Les inégalités sociales et politiques constituent des facteurs de vulnérabilité face au sida, notamment pour les femmes.

Le risque d’être touché par le sida n’est pas le même pour tout le monde, au Nord comme au Sud. Sociologues, démographes, anthropologues… ont entrepris des études dans les pays du Sud, pour comprendre les ressorts sociaux, économiques et politiques de l’épidémie.
Les inégalités homme/femme.
Les femmes sont plus vulnérables que les hommes face au VIH. Cette vulnérabilité est biologique mais également sociale. Les femmes ont rarement la possibilité d’imposer le préservatif à leur partenaire, notamment lorsqu’il s’agit de leur mari. De très nombreuses femmes, lorsqu’elles découvrent leur séropositivité, hésitent à en parler par crainte d’être rejetées.
L’impact de la pauvreté.
Le manque de ressources peut conduire les femmes les plus démunies, notamment les adolescentes, à avoir des relations sexuelles en échange d’un soutien financier. Dans ce type de relation, il est difficile d’exiger l’utilisation du préservatif. Cela explique en partie la fréquence beaucoup plus élevée des contaminations chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes dans les pays du Sud.
L’influence du contexte politique
En cas d’instabilité politique ou de conflits, les déplacements de populations, les agressions sexuelles et la dépendance économique sont favorisés. Cela contribue à la diffusion du VIH. Un climat de violence et d’inégalité sociale, comme ont pu le connaître l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo, a conduit les populations les plus défavorisées à être davantage touchées par l’épidémie.
Le déni de l’homosexualité
Au Sénégal, on a observé que l’infection par le VIH était beaucoup plus fréquente parmi les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes que dans la population générale. Pourtant, cette population, fortement stigmatisée, ne fait généralement l’objet d’aucun programme de prévention.
