L’Inspection générale des affaires étrangères sera amenée en 2006 à poursuivre et intensifier son effort d’accompagnement de la réforme du Ministère, dans le cadre de la réforme de l’Etat et de l’entrée en vigueur de la loi organique sur les lois de finances.
Parmi les principaux chantiers et défis du Ministère dans les années à venir, auxquels l’Inspection générale entend apporter sa contribution, figurent :
la définition, au sein du réseau, de modèles et formats d’ambassades et de consulats généraux épousant au plus près la diversité des pays, des circonstances et des intérêts français : postes à gestion simplifiée, fonctions régionales, consulats d’influence ou délégations d’ambassade,
l’identification de solutions à la question récurrente de l’accueil du public dans les consulats, dans la perspective notamment du défi que constituera l’introduction de la biométrie dans les visas et documents d’identité,
l’impact de l’intégration européenne sur le réseau du Ministère dans les pays membres,
le bon emploi des différentes catégories de personnel dans les postes, titulaires, agents de droit local, volontaires internationaux, sans oublier la question des stagiaires,
et plus généralement, les réponses à apporter à la contraction continue des moyens du Ministère.
L’Inspection générale conduira, avec l’Inspection générale des finances et le Contrôle général des armées et pour le compte du CIAP, l’audit du programme LOLF « action de la France en Europe et dans le monde ». Cet audit sera notamment l’occasion d’un examen général de l’évolution, depuis l’entrée en vigueur de la LOLF, des modes d’action de la direction générale de l’administration, dans le sens d’une plus grande contractualisation de ses relations avec l’ensemble des programmes et services du Ministère. Sans préjudice de l’accent ainsi mis sur l’audit des structures et procédures du Ministère, l’Inspection générale maintiendra, avec le principe de l’inspection quinquennale de tous les postes, son rôle de garant du bon fonctionnement du réseau du Ministère à l’étranger, et d’intermédiaire entre celui-ci et l’administration centrale.