UNESCO - Prix Felix Houphouët-Boigny - Allocution de Jean-Yves Le Drian (Paris, 27 juin 2017)

Madame la Directrice Générale, chère Irina,
Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est avec grand plaisir que je vous accueille ce soir au Quai d’Orsay, que j’accueille la famille de l’UNESCO. Je voudrais saluer à nouveau les organisateurs et les membres du jury Houphouët-Boigny qui nous donnent ainsi l’occasion de nous retrouver pour ce moment fraternel dans ces salons marqués par l’Histoire, salons qui ont vu passer tant de riches heures de la diplomatie française.

Comme je vous le disais cet après-midi, nous vivons une époque de profonds bouleversements dans les relations internationales. Nous connaissons une succession de crises graves, qui revêtent chacune des aspects différents, mais chacune d’entre elles affecte la stabilité de l’ordre international. Certaines s’installent dans la durée sans que des solutions pérennes puissent être trouvées. Elles entraînent avec elles un cortège de malheurs et destructions. Jamais, depuis des décennies, nous n’avons ressenti à ce point le caractère tragique de l’Histoire. Cet état du monde rend encore plus nécessaire qu’auparavant la défense du multilatéralisme et de ses institutions.

Or, il existe ici à Paris un lieu, unique par son ambition, où les représentants de la communauté des Nations se réunissent chaque jour pour agir au nom de la paix entre les peuples et pour le dialogue entre les cultures, avec un objectif qui fonde notre universalisme : l’épanouissement de l’humanité toute entière. Ce lieu, c’est bien sûr l’UNESCO. Dans un monde en proie aux incertitudes, l’UNESCO démontre chaque jour son impérieuse nécessité. C’est ma conviction face à la violence, face à l’obscurantisme, il n’y a pas de solution politique viable qui ne passe, à un moment, par la culture, la diffusion des savoirs et les valeurs qui y sont associées.

Je suis heureux de vous accueillir ici pour ces raisons avec le nouveau secrétaire d’Etat qui est à mes côtés, Monsieur Lemoyne, que je salue. Je voudrais rappeler que la France a une histoire particulière avec l’UNESCO : quelques-uns de ses plus illustres représentants, Léon Blum, René Cassin, ont œuvré avec toute leur conviction pour faire émerger l’UNESCO en 1946. La France a ensuite souhaité accueillir son siège. Etre Etat du siège est un honneur d’abord, mais tout honneur entraîne aussi, vous le savez, des devoirs. J’ai le plaisir de vous annoncer que la France, comme elle l’a fait déjà dans le passé, apportera sa garantie et son soutien pour la rénovation des locaux qui abritent vos délégations, mesdames et messieurs les ambassadeurs.

Le devoir c’est aussi le terme des deux mandats que la directrice générale a exercés avec un dévouement et une énergie hors du commun, et le président Ouattara lui a aussi rendu hommage.

J’ai été heureux de prendre la parole devant vous cet après-midi et de vous retrouver pour ce moment convivial, et je voulais vous dire aussi que je ne suis pas venu seul ici : j’ai invité une amie, Audrey Azoulay. Vous savez tous qu’elle est candidate au poste de directeur général de l’UNESCO, je voulais qu’elle soit là aujourd’hui, car j’ai été son collègue au Gouvernement, j’ai pu apprécier ses qualités, elle a en plus un parcours culturel et international considérable. C’est une dame brillante, parfaitement respectable et aussi très conviviale.

Merci de votre présence, je suis ravi de partager ce moment avec vous.

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