 31,5 Mds € (1,26 % du PIB), le plan de réduction annuel prévoit des économies de 400 à 500 M € par an sur la période 2013-2015. La nouvelle planification obéit à deux objectifs : « priorité aux interventions », et « atteindre la structure cible le plus rapidement possible ». 2012 a marqué le début de sa mise en œuvre concrète, selon la ligne tracée par une feuille de routeréorganisant à la fois les instances dirigeantes de la Bundeswehret les domaines techniques. Le retrait d’Afghanistan est programmé en concertation avec les Alliés.
Situation économique
Si l’Allemagne a été touchée de plein fouet par la crise économique et financière internationale (notamment les secteurs-phares de l’automobile et de la machine-outil), et a connu un fort recul de son commerce extérieur en 2008 et 2009, la reprise est solide depuis 2010.
L’économie allemande a enregistré une croissance de + 3,5 % en 2010, un record depuis la réunification. En 2011, l’économie allemande a généré une croissance de 2,9 %. Celle-ci repose désormais majoritairement sur la demande intérieure (consommation des ménages et, dans une moindre mesure, investissements des entreprises), du fait de l’amélioration de la situation des ménages en termes de revenus et d’emploi.
Parallèlement, l’excédent commercial de l’Allemagne a atteint 158 Mds €, également un record.
La reprise de la croissance a entraîné une baisse continue du taux de chômage, qui a atteint son niveau le plus bas depuis la réunification (taux moyen de 7,1% en 2011 ; prévision gouvernementale de 6,8 % pour 2012 et 6,2 % pour 2013), sous la barre des 3 millions de chômeurs. Certaines régions, dans le Sud, sont en situation de plein-emploi.
Ces résultats permettent une réduction sensible du déficit public et de se conformer ainsi au Pacte de stabilité et à la limite constitutionnelle à l’endettement public structurel, fixée à 0,35 % du PIB pour le gouvernement fédéral, et contraignante à compter de 2016. Alors qu’il s’établissait à 3,3 % du PIB en 2010, il est descendu à 1 % en 2011, niveau qui devrait baisser à 0,6 % en 2012 et 0,2 % en 2013. Mais l’Allemagne reste fortement endettée, à hauteur de 81,7% de son PIB (en 2011 ; prévisions pour 2012 : 82%), même si ses excédents primaires devraient lui permettre de ramener sa dette à 76 % PIB en 2015.
Dans ce contexte, le ministre des Finances, M. Schäuble a accepté une augmentation salariale dans la fonction publique et une inflation supérieures à celles des autres pays européens ; pour le secteur privé, la revalorisation des salaires dans l’industrie atteindra 4,5% (mais il n’existe toujours pas de salaire minimum national).
Politique extérieure
Depuis l’arrivée au pouvoir d’une génération née après 1945, l’Allemagne se montre plus active sur la scène internationale, tant en Europe (y compris avec des Etats non membres de l’UE), que dans d’autres zones géopolitiques. Sur le plan militaire, elle participe à des opérations menées dans le cadre de l’ONU, de l’OTAN et de l’Union européenne (lutte contre la piraterie dans l’Océan Indien, contrôle de trafics en Méditerranée orientale, Afghanistan, Balkans). Tout en rappelant les responsabilités liées au passé, les dirigeants du pays sont soucieux de lui donner une place à la mesure de son poids économique et de son influence politique.
Dirigée par Guido Westerwelle (FDP) depuis 2009, mais très influencée par la chancellerie, la diplomatie présente une continuité dans son engagement en faveur de l’intégration européenne et du partenariat transatlantique. La fermeté sur l’Etat de droit et le respect des droits de l’Homme (vis-à-vis de l’allié américain comme de la Russie et de la Chine), exprimée notamment par Mme Merkel, constitue une caractéristique forte du « message international » de la RFA. Le ministre Guido Westerwelle inscrit lui aussi son action dans ce sens, sans négliger pour autant la promotion des exportations du pays.
Traditionnellement liée à l’Amérique du Sud, l’Allemagne montre un intérêt croissant pour les pays du sud de la Méditerranée et le monde arabe. Elle y mène une action axée sur la conditionnalité politique, tout en poussant à un renforcement des liens économiques et de la présence de ses entreprises.
L’Allemagne et le « printemps arabe »
Face aux mouvements dans le monde arabe, l’Allemagne s’est initialement positionnée de manière dynamique pour accompagner les processus de transformation : M.Westerwelle s’est rendu à plusieurs reprises en Tunisie et en Egypte pour marquer son soutien aux processus de transition. En février 2011, M. Westerwelle a proposé à l’Egypte « un partenariat pour la transformation afin de renforcer la société civile et les institutions démocratiques ». En matière de coopération économique avec les pays de la Méditérranée, il incite l’UE àouvrir son marché aux produits de toute l’Afrique du Nord, pour aider le processus démocratique (cf. déclaration à l’issue de la réunion du groupe de contact Libye à Rome, le 5 mai 2011).
Toutefois, l’Allemagne s’est abstenue lors de l’adoption de la résolution 1973 du CSNU, autorisant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye et la protection des populations civiles menacées. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, Berlin s’efforce de renouer les liens politiques et économiques avec le pays. Présentes dans plusieurs Etats de la région, les fondations politiques jouent un rôle important dans cet effort de dialogue avec l’ensemble des mouvements politiques locaux.
Etats-Unis et organisations internationales
Mme Merkel s’est rendue à Washington dès le3 novembre 2009 (au lendemain de la victoire électorale de la coalition CDU/CSU-FDP) pour prononcer un important discours devant le Congrès. Sans modifier les principes fondamentaux de la politique allemande vis-à-vis des Etats-Unis, sans nier les différencesdans les systèmes de valeurs des deux sociétés (peine de mort) et les divergences sur certainssujets (environnement notamment), celle-ci avait réussi à redonner un élan dynamique aux relations germano-américaines,après le différend sur l’intervention en Irak (où G.Schröder avait soutenu la position de la France).
Plus récemment, l’abstention de Berlin pour la R.1973 etla non-participation du partenaire allemand à l’intervention en Libye a donné lieu à un engagement accru en Afghanistan et permis aux autres pays de l’ISAF intervenant en Libye de redéployer certains moyens militaires pour des opérations dans ce pays.
Comme ses prédécesseurs, Mme Merkel souhaite développer le dialogue politique dans le cadre de l’Alliance atlantique, le renforcement de l’OTAN en tant que forum de discussion étant vu comme pleinement compatible avec la « montée en puissance » de la politique européenne de défense et de sécurité commune. L’Allemagne participe à la construction de l’Europe de la défense, en liaison étroite avec la France. Elle soutient notre effort de relance de la politique de sécurité et de défense commune sur les plans institutionnel, capacitaire et opérationnel, dans le cadre du triangle de Weimar. Le contrat de coalition reste fidèle aux principes de la politique de sécurité allemande (poursuite des opérations extérieures dans un cadre multilatéral, priorité à la défense du territoire). Toutefois, concession au FDP, la question du retrait - à terme - des armes nucléaires (américaines) du territoire fédéral est posée dans le "contrat de coalition" et promue par M. Westerwelle.
Europe centrale et orientale
L’Auswärtiges Amt veille à maintenir à un dialogue soutenu avec les Etats du groupe de Visegrad et avec l’Autriche. Le « partenariat stratégique » avec la Russie demeure essentiel, notamment dans le domaine économique et énergétique, même si la chancelière affirme une ligne plus critique sur la question des droits de l’Homme.
L’Allemagne reste aussi fortement engagée dans les Balkans (militairement - Kosovo - et diplomatiquement - Groupe de contact) et en Europe orientale. Les 20 ans du traité de coopération avec la Pologne, qui ont été célébrés le 21 juin 2011, ont donné lieu à l’organisation du premier conseil des ministres conjoint germano-polonais, et à l’élaboration d’une déclaration commune renforçant la coopération bilatérale pour la prochaine décennie, sur le modèle de l’Agenda franco-allemand 2020.
Proche et Moyen Orient – Afghanistan
L’intérêt de l’Allemagne pour le Moyen-Orient est lié à sa sensibilité particulière vis-à-vis de l’Etat d’Israël, réaffirmée par Mme Merkel lors de sa visite d’Etat dans ce pays, avec une intervention devant la Knesset (16-18 mars 2008) et lors de la première réunion des deux gouvernements en janvier 2010 à Berlin. L’Allemagne maintient en outre sa position traditionnelle, en refusant de reconnaitre unilatéralement l’Etat palestinien (position réaffirmée par la chancelière lors de la visite du président palestinien Mahmoud Abbas le 5 mai 2011 à Berlin ; l’Allemagne a par ailleurs voté contre la résolution ayant admis la Palestine comme Etat-membre de l’UNESCO, et, plus récemment, s’est abstenue lors du vote de la résolution sur le réhaussement du statut de la Palestine aux Nations unies). Au Liban, la Bundeswehr a assuré le commandement de la force maritime internationale de surveillance des côtes et la surveillance de l’aéroport de Beyrouth. La question des livraisons d’équipements de défense dans la région est également très sensible (sous-marins pour Israël, blindés pour l’Arabie saoudite).
Mme Merkel reste fidèle aux principes qui ont guidé la politique allemande vis-à-vis de l’Irak : absence d’engagement sur le terrain, priorité aux efforts de réconciliation nationale. La diplomatie allemande s’est également impliquée dans le dossier iranien, en étroite concertation avec ses partenaires européens (France, Royaume-Uni) ainsi que les Etats-Unis, la Chine et la Russie. L’Allemagne, dont la contribution financière et politique (processus de Bonn) à la stabilisation de l’Afghanistan est considérable, y a renforcé sa présence militaire (environ 4500 hommes). Mais à la suite de la décision des Etats-Unis, le 22 juin 2011, de retrait des troupes américaines d’ici 2014, le ministère fédéral de la défense a prévu une réduction du contingent allemand dans le pays. Berlin a d’ores et déjà annoncé son intention de retirer ses troupes, en se calant sur le calendrier de la FIAS (objectif de parvenir à un effectif de 4400 personnels début 2013, contre près de 5500 actuellement). Un accord de coopération intergouvernementale germano-afghan a été signé le 15 mai 2012 à Berlin, pour une décennie après le retrait militaire. Il prévoit une aide dans tous les secteurs pour la « transformation » du pays, mais est soumis à de strictes clauses de conditionnalité (droits de l’Homme, lutte contre la corruption).
Asie/Afrique
Les nombreuses visites de Mme Merkel en Chine ont confirmé le dynamisme de la diplomatie allemande en Extrême-Orient (accord sur la mise en place d’un « partenariat stratégique » germano-chinois, et d’un Sommet annuel sino-allemand) ; M.Westerwelle et de nombreux autres ministres se rendent aussi régulièrement dans le pays. Au demeurant, Berlin est une étape fréquente de tous les déplacements de personnalités chinoises en Europe. Mme Merkel s’est rendue le 30 août dernier en Chine, accompagnée d’une délégation de plusieurs ministres ; il s’agissait de son second déplacement dans ce pays en 2012.
Avec l’Inde, les relations ont, depuis 2006, la qualité de « partenariat stratégique » pour les deux pays. Aux échanges économiques étroits (même s’ils n’ont pas l’importance de ceux existants entre la RFA et la Chine) s’ajoute une coopération scientifique et technique très dynamique. Pour Berlin, New Delhi est un interlocuteur majeur, à la fois comme puissance régionale et comme acteur global (les deux Etats sont candidats à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies). Une 1ère conférence inter-gouvernementale germano-indienne s’est tenue à New Delhi le 31 mai 2011.
L’intérêt pour l’Afrique de la Chancelière a été renforcé par les initiatives de l’ancien Président fédéral Horst Köhler et le grand projet énergétique solaire « Desertec » (au Sahara et au Sahel). L’Allemagne a également envoyé des troupes en République Démocratique du Congo dans le cadre d’une mission de l’UE de soutien à la MONUC durant le processus électoral. Dans les premiers mois de son mandat, M.Westerwelle a effectué une tournée remarquée en Afrique orientale et australe. Le 15 juin dernier, le gouvernement allemand a adopté et publié le « concept Afrique », qui présente de manière synthétique l’approche allemande de sa relation avec l’Afrique, ainsi que ses attentes et ses engagements à son encontre.
Mise à jour : 04.01.13
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