Le ministère des Affaires étrangères et européennes a ouvert ses portes au public à l’occasion de la 28e édition des Journées européennes du patrimoine, le 17 et 18 septembre 2011.
Sommaire
Au cours de ces deux journées, plus de 13 000 visiteurs, soit 2 000 de plus qu’en 2010, ont été accueillis sur ces deux sites, marquant l’intérêt de nos compatriotes pour leur patrimoine et pour leur diplomatie.
Les agents du ministère présents ont répondu aux questions du public sur les enjeux de notre politique étrangère, le fonctionnement du ministère et sur la manière dont ses sites et son patrimoine sont, au quotidien, utilisés pour les besoins d’une diplomatie moderne.
Les jardins et les salons de l’Hôtel du ministre des Affaires étrangères et européennes étaient ouverts les samedi 17 et dimanche 18 de 10h à 18h.
Outre la visite de l’ensemble des salons, des jardins et du bureau du ministre, le public a pu cette année découvrir plusieurs expositions, visionner des archives cinématographiques inédites des années 20 à nos jours, assister à des animations consacrées à l’Europe, à des récitals de musique et découvrir les métiers de l’artisanat d’art et de restauration.

Photo : Archives/MAEE
Exposition "La rétro du Quai d’Orsay"
Grande fresque racontant le "37 Quai d’Orsay" à travers 70 visuels insolites de moments historiques, solennels ou cocasses… que ce soit la construction de l’Hôtel du ministre sur les bords de Seine en 1855, la crue de 1910, les conférences interalliées pendant le Première guerre mondiale, le tirage au sort de la Coupe du monde de football de 1938, les combats de la Libération du 25 août 1944, l’attentat de l’OAS en 1962 ou le Centre de crise pendant le séisme en Haïti en 2010.
Archives cinématographiques diplomatiques
Plusieurs documents inédits d’archives cinématographiques diplomatiques étaient proposés au public, parmi eux :
1926 : Fête au ministère des Affaires étrangères pour le Sultan du Maroc
1938 : Visite des souverains britanniques
1948 : Signature de l’accord des 16 au Quai d’Orsay
1953 : Entretien avec John Foster Dulles, Secrétaire d’Etat américain
1954 : Pierre Mendès France à son retour de la conférence de Genève
1956 : Signature de la déclaration d’indépendance du Maroc
1962 : Attentat au plastic au Quai d’Orsay par l’OAS
1980 : Plateau spécial de TF1 à la Cellule de crise du Quai d’Orsay
1986 : Explosion accidentelle au ministère des Affaires étrangères
Exposition sur la création du Comité national français
"La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas" : le célèbre Appel lancé par le général de Gaulle sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940 avait été l’acte fondateur de la France libre.
La création à Londres du Comité national français (CNF), marque une étape majeure vers la constitution d’un gouvernement en exil incarnant la légitimité républicaine. Le CNF comprend, outre le Général qui en est le président, huit commissaires nationaux parmi lesquels René Pleven à l’Économie, aux Finances et aux Colonies, René Cassin à la Justice et à l’Instruction publique, et Maurice Dejean aux Affaires étrangères. Il s’agit dès l’origine d’un organe gouvernemental fondé sur des valeurs démocratiques, et dont la représentativité s’accroît au fur et à mesure que se nouent les liens avec la résistance intérieure. En effet, le 1er janvier 1942, Jean Moulin est nommé représentant du CNF pour la Zone libre ; il est chargé d’y coordonner les différents mouvements de la résistance intérieure au sein de ce qui devient fin mai 1943 le Conseil national de la Résistance.
Le 3 juin 1943, le Comité national français du général de Gaulle et le Commandement civil et militaire d’Alger du général Giraud sont réunis pour former le Comité français de Libération nationale (CFLN). Après un an d’existence, le 2 juin 1944, ce dernier prend le nom de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).
La direction des Archives du ministère des Affaires étrangères et européennes conserve, dans son bâtiment de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), près de 550 dossiers constituant les archives du CNF. Elle propose donc une sélection de pièces remarquables de ce riche fonds afin de les présenter au public..
Artisans et restaurateurs
Comme les années précédentes, les visiteurs ont pu découvrir les métiers de l’artisanat d’art et de restauration (tapissiers, doreurs, restauration de tapisseries, etc.)

Salon de la Rotonde, bureau du ministre (Photos : MAEE/F. de La Mure)
L’Europe mise à l’honneur
Animations assurées par le Mouvement européen et le jeu EuroCulture
Animation musicale
Samedi : le Conservatoire régional Aubervilliers-La Courneuve a donné des récitals tout au long de la journée, dans l’Atrium au premier étage du Palais.
Dimanche : la Garde républicaine a pris le relais dans les jardins.
Boutique
Pour la première fois le ministère des Affaires étrangères et européenne a ouvert pour l’occasion une boutique de souvenirs, où les visiteurs ont pu acquérir, entre autres et en exclusivité, la médaille des Affaires étrangères, éditée par la maison Arthus Bertrand.
Samedi et dimanche de 10h à 18h. L’entrée se fait par la "Grille de Versailles". Le dépôt d’une carte d’identité par visiteur sera demandé à l’entrée du domaine.

Mini-récitals de piano
Des élèves du conservatoire de La Celle Saint-Cloud ont donné des mini-récitals de piano les samedi et dimanche après-midi.
Promenades en poneys
Dimanche après-midi, le club Le Tourne-Bride a proposé gratuitement des promenades en poneys de 15h à 17h, pour les enfants de 3 à 10 ans.
Plusieurs ambassades de France en Europe étaient également ouvertes au public à l’occasion de ces Journées européennes du Patrimoine.
À signaler également , l’exposition "Écrivains et diplomates", montrant la tradition qui lie la diplomatie française et le monde des Lettres, organisée par la direction des Archives du Quai d’Orsay en partenariat avec le Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, ouvert au public samedi et dimanche de 10h à 18h.
Des dépliants d’informations ont été distribués aux visiteurs sur chacun des sites.
