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La protection des intérêts de l’État dont parle la convention de Vienne du 18 avril 1961 s’étend en pratique à la promotion des intérêts nationaux.
Le mot " politique " n’est évidemment pas à prendre au sens électoral. Comme dans le cas de la " direction politique ", il désigne ce qui met en jeu les options fondamentales du pays, et s’oppose ainsi à " technique ". À la limite, d’ailleurs, toute affaire technique qui atteint un certain degré de gravité devient politique. Ces affaires politiques n’ont rien perdu de leur poids. La plupart sont évoquées au plan multilatéral, car un des grands changements de notre temps est que ces différends ne sont plus acceptés comme des fatalités. Une diplomatie préventive est apparue qui voudrait déceler et désamorcer les crises
Les règles du jeu des affaires font de plus en plus l’objet de normes internationales négociées à l’OMC, à l’Union européenne, à l’OCDE, etc. Il appartient aux représentants permanents de la France auprès de ces organisations d’y protéger nos intérêts. Ils sont relayés dans les capitales par leurs collègues bilatéraux. Mais, sur le plan bilatéral, c’est l’appui aux entreprises françaises qui est le terrain d’élection de l’ambassadeur. Il n’a pas, bien entendu, à s’ingérer dans la gestion de leurs affaires, mais à répondre à leurs demandes et même à prendre l’initiative d’offrir son concours. Il met à leur service sa capacité d’influence et d’information. Dans les pays où l’économie est plus ou moins planifiée, les décisions portant sur de grands contrats sont souvent prises au plus haut niveau : l’ambassadeur est alors amené à intervenir auprès des autorités. En pays d’économie de marché, toute intervention de ce genre n’est pas exclue, mais le rôle de l’ambassade est essentiellement de conseil et de renseignement.
La France est le pays qui dépense le plus pour l’action culturelle et l’aide au développement près de 750 millions d’euros.
La promotion de la langue française est une priorité. Offrir un enseignement français aux nationaux et aux étrangers, c’est la mission de l’AEFE, avec ses 279 écoles et lycées totalisant 16 000 élèves dans 125 pays, des centres et instituts culturels, qui ont plus de 200 000 étudiants et élèves, de l’Alliance française, qui en compte autant dans ses quelque 1 000 Alliances locales à travers le monde.
Protéger les intérêts culturels, c’est aussi faire valoir notre héritage artistique et littéraire ainsi que la création contemporaine.
La coopération scientifique et technique vise, elle, à présenter une France trop peu connue, celle des 6 Français titulaires de la médaille Fields (le Nobel des mathématiques). Enfin, la politique audiovisuelle extérieure bénéficie d’une forte priorité.