
1. Du coton brut au fil
Les masses de fibres de coton livrées en balles de différentes origines arrivent dans les usines textiles. Elles subissent plusieurs opérations :
le cardage : les fibres sont démêlées, individualisées, puis rassemblées sous la forme de longs rubans
l’étirage : les fibres de chaque ruban sont parallélisées, puis plusieurs rubans sont regroupés pour obtenir un ruban plus régulier
la filature : c’est la torsion des fibres qui crée le fil
le tissage ou le tricotage : le tissage donne une étoffe plus solide. Le tricotage donne une matière plus extensible, souple et aérée
Avec 20 grammes de fibres, on peut fabriquer un fil fin de 1 km de long !!
Une machine de tissage industriel fabrique 500 mètres de tissu par jour.
Dans l’épaisseur d’un fil de coton, on trouve 100 à 250 fibres longues de 1 à 3 centimètres.

2. Le classement de la fibre, un art difficile mais capital pour la qualité
Avant d’être livrées au client, les balles de coton sont regroupées en lots de qualité homogène. Il faut évaluer la qualité de la fibre. C’est le classement de la fibre, exécuté manuellement ou avec des instruments de mesure.
Les échantillons sont prélevés sur chaque balle de coton pour estimer la longueur de la fibre et son grade, qui comprend trois critères essentiels : sa couleur (jaune, crème, blanc), sa brillance et son taux d’impuretés. Ces résultats sont établis par rapport à des cotons standard internationaux. Le prix mondial de coton fait toujours référence à ces standards.
Le laboratoire de technologie cotonnière du Cirad fait partie des 6 laboratoires dans le monde qui créent et contrôlent les cotons standard internationaux de référence, pour le classement de la fibre. Ces standards sont utilisés pour étalonner les appareils de mesure de tous les laboratoires d’analyse de la fibre.