Coordination
Les Affaires étrangères se diversifient
Le Quai d’Orsay consulte, concerte et coordonne
Face à la diversité croissante des Affaires étrangères et à la multiplication des intervenants, le maintien de la cohérence de l’action extérieure demande un effort quotidien de coordination.
Arrêté du Directoire du 22 messidor an VII. Ce qui signifie que les ambassadeurs étrangers en France ne doivent avoir qu’un seul interlocuteur, le ministère des Affaires étrangères et européennes...
Les Affaires étrangères se diversifient
Balkans, Afrique centrale, Cachemire..., les problèmes politiques classiques continuent de faire les gros titres des médias. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, ayant des intérêts partout dans le monde, est presque toujours impliquée dans le traitement de ces crises. Elle n’est pas moins engagée dans la diplomatie économique, qu’il s’agisse de fixer le cadre de l’action des entreprises, comme le font l’OMC et l’Union européenne, ou de soutenir les entreprises françaises. Quant au rayonnement culturel et à la coopération internationale, ce sont des composantes essentielles de la politique extérieure française. D’autres champs d’action s’ouvrent sans cesse : il y a une diplomatie de l’espace, de la science, du sport. Les problèmes transversaux foisonnent : environnement, drogue, criminalité. La plupart du temps, toutes ces questions sont liées et il faut maîtriser leurs interactions. Les intervenants se multiplient au sein même du ministère, la plupart des affaires intéressent plusieurs services. En outre, du fait de la diversification, une bonne vingtaine d’autres ministères agissent à l’étranger. On a compté 28 sections budgétaires concourant à l’action extérieure. D’autres acteurs interviennent : le Parlement, les collectivités territoriales, les grandes entreprises, les médias, les organisations non gouvernementales (ONG). Beaucoup de voix françaises se font ainsi entendre sur la scène internationale ; pour se faire écouter, mieux vaut se concerter et parler d’un même ton.
Le Quai d’Orsay consulte, concerte et coordonne
Le Directoire et Napoléon avaient déjà perçu le problème et investi le ministère des " Relations extérieures ", par des textes toujours en vigueur, du monopole des contacts avec les étrangers. De nos jours, il s’agit plutôt de coordination. À l’intérieur du ministère, la consultation entre services est permanente, facilitée maintenant par la messagerie électronique. Des " groupes charnières " associent les directions concernées par un même sujet et une direction chef de file est responsable de la concertation des positions. Le secrétaire général arbitre, et en dernier ressort le ministre, via son cabinet. À l’extérieur, le ministère entretient des relations systématiques avec les ministères de la Défense, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, de l’Éducation, de la Culture, de l’Intérieur, de la Justice, et d’autres encore. Il coopère à l’action du Parlement. Il est en contact avec les milieux d’affaires. Enfin, depuis 1994, un Comité interministériel des moyens de l’État à l’étranger (CIMEE) fait chaque année l’inventaire des réseaux de l’État à l’étranger et de l’emploi des crédits d’action extérieure.



