France-Diplomatie
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Modernisation

Evolution du Réseau

A l’heure actuelle, le réseau du ministère des Affaires étrangères et européennes compte 160 ambassades, 17 représentations permanentes, 4 délégations auprès d’organismes internationaux, 97 consulats généraux et consulats, 154 services de coopération et d’action culturelle (SCAC). Le Livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France préconise le maintien de l’universalité de ce réseau en même temps que le resserrement du format de certains postes.

Evolution du réseau diplomatique

Si le réseau diplomatique est aujourd’hui globalement stabilisé, les évolutions internationales peuvent se traduire par des ouvertures de postes, qu’il ne faut pas s’interdire, si les besoins de notre action internationale l’exigent. Dans ce cas, le ministère des Affaires étrangères et européennes veille à limiter les dépenses et à adapter le dispositif aux stricts besoins de la mission.

La réorganisation du réseau diplomatique ne se limite cependant pas aux évolutions de la carte des implantations et à leur allocation géographique, elle concerne également l’organisation des fonctions administratives et de gestion avec la création de services administratifs et financiers unifiés interministériels au sein des ambassades, la mise en place de postes à gestion simplifiée et la mutualisation de ressources au niveau régional.

Les adaptations récentes du réseau diplomatique sont les suivantes :

· transformation au 1er janvier 2006 du Consulat général de France à Monaco en ambassade, en application du Traité d’amitié et de coopération franco-monégasque du 24/10/2002 entré en vigueur le 1er décembre 2005 ;

· transformation du bureau de liaison de Podgorica en ambassade à la suite du référendum du 21 mai 2006 consacrant l’indépendance du Monténégro ;

· réouverture d’une ambassade à Monrovia, après l’élection de Mme Ellen JOHNSON-SIRLEAF, première femme chef d’Etat en Afrique ;

· transformation de l’ambassadeur itinérant à Asmara (Erythrée), en poste depuis 1995, en ambassadeur résident à la mi-2007 ;

· transformation du bureau de liaison à Pristina en ambassade à la suite de l’indépendance du Kosovo en février 2008 ;

· création d’un bureau d’ambassade fin 2006 à Juba (au Sud Soudan) pour y assurer le suivi de la crise humanitaire qui frappe ce pays ;

· ouverture d’un bureau d’ambassade à Erbil (Kurdistan irakien) en février 2008 ;

· fermeture de l’ambassade à Kigali en novembre 2006 à la suite de la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda.

Evolution du réseau consulaire

Le réseau consulaire est en cours de réforme pour s’adapter aux nouvelles missions qu’il doit assumer, notamment au sein de l’Union européenne. Cette évolution se traduit en particulier par :
- le regroupement d’activités consulaires sur des pôles de compétence, notamment au travers de la centralisation des services d’état-civil et de délivrance de visas dans plusieurs pays de l’Union Européenne ;
- la mise en place de consulats généraux à gestion simplifiée : déchargés de tâches consulaires regroupées dans un seul poste ;
- la co-localisation et la mutualisation des moyens immobiliers dans le cadre de la coopération consulaire entre Etats européens.

Sur le plan de l’évolution du réseau consulaire cette politique s’est traduite, en 2007, par l’ouverture de deux nouveaux consulats généraux : à Shenyang, dans le nord de la Chine, et à Ekaterinbourg en Russie, ainsi que par la réouverture du consulat général à Oran. Au cours du second semestre 2008, deux consulats généraux seront ouverts en Inde, à Bangalore et Calcutta, sous forme de postes mixtes avec la Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE).

Evolution du réseau culturel et de coopération

Le réseau culturel est constitué de deux grands segments : d’une part les Services de Coopération et d’Action culturelle (SCAC) qui sont directement intégrés aux ambassades, d’autre part, les établissements culturels et de recherche à autonomie financière (EAF) et les Alliances françaises, ces dernières étant des établissements de droit local qui, soutenus activement par le ministère, participent activement au rayonnement culturel de la France.

Les transformations des SCAC suivent généralement celles qui affectent les ambassades mais avec trois caractéristiques distinctes :

· leur importance (en termes de ressources humaines et budgétaires) qui peut évoluer alors même que l’ambassade est maintenue. C’est le cas en Europe et en Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP), le plus souvent parce certaines de leurs attributions sont reprises par l’AFD ;

· la création de plate-formes régionales ;

· la constitution, par exemple dans le cadre d’ambassades à gestion simplifiée, de pôle unique régional qui implique la disparition des SCAC. C’est le cas en Amérique centrale où un seul pôle au Costa Rica couvre les six pays.

Les établissements à autonomie financière, opérateurs privilégiés des actions mis en œuvre dans leur domaine de compétence, connaissent depuis quelques années une évolution importante que motive avanttout le souci de donner aux missions qu’ils exercent le maximum d’efficacité et d’impact. Ainsi, un certain nombre d’entre eux, particulièrement en Europe, ont été fermés ou le seront dans un avenir proche, soit au profit de la création d’un consulat d’influence regroupant l’essentiel de leurs fonctions (Séville, Bilbao), soit au profit d’EAF sis dans le même pays (Gand, Porto), soit au profit d’autres formules plus adaptées (plusieurs Instituts français ont ainsi été fermés en Allemagne, des chargés de mission étant en corollaire institués auprès des présidences de Land).

Par ailleurs, partout où les EAF ne constituent pas un pôle majeur d’influence, du fait de la richesse du tissu culturel ou scientifique local, leur format est modifié de par l’externalisation de leurs activités au sein de structures du pays d’accueil.

Evolution du réseau d’enseignement français à l’étranger

Le réseau d’enseignement français à l’étranger compte 452 établissements et scolarise 240.000 élèves, dont près de 100.000 français. Il permet d’assurer à destination des familles françaises expatriées les missions de service public relatives à l’éducation. Il est également, par l’accueil de plus de 140.000 élèves étrangers, un acteur majeur de la diplomatie publique d’influence et de rayonnement de la France à l’étranger. Ces établissements sont, enfin, autant de lieux de ressources et d’expertises pédagogiques et éducatives de nature à être mobilisées dans le cadre de coopération ad hoc, comme cela commence à être le cas en Ethiopie, aux Emirats, en Mauritanie ou à Londres.

L’attractivité de ce réseau nécessite une politique immobilière ambitieuse. Dans ce cadre, des compétences immobilières élargies ont été confiées à l’AEFE en 2005 lui permettant de procéder à des acquisitions immobilières ou à des opérations de construction. Des opérations immobilières ont notamment été entreprises en 2007 à Dakar, à Ho Chi Minh Ville, à Alger, à Sousse, au Caire, à Pékin, à Londres, Munich et Moscou.

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