Expositions scientifiques

Le coton, fil des temps, des marchés et des cultures

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1. Le cotonnier doit affronter de nombreux ennemis

Virus, bactéries, champignons… les causes de maladies du cotonnier sont nombreuses. Les insectes, quant à eux, provoquent des dégâts très importants. Ils entraînent des pertes de récolte et la détérioration des fibres. Le cotonnier est l’une des plantes cultivées les attaquées par les insectes.

Les produits chimiques ont longtemps été la seule solution aux problèmes posés par les insectes (dont certains deviennent résistants !).

Dans certains pays, on pulvérise encore jusqu’à 20 traitements d’insecticide par an.

Dans d’autres pays, les agriculteurs se tournent vers une lutte « intégrée », qui cumulent plusieurs techniques à la fois pour réduire l’emploi des insecticides.

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2. Des matériaux biodégradables à partir des protéines de coton

Le Cirad étudie les propriétés filmogènes des protéines extraites de l’amande de la graine de coton.

Ces protéines peuvent avoir des applications pour la fabrication de matériaux biodégradables à usage agricole tels que des films souples de paillage, des enrobages de semences ou des emballages.

Certains de ces matériaux pourraient ainsi se substituer à des matières plastiques d’origine ptétrochimique.

 

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3. Produire du biocarburant avec du coton !

Comme le colza ou le tournesol en Europe, le cotonnier est une source potentielle de biocarburants. Plusieurs co-produits peuvent être valorisés :
- l’huile de l’amande sous forme brute ou estérifiée (diesters). La filière « huile et esters d’huile » alimente les moteurs à allumage par compression (diesel) ;
- les résidus des tiges et coques de graine, pour la production de gaz par pyrolyse ; les déchets de fibres d’usine d’égrenage, pour la production d’éthanol après fermentation ;
- la filière « alcool » alimente les moteurs à allumage commandé (essence)

 

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4. Créer de nouvelles variétés de cotonniers pour améliorer la production et la qualité de la fibre

Les chercheurs utilisent différentes méthodes pour cela :
- la sélection « généalogique » dite classique consiste à choisir les plantes d’une descendance pendant plusieurs générations
- la sélection participative : est basée sur le même principe mais associe les producteurs au choix des souches.
- la sélection assistée par marqueurs moléculaires de l’ADN : rend possible une sélection directe des gènes intéressants dans le génome de la plante.
- la transformation génétique du cotonnier permet l’introduction de fragments d’ADN, porteurs de gènes conférant des caractères nouveaux en provenance d’autres espèces

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