L’exercice dont les résultats sont consignés dans ce rapport témoigne de la solidité, de l’ancienneté et de l’ampleur des relations entre la République Française et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal.
Au-delà, du Plan agricole du baron Shwatz, des études partielles sur la navigabilité du fleuve, de l’éphémère Union Hydroélectrique Africaine et du jardin expérimental de Richard Toll, la Mission d’Aménagement du Sénégal fût un repère inégalé dans le processus qui a abouti à l’organisation actuelle.
Cet écheveau de repères historiques montre que, depuis toujours, la France a indiqué la voie en essayant de faire de ce bassin hydrographique un espace d’échanges, un territoire de production et un vecteur de mobilisation et de dynamisation des forces productives de la sous région.
Plus récemment encore, avec le barrage de Diama et le Complexe Hydroélectrique Régional de Manan-tali, elle a été au cœur de notre démarche, en tant que bailleur de fonds, et surtout, comme partenaire dont la caution et la force d’entraînement ont été d’un apport inestimable.
Au-delà de ces aspects factuels, la France a contribué à nous doter d’outils d’action et d’aide à la décision dans le triple domaine de l’hydrologie, de l’économie et de l’environnement. Cette aide a couvert des dimensions structurantes de notre démarche : l’optimisation de la valorisation de la ressource en eau, insuffisante et aléatoire, la rigueur et la transparence dans la gestion.
Or, l’intégration ne peut s’inscrire, dans la durée, sans mécanismes rigoureux de bonne gouvernance. À cet effet, la coopération avec la France a impulsé l’intégration sous régionale comme choix stratégique et exigence de développement durable.
Le résultat est réconfortant : un organisme de bassin opérationnel, fonctionnel et sans égal en Afrique où le spectacle du présent incite, plutôt, au pessimisme.
Aller de l’avant et recadrer notre action, pour mieux rebondir, supposaient une évaluation du chemin parcouru avec ses succès et ses échecs.
Les résultats du travail de qualité accompli par la SERES, consultant indépendant, nous permettent raisonnablement d’espérer.
Espérer continuer un compagnonnage utile et efficace. Espérer rebâtir dans le respect des priorités définies par la Déclaration de Nouakchott et les dispositions de la Charte des Eaux du fleuve Sénégal, texte unique en son genre, novateur et avant gardiste, un partenariat responsable, audacieux et constructif.
En tout état de cause, je voudrais, au nom de l’OMVS et de ses États membres, remercier les autorités françaises pour leur appui à la fois constant et exigeant.