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Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Albanie
Nature du régime : République
Président de la République : Bujar Nishani
Premier ministre : Edi Rama

Données géographiques

Superficie : 28 748 km2
Capitale : Tirana (536 998 habitants)
Villes principales : Durrës (199 073 h), Fier (125 353), Vlora (117 850), Elbasan (116 971) Skhodra (96 328), Korçë ( 88 358h)
Langue officielle : albanais
Monnaie : le lek (1 € = 140 lek)
Fête nationale : le 28 novembre

Données démographiques

Population : 2 895 947 h
Densité : 100,7 hab/km2
Croissance démographique : 0,26%
Espérance de vie : 77,4 ans
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions (peu pratiquées) : musulmane (environ 65 %), orthodoxe (environ 20 %), catholique (environ 13 %)
Indice de développement humain : 0,716 en 2013 (95ème rang mondial sur 187)

Données économiques

PIB (2012) : 9,8 Mds euros
PIB par habitant (2012) : 3501 euros/h

Taux de croissance 1,3% (2013) ; 2,1% (2014 prévision)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 17,7% (2014)
Taux d’inflation (2014) : 2,0%
Solde budgétaire (2013) : – 6% du PIB
Balance commerciale (2013) : - 2,6 Mds euros

Principaux clients : Italie (53 %), Turquie (8%), Kosovo (7 %), Grèce (5,2%)
Principaux fournisseurs : Italie (28,3 %), Grèce (13,1 %), Chine (6,3%), Turquie (5,6 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 21,5 %
  • industrie et mines : 20 %
  • services : 58,5 %

Exportations de la France vers l’Albanie en 2013 : 37M€
Importations françaises de l’Albanie en 2013 : 86M€

https://www.tresor.economie.gouv.fr…

Consulat (s) de France : Section consulaire près l’Ambassade de France à Tirana
Communauté française en 2013 : 201 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté albanaise en France 2011 : environ 3.800

Politique intérieure

Le Parti Socialiste albanais ayant toujours contesté le résultat des élections législatives de 2009 remportées par le Parti démocratique de Sali BERISHA, le pays a connu quatre années de vives tensions politiques (boycott du parlement, émeutes, polémiques lors des élections municipales de 2011 et présidentielle de 2012). En raison de cette situation et d’un bilan insuffisant dans la mise en œuvre des réformes attendues par l’UE, l’Albanie n’a pu, au cours de cette période, obtenir le statut de pays candidat.

Les élections parlementaires du 23 juin 2013 se sont déroulées de façon correcte, en dépit d’incidents violents lors du scrutin. La coalition de gauche (PS et LSI) a remporté une large victoire avec environ 53% des voix. La coalition gouvernementale dispose désormais de la majorité qualifiée au Parlement qui lui permet d’adopter les lois les plus importantes, notamment celles requises dans le cadre du rapprochement européen.

L’OSCE/ODHIR a publié un rapport final globalement positif estimant que les élections ont été "concurrentielles avec une forte participation des citoyens tout au long de la campagne et un vrai respect des libertés fondamentales". Même si des progrès sont encore nécessaires, le bon déroulement général des élections, l’ampleur de la victoire de la gauche, la reconnaissance rapide de sa défaite par le Premier Ministre sortant, S. Berisha, constituent un signe de normalisation du fonctionnement de la démocratie albanaise.

M. Edi Rama, chef du plus grand parti de la coalition victorieuse a été nommé Premier ministre en septembre 2013. Le gouvernement comprend 20 ministres (14 PS, 5 LSI et 1 sans affiliation). L’action conduite par M. Rama se caractérise par une ambition réformatrice : mise en place d’un gouvernement animé d’une volonté de transformer la société albanaise pour la mettre « aux standards européens ». Toutefois, l’ampleur de la tâche et une situation budgétaire dégradée rendent la mise en œuvre de cette politique difficile dans un contexte où les députés du parti démocratique (opposition) boycottent le parlement depuis le 10 juillet dernier.

Situation économique

Jusqu’alors épargnée par la crise, l’économie albanaise connait un ralentissement depuis 2012, liée à la faible croissance des exportations et à la baisse des remises des migrants. Les finances publiques se sont fortement dégradées et les autorités ont sollicité une aide auprès du FMI. Le secteur bancaire est stable malgré une forte exposition à la Grèce et à l’Italie et présente un niveau élevé de prêts non performants. L’Albanie accuse des retards importants en termes d’environnement des affaires mais le nouveau gouvernement s’est engagé à mener des réformes structurelles dans le cadre de l’accord avec le FMI et du processus d’adhésion à l’UE.

La structure de l’économie est dominée par les services, qui représentent 58 % de la valeur ajoutée en 2013 (avec une part importante pour la restauration et l’hôtellerie). Par ailleurs, l’Albanie est le seul pays des Balkans où l’activité agricole est plus importante que le secteur secondaire (sa part s’élève à 21,5 % de la valeur ajoutée) et occupe près de la moitié des emplois. Le secteur secondaire est encore peu développé, surtout l’industrie dont le poids dans l’économie est proche du secteur de la construction (environ 10 % chacun). La structure des échanges albanais reste déséquilibrée avec un déficit commercial élevé (20 % du PIB) et un volume d’échanges commerciaux modeste (53 % du PIB). L’Albanie bénéficie d’importants financements extérieurs, notamment les IDE (représentent 9,5 % du PIB en 2013), les remises de migrants (7,8 %) et l’aide des IFIs (3 %).

L’économie albanaise a connu une croissance modeste en 2012 (1,3%) et en 2013 (0,4%) en raison notamment d’une demande domestique atone et d’une baisse d’activité du secteur agricole et des services principaux moteurs de croissance du pays. Selon le FMI, la croissance devrait atteindre 2,1 % en 2014 grâce à une amélioration de la confiance des entrepreneurs du fait d’une meilleure lisibilité des actions du gouvernement en matière économique et politique. Le déficit courant, qui se réduit depuis 2009, représente 9 % du PIB en 2013.

Politique extérieure

L’adhésion de l’Albanie à l’UE et à l’OTAN constituent depuis plusieurs années les deux priorités de la diplomatie albanaise L’Albanie s’est attachée, dans cette perspective, à entretenir des liens étroits et privilégiés avec les Etats-Unis, à développer ses relations de voisinage et à maintenir sur le Kosovo une ligne modérée, soutenant l’indépendance et respectant la souveraineté du nouvel État. L’objectif étant atteint pour l’OTAN depuis 2009, l’Albanie concentre désormais ses efforts sur son rapprochement européen.

Membre de l’ONU et de l’OSCE (1991), du FMI (1991) et du Conseil de l’Europe (l’Albanie en a assuré la Présidence de mai à novembre 2012), l’Albanie a obtenu le statut de membre de plein droit à l’OIF lors du sommet de la Francophonie de Bucarest (2006), avec notre soutien.

Dans les Balkans, l’Albanie participe à l’ensemble des initiatives de coopération régionale et entretient des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région. Le Premier ministre Edi Rama s’est ainsi rendu le 10 novembre à Belgrade, première visite d’un chef de gouvernement albanais en Serbie depuis 68 ans.

Mise à jour : 19.11.14


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