Discours de M. Alain Joyandet (Paris, 16 juillet 2008)
"La France ne voit pas dans l’Afrique qu’une opportunité pour les entreprises françaises. Elle entend bien demeurer fidèle à ses engagements de solidarité. Elle n’entend pas non plus renoncer à ses interventions dans les secteurs ayant fait l’objet d’un consensus international (les Objectifs du Millénaire pour le développement)et sur lesquels nous sommes fortement engagés : la santé, l’éducation, l’environnement resteront bien au cœur de nos préoccupations."
"Le président m’a fixé une priorité géographique : l’Afrique. Il m’a également demandé de lui faire des propositions concrètes pour relancer notre présence sur ce continent, au moment même où la plupart des observateurs s’accordent à reconnaître qu’il s’y passe quelque chose.
J’ai moi-même passé le plus clair de mon temps, depuis trois mois, sur le terrain. J’ai voulu apprécier moi-même la situation avec le moins d’a priori possible. Je me suis efforcé d’être à l’écoute de tous : acteurs de terrains, dirigeants, hommes d’affaires, professeurs, jeunes ou moins jeunes. Mon diagnostic est simple : l’Afrique nous réclame ; elle souhaite "plus de France". Les Africains nous invitent à rester dans la partie qui se joue en ce moment même, à quelques kilomètres de l’Europe, chez eux."