
Combien de satellites faut-il ?
Pour couvrir une surface maximale sur le globe, il faut un nombre suffisant de satellites. Combien sont nécessaires : 1,2,3… ou plus ? Testez-le en éclairant le globe avec un minimum de lampes.
Pour en savoir plus :
Un seul satellite géostationnaire peut théoriquement recevoir et émettre des communications téléphoniques, des données informatisées ou des programmes télévisés depuis et en direction d’un point quelconque d’une moitié du globe.
Trois satellites suffisent à couvrir le globe d’un réseau en liaison constante. L’avantage est énorme là où les infrastructures au sol sont inexistantes ou difficiles à implanter : ainsi, pour les pays en développement, le satellite de télévision permet l’accès au savoir, à la culture et à l’information sur de vastes territoires.

Mappemonde ronde ?
Toutes les cartes géographiques sont fausses ! La mise à plat du globe sur une carte est une projection qui comporte des déformations ; à vous de jouer pour reconnaître la Terre dans le reflet du miroir.
Pour en savoir plus :
La principale gageure des cartes géographiques est de mettre à plat un monde sphérique. Aucune solution n’est pleinement satisfaisante pour projeter le globe sur une feuille. C’est pourquoi toutes les cartes sont fausses : elles ne peuvent conserver à la fois les rapports de distances, les angles et les surfaces. Les projections conformes (Lambert, Mercator) conservent les angles, en particulier par rapport aux méridiens. Elles sont indispensables à la navigation maritime, mais elles ne respectent pas les surfaces ; survolé par satellite, le plus court chemin de Paris à Rio sera un arc de cercle, concentrique à la Terre.

Vrai-fausse couleur
Quels sont les points communs entre l’impressionnisme et l’image satellitaire ? Codées en fausses couleurs ou en valeurs contrastées, les données sont reconstruites en images. Suivez ici un événement climatique !
Pour en savoir plus :
Le phénomène El Niño correspond à une variation de température dans l’océan Pacifique ici suivi par satellite et codé en fausse couleur. Des courants chauds changent de direction et empêchent les eaux froides et riches en matières nutritives de remonter au large de la côte pacifique des Amériques.
Les conséquences peuvent être très négatives : pénuries de pêche au Pérou, fortes précipitations voire cultures dévastées… La compréhension et la prévision de cet événement climatique, assistées par l’observation satellitaire, contribuent à la prévention du risque humain et économique.

Voir le relief
Le radar permet de voir la surface de la Terre en mesurant le temps du trajet aller-retour mis par une onde émise depuis le satellite en direction du globe. En plaçant le satellite au-dessus du paysage, relevez les différences d’altitude.
Pour en savoir plus :
Le principe du radar permet de voir la surface de la Terre et de mesurer le temps de trajet aller-retour mis par une onde émise par le satellite en direction du globe. Ces ondes traversent l’atmosphère et se réfléchissent sur le sol. Cette technique est utilisable de jour comme de nuit, même avec une couverture nuageuse. Ces mesures altimétriques permettent par exemple de connaître, avec une précision de quelques centimètres, le relief de la surface océanique et de cartographier, en trois dimensions, la circulation des courants océaniques et leurs variations.

Albédo et observation
La même lumière réfléchie par une forêt ou des cultures change et trahit leurs différences. Déterminez la nature des sols et couverts végétaux en reconnaissant leur signature avec ce radiomètre similaire à ceux qu’embarquent les satellites.
Pour en savoir plus :
Chaque corps réfléchit plus ou moins la lumière reçue. L’observation à plusieurs longueurs d’onde différentes permet la caractérisation des surfaces observées (végétation, surface sèche, sol humide…). Cette technique est utilisée en agriculture pour évaluer l’étendue des surfaces cultivées et la nature des cultures, ou encore pour suivre l’évolution des zones de déforestation en Amazonie par exemple.

Interférométrie radar
Observée sous-différents angles, l’information radar augmente en précision. Déformez ce relief et suivez en lumière polarisée les mouvements de terrain.
Pour en savoir plus :
Par interférométrie radar, il est possible de détecter et de mesurer des déformations de sol de quelques millimètres depuis l’espace ; cette technique spatiale, peu onéreuse et non-intrusive, exploite les données satellitaires pour visualiser ces variations altimétriques. Particulièrement pertinente en milieu urbanisé, elle autorise le suivi de risques naturels à dynamique lente liés aux séismes et glissements de terrains… mais aussi aux tassements des sols. Le Brgm développe ces techniques afin d’étudier l’impact des cavités souterraines dans les villes.

Vues du ciel
Embarqué sur Spot 4, l’instrument Végétation permet un suivi global de la couverture végétale par une observation régulière des cultures et de la biosphère continentale. Observez les passages du satellite !
Pour en savoir plus :
Cet aperçu est la synthèse de 10 jours d’observation. À 830 kilomètres d’altitude, Végétation couvre quotidiennement 90% des terres émergées et le reste le lendemain ! Les données mémorisées à bord sont retransmises lors du survol de la stationsuédoise de Kiruna. La programmation, le traitement et la distribution des données sont effectués en France et en Belgique.
Grâce à un suivi régulier des mécanismes environnementaux et des changements auxquels ils sont soumis, Végétation permet d’appréhender les changements climatiques et leurs conséquences sur la biosphère.
Source CNES/distribution Spot Image, 1999