Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Albanie
Président de la République : M. Bujar NISHANI


Données géographiques

Superficie : 28 748 km2
Population : 2 831 741 h au dernier recensement d’octobre 2011 –
Capitale : Tirana (536 998 habitants)
Villes principales : Durrës (199 073 h), Fier (125 353), Vlora (117 850), Elbasan (116 971) Skhodra (96 328), Korçë (88 358h)
Langue officielle : albanais
Monnaie : le lek (1 € = 140 lek)
Fête nationale : le 28 novembre


Données démographiques

Espérance de vie : 77 ans
Croissance démographique : 0,26%
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions (peu pratiquées) : musulmane (environ 57 %),), catholique (environ 10 %) orthodoxe (environ 7 %)
Indice de développement humain : 0,739 (70ème rang mondial sur 183)


Données économiques

PIB (2012) : 9,8 Mds euros
PIB par habitant : 3501 euros/h

Taux de croissance 1,3% (2013) ; 2,1% (2014 prévision)
Taux de chômage : 15% (2012)
Taux d’inflation : 1,9% (2013)

Solde budgétaire : - 6% du PIB (2013)
Balance commerciale -2,6Mds euros

Principaux clients : Italie (53 %), Turquie (8%), Kosovo (7 %), Grèce (5,2%) -
Principaux fournisseurs : Italie (28,3 %), Grèce (13,1 %), Chine (6,3%), Turquie (5,6 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 20 %
  • industrie et mines : 20 %
  • services : 60 %

Exportations de la France vers l’Albanie en 2013 : 37M€
Importations françaises de l’Albanie en 2013 : 86M€

Consulat (s) de France : Section consulaire près l’Ambassade de France à Tirana
Communauté française en 2011 : 139 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté albanaise en France 2011 : environ 3.800


Politique intérieure

Le Parti Socialiste albanais ayant toujours contesté le résultat des élections législatives de 2009 remportées par le Parti démocratique de Sali BERISHA, le pays a connu quatre années de vives tensions politiques (boycott du parlement, émeutes, polémiques lors des élections municipales de 2011 et présidentielle de 2012).

En raison de cette situation et d’un bilan insuffisant dans la mise en œuvre des réformes attendues par l’UE, l’Albanie n’a pu, au cours de cette période, obtenir ni le statut de pays candidat ni l’ouverture des négociations d’adhésion.

Les élections parlementaires du 23 juin 2013 se sont déroulées de façon correcte, en dépit d’incidents violents lors du scrutin (durant lesquels une personne a trouvé la mort). La coalition de gauche (PS et LSI) a remporté une large victoire avec environ 53% des voix contre 36% pour l’alliance de droite regroupée autour de M. Berisha. Grâce au ralliement récent au LSI de deux députés de l’oppostion, la coalition gouvernementale dispose désormais de la majorité qualifiée (3/5èmes des voix) au Parlement qui permet l’adoption des lois les plus importantes, notamment celles requises dans le cadre du rapprochement européen de l’Albanie.

Au total, la majorité dispose actuellement de 85 sièges sur les 140 que compte le Parlement. On constate une forte progression du LSI qui a désormais 18 députés au lieu de 4 précédemment, le PS en ayant pour sa part 65, deux autres députés appartiennent à des partenaires mineurs de la coalition.

Le Parti démocratique n’a réuni que 36% des voix. Cette défaite électorale a entraîné la démission immédiate de M. Berisha de ses responsabilités de président du parti et son remplacement par le maire de Tirana, M. Lulzim Basha.

Le 2 août, le Collège électoral a entériné les résultats définitifs des élections mettant fin au processus électoral. L’OSCE/ODHIR a publié un rapport final globalement positif estimant que les élections ont été "concurrentielles avec une forte participation des citoyens tout au long de la campagne et un vrai respect des libertés fondamentales".

Même si des progrès sont encore nécessaires, le bon déroulement général des élections, l’ampleur de la victoire de la gauche, la reconnaissance rapide de sa défaite par le Premier Ministre sortant, S. Berisha, constituent une avancée dans le fonctionnement de la démocratie albanaise.

Le nouveau Parlement, s’est réuni pour la première fois le 9 septembre. M. Edi Rama, chef du plus grand parti de la coalition victorieuse a été nommé Premier ministre le 10 septembre. Son allié M. META occupe le poste de Président du Parlement.

Le gouvernement comprend 20 ministres (14 PS, 5 LSI et 1 sans affiliation). L’action conduite par M. Rama se caractérise par une ambition réformatrice : mise en place d’un gouvernement jeune et compétent, animé d’une volonté de transformer la société albanaise pour la mettre « aux standards européens ». Le gouvernement bénéficie aussi de la faiblesse de l’opposition qui ne s’est pas encore remise de sa défaite du mois de juin. Toutefois l’ampleur de la tâche et une situation budgétaire dégradée rendent la mise en oeuvre de cette politique difficile.


Situation économique

Jusqu’alors épargnée par la crise, l’économie albanaise connaît désormais un net ralentissement (croissance moyenne de 3,3% entre 2009 et 2011, 1,6% en 2012 et 1,3% en 2013) compte tenu de la faible croissance des exportations et d’une baisse des transferts de la diaspora. Le FMI prévoit une reprise de la croissance en 2014.

Les finances publiques se sont fortement dégradées et les autorités ont sollicité une aide auprès du FMI. L’audit des finances publiques demandé par le Premier ministre Edi Rama à son investiture en septembre 2013 est inquiétant : l’Etat aurait accumulé plus de 5% du PIB d’arriérés de paiements et la dette, réévaluée, dépasse 70% du PIB fin 2013. L’Albanie s’était pourtant imposée, début 2013, une règle fiscale limitant la dette à 62,6 %du PIB. Le déficit s’élève à 6% du PIB en 2013 malgré le report de dépenses d’investissement. L’Albanie a sollicité l’aide du FMI et le programme économique préparé par les Services se fixe comme priorité la baisse de la dette publique sur le moyen terme.

Le secteur bancaire est stable malgré une forte exposition à la Grèce et à l’Italie et présente un taux élevé de prêts non performants. L’Albanie accuse des retards importants en termes d’environnement des affaires mais le nouveau gouvernement s’est engagé à mener des réformes structurelles dans le cadre de l’accord avec le FMI et des discussions d’adhésion à l’UE. Le LEK est stable vis-à-vis de l’euro à environ 140ALL/EUR depuis 2010.

Elément positif, dans le domaine de l’énergie, le 27 septembre 2012 a été signé un accord de coopération tripartite Grèce-Albanie-Italie de soutien au projet de gazoduc TAP (Trans-Adriatic-Pipeline), dont la construction devrait commencer en 2013 et qui correspond à un budget de deux milliards d’euros pour le segment albanais. Considéré comme un enjeu stratégique majeur par l’Albanie, le projet TAP doit permettre d’acheminer le gaz du champ « Shah Deniz 2 » en Azerbaïdjan via notamment le territoire de la Grèce et de l’Albanie en Italie et en Europe occidentale. L’annonce officielle, le 28 juin, du choix du consortium Shah Deniz en faveur du projet TAP a été accueillie en Albanie avec une immense satisfaction.


Politique extérieure

L’adhésion de l’Albanie à l’UE et à l’OTAN constituent depuis plusieurs années les deux priorités de la diplomatie albanaise L’Albanie s’est attachée, dans cette perspective, à entretenir des liens étroits et privilégiés avec les Etats-Unis, à développer ses relations de voisinage et à maintenir sur le Kosovo une ligne modérée, soutenant l’indépendance et respectant la souveraineté du nouvel État. L’objectif étant atteint pour l’OTAN, l’Albanie concentre désormais ses efforts sur son rapprochement européen.

Membre de l’ONU et de l’OSCE (1991), du FMI (1991) et du Conseil de l’Europe ( l’Albanie en a assuré la Présidence de mai à novembre 2012), l’Albanie a obtenu le statut de membre de plein droit au Sommet de la Francophonie de Bucarest (2006), avec notre soutien.

Relations avec l’UE

La perspective européenne

L’Albanie bénéficie depuis 2000 d’une perspective européenne (sommet de Zagreb en novembre 2000, sous présidence française de l’UE), qui se développe dans le cadre du processus de stabilisation et d’association (PSA). Fonctionnant sur le principe de la conditionnalité, le PSA exige en particulier le respect des critères dits de Copenhague (ces critères incluent des éléments politiques - Etat de droit, institutions démocratiques et respect des droits de l’homme - économiques (économie de marché) et la pleine reprise de l’ensemble de l’acquis communautaire) et pose une obligation de coopération régionale et de relations de bon voisinage.

L’Accord de stabilisation et d’association (ASA), première relation contractuelle entre l’Albanie et l’Union, est entré en vigueur le 1er avril 2009 (ses dispositions commerciales étant applicables depuis le 1er décembre 2006 suite à l’entrée en vigueur de l’accord intérimaire). L’ASA a vocation à préparer le pays à l’adhésion.

Dans la foulée, les autorités albanaises ont déposé le 28 avril 2009 leur candidature à l’UE. Celle-ci a été transmise par le Conseil à la Commission pour avis le 16 novembre 2009. Sur la base de cet avis (9 novembre 2010), le Conseil des Affaires générales (14 décembre 2010) a fixé douze « priorités clefs » dans le domaine de la démocratie et de l’Etat de droit, dont le respect conditionne l’ouverture des négociations d’adhésion.

En 2011 et en 2012, les progrès réalisés par l’Albanie ont été jugés insuffisants, en raison notamment des blocages politiques internes, pour permettre au pays d’obtenir le statut de pays candidat à l’adhésion qui constitue la prochaine étape sur la voie de son rapprochement européen.

Dans son nouveau rapport annuel paru le 16 octobre, la Commission, estimant que l’Albanie a accompli les progrès nécessaires, recommande que le Conseil lui octroie le statut de pays candidat « étant entendu que l’Albanie continue de prendre des mesures pour lutter contre la criminalité organisée et la corruption ». Lors du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 la décision sur l’octroi du statut de candidat à l’Albanie a finalement été repoussée au mois de juin prochain, date à laquelle le Conseil sera amené à se prononcer sur la base d’un nouveau rapport de la Commission faisant le bilan de la mise en œuvre des réformes attendues par l’UE.

Dans la perspective de son rapprochement européen, l’Albanie bénéficie de l’instrument financier de préadhésion (IPA) de l’UE. –Au titre de l’année 2013, Tirana a bénéficié d’une allocation de 96 M €. Elle bénéficie à partir de 2014 de l’instrument IPA II qui couvre la période 2014-2020.


Libéralisation des visas

L’Albanie bénéficie depuis le 15 décembre 2010 d’une libéralisation du régime de visas de court séjour à destination de l’espace Schengen (conclusions du Conseil Justice et Affaires intérieures du 8 novembre 2010). Cette mesure ne permet pas aux ressortissants albanais de travailler ou d’étudier dans l’espace Schengen, mais contribue aux échanges avec l’UE et constitue une marque tangible du rapprochement européen du pays, très appréciée par ses autorités et sa population.


L’Albanie et l’OTAN

L’Albanie a participé aux activités du Partenariat pour la Paix dont elle est devenue membre dès 1994, puis au MAP (plan d’action pour l’adhésion) dès 2000. Elle a soutenu l’intervention américaine en Irak et participe également aux opérations de maintien de la paix en Afghanistan (333 personnels).

Lors du sommet de l’OTAN d’avril 2008 à Bucarest, l’Albanie a été invitée à rejoindre l’OTAN, à laquelle elle était officiellement candidate depuis le sommet de Prague de 2002. Elle a participé au sommet de Strasbourg-Kehl pour la première fois en qualité de membre plein de l’Alliance (avril 2009).


Relations régionales

Dans les Balkans, l’Albanie participe à l’ensemble des initiatives de coopération régionale et entretient des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région.


Relations avec les États-Unis d’Amérique

L’Albanie entretient des relations très confiantes avec les Etats-Unis dont elle soutient l’action en Afghanistan. Le Parlement albanais a ratifié un accord de non-extradition des ressortissants américains devant la CPI.


Mise à jour : 11.04.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014