Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Presse et média

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus

- Tunisie - Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tunis, 14 mai 2013)

"Le message que je suis venu porter à mes amis tunisiens est un message d’amitié, un message de confiance et un message de solidarité. L’amitié, c’est tout simplement le lien qui existe entre le peuple tunisien et le peuple français. Ce n’est pas inutile de rappeler que pour nous les Tunisiens sont des amis, des proches. Et beaucoup de choses, dans un monde qui est dur, sont liées à l’amitié."

- Tunisie - Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - extraits (Tunis, 14 mai 2013)

"Sur le plan économique, bien sûr la Tunisie a subi le contrecoup d’un certain nombre d’événements, mais il y a cette année une croissance en Tunisie de 3,5 %. Même si ce n’est pas suffisant, ce n’est pas une croissance nulle. Et puis, il y a un processus de transition démocratique. Les Tunisiens sont en train de mettre au point une constitution qui devrait être adoptée d’ici quelques semaines. Des élections sont prévues d’ici la fin de l’année. Bien sûr, ce n’est pas facile."

- Mali/Conférence des donateurs - Point de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 15 mai 2013)

"Les Maliens, en concertation avec les bailleurs de fonds, ont chiffré à environ 4 milliards d’euros le budget nécessaire au développement des services, des infrastructures et de l’économie au cours des deux prochaines années. La moitié de cette somme sera financée par les ressources des Maliens eux-mêmes. Pour l’autre moitié, ils sollicitent l’aide de la communauté internationale. L’enjeu de la conférence de Bruxelles est donc d’obtenir des engagements à la hauteur des besoins sous la forme de dons et de prêts."

- Syrie - Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - Extraits (Paris, 14 mai 2013)

"Aujourd’hui, le conflit syrien menace de devenir international. C’est déjà un conflit international. Donc clairement, la France est pour « Genève 2 » ; même si c’est très difficile, nous y travaillons. Je me suis entretenu hier avec John Kerry et avec toute une série d’autres collègues et on avance. La France y prend sa part."

- Japon - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien japonais « Nikkei » (Tokyo, 7 mai 2013)

"La France est la 5ème puissance économique du monde, le Japon est la 3ème puissance économique du monde, nous avons d’excellentes relations, sur le plan politique et culturel, sur tous les plans, mais il faut que nous renforcions encore nos relations économiques."

- Japon - Déclaration de Laurent Fabius (Tokyo, 7 mai 2013)

"Mon déplacement aujourd’hui avait deux objets. D’une part, prendre un contact direct avec à la fois le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères, ce qui a été possible grâce à eux, et puis préparer la visite du président français. Et bien, je pense que les deux objectifs sont remplis et je me réjouis d’être à nouveau avec vous au début du mois de juin."

- Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien Le Monde (9 mai 2013)

"La tragédie syrienne, si elle se poursuit, peut être la pire catastrophe humanitaire et politique de ce début de siècle. Les morts, les blessés, les déplacés, les réfugiés se chiffrent par centaines de milliers en Syrie ou dans les pays voisins. Si on ne porte pas un coup d’arrêt au conflit, c’est l’éclatement du pays qui se profile, l’ultra-radicalisation sectaire des deux camps, la déstabilisation de toutes les composantes de cette zone déjà éruptive. Le chaudron syrien constitue, avec le nucléaire iranien – et d’ailleurs les deux sont liés –, la plus grande menace actuelle contre la paix."

- Relation franco-allemande - Libye - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » - Extraits (Paris, 29 avril 2013)

"La France et l’Allemagne, c’est le coeur de la construction européenne. La France et l’Allemagne sont chacune le premier client et le premier fournisseur l’une de l’autre. Alors, qu’il puisse y avoir - surtout que ce ne sont pas les mêmes orientations politiques - des différences, oui ; discutons-en. Mais il n’y a aucune raison d’opposer de manière absolument frontale un pays et un autre. Nous sommes amis."

- Afrique-Mali-Otages-Libye-Tunisie-Algérie-Maroc- Israël/Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Jeune Afrique » - extraits (Paris, 28 avril 2013)

"Quelques heures après l’attentat, je me suis rendu à Tripoli pour apporter le soutien du gouvernement aux deux gendarmes français blessés et pour organiser, avec nos diplomates et les autorités libyennes, le renforcement de la sécurité de nos implantations. L’attentat n’a à ce jour fait l’objet d’aucune revendication, mais une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris, qui doit permettre, en liaison avec les autorités libyennes, de faire la lumière sur les circonstances de cet acte lâche et odieux et identifier ses auteurs. En s’attaquant à notre ambassade de France, ces derniers ont voulu s’en prendre non seulement à la France, mais aussi à l’amitié entre les peuples libyen et français et, d’une façon plus large, à tous ceux qui luttent contre le terrorisme, partout dans le monde. Ils devront rendre des comptes."

- Fusillade à Rome alors que le nouveau gouvernement prête serment - Déclaration de Laurent Fabius (28 avril 2013)

"Face à cet acte criminel, le gouvernement et le peuple italiens peuvent compter sur notre totale solidarité."

- Adoption de la résolution 2100 - Déclaration de Laurent Fabius (25 avril 2013)

"La résolution 2100 marque une étape importante. Elle s’inscrit dans une approche globale souhaitée par la France qui inclut la stabilisation et le retour à la sécurité, l’accompagnement de la transition politique et l’aide à la reconstruction et au développement du Mali. Le déploiement des casques bleus sur le terrain débutera en juillet prochain. Il viendra appuyer les efforts en faveur du dialogue et de la réconciliation, indispensables au bon déroulement des élections."

- Libye - Attentat contre l’ambassade de France à Tripoli - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV, I-TÉLÉ et LCI » (Paris, 23 avril 2013)

"Un attentat à la voiture piégée a eu lieu à Tripoli, en Libye, devant notre ambassade. Cet attentat aurait pu être un carnage. Deux gendarmes ont été blessés, dont l’un grièvement. Il s’en est fallu de quelques minutes ; si le personnel avait été là, cela aurait effectivement été un drame épouvantable."

- Libération des otages au Cameroun - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 19 avril 2013)

"Cela fait deux mois que nos compatriotes ont été pris en otage. Nous nous sommes immédiatement mobilisés, je me suis déplacé voir le président du Cameroun et le président du Nigeria quelques jours après. Ensuite, des contacts ont été noués. Il y a une règle dans toutes ces affaires, c’est l’efficacité et la discrétion. D’ailleurs, les deux choses sont liées et j’ai toujours été un partisan de la discrétion."

- Mauritanie - Mali - Point de presse de Laurent Fabius (Nouakchott, 15 avril 2013)

"L’intervention qui a eu lieu a permis de rétablir la sécurité, mais il faut conforter cet élément-là et vous savez sans doute que d’ici quelques jours, l’ONU va décider d’une opération de maintien de la paix qui va permettre d’avoir une force de sécurité très importante au Mali, afin de continuer à sécuriser le pays. Et nos amis mauritaniens envisagent, sous certaines conditions bien sûr, ils les définiront eux-mêmes, de pouvoir participer à cette opération. Mais il y a aussi l’aspect politique, parce qu’il faut que le Mali s’engage dans le dialogue et la réconciliation et aille vers des élections. Nous en avons parlé avec le président mauritanien qui a une analyse très fine des choses et nous partageons vraiment, c’est ce qui m’a frappé dans notre conversation, leur approche. Il faut qu’il y ait un véritable dialogue entre le sud et les populations du nord, pour que chacun se sente à l’aise et qu’un certain nombre de difficultés qui ont existé dans le passé puissent être résorbées. Et puis il y aura des élections qui sont prévues au mois de juillet."

- Syrie - Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Strasbourg, 18 avril 2013)

"Nous avons une réunion à Istanbul samedi soir avec les amis réels de la Syrie, mais je ne cache pas mon inquiétude, parce que si la situation actuelle perdure, avec Bachar Al-Assad qui continue ses exactions, quel est le risque ? C’est qu’on va avoir de plus en plus de morts, de blessés, de réfugiés, et, à la fin, la Syrie risque d’exploser avec, de part et d’autre, les extrémistes qui risquent de l’emporter, ce qui serait catastrophique à la fois pour la Syrie et pour toute la région."

- États-Unis/Explosion de West (Texas) - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 18 avril 2013)

"J’ai appris avec une vive émotion la nouvelle de l’explosion d’une usine d’engrais qui a endeuillé la ville de West, au Texas.
Mes pensées vont aux familles des victimes, aux blessés et à tous ceux dont la vie est affectée par cette catastrophe."

- Lettre de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères à John Kerry, Secrétaire d’Etat américain (16 avril 2013)

"J’ai appris avec beaucoup d’émotion la nouvelle des explosions qui ont endeuillé Boston.

Mes pensées vont aux familles des victimes et aux nombreux blessés.

Face à cet acte lâche et barbare, le peuple américain peut compter sur notre totale solidarité."

- Chine - Corée du Nord - Mali - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec la presse française - extraits (Pékin, 12 avril 2013)

"Cette visite a marqué l’importance que nous attachons aux relations franco-chinoises, à la fois, vous le savez, parce que ces relations sont anciennes - la France, on le rappelle souvent, a été le premier pays, le premier grand pays d’occident, sous le général de Gaulle à reconnaître la République populaire de Chine -, mais aussi parce que, au travers des années, une coopération étroite s’est développée et parce que nous partageons, sur beaucoup de points, des approches communes."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France-Inter » (Pékin, 12 avril 2013)

"Si rien n’est fait en Syrie, nous allons nous diriger vers une radicalisation des deux côtés, c’est le premier point. De plus, il faut une solution politique qui est très difficile à tracer maintenant."

- Déplacement de Diango Cissoko à Gao - Déclaration de Laurent Fabius (11 avril 2013)

"Je salue la visite ce jour à Gao du Premier ministre malien de transition, Diango Cissoko. Ce geste fort vient symboliser le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ce qui aurait pu devenir l’un des bastions du terrorisme."

- Disparition de Zao Wou-Ki - Déclaration de Laurent Fabius (10 avril 2013)

"Je salue la mémoire d’un grand artiste, attaché à la France, devenue son pays en 1964. Il a su mêler les influences occidentales avec son identité chinoise, pour donner à son œuvre une portée universelle."

- Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bamako, 5 avril 2013)

"Des progrès très importants ont été faits, notamment sur la plan de la sécurité puisque les troupes maliennes, les troupes françaises, les troupes tchadiennes l’ensemble des troupes africaines ont fait un travail remarquable et je veux leur rendre hommage."

- Otages - Mali - Syrie - Corée du Nord - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « BFM TV - RMC » - extraits (Paris, 3 avril 2013)

"Sur le plan politique, les Maliens se sont engagés à ce qu’un dialogue s’établisse entre le Sud et le Nord, parce que l’absence de dialogue est une des grandes difficultés. Nous avions demandé que soit créée une commission de la réconciliation. Elle a été créée samedi dernier avec un président et deux vice-présidents qui sont des gens estimables, en particulier quelqu’un qui est un touareg de Kidal. Vendredi je vais regarder tout cela concrètement. Et puis des élections doivent avoir lieu au mois de juillet pour créer une nouvelle légitimité démocratique."

- Egypte - Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue égyptien - propos de M. Fabius (Paris, 2 avril 2013)

"Nous avons abordé la question syrienne sur laquelle nous avons une grande convergence de vues. Nous soutenons la Coalition nationale, nous apportons notre soutien à la personnalité et au choix de cette coalition autour de Moaz al-Khatib. Nous voulons trouver une solution politique qui permette à la Syrie, aujourd’hui déchirée, de retrouver une perspective. Nous sommes extrêmement inquiets, à la fois de ce qui se passe en Syrie mais aussi dans les pays voisins, au Liban et en Jordanie, et nous avons échangé sur ce point."

- Chypre - RCA - Mali - Syrie - Otages - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « Europe 1 » - extraits (Paris, 25/03/2013)

"Nous suivons les événements en Centrafrique heure par heure. Il y a eu, comme vous le savez, une attaque par le mouvement qu’on appelle « Séléka ». Le président Bozizé, qui s’était engagé à faire un certain nombre de choses qu’il n’a pas faites, a quitté son pays et nous suivons tout cela très attentivement. Nous avons envoyé un certain nombre de troupes supplémentaires pour protéger nos ressortissants. Les choses sont, de notre point de vue en ce qui concerne les Français, sous contrôle. Mais nous restons extrêmement vigilants."

- Pays-Bas - UE - Syrie - ONU - Environnement - Réponses de Laurent Fabius devant les étudiants de l’Université de Leyde - extraits (La Haye, 21 mars 2013)

"Je crois à la nécessité d’un monde multipolaire. Je crois qu’un monde unipolaire serait extrêmement dangereux et que même un monde bipolaire - on parle parfois de G2 en pensant à la Chine et aux États-Unis - ne correspond pas à un bon équilibre. Au fond, la vision que l’on peut avoir, sans angélisme, c’est celle d’une organisation internationale, les Nations unies, qui doit avoir des capacités de régulation sur l’ensemble du monde. Chaque continent ayant lui-même sa capacité de régulation, que ce soit l’Afrique, l’Asie ou l’Europe. On arriverait là à une vision beaucoup plus équilibrée des choses. C’est d’ailleurs la vision que je développe et je travaille à l’avènement de ce monde multipolaire."

- Pays-Bas - Syrie - Mali - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue, M. Frans Timmermans - Propos de M. Fabius - extraits (La Haye, 21/03/2013)

"Nous avons le sentiment que si l’on n’évolue pas sur le plan politique ni sur le terrain, le risque est donc extrêmement grand que la Syrie éclate. Et à la fin, ce soit les extrémistes et les terroristes qui profitent de la situation avec des conséquences redoutables, non seulement pour la Syrie, mais pour l’ensemble de la région. Or, nous voulons absolument éviter cela pour protéger la population syrienne et compte-tenu de l’enjeu régional. Si on veut faire bouger la situation politique, il faut que la situation sécuritaire et militaire elle-même évolue car, actuellement, M. Bachar Al-Assad est convaincu, à tort, qu’il va l’emporter et jouit d’une impunité presque totale puisqu’il dispose d’avions. Ces derniers bombardent les résistants et ils n’ont pas les moyens de se défendre. "

- Syrie - Déclaration à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à l’issue de la réunion informelle des ministres européens des affaires étrangères (Dublin, 22/03/2013)

"J’ai insisté en particulier, et c’est un point très important, sur l’attention très forte qu’il fallait porter à la possible utilisation par Bachar Al-Assad d’armes chimiques. Vous le savez, celles-ci représentent un danger extrême et Bachar Al-Assad en possède beaucoup. Il y a des indications selon lesquelles il pourrait les avoir utilisées ou il pourrait les utiliser et c’est un point que toute la communauté internationale, y compris d’ailleurs les Russes, considère comme inacceptable. J’ai beaucoup insisté là-dessus parce que leur utilisation peut engendrer des dégâts épouvantables."

- République Centrafricaine - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 24/03/2013)

"La France, conformément à ses principes, ne peut que condamner le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir en République centrafricaine. Elle estime que les principes des accords de Libreville du 11 janvier, conclus sous l’égide de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, avec l’appui de l’Union africaine, doivent fournir le cadre d’une transition politique."

- Syrie - Propos du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Dublin, 22 mars 2013)

"La question est la suivante : comment empêcher Bachar Al-Assad de continuer à bombarder et à massacrer la population syrienne. Voilà la question qui est posée. Et donc les Britanniques et les Français souhaitent alimenter la discussion sur une levée de l’embargo pour permettre aux résistants syriens de se défendre étant bien entendu que si l’embargo est levé il faudra que ces armes ne puissent pas tomber dans les mains adverses."

- Situation en République centrafricaine - Déclaration de Laurent Fabius (24 mars 2013)

"Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j’appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.

Nous renouvelons à nos compatriotes, avec lesquels notre ambassade est en contact permanent, nos consignes de prudence. Nous leur demandons de rester chez eux. Notre dispositif sur place a été renforcé afin d’assurer leur sécurité."

- Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM-TV » (Paris, 19 mars 2013)

"Nous sommes extrêmement déterminés et tous les services français sont mobilisés pour obtenir la libération des otages. En même temps, nous sommes obligés, j’espère que vous le comprendrez, à une extrême discrétion parce que, tout renseignement que nous pourrions donner peut être utilisé par les ravisseurs contre les otages."

- Nigeria/Otages - Point presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Abuja, 16/03/2013)

"Sur la question des otages, nous disons très clairement que nous souhaitons de toutes nos forces qu’ils soient libérés sains et saufs et nous ne donnons pas d’informations sur les détails concernant l’ensemble de nos concitoyens retenus. Il va de soi que les Français doivent prendre des mesures de sécurité, de vigilance importantes."

- Syrie - Mali - UE - Otages - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France 3 » - extraits - (Paris, 17/03/2013)

"Aujourd’hui, prévaut une situation absolument abominable : on évoque 70.000 morts, certains disent 100.000 morts, plus d’un million de réfugiés, et plusieurs millions de personnes déplacées. Non seulement en Syrie, mais dans les pays voisins : la situation est extrêmement dure. Bachar Al-Assad ne veut pas bouger. Si cela continue comme aujourd’hui, non seulement il va y avoir de plus en plus de morts, mais le risque est que les extrémistes, c’est-à-dire Al-Qaïda, prennent finalement le dessus. Et donc nous nous sommes dit : si on veut arriver à une solution politique, ce qui est nécessaire, il faut faire évoluer la situation militaire sur le terrain et pour ce faire, il faut que les résistants puissent avoir des armes pour lutter contre les avions qui les mitraillent."

- Syrie - Tribune du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius dans le quotidien « Libération » (Paris, 14/03/2013)

"Nous devons convaincre nos partenaires, notamment en Europe, que nous n’avons désormais plus d’autre choix que de lever l’embargo sur les armes, en faveur de la coalition. Sur le plan international, la France a été la première à soutenir à chaque étape la cause du peuple syrien. Elle doit l’être également en ce moment charnière. L’embargo européen sur les armes partait d’une idée généreuse : ne pas ajouter des morts aux morts, et des combats aux combats. Mais, aujourd’hui, cet embargo se retourne contre ceux qu’il avait l’ambition de protéger : il ne contraint pas ceux qui livrent des armes au régime Assad et il empêche de soutenir ceux qui luttent légitimement contre lui. Les modalités de cette levée de l’embargo sont à définir en urgence. C’est lorsqu’il mesurera qu’il ne peut survivre par la force des armes que Bachar Al-Assad bougera ou que la situation bougera sans lui."

- Syrie/Mali/Otages français/Élection du Pape - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France Info » (Paris, 14/03/2013)

"La position que nous avons prise avec François Hollande, c’est de demander la levée de l’embargo sur les armes. Pourquoi ? Depuis le début, la France est en pointe pour soutenir la résistance syrienne. On le fait sur le plan humanitaire car il faut les aider. On le fait sur le plan politique en soutenant l’opposition. Vous avez dit vous-même le bilan est absolument épouvantable - il y a plus de 70.000 morts, plus d’un million de réfugiés et la région elle-même est à feu et à sang. On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec, d’un côté, l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre, des résistants qui ne peuvent pas se défendre."

- Mali/TV5 Monde - Intervention du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius - extraits (Paris, 13/03/2013)

"Je crois qu’il faut bien avoir à l’esprit que quand on parle du Mali, il y a trois actions en permanence : il y a l’action de sécurité - s’il n’y a pas de sécurité, rien n’est pas possible, c’est l’aspect militaire, - il y a l’action démocratique - le dialogue démocratique, la préparation des élections - et puis il y a l’action économique pour le développement. Et il faut avoir tout cela en tête. Nous sommes en train de parler de l’action militaire, sécuritaire, qui a commencé il y a déjà maintenant deux mois. C’est un très grand succès, il faut le dire et il faut dire bravo et notre admiration à toutes les forces qui se sont concentrées sur cette tâche. Elles font un travail absolument admirable"

- Corée du Nord - Syrie - Mali - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « CNN » - extraits - (Paris, 11/03/2013)

"Nous sommes clairement en présence d’une réelle catastrophe humanitaire - je veux dire par là un bain de sang - non seulement concernant la Syrie, mais aussi les pays voisins : la Jordanie, le Liban, etc. Nous devons agir sur de très nombreux tableaux à la fois : la dimension humanitaire, la dimension politique, un embargo sur les armes aussi, car la situation est désormais très, très grave. Nous ne pouvons tolérer ce déséquilibre entre le camp de Bachar Al-Assad, qui est soutenu par l’Iran et la Russie, et celui d’en face, avec la Coalition nationale syrienne, qui, elle, est dépourvue de véritables armes en nombre suffisant."

- Mali - Syrie - Otages - Venezuela - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien « Aujourd’hui en France » - extraits - (Paris, 10/03/2013)

"Tous les services de l’État, en France et à l’étranger, sont mobilisés pour obtenir la libération des otages et leur retour en France aussi vite que possible. Le centre de crise du Quai d’Orsay est en permanence à la disposition des familles, elles sont très courageuses. S’agissant de nos compatriotes enlevés au Cameroun le 19 février, j’ai reçu leur famille mercredi dernier pour leur redire notre détermination et notre profonde solidarité et je me rendrai au Cameroun et au Nigéria en fin de semaine prochaine."

- Syrie - Conseil affaires étrangères - Déclaration à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Bruxelles, 11/03/2013)

"Nous avons évoqué avec M. Brahimi ce qui pouvait être fait et, en ce qui concerne la France, il est très clair qu’il faut que la communauté internationale augmente son aide matérielle à la Syrie et aux pays voisins. Il est évident aussi, sur le plan politique et diplomatique, qu’il faut utiliser tous les contacts, tous les canaux, et nous le faisons en liaison avec les Américains, les Russes, les Arabes, pour essayer de trouver une solution politique, mais - j’insiste là dessus -, il me paraît évident aussi que la question d’une levée de l’embargo sur les armes se pose de plus en plus, car nous avons un déséquilibre évident entre Bachar Al-Assad, qui reçoit des armes puissantes venues d’Iran et de Russie, et la Coalition nationale qui ne dispose pas de ces mêmes armes."

- Otages au Cameroun - Déclaration de Laurent Fabius (6 mars 2013)

"Je viens de recevoir les familles de nos compatriotes enlevés au Cameroun le 19 février.

J’ai confirmé aux familles notre détermination totale pour parvenir à la libération de leurs proches. Je leur ai aussi redit la profonde solidarité des autorités françaises face à leur angoisse dans ce moment si difficile."

- Réouverture au public du lycée français Liberté de Bamako - Déclaration de Laurent fabius et de Hélène Conway

"Les efforts menés conjointement avec les autorités maliennes permettent d’assurer la reprise complète des activités de l’établissement. Nous avons donc décidé que le lycée français de Bamako rouvrira ses portes aux élèves le lundi 11 mars. "

- Kazakhstan - Déclaration de Laurent Fabius (Astana, 1er mars 2013)

"Nous avons naturellement évoqué toutes les grandes questions internationales qui préoccupent légitimement tant la France que le Kazakhstan. Qu’il s’agisse de l’Afghanistan, de l’Iran, de la Syrie, nous avons constaté une très grande convergence de nos analyses et j’ajouterai, s’agissant notamment de l’Afghanistan, une volonté de coopération active."

- Décès de Stéphane Hessel - Déclaration de Laurent Fabius (27 février 2013)

"Avec Stéphane Hessel disparait un combattant de la liberté et de la dignité humaine. Engagé avec courage au service de causes justes et généreuses, à travers la diversité des époques qu’il a traversées, il est resté le témoin exigeant des valeurs de la Résistance."

- Otages - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 25 février 2013)

"Une vidéo de la famille française enlevée au nord du Cameroun mardi dernier vient d’être diffusée par le groupe Boko Haram.

Pour nous tous, ces images sont terriblement choquantes. Elles démontrent une cruauté sans limites."

- Panama - Point de presse conjoint du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue panaméen, M. Francisco Alvarez de Soto - Propos de M. Fabius (Panama, 22/02/2013)

"J’ai choisi de visiter trois pays d’Amérique latine : le Pérou, Panama et la Colombie. Ce voyage témoigne de l’intérêt majeur que la France porte à l’Amérique latine. Nous pensons qu’une grande partie de l’avenir du monde se construit ici et la France, qui est un grand pays, doit être présente là où se construit l’avenir du monde."

- Colombie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien colombien « El Tiempo » (Paris, 24/02/2013)

"Notre partenariat économique est dense et les échanges commerciaux ainsi que les investissements ont augmenté. Cependant, nous pouvons et devons faire davantage, notamment en proposant à l’Amérique latine le savoir-faire des entreprises françaises qui correspond aux besoins de son développement. Je pense en particulier aux transports, aux infrastructures, aux communications, à l’énergie. Il en va de même du partenariat politique. Nous nous consultons beaucoup sur des sujets globaux comme le climat ou la lutte contre le terrorisme. Les années où la Colombie siégeait au Conseil de sécurité des Nations unies ont montré que nous travaillons facilement ensemble. Je souhaite que nous le fassions plus largement. "

- Syrie/Décès du journaliste Olivier Voisin - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 25/02/2013)

"Avec la mort d’Olivier Voisin s’allonge la trop longue liste des journalistes tués en Syrie depuis le début de ce conflit, dont nos compatriotes Gilles Jacquier, Rémi Ochlik et, le mois dernier, Yves Debay. Je souhaite rendre hommage à l’action des femmes et des hommes qui chaque jour risquent leur vie pour informer."

- Amérique latine - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne d’information colombienne « NTN 24 » (Paris, 21 février 2013)

"Le but de ce voyage est de rapprocher la France et l’Amérique latine. Nous avons une tradition de proximité ; les idéaux de la France sont très présents en Amérique latine mais nous n’avons pas encore les relations politiques et économiques à la hauteur de ce que nous voudrions. Mon objectif, c’est d’aller vers un rapprochement, une proximité plus forte entre la France et l’Amérique latine."

- Panama - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien panaméen « La Prensa » (Paris, 22 février 2013)

"La France et le Panama, c’est une longue histoire. Bien entendu, il y a eu cette audacieuse entreprise que fut le percement, sous la direction de Ferdinand de Lesseps, du canal. La France a plus tard accompagné la création de l’État panaméen et fut l’un des premiers à le reconnaître. Elle est le seul pays dont la représentation diplomatique au Panama est installée dans le Casco Antiguo. Tous ces symboles témoignent d’une étroite relation, que je suis ici pour développer."

- Pérou - Mali - Otages - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue péruvien, à l’issue de la signature des accords, et de la remise au Ministre d’une décoration péruvienne - Propos de M. Fabius (Lima, 21 février 2013)

"Les textes que nous avons signés montrent de nouveaux champs de coopération, mais, au-delà de ces textes, tout nous est ouvert. Nous travaillons et nous allons travailler de plus en plus ensemble dans tous les domaines que vous avez cités cher collègue : l’éducation, la culture, la science, le commerce, l’investissement, le transport, l’énergie, le tourisme, la sécurité. Et beaucoup d’autres champs encore. Tout nous est ouvert et nous souhaitons, nous la France, avancer côte à côte avec vous."

- Pérou - Rencontre de Laurent Fabius avec les correspondants de la presse française au Pérou (Lima, 21 février 2013)

"Il y a une soif de France ici et nous sommes complètement décidés de développer très fortement nos relations avec le Pérou. Nous avons passé en revue nos champs d’actions avec le Pérou : éducation, culture, recherche. Et puis, il y a beaucoup à faire sur le plan économique, sur le plan de la défense et de la sécurité."

- Pérou - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien péruvien « La Republica » (Lima, 21 février 2013)

"Nos deux pays ont toujours eu d’excellentes relations. Au Pérou, la présence française est importante ; réseau des Alliances française, lycée franco-péruvien, organismes de recherche (IRD, IFEA). Je m’en réjouis. Cependant, en dépit d’investissements français significatifs, nos relations économiques restent en deçà de ce qu’elles devraient être. La France n’est que le 22ème partenaire du Pérou, et le Pérou le 76ème pour la France. Il faut renforcer tout cela. Ma visite doit y contribuer."

- Otages - Déclaration de Laurent Fabius (Lima, 21 février 2013)

"Depuis l’enlèvement, beaucoup d’informations, souvent fausses, ont été données par les uns et les autres. Nous suivons la situation, le président de la République, le ministre de la défense et moi-même, en permanence. "

- Mali - Propos de Laurent Fabius (Lima, 22 février 2013)

"L’intervention française au Mali poursuit plusieurs objectifs.
Le premier, bloquer les terroristes dans leur descente vers le Sud, a été accompli."

- Mali - Syrie - Printemps arabe - Proche Orient - Amérique latine - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien « 20 minutes » (Paris, 21 février 2013)

"Tout est mis en oeuvre, avec les autorités camerounaises et nigérianes, pour localiser nos ressortissants et obtenir leur libération. Cet enlèvement dramatique confirme qu’il est indispensable de lutter contre les groupes terroristes avec détermination dans toute la zone. Une action d’ensemble est nécessaire, avec tous les États africains et le soutien de la communauté internationale."

- Amérique latine - Tribune de Laurent Fabius dans le quotidien "Le Figaro" (Paris, 20 février 2013)

L’Amérique latine : un objectif majeur de notre politique étrangère
À partir du 21 février, je me rends dans trois pays d’Amérique latine - Colombie, Panama, Pérou - pour travailler à la relance de nos relations avec ce continent. Mon déplacement dans la région, après ceux du président et du premier ministre, a un sens clair : nous voulons un rapprochement durable avec l’Amérique latine, qui constitue désormais un objectif majeur de notre politique étrangère.

- Mali - Enlèvements de Français au Cameroun - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et du Premier ministre du Mali, M. Diango Cissoko - Propos de M. Fabius (Paris, 19/02/2013)

"Une partie des terroristes de Boko Haram ont en effet été formés au Nord du Mali. Comme nous l’avons souvent dit, la lutte contre les différents groupes terroristes est une nécessité absolue, Ces groupes terroristes menacent non seulement le Mali, mais l’ensemble de l’Afrique. Le président du Nigéria, qui était présent en France il y a quelques jours, a notamment confirmé ce point de vue. Cela confirme une nouvelle fois la nécessité, de la part de toute la communauté internationale, de lutter contre ces groupes de terroristes et de narcoterroristes."

- Mali - UE - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « RTL » - extraits - (Paris, 19/02/2013)

"Il y a un succès militaire qui est incontestable et dont il faut se féliciter. Maintenant, la prochaine étape, c’est à la fois de conforter le succès militaire, mais aussi de le transformer en des avancées pour la démocratie et le développement. "

- UE/Conseil affaires étrangères - Point de presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Bruxelles, 18/02/2013)

"Sur le Mali, notre action a, de nouveau, bénéficié d’un soutien extrêmement fort. D’autre part, le lancement effectif de l’opération de formation par l’Union européenne des troupes maliennes a été décidé et confirmé, ce qui est une bonne chose. Un certain nombre de précisions ont été apportées sur le calendrier et sur la volonté que le dialogue, la réconciliation nationale, aient lieu effectivement au Mali. Ce sont des thèses que nous développons depuis longtemps et nous sommes très satisfaits que l’Union européenne les appuie."

- Syrie - Mali - Iran - Liban - Égypte - Tunisie - Question israélo-palestinienne - Sahel/otages français - Entretien de Laurent Fabius avec « Al Arabiya » (Paris, 14 février 2013)

"La situation en Syrie est dramatique puisque tous les jours des dizaines et des dizaines de personnes meurent ; il y a des blessés ; des réfugiés. Non seulement c’est une situation dramatique en Syrie, mais qui a des conséquences lourdes dans les pays voisins ; je pense à la Jordanie et à d’autres pays. Il faut donc arrêter ce massacre. Tout le monde sait que pour arrêter ce massacre il faut, et le plus tôt sera le mieux, que M. Bachar Al-Assad se retire. Mais il ne suffit pas qu’il se retire. Il faut que le régime qui va succéder soit stable, qui reconnaisse toutes les communautés en Syrie et que les droits de chaque communauté soient respectés."

- Irak/Libération de MM. Nadir Dendoune et Haqi Mohammed - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 14 février 2013)

"Je me réjouis de la libération de M. Nadir Dendoune, journaliste français, qui avait été arrêté à Bagdad le 23 janvier dernier, ainsi que de celle de M. Haqi Mohammed qui lui avait servi de guide lors de son séjour en Irak."

- Diplomatie économique - Mali - Syrie - Printemps arabes - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 13 février 2013)

"Une clef de voûte de notre prospérité et de notre influence, c’est l’économie. Le ministère des affaires étrangères, présent dans le monde entier, a pour mission sur le long terme de renforcer notre influence, il s’occupe également des crises : dans ces conditions, il aurait été étonnant qu’il ne se préoccupe pas d’économie. J’ai donc assigné comme mission prioritaire à notre réseau, à nos ambassadeurs, de soutenir au maximum notre effort de redressement. Bien sûr, l’administration ne remplace pas les entreprises, mais le Quai d’Orsay doit leur être grand ouvert et les appuyer. C’est ce qu’il fait. Cette action est complémentaire de notre présence internationale politique, éducative, culturelle, scientifique."

- Corée du Nord - Mali - Inde - Irak - UE/USA - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal+ » (Paris, 13 février 2013)

"Ce que l’on a décidé, c’est de regarder si vraiment cela peut aboutir ; dans ce cas, on entamera la négociation. S’il n’y aucune chance que cela aboutisse, parce que ce n’est pas dans l’intérêt mutuel de l’Union européenne et des États-Unis, il n’y aura pas de négociation."

- Iran/Assignation à résidence de MM. Moussavi et Karoubi - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 13 février 2013)

"La France condamne cette situation intolérable et appelle les autorités iraniennes à honorer leurs engagements internationaux en matière de liberté d’opinion et d’expression, en libérant immédiatement toutes les personnes arbitrairement détenues. Je pense aux défenseurs des droits de l’Homme Nasrin Sotoudeh, Mohammad Ali Dadkhah, Abdolfattah Soltani, parmi tant d’autres, mais aussi aux journalistes qui ont été incarcérés à la fin du mois de janvier."

- Libye - Mali - Turquie - Corée du Nord - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue libyen, à l’issue de la réunion ministérielle internationale de soutien à la Libye dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’État de droit (Paris, 12 février 2013)

"Cette conférence manifeste notre volonté commune et notre engagement durable aux côtés de la Libye à un moment cruciale de sa transition. À quelques jours près, cela fait deux ans que la révolution libyenne a eu lieu. Depuis, beaucoup de changements sont intervenus et on peut dire qu’un chemin considérable a été parcouru, mais il reste - et nous en avons discuté ce matin - un certain nombre de problèmes et notamment des problèmes de sécurité. Ces problèmes prennent différentes formes : la protection des frontières ; le contrôle des armements qui sont nombreux ; le développement de l’État de droit et d’autres aspects encore."

- Renonciation du Pape - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 12 février 2013)

"Au lendemain de la décision du Saint-Père de démissionner, je veux souligner la grande qualité des relations que la France a entretenues avec le Saint-Siège durant le pontificat de Benoît XVI."

- Mali - Tunisie - Égypte - Iran - UE - Libye - Qatar - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - extraits - (Paris, 10/02/2013)

"D’abord, nous avons repris - quand je dis « nous », c’est à la fois la France et les pays d’Europe - notre aide au Mali qui avait été interrompue. Nous prévoyons pour le mois d’avril ou de mai une réunion coprésidée à la fois par Bruxelles et par nous-mêmes pour réunir tout ce qui est nécessaire, notamment des fonds en matière de développement. C’est indispensable. Il y aura de même en France une réunion, plus modeste, de toutes les collectivités qui sont en contact avec le Mali. Vous savez que de très nombreuses collectivités françaises travaillent en contact avec le Mali."

- Mali - Tunisie - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC » - extraits - (Paris, 07/02/2013)

"Les ennemis de la révolution. La révolution, au départ, était une lutte pour la dignité, pour la liberté, et maintenant c’est la violence qui s’installe. Donc, moi, je veux condamner de façon extraordinairement ferme ce qui s’est passé en Tunisie. Il s’agit d’un assassinat politique. Je veux apporter mon soutien et le soutien de la France à ceux qui souhaitent arrêter la violence, et dire qu’on ne peut pas laisser se développer l’obscurantisme et la violence. Donc, les Tunisiens ce sont nos amis, nos frères, nos cousins."

- Mali - Syrie - Iran - Irak - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Metro » (Paris, 6 février 2013)

"L’action nécessaire au Mali comporte trois volets : militaire, politique et de développement. S’agissant du volet militaire, une première phase a été menée, très efficace, pour bloquer les groupes terroristes et reconquérir les villes. La France n’a pas vocation à rester durablement au Mali. Ce sont les Africains et les Maliens eux-mêmes qui doivent être les garants de la sécurité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de ce pays. C’est pourquoi nous allons, progressivement, passer le relais à la Misma. Nous-mêmes, nous allons continuer à agir au Nord, où il reste des foyers terroristes. Je pense qu’à partir de mars, si tout se passe comme prévu, le nombre de troupes françaises devrait diminuer."

- Grèce - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue grec, M. Dimitris Avramopoulos - Propos de M. Fabius (Paris, 04/02/2013)

"Avec mon collègue et ami Dimitris, nous avons fait le tour de la situation nationale grecque, de la situation régionale et de la situation internationale. Nous avons aussi bien sûr parlé de l’Europe. Comme vous le savez, il y a, à la fin de cette semaine, un important sommet consacré aux perspectives financières. La Grèce va prendre la présidence de l’Union européenne en 2014. Nous avons abordé nos relations bilatérales et insisté en particulier sur la nécessité de développer nos relations économiques. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble. Nous avons parlé de la situation internationale, nous avons bien sûr parlé de la Syrie, du Mali."

- Mali - Syrie - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 04/02/2013)

"Nous avons fixé trois buts, ils sont très précis : le premier but, c’est de bloquer les terroristes pour qu’ils ne descendent pas au Sud, et puis de les éradiquer ; le deuxième but, c’est de faire en sorte que l’intégrité territoriale du Mali soit restaurée ; et le troisième but, c’est que les résolutions internationales puissent s’appliquer."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue jordanien, Nasser Joudeh - Propos de M. Fabius - (Paris, 01/02/2013)

"Tout d’abord je voudrais dire la grande amitié qui existe entre la France et la Jordanie. Nous travaillons ensemble, nous avons un partenariat excellent et nous apprécions beaucoup les positions prises par la Jordanie sur différents sujets. Nous connaissons en même temps les difficultés rencontrées par ce pays dans le contexte régional. C’est un plaisir et un honneur pour moi de recevoir le ministre des affaires étrangères de Jordanie et je lui ai demandé de transmettre à sa Majesté le Roi le témoignage de notre estime et de notre amitié."

- Syrie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et des représentants de la Coalition nationale syrienne - Propos de M. Fabius (Paris, 28/01/2013)

"Je suis entouré des vice-présidents de cette Coalition, que la France a été la première à reconnaître et que beaucoup d’autres pays ont reconnu, notamment à la suite de la conférence de Marrakech. Cette conférence a un but concret. Bachar Al-Assad continue, tous les jours, d’assassiner son peuple. Nous en sommes à plus de 60.000 morts avec beaucoup de personnes déplacées et de réfugiés dans les pays voisins. La communauté internationale doit donner les moyens à la Coalition nationale syrienne d’agir en soutien du peuple syrien. Cela passe par des fonds, des aides de toutes sortes. Des promesses ont été faites, certaines ont été honorées, d’autres pas encore. Et donc l’objet de cette réunion très concrète, à laquelle assiste plus de 50 pays, c’est de donner les moyens à la Coalition pour qu’elle exerce sa mission qui est d’aider le peuple syrien, de préparer l’alternance et de travailler pour une Syrie libre et démocratique."

- Mali - Syrie - Égypte - Entretien de Laurent Fabius avec « France2 » (Paris, 28/01/2013)

"La France a le soutien de la communauté internationale, des Nations unies, maintenant des Américains, des Européens. Sur le terrain, la France était la seule à pouvoir intervenir très rapidement, concrètement, avec ses forces militaires. Le mérite du président de la République a été de décider l’intervention en quelques heures. Sinon, je vous le répète, il n’y aurait plus de Mali."

- Libération de Florence Cassez - Point de presse de Laurent Fabius (Roissy, 24/01/2013)

"Nous sommes formidablement heureux pour Florence. Il lui a fallu un courage formidable car, tenir durant sept ans, cela demande une ténacité absolument magnifique. Maintenant, elle va se reconstruire mais je voudrais remercier tous les gens qui, depuis longtemps, en France, au Mexique ou ailleurs, l’ont soutenue dans ce combat."

- Libération de Florence Cassez - Déclaration de Laurent Fabius (Roissy, 24/01/2013)

"Je veux dire à Florence à quel point nous sommes fiers et heureux de l’avoir parmi nous. Je remercie tous les gens qui, au Mexique, en France et ailleurs se sont mobilisés pour elle durant toutes ces années. Je veux ajouter un mot pour les juges qui ont rendu ce jugement. Cela veut dire qu’il y a des juges qui sont très courageux et qui ont agi en toute indépendance."

- 50ème anniversaire du Traité de l’Élysée - Mali - Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec la radio allemande « Deutschland Funk » (Berlin, 22/01/2013)

"Le champ de coopération s’est considérablement élargi. La coopération de nos deux pays concerne tous les domaines. Tous les jours, il y a des sujets dont nous avons à discuter avec nos amis allemands. Prenons par exemple l’économie : souvent, nous partageons les mêmes avis, parfois, nos opinions divergent. Nous élaborons conjointement des analyses de la situation internationale, nous discutons des questions de sécurité, d’immigration, nous discutons des sujets sociaux. En d’autres termes, il y a un grand nombre de questions que nous, Français et Allemands, souhaitons résoudre ensemble. "

- Israël - Mali - Mexique/Affaire Cassez - Royaume-Uni/Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 23/01/2013)

"On prévoyait - c’est ce que disaient des études d’opinion - une poussée importante de la droite et une difficulté de la gauche et du centre. Et ce n’est pas ce qui s’est passé, puisque M. Netanyahu arrive en tête."

- Algérie/attaque terroriste - Mali - Sahel/otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Le Grand Rendez-vous iTélé - Europe 1 - Le Parisien-Aujourd’hui en France » (Paris, 20/01/2013)

"Les forces des pays africains sont déjà formées. Certaines d’entre elles sont arrivées. D’autres seront à pied d’oeuvre dans les prochaines semaines. S’agissant de l’armée malienne, une partie des troupes est déjà engagée. Mais en même temps il faut améliorer son équipement, sa formation. C’est là qu’intervient l’Europe. La semaine dernière, il a été décidé d’assurer cette formation, en envoyant notamment 250 formateurs."

- Mali - Sommet de la CEDEAO - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Abidjan, 19 janvier 2013)

"Le président de la Côte d’Ivoire M. Ouattara, qui préside également la CEDEAO, a convoqué ce sommet d’urgence. Son objectif est de préparer le déploiement de la MISMA, la mission internationale de soutien au Mali. Les militaires africains sont là pour l’organiser et pour faire en sorte qu’ils puissent arriver sur place très rapidement. Certains sont déjà arrivés. À présent, a commencé la reconquête du Mali."

- Lire la conférence de presse de Laurent Fabius au Conseil Affaires étrangères de Bruxelles (17 janvier 2013)

"À l’issue d’une conversation avec Mme Ashton, nous étions convenus qu’une réunion des ministres européens des affaires étrangères était nécessaire, compte tenu de la situation au Mali. Nous avons invité le ministre des affaires étrangères du Mali, M. Coulibaly, à s’exprimer à cette occasion. Nous avons ensuite pris un certain nombre de décisions.

Ces dernières concernent essentiellement la reconstruction urgente de l’armée malienne. L’Europe avait envisagé le principe, il y a déjà quelques mois, d’y contribuer en fournissant l’aide en hommes nécessaire. Mais, en raison de l’urgence, sur laquelle nous avons insisté, il a été décidé de passer immédiatement à l’acte."

- Entretien avec la presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 17 janvier 2013)

"Concernant notre réunion d’aujourd’hui, j’ai souhaité que nous ayons cette réunion des ministres européens pour parler du Mali, en présence du ministre des affaires étrangères du Mali. Bien évidemment, la France est un précurseur mais il est normal que la solidarité européenne s’exprime."

- Entretien de Laurent Fabius avec « Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro » - Extraits (13 janvier 2013)

"L’intervention française poursuit trois objectifs. Le premier consiste à bloquer l’avancée des terroristes. Vous savez en effet que si la France n’était pas intervenue, les groupes terroristes risquaient d’aller jusqu’à Bamako avec des conséquences épouvantables, à la fois pour le Mali mais aussi pour les quelque 6.000 Français et 6.000 Européens qui y sont établis."

- Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (11 janvier 2013)

"Cela fait maintenant plusieurs mois que nous attirons l’attention du monde entier sur la gravité de la situation du Mali. Se sont installés en effet au nord du Mali, comme vous le savez, des groupes terroristes et criminels qui non seulement ont porté atteinte à l’intégrité du Mali mais de plus, compte tenu des armements puissants dont ils disposent, des ressources financières, de leur idéologie et de leurs pratiques effrayantes, menacent le Mali, les pays voisins, l’ensemble de l’Afrique et l’Europe. Ce sont des groupes terroristes et criminels."

- Conférence de presse de Laurent Fabius et du ministre des Relations extérieures de l’Inde, Salman Khurshid - Propos de M. Fabius (Paris, 10/01/2013)

"L’Inde est un partenaire stratégique pour la France. Notre partenariat est exceptionnel par son dynamisme, par son amplitude, par son caractère équilibré. Il couvre de nombreux domaines. Je citerai particulièrement l’énergie, la défense, l’espace, la sécurité, le domaine culturel, éducatif, le domaine scientifique. Dans tous ces champs, nous travaillons ensemble et nous avons l’intention de travailler encore plus ensemble."

- Laurent Fabius rencontre les familles de 4 otages français (3 janvier 2013)

"J’ai confirmé aux familles que leurs proches étaient vivants et en bonne santé, même si leurs conditions de détention sont évidemment très dures."

- Italie - Point de presse informel de Laurent Fabius (Rome, 21 décembre 2012)

"Ce que je constate à ce sujet, en discutant avec Pier-Luigi Bersani, c’est que nous sommes tout à fait d’accord sur les orientations que pourrait avoir l’Europe. Il faut concilier le sérieux budgétaire avec, dans le même temps, la nécessité d’une relance de la croissance, ainsi que les dimensions sociale et environnementale. De ce point de vue-là, je pense que le travail qu’ont commencé à réaliser ensemble la France et l’Italie doit être continué et amplifié dans la période qui vient, c’est manifeste dans nos conversations."

- Etats-Unis - Désignation de John Kerry au poste de Secretaire d’Etat - Déclaration de Laurent Fabius (21 décembre 2012)

"J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à John Kerry, désigné par le Président Barack Obama pour succéder à Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat. Les Français connaissent sa compétence, son expérience des dossiers internationaux difficiles ainsi que ses qualités d’homme de dialogue. Je connais également son attachement personnel à l’amitié franco-américaine."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre italien des affaires étrangères, M. Giuliomaria Terzi di Sant’Agata - propos de M. Fabius (Rome, 21 décembre 2012)

"C’est donc vraiment une période extrêmement faste pour les relations entre l’Italie et la France et j’ai eu l’occasion ce matin, et l’honneur, de m’exprimer devant tous les ambassadeurs italiens - on connaît la qualité de la diplomatie italienne - pour leur dire la façon dont je voyais, dont la France percevait, à la fois les changements du monde, les principales crises auxquelles nous allons faire face et la façon dont nous pouvions aborder les questions européennes et les questions économiques."

- Algérie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre algérien des affaires étrangères, M. Mourad Medelci - Propos de M. Fabius - (Alger, 19 décembre 2012)

"Il y a non seulement une volonté, mais une décision parfaite, claire, de nouer un partenariat absolument exemplaire, de ce que pour sa part le président a appelé le nouvel âge des relations entre l’Algérie et la France. Quand on voit la liste des accords qui ont été signés, on se rend compte que le partenariat va couvrir tous les domaines. Nous savons bien que cela a donné lieu à un travail préparatoire important, mais ce qui compte - au-delà de ce travail préparatoire - c’est la mise en application de ces accords. De ce point de vue, les mécanismes de rendez-vous périodiques qui ont été décidés rendent certain que les fruits seront à la hauteur des engagements pris."

- États-Unis - Syrie - Mali - Conseil européen - Afghanistan - Algérie - Côte d’Ivoire - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde - RFI - Le Monde » - extraits (Paris, 16/12/2012)

"Je pense que la fin se rapproche pour M. Bachar Al-Assad. D’ailleurs, vous avez vu, même si c’est controversé, que même les Russes l’envisagent. Je pense aussi que le meilleur rempart contre l’extrémisme - car la difficulté, c’est que plus la guerre continue, plus il y a des risques à cet égard -, c’est la coalition nationale syrienne. On voyait sur les images ce qui s’est passé cette semaine à Marrakech, où je me trouvais. Il y a eu la réunion des amis du peuple syrien. Le président et la vice-présidente de la coalition nationale syrienne se sont exprimés. Vous savez que la France est le premier pays à avoir reconnu cette coalition ; aujourd’hui, nous sommes plus de cent."



- Syrie - 4e Réunion des amis du peuple syrien - Conférence de presse de Laurent Fabius (Marrakech, 12/12/2012)

"Il y a un point sur lequel beaucoup d’entre nous ont insisté, moi le premier - et le président de la coalition l’a dit - que la coalition respecte et respectera toutes les communautés syriennes et toutes les minorités. Vous savez Bachar Al-Assad va faire courir le bruit que si son régime tombe - et ce sera le cas bientôt - il y aura des communautés, on pense aux alaouites et aux chrétiens, qui seront menacées. C’est exactement le contraire. La coalition s’est engagée à ce que dans la Syrie de demain toutes les communautés soient respectées."

- Mali-Sahel-Otages français/Syrie/Égypte/Qatar/Algérie/Mexique affaire Cassez/UE-Prix Nobel de la paix/Diplomatie économique/Changement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « Le Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro » - extraits - (Paris, 09/12/2012)

"En Afrique - Afrique noire - qui est un grand continent du futur, j’ai le sentiment que depuis que nous sommes là, ce n’est plus l’ancien discours de Dakar qui domine mais le nouveau et que nous avons avancé, que ce soit sur le Mali - on en parlait - que ce soit sur la francophonie, sur d’autres dossiers. Quand je regarde le Proche et le Moyen-Orient, l’action de la France n’a pas été nulle dans l’obtention d’un cessez-le-feu et dans l’affirmation qu’il devait y avoir un État en Palestine, nous avons pris nos responsabilités…"

- Climat/Égypte/Syrie/Sahel/Qatar - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius, de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Delphine Batho, et du ministre délégué chargé du Développement, M. Pascal Canfin (Doha, 06/12/2012)

"Quel est l’objectif que nous poursuivons à Doha ? Il y a principalement deux objectifs.

D’une part, lancer la deuxième période de l’engagement de Kyoto et mettre sur les bons rails ce qu’on appelle la plate-forme de Durban, enfin la négociation de l’instrument universel contraignant de 2015. Des discussions se déroulent en ce moment comme c’est toujours le cas dans ce genre de conférence. Nous espérons parvenir à un résultat positif ; nous y travaillons avec, en particulier, mes deux collègues et amis.

Le deuxième objectif - je l’ai confirmé officiellement -, c’est la proposition qu’avait faite le président français en disant que nous étions disponibles pour accueillir en 2015 la conférence des parties. Bien évidemment, nous allons voir quelle est la réaction des uns et des autres mais, dans la mesure où il apparaît que nous sommes les seuls candidats, cela facilite le choix."

- Climat/Égypte/Syrie /Qatar - Rencontre avec la presse française de Laurent Fabius (Doha, 06/12/2012)

"Le premier objectif de mon voyage était de participer à la conférence sur le climat avec Mme Delphine Batho, ministre de l’environnement, et Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement. J’ai confirmé notre disponibilité à accueillir la Conférence sur le climat en 2015 qui sera une conférence importante. Ce déplacement m’a aussi donné l’occasion de voir un certain nombre d’autres ministres importants américain, brésilien, sud africain ou péruvien notamment. "

- Climat/Qatar - Allocution de Laurent Fabius devant la communauté française (Doha, 06/12/2012)

"Notre disponibilité pour accueillir cette conférence se fait dans la mesure où nous sommes le seul candidat. Est-ce un risque ou est-ce une chance ? En tout cas, c’est une occasion historique que nous voulions saisir parce la question du climat est tellement importante qu’il était nécessaire que la France et l’Europe fassent le maximum pour essayer d’avancer."

- OTAN/Réunion des ministres des affaires étrangères - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 04/12/2012)

"Nous sommes six mois après le sommet de Chicago de mai et cette réunion ministérielle visait à faire le point sur un certain nombre de progrès accomplis dans la mise en oeuvre des décisions qui avaient été prises alors. Nous avons d’abord, à l’heure du déjeuner, évoqué en présence du ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov les relations entre l’Otan et la Russie. La discussion a été intéressante, parce que la Russie est un partenaire important de l’Alliance dans de nombreux domaines, par exemple sur l’Afghanistan, la lutte contre la piraterie et la lutte contre le terrorisme. La position de la France, est d’essayer de développer ce partenariat avec l’Alliance, En 2013, c’est-à-dire l’année prochaine, nous espérons aussi que nous pourrons avancer sur la coopération dans le domaine de la défense anti-missile sur des bases nouvelles."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Parisien » - Paris, 5 décembre 2012

"L’opposition syrienne est maintenant rassemblée au sein d’une coalition que la France a été la première à reconnaître comme le seul représentant légitime du peuple syrien. L’embargo sur les armes, qui interdit toute livraison sur le territoire syrien, s’impose aujourd’hui à l’ensemble des États européens. Mais cette coalition souhaite pouvoir se défendre contre les attaques du régime, surtout venant de l’aviation qui largue des bombes au TNT sur des villages, des villes, des hôpitaux. C’est la question que nous avons soulevée auprès de nos partenaires européens et on ne peut pas y échapper"

- La France et l’OTAN - Tribune de Laurent Fabius (International Herald Tribune - 5 décembre 2012)

"la France est un allié exerçant sa responsabilité de membre fondateur, engagé au service de valeurs communes, mais qui n’hésite pas, si nécessaire, à faire valoir loyalement ses différences. Cette position est conforme à celle que nous avions défendue notamment lors du débat de 2009 sur la réintégration de la France dans le commandement intégré : allié oui, aligné non."

- Israël/Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » - extraits - Paris, 2 décembre 2012

"La décision qui a été prise par les deux tiers des pays du monde, c’est un État palestinien. Alors on appelle cela un État non membre mais c’est un État. Simplement nous avons dit, nous Français qui avons voté oui, que ce n’était qu’une étape. Il faut entrer rapidement, Israéliens et Palestiniens, dans la négociation."

- Tribune conjointe de Laurent Fabius et William Hague dans le JDD : "Pour le droit des Palestiniens à un État" (2 décembre 2012)

"L’essentiel, c’est que les deux parties entrent dans ces négociations sans conditions préalables. Créer des obstacles aux négociations ne peut que retarder la paix. Les deux parties doivent, en particulier, s’abstenir de toute décision incompatible avec le dialogue et de toute mesure remettant en cause la viabilité de la solution des deux États."

- Libye - Sahel/Mali - Israël/Territoires palestiniens - Égypte - Conférence climat de Doha - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » - extraits - Paris, 28 novembre 2012

"Nous allons voter oui, parce que nous sommes à la fois pour la reconnaissance d’Israël, son droit à la sécurité qui est absolument indispensable, et dans le même temps, pour la reconnaissance d’un État palestinien qui va dans ce sens-là. Mais il se peut malheureusement que l’effet immédiat de tout cela soit une recrudescence des tensions parce qu’il est possible que les Israéliens aient une attitude de sanction vis-à-vis de Mahmoud Abbas, car ils sont en période électorale. Il ne demeure pas moins qu’il faut voir dans ces choix une dimension historique. Il faut qu’Israël puisse vivre en paix et que les Palestiniens aient un État et, pour cela, il faut qu’il y ait deux États."

- Syrie/Versement à la coalition d’une aide d’urgence de 1,2 million d’euros - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 26 novembre 2012)

"Alors que la Coalition nationale syrienne organise, aujourd’hui et demain au Caire, une réunion avec la communauté internationale sur l’aide à la population syrienne, la France décide de lui allouer une aide d’urgence humanitaire de 1,2 million d’euros."

- Israël/Gaza - Syrie - Mali - Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec BFM TV/RMC - extraits - Paris, 22 novembre 2012

"Sur le nucléaire, les choses se présentent ainsi. La dissémination nucléaire est un grave danger et l’Agence internationale de l’énergie atomique a établi que l’Iran avait accumulé un nombre de centrifugeuses au-delà de seuil qui était nécessaire pour produire de l’énergie civile nucléaire. On admet tout à fait que l’Iran, qui est un grand peuple, puisse posséder de l’énergie civile nucléaire. Mais nous ne voulons pas, quand je dis nous, ce sont les Russes, les Chinois, les États-Unis, les Anglais, les Français, les Allemands, enfin la communauté internationale, que l’Iran ait l’arme nucléaire. Donc il y a des négociations qui ont lieu et dans le même temps il y a des sanctions…"

- Israël/Gaza - Annonce d’un cessez-le-feu - Déclaration de Laurent Fabius - Paris, 21 novembre 2012

"La France a, dès le début des hostilités, oeuvré à un cessez-le-feu et multiplié les contacts avec ses partenaires. Je me suis rendu en Israël et dans les Territoires palestiniens le 19 novembre pour porter ce message, mettre en garde contre les risques d’escalade et exprimer la solidarité de la France avec les victimes du conflit."

- Mali/Enlèvement d’un ressortissant français - Communiqué de Laurent Fabius - Paris 21 novembre 2012

"Tout est mis en oeuvre pour retrouver notre compatriote. Les services de l’État sont pleinement mobilisés à Paris comme à Bamako et les autorités maliennes nous apportent leur totale coopération. Je demande une nouvelle fois à nos compatriotes de ne pas se rendre dans cette partie du Mali, où ils exposent leur vie et leur sécurité."

- Israël-Gaza/Syrie/ RDC/Afghanistan - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » - Paris, 21 novembre 2012

"la guerre n’est absolument pas une solution. À la demande du président de la République, j’étais dimanche dans la région où j’ai vu les différents responsables. Je suis en contact permanent avec les Égyptiens qui jouent un rôle très important dans cette affaire. Je suis en contact avec les Israéliens, avec Hillary Clinton et d’autres collègues. Il y a une volonté d’aller vers le cessez-le-feu."

- Israël/Gaza - Syrie - Iran - Mali - République démocratique du Congo - Brésil - Colombie - Mexique - Chine - Grèce - Entretien de Laurent Fabius avec l’association de la presse étrangère - extraits (Paris, 20 novembre 2012)

"Depuis quelques jours et en moins d’une semaine, mes déplacements m’ont conduit à Tripoli, en Libye, au Caire, à Varsovie, à Tel Aviv et Jérusalem et à Ramallah. C’est une activité assez intense qui est tout simplement liée aux crises actuelles même s’il y a quelques autres crises dont, évidemment, j’ai à m’occuper. Je pense, en particulier, pour avoir passé une partie de ma soirée d’hier et de ma matinée à ce qui se passe tristement en République démocratique du Congo autour de Goma et il y a, évidemment, beaucoup d’autres crises dans le monde."

- Israël/Gaza - Attentat à Tel Aviv - Déclaration de Laurent Fabius - Paris, 21 novembre 2012

"Je condamne avec la plus grande fermeté l’attentat qui vient de se produire à Tel Aviv, prenant pour cible des civils au moment même où tout doit être mis en oeuvre pour parvenir à un cessez-le-feu."

- Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (21 novembre 2012)

Q- Y a-t-il encore dans le nord du Mali une alternative à la solution militaire ?

R - Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous devons aider le Mali et le Sahel parce que le terrorisme qui s’y est installé menace l’Afrique et nous concerne directement aussi. Dès la frontière du Mali franchie, vous êtes en pays limitrophe de la Méditerranée. A la suite du conflit libyen, des groupes terroristes se sont en effet installés au nord du Mali avec beaucoup d’armes et beaucoup d’argent provenant des trafics de drogue et des rançons liées aux otages. Ils menacent non seulement le Mali et les pays d’Afrique voisins, mais l’Europe elle-même : France, Allemagne, Grande-Bretagne etc. C’est pourquoi l’Europe ne peut pas s’en désintéresser.

- Israël/Gaza - Échange avec la presse de Laurent Fabius à son arrivée au Conseil affaires étrangères (Bruxelles, 19 novembre 2012)

"J’ai eu ce matin mon collègue égyptien au téléphone. La France est un facilitateur. Un cessez-le-feu est urgent parce que ce qui se passe à Gaza et en Israël est extrêmement grave. Les Égyptiens font un bon travail. La France aide et j’espère que l’Europe va aider aussi."

- Israël/Gaza - Propos de Laurent Fabius avec « ITélé » (Ramallah, 18 novembre 2012)

"Nous sommes très inquiets parce que la tension et l’escalade sont de plus en plus fortes. Ce que nous voulons, nous Français, en tant que puissance de paix, c’est aider à la désescalade."

- Israël/Gaza - Propos de Laurent Fabius, avec « France-info » (Ramallah, 18 novembre 2012)

"La guerre n’est pas une solution. Nous discutons avec tout le monde. Nous avons des contacts avec les Israéliens, nous sommes proches des Égyptiens, du Qatar et de la Ligue arabe."

- Israël/Gaza - Déclaration à la presse de Laurent Fabius au siège de la présidence de l’Autorité palestinienne (Ramallah, 18 novembre 2012)

"La situation à Gaza et en Israël est une situation urgente. Nous sommes très inquiets parce que la tension et l’escalade sont de plus en plus fortes. Nous voulons, nous Français, en tant que puissance de paix, aider à la désescalade car la guerre peut et doit être évitée. La guerre n’est jamais une bonne solution."

- Israël/Gaza - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Tel-Aviv, 18 novembre 2012)

"Les responsabilités sont partagées. Selon que l’on parle aux Palestiniens ou aux Israéliens, évidemment, l’interprétation n’est pas la même. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a des roquettes de longue portée tirées depuis Gaza et Israël a droit à sa sécurité. Mais ce qui est vrai aussi, c’est que des attaques extrêmement meurtrières sont portées contre les Gazaouis et c’est pourquoi il faut aller vers un cessez-le-feu, c’est tout le travail que fait la France avec l’Égypte, la Turquie, le Qatar et beaucoup d’autres pays."

- Israël/Gaza - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tel Aviv, 18 novembre 2012)

"Il y a des discussions qui ont lieu au Caire en ce moment et il y a des discussions qui ont lieu ici. Le président de la République française a eu, dans l’après-midi, le président égyptien qui joue un rôle important et nous espérons pouvoir contribuer à l’avancée sur ce cessez-le-feu."

- "L’Europe doit retrouver une vraie politique de l’énergie" - Tribune conjointe de Laurent Fabius et Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, publiée dans "Les Echos" (16 novembre 2012)

"Le moment est venu de renouer avec cette intuition fondatrice pour construire une politique européenne de l’énergie à la mesure des enjeux du XXI siècle."

- Réunion ministérielle sur l’Europe de la Défense/Syrie/Sahel - Conférence de presse conjointe des ministres des affaires étrangères et des ministres de la défense d’Allemagne, d’Espagne, de France, d’Italie et de Pologne - Propos de M. Fabius et de M. Le Drian (Paris, 15 novembre 2012)

"Laurent Fabius - Par ce groupe des cinq pays du groupe « Weimar + », par cette réunion, nous avons voulu contribuer, à travers cette initiative concrète, aux travaux sur la relance de l’Europe de la défense. Ce texte est le point auquel nos conversations ont permis d’aboutir. Nous avons à l’idée de préparer les prochaines échéances européennes qui vont avoir lieu sur les sujets dont nous avons traité."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - Extraits (Paris, 15 novembre 2012)

"Il y a eu des tirs de roquettes pendant tout le week-end contre le sud d’Israël ; du coup, Israël a répliqué. Le Conseil de sécurité s’est réuni cette nuit et la Ligue arabe est appelée à se réunir samedi. J’appelle, au nom de la France, à la retenue parce que dans une région déjà très troublée ce serait une catastrophe qu’il y ait encore une escalade."

- Égypte/Syrie/Libye - Entretien de Laurent Fabius, avec la presse française (Le Caire, 13 novembre 2013)

"Ensuite j’ai participé à la réunion proprement dite, entre la Ligue arabe et l’Union européenne. J’ai développé deux séries d’arguments. Le premier est que l’année 2013 allait être l’année internationale de tous les dangers, puisque nous avions à la fois le risque nucléaire iranien, la question israélo-palestinienne, la question syrienne, sans oublier la question du Mali ; tout cela étant à la fois différent et lié. Dans ce contexte, il est absolument indispensable que l’Union européenne et la Ligue arabe travaillent très étroitement ensemble pour essayer de trouver des solutions de paix à ces problèmes si difficiles."

- Égypte/Ligue arabe - Entretien de Laurent Fabius avec la presse (Le Caire, 13 septembre 2012)

"Q - Quelle est votre position sur la Syrie ? La France fournira-t-elle des armes à l’opposition syrienne qui vient de s’unifier ?

R - Il y a un embargo sur les armes de la part de l’ensemble des pays européens et bien évidemment la France respecte cet embargo. Cela étant dit, la décision qui a été prise de créer une coalition nationale syrienne est une excellente décision parce que cela va permettre à l’opposition syrienne de s’unir dans sa diversité. La France soutient tout à fait cette nouvelle coalition nationale qui va rendre possible et crédible, et d’une façon beaucoup plus forte, la lutte de l’opposition et l’alternative au régime de Bachar Al-Assad. Et nous allons donc voir sur les plans humanitaire, administratif et médical, ce que nous pouvons faire pour aider la coalition."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Le Caire, 13 novembre 2012)

"La France a toujours été à l’avant-garde. Vous étiez avec moi hier en Libye, nous avons été les premiers à reconnaître le Conseil national libyen. De la même façon, nous avons été les premiers à dire qu’il fallait un gouvernement provisoire. Maintenant, ils ont fait l’effort. Je vais m’adresser dans un instant à l’ensemble de la Ligue arabe et des pays européens."

- Libye - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du Premier ministre libyen, M Ali Zeidan - Propos du ministre (Tripoli, 12 novembre 2012)

"Nous voulons bâtir un partenariat stratégique concret avec nos amis libyens. Il existe déjà, dans le même temps, et il faut s’en réjouir, un mouvement d’échanges entre nos deux pays. . Par exemple, aujourd’hui même, la compagnie libyenne Afriquia, une compagnie publique, a annoncé la commande de 10 Airbus, 4 nouveaux Airbus, - c’est une commande ferme - et la conversion de six commandes de A350 800 et un A350 900, le tout pour un montant de l’ordre d’un milliard d’euros."

- Formation d’une coalition des forces révolutionnaires et de l’opposition syrienne - Déclaration de Laurent Fabius (11 novembre 2012)

"Cet accord constitue une étape majeure dans le processus indispensable d’unification de l’opposition syrienne.

La France lui apporte son plein outien, afin que cette coalition puisse constituer une alternative crédible au régime de Bachar El Assad. Je constate avec satisfaction que le Conseil National syrien, présidé par Georges Sabra que je félicite pour son élection, fait partie de cette alliance."

- Sahel - Tribune conjointe de Laurent Fabius et du ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle, dans le quotidien "Le Figaro" (10 novembre 2012)

"Face à l’urgence de la situation, nous pensons, ensemble, utile que l’Union européenne soutienne le déploiement et l’engagement d’une force internationale au Mali. Nous souhaitons que l’Union européenne mette en place une mission de formation des forces armées maliennes sur le modèle de ce qu’elle fait déjà avec succès en Somalie."

- Élection présidentielle américaine/Union européenne/Compétitivité - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - Extraits (7 novembre 2012)

"Sur la croissance, je pense qu’il gardera la même attitude. Je vais avoir un entretien téléphonique avec Hillary Clinton, juste après votre émission, pour faire le point sur différents sujets. Je pense que la ligne du président Obama sera maintenue : une Europe forte, stable, qui soit en capacité d’engendrer de la croissance et qui, en même temps, soit sérieuse budgétairement."

- Réactions de Laurent Fabius à l’élection de Barack Obama (7 novembre 2012)

"Q - Quelle est votre réaction à l’élection de Barack Obama ?

R - C’est une bonne nouvelle. Parce que je pense que le président Obama est le plus capable de faire face aux défis qui attendent les Américains : problèmes budgétaires, problèmes de l’emploi, problèmes de l’immigration. "

- Syrie/France-Russie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian et de leurs homologues russes - Propos de MM. Fabius et Le Drian - (31 octobre 2012)

"Notre objectif commun est de rechercher le plus de convergences possible entre deux pays qui sont traditionnellement amis et qui sont tous les deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces convergences, on les retrouve en particulier sur le Mali et l’Afghanistan, ainsi qu’en matière de lutte contre la piraterie, mais ce ne sont pas les seuls sujets sur lesquels des convergences existent."

- États-Unis/Diplomatie économique/Libye/Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » - extraits - Paris, 30 octobre 2012

"J’ai pris la décision de créer, ce sera une nouveauté, des postes d’ambassadeurs en région. Des ambassadeurs du Quai d’Orsay vont être mis à disposition des régions, si elles le souhaitent, pour aider les PME à l’international. Il y aura également autour de l’ambassadeur, dans chaque pays étranger, une sorte de conseil économique associant les entrepreneurs présents sur place pour arriver à développer notre présence. C’est vraiment ma priorité numéro un."

- Ouragan Sandy - Déclaration de Laurent Fabius (30 octobre 2012)

"Face aux effets dévastateurs de l’ouragan Sandy, j’exprime ma pleine solidarité au peuple américain qui, après les pays des Caraïbes, vit des heures particulièrement difficiles. J’adresse aux familles des victimes mes plus sincères condoléances. La France se tient à la disposition des autorités américaines pour leur apporter toute l’aide qu’elles estimeront nécessaire."

- Sahel/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal + » - extraits (22 octobre 2012)

"En Syrie, il se trouve que, pour arriver à vaincre M. Bachar Al-Assad, il faut avoir une autorisation militaire d’intervenir et elle ne peut être donnée que par les Nations unies. Il y a deux États, la Russie et la Chine qui bloquent. Le pouvoir de la France n’est malheureusement pas de contraindre les Russes et les Chinois à changer. Cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien. On agit sur le plan humanitaire, on agit pour rassembler l’opposition, on agit aussi sur le plan diplomatique et politique. Mais c’est vrai qu’à nous seuls, nous n’avons pas la possibilité d’éliminer les 550 avions de M. Bachar Al-Assad et je le regrette."

- Conférence de presse de Laurent Fabius (23 octobre 2012)

"Dès ma prise de fonctions, j’ai souhaité définir, sous l’autorité du président de la République et en concertation avec le Premier ministre, le rôle de notre pays sur le plan extérieur et j’ai proposé, comme aspect central, de réfléchir sur la France comme puissance d’influence. C’est dans cet esprit que je me suis efforcé de conduire notre politique étrangère avec, à mes côtés, quatre ministres délégués : Pascal Canfin qui est chargé du développement ; Bernard Cazeneuve qui est chargé des affaires européennes ; Hélène Conway qui est chargée des Français de l’étranger ; Yamina Benguigui qui chargée de la francophonie. J’ai beaucoup de plaisir à travailler avec chacune et chacun d’entre eux. Notre action implique également une bonne coordination avec les autres départements ministériels concernés au sein du gouvernement et c’est le cas."

- Afghanistan - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre afghan des affaires étrangères, Zalmaï Rassoul - Propos de M. Fabius - (Kaboul, 20 octobre 2012)

"Ma visite répond à plusieurs objectifs :

- Le premier, vous l’avez rappelé, c’est d’échanger officiellement ce qu’on appelle les instruments de ratification du Traité d’amitié et de coopération que nous avons passé ensemble. Le traité avait été négocié, signé au début de l’année, il a été ensuite ratifié en France, puis en Afghanistan, et maintenant nous échangeons les instruments de ratification, ce qui veut dire que, à partir d’aujourd’hui même, ce traité est en vigueur."

- Sahel/Iran/Syrie - Conférence de presse du ministre des affaires étrangères (Luxembourg, 15 octobre 2012)

"Ce Conseil a été positif et important parce qu’il a permis notamment d’avancer sur plusieurs problèmes majeurs.

D’abord, sur le Mali. L’Union européenne a clairement décidé de s’engager en faveur du Mali et du Sahel. Je voudrais souligner quelques éléments à ce sujet.

Bien sûr, il y a en fond de tableau la mobilisation de la communauté internationale qui s’est matérialisée, vendredi dernier, par l’adoption à l’unanimité d’une résolution par le Conseil de sécurité, sur proposition française. J’ai tenu à remercier l’ensemble des pays européens présents au Conseil de sécurité."

- Syrie / Iran / Sahel / Union européenne - Entretien du ministre des Affaires étrangères avec « WebTv » (Luxembourg, 15 octobre 2012)

"Nous sommes évidemment pour une désescalade car rien ne serait pire que d’ajouter au drame syrien un conflit entre les Syriens et les Turcs. Aujourd’hui, c’est un Conseil Affaires étrangères important avec trois points sur lesquels il va y avoir des avancées."

- Entretien du ministre des affaires étrangères avec le quotidien « L’Humanité » (15 octobre 2012)

"Nous disposons de 45 jours pour trouver un accord sur la feuille de route, c’est-à-dire sur les calendriers, les mobilisations nécessaires pour appliquer la première résolution, qui entérine le principe d’une force militaire. Votée à l’unanimité, cette première résolution affirme qu’il faut renforcer le pouvoir au Mali, rétablir une stabilité politique, aider l’armée malienne à reconquérir les villes du nord du pays occupées par les terroristes, pour ensuite aller débusquer AQMI. Mais cela demande une programmation pratique qui doit être mise au point. Le 19 octobre, se tiendra à Bamako une réunion en présence de l’envoyé des Nations unies, Romano Prodi, du gouvernement malien, des représentants des pays riverains, pour avancer sur cette feuille de route."

- Décès de Claude Cheysson - Communiqué de Laurent Fabius (16 octobre 2012)

"J’apprends avec beaucoup de tristesse la mort de Claude Cheysson. Courageux, brillant, généreux, parfois caustique, Claude Cheysson a été, aux côtés de François Mitterrand et de Pierre Mendes-France, un diplomate hors normes."

- Canada / Syrie / Sahel - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères avec le ministre des affaires étrangères du Canada ((11 octobre 2012)

"Nous venons d’avoir un entretien à la fois très chaleureux et très productif avec John Baird. Nos discussions ont confirmé qu’il y a une très forte identité de vues entre la France et le Canada, notamment sur les réponses à apporter aux crises internationales ; nous avons parlé du Sahel, de la Syrie et de l’Iran."

- Traité européen/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - extraits - Paris, 10 octobre 2012

"J’ai reçu hier au quai d’Orsay le président du Conseil national syrien. Une réunion aura bientôt lieu à Doha pour essayer de renforcer l’union de l’opposition, c’est absolument nécessaire. Sur le terrain les résistants gagnent un peu de terrain mais ce n’est pas encore décisif.

Que faut-il faire ? Il faut, d’une part, comme l’a demandé Ban Ki-moon, plaider pour le cessez-le-feu. Deuxièmement, il faut soutenir les efforts en vue de l’unification de l’opposition. Troisièmement, politiquement, il faut essayer de rapprocher les points de vue des uns et des autres ; c’est ce que nous faisons. Je discute avec les Russes, avec les Américains, j’espère qu’on va avancer."

- Lancement de la campagne mondiale pour l’abolition universelle de la peine de mort - Tribune du ministre des affaires étrangères dans « Le Monde.fr » - Paris, 10 octobre 2012
Appel commun pour l’abolition de la peine de mort

"La peine capitale est incompatible avec le respect des droits de l’homme. Elle porte atteinte à la dignité humaine et au droit de ne pas être soumis à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Alors que la peine de mort est parfois pratiquée sur des bases discriminatoires, son caractère irréversible rend les révisions de jugements impossibles, menant, dans certains cas, à l’exécution de personnes innocentes. L’exécution de personnes innocentes suffit à vider la peine capitale de toute légitimité. Par ailleurs, la peine de mort n’empêche pas les délits d’être commis ; elle n’apporte donc aucun surcroît de sécurité, pas plus qu’elle n’apporte justice ou réparation aux familles des victimes d’un crime."

- Entretien du ministre des affaires étrangères avec France-Inter/Le Monde.fr/AFP.com - extraits (7 octobre 2012)

- Tirs d’obus syriens contre le territoire turc - Déclaration de Laurent Fabius (4 octobre 2012)

"Cette violation du droit international constitue une menace sérieuse à la paix et à la sécurité internationales. La communauté internationale ne peut pas accepter que le régime syrien poursuive ses actes de violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. Il faut y mettre fin sans délai. "

- Mali/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec France 24, Radio France Internationale et Europe 1

"La première étape est une réunion du Conseil de sécurité, et une résolution de ce Conseil. Notre représentant permanent, avec ses collègues, est en train de travailler à cela. J’espère que, pour ce qui concerne la résolution elle-même, c’est une question de jours. Mais je vous le dis, je reste prudent parce qu’on a été un peu échaudé dans le passé."

- Abolition universelle de la peine de mort - Remarques à la presse de Laurent Fabius (New York, 27 septembre 2012)

"l n’y a pas de meilleur endroit pour relancer ce combat que les Nations unies. Il y aura prochainement des initiatives : le 9 octobre à Paris, je réunirai un ensemble de responsables pour relancer la campagne pour l’abrogation universelle de la peine de mort. Il y aura à Rabat d’ici peu de temps un congrès régional s’appliquant aux pays arabes sur l’abrogation de la peine de mort. Il y aura à Madrid en juin prochain, nous y serons présents, une réunion internationale pour l’abrogation de la peine de mort."

- Iran/Nucléaire - Remarques à la presse de Laurent Fabius (27 septembre 2012)

"Q - Que pouvez-vous dire de la réunion E3 + 3 sur l’Iran qui s’est tenue cet après-midi ?

R - Elle a été courte car nous sommes unis. Nous nous sommes accordés sur notre unité, et sur le fait qu’il faut exercer des pressions. Sur ces points, unité, pression et ouverture, le groupe E3 +3 parle d’une seule voix."

- Sahel - Entretien de Laurent Fabius, avec « BFM TV » - Extraits (27 septembre 2012)

"Vous connaissez la situation au Mali, qui est gravissime, que nous avons trouvée d’ailleurs en arrivant aux responsabilités. Vous avez toute la partie nord du Mali qui est occupée par des terroristes, AQMI et d’autres organisations qui sont affiliées à AQMI. Ils contrôlent tout le nord du Mali. Ce sont des gens lourdement armés, qui ont beaucoup d’argent, lié à la fois aux prises d’otages, aux trafics de drogue etc., et ce sont des gens qui ne font aucun quartier."

- ONU : la France pour un compromis nouveau - Tribune de Laurent Fabius dans les pages Débats/Opinions du Figaro (27 septembre 2012)

"À leur création, les Nations unies ont suscité de grands espoirs. Reconnaissons que, confrontées aux intérêts nationaux - qui ne sont pas près de s’effacer -, elles n’ont jamais été en mesure de répondre totalement à ces attentes. Malgré ses faiblesses, évidentes dans le drame syrien, l’ONU demeure le pilier du multilatéralisme et un outil incontournable de régulation politique. La France est profondément attachée à cette organisation, insuffisante mais indispensable. Nous entendons contribuer aux réformes nécessaires pour lui permettre de jouer tout son rôle."

- Sahel/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec Europe 1 - Extraits (New York, 26 septembre 2012)

"Nous sommes évidemment très inquiets de ce qui se passe au Mali. Vous connaissez la situation : des terroristes se sont installés au nord du pays qui est donc coupé en deux. De plus, ces terroristes menacent non seulement le Mali mais l’ensemble des pays voisins. Le Mali se situe en Afrique de l’Ouest mais la menace atteint les pays d’Afrique de l’Est. Ces gens ont beaucoup de moyens financiers, des armes et appliquent la charia. C’est extrêmement dangereux."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (New York, 24 septembre 2012)

"J’ai rencontré des combattants quand je suis allé visiter les camps en Turquie et, évidemment, on les comprend. Bachar assassine son peuple et beaucoup de Syriens n’ont qu’une idée, c’est de faire en sorte qu’ils puissent vivre libres. Il est très difficile de répondre parce que ce qu’ils nous demandent, ce sont des armes."

- Syrie/Mali - Remarques à la presse de Laurent Fabius en marge du débat d’ouverture de la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (24 septembre 2012)

"La France n’est pas en première ligne, elle est un facilitateur. Ce que nous voulons, évidement, c’est que le Mali puisse reconquérir son territoire d’une part. Nous savons que les terroristes installés au nord sont extrêmement dangereux, non seulement pour le Mali mais aussi pour tous les pays voisins d’Afrique, parce qu’ils sont très armés, parce qu’ils ont beaucoup d’argent. Ils sont dangereux aussi pour la France et pour l’Europe car ils ne cachent pas qu’ils veulent déstabiliser ces pays."

- Mali - Propos de Laurent Fabius avec « ITélé » (New York, 25 septembre 2012)

"Ce qui est en train de se développer au nord-mali représente un risque pour tout le monde. Moi je parle souvent de « sahelistan » c’est-à-dire l’équivalent de l’Afghanistan au Sahel. En effet, vous avez là des personnes assez nombreuses qui sont des terroristes qui ont beaucoup d’armes, beaucoup d’argent et qui font des prises d’otages. Tout cela se mêle aux trafics de drogue."

- Sécurité des Français de l’étranger - Déclaration devant la presse de Laurent Fabius (21 septembre 2012)

"Vous savez que les précautions qui ont été prises, à partir des instructions que j’ai données en tant que chef de la diplomatie, sont extrêmement importantes. Nous avons appliqué à 32 sites le niveau 2 de nos préconisations et à 20 sites le niveau supérieur qui prévoit la fermeture des ambassades et des écoles. Ces précautions étaient nécessaires compte tenu des événements que vous connaissez."

- Point de presse à l’issue du Conseil des ministres du Premier ministre, M. Jean-Marc Ayrault - Propos de Laurent Fabius (19 septembre 2012)

"Sur un plan concret, j’ai donné instruction, après en avoir discuté avec le Premier ministre, de renforcer la vigilance dans nos postes partout à l’étranger où il pourrait y avoir des problèmes. J’ai demandé aussi à ce que nos ressortissants soient extrêmement prudents. Mais cela montre bien qu’il est très dangereux et parfois irresponsable, alors que l’on connaît le climat général, de rajouter de l’huile sur le feu."

- Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (19 septembre 2012)

"En France, vous le savez, le principe c’est la liberté d’expression. Il ne faut pas porter atteinte à ce principe. S’il y a une atteinte portée à ce principe, il est possible pour une association, pour une personne, de porter plainte devant les tribunaux et c’est aux tribunaux de juger. Voilà le droit et il n’est pas question de revenir sur ce droit. Maintenant le contexte, c’est celui que vous avez dit : il y a, compte tenu du film complètement imbécile, la vidéo absurde qui a été diffusée, une émotion et même plus qu’une émotion dans beaucoup de pays musulmans…"

- Déplacement en Égypte - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Mohamed Kamel Ali Amr - Propos de M. Fabius (Le Caire, 18 septembre 2012)

"L’Égypte comme la France est une puissance de paix et on a besoin dans cette région du monde - et plus largement - de puissances de paix. C’est la raison pour laquelle nous avons confirmé que nous allions cheminer ensemble. Le président Morsi et le président Hollande se verront la semaine prochaine aux Nations unies où nous seront également présents. Sur la question syrienne en particulier, nous allons faire en sorte que nos efforts puissent se conjuguer."

- Déplacement en Égypte - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du secrétaire général de la Ligue arabe - Propos de M. Fabius (Le Caire, 18 septembre 2012)

"Nous discutons avec les uns, avec les autres, pour essayer de trouver un plan, de réaliser un gouvernement qui puisse prendre la suite de Bachar Al-Assad. Nous avons évidemment une action humanitaire, nous agissons sur le plan diplomatique, mais tout cela est fait en liaison étroite avec nos amis, à la fois de la Ligue arabe, M. Brahimi et d’autres."

- Déplacement en Égypte - Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec le Cheikh d’Al Azhar (Le Caire, 18 septembre 2012)

"Nous avons pu avoir un entretien approfondi sur la situation en Égypte et sur un certain nombre de problèmes qui se posent aujourd’hui à notre société contemporaine. Je veux remercier à nouveau nos hôtes de m’avoir offert cette occasion et j’espère pouvoir accueillir son Éminence au Quai d’Orsay lorsqu’il viendra à Paris."

- Déplacement en Égypte - Échange avec la presse de Laurent Fabius (Le Caire, 18 septembre 2012)

"Il faut que l’on dise à ceux qui ont fait cette vidéo que c’est absurde et, en même temps, que l’on rappelle d’un autre côté que la réalité de l’islam ce ne sont pas des foules hurlantes. L’islam est une religion pratiquée par des gens calmes et tolérants. De la même façon que chez nous, nous sommes des gens posés et tolérants."

- Déplacement en Égypte - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM » (Le Caire, 18 septembre 2012)

"Nous apportons notre amitié au peuple égyptien. Le peuple égyptien a choisi, de façon démocratique, des gouvernants et un président et nous n’avons pas à nous substituer au peuple dans ses choix. Simplement, nous sommes attentifs aux pratiques de la démocratie."

- Déplacement en Egypte - Point de presse de Laurent Fabius - Le Caire, 17 septembre 2012


"D’un côté, vous avez des fanatiques, qui dans tels ou tels pays d’Occident produisent des films complètement fous et de l’autre, vous avez, dans un autre registre, des extrémistes dans tels ou tels pays musulmans qui attaquent. Tout cela doit être condamné, car l’immense majorité des peuples, que ce soit dans tels ou tels pays d’Occident ou dans les pays musulmans ne sont pas du tout sur ces lignes. Ces extrémistes sont ultra minoritaires. On ne peut donc pas accepter ce genre de dérives et, de manière générale, il ne faut pas accepter la violence d’où qu’elle vienne."

- Déplacement en Egypte - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Al Masry Al Youm » (Le Caire, 17 septembre 2012)

"Je suis venu écouter les dirigeants égyptiens et leur dire, à la demande du président de la République, la volonté de la France d’apporter son concours à la réussite de la transition politique en Égypte. Nous voulons travailler avec les autorités et le peuple égyptiens pour rapprocher encore nos deux pays au service du développement, du progrès, de la démocratie et de la paix."

- Entretien de Laurent Fabius avec « Canal + » - Extraits (Paris, le 16 septembre 2012)

"Autant nous soutenons les peuples dans les pays arabes, autant nous attendons de tous les gouvernements de ces pays qu’ils soient extrêmement fermes. On ne peut pas admettre que des institutions soient attaquées.

En Égypte, le président Morsi que je verrai demain a dit - et c’est tout à fait légitime - que le film était condamnable mais qu’il était inacceptable d’attaquer les ambassades. Les Frères musulmans ont eu, d’après ce que je comprends, une attitude responsable."

- Entretien de Laurent Fabius avec « Le Monde » (13 septembre 2012)

"Q - L’ambassadeur américain et trois autres diplomates américains ont été tués en Libye, à Benghazi, par des gens qui manifestaient leur colère à propos d’un film qu’ils jugeaient insultant pour l’islam. Quelle est votre réaction ?

R - Ces actions sont absolument inqualifiables. Nous avons immédiatement réagi pour les condamner, dire notre solidarité aux autorités américaines, et demander aux autorités libyennes de faire ce qu’il faut pour arrêter les coupables et ne pas permettre ces exactions abominables. Il faut que les autorités libyennes réagissent."

- Entretien de Laurent Fabius avec « LCP » (12 septembre 2012)

"Concernant les armes chimiques et bactériologiques dont vous parliez tout à l’heure, soyons très clair, il s’agit d’autres catégories d’armes qui ont évidemment une dangerosité encore plus monstrueuse. Dans ce cas, la position de la France, comme d’ailleurs celle des États-Unis, des Britanniques et même des Russes, est différente, en tout cas pour la France : Si M. Bachar Al-Assad - et nous suivons cela au jour le jour - et quand je dis cela, ce n’est pas une image, c’est une réalité, si M. Bachar Al-Assad menaçait d’utiliser ces armes ou de les manipuler, à ce moment-là, la réaction de la France et sans doute d’autres partenaires serait immédiate et foudroyante."

- Syrie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et du fondateur du monastère de Mar Moussa en Syrie, le Père Paolo dall’Oglio - Propos de M. Laurent Fabius (Paris, 11 septembre 2012)

"Nous avons notamment parlé avec le Père Paolo de la notion, sur laquelle nous insistons, des zones libérées et de la nécessité, que nous sommes en train de mettre en pratique, d’aider sur tous les plans, financier, administratif et autres, ces zones qui sont contrôlées par les résistants et où apparaissent de nouveaux responsables qui seront, nous l’espérons, les responsables de demain. C’est un choix que fait la France, nous les aidons par beaucoup de moyens et je pense que c’est un choix qui apparaît utile."

- Entretien de Laurent Fabius avec « BFM-TV » et « RMC » -Extraits (Paris, 3 septembre 2012)

"Q - Vous voulez dégager Bachar Al-Assad du pouvoir ? Il paraît que c’est vous qui l’avez dit en Conseil des ministres mercredi.

R - Oui, bien sûr. Nous considérons que c’est un dictateur qui est en train d’assassiner son peuple. C’est d’abord un conflit local, mais il y a quand même eu déjà 25.000 morts, 250.000 blessés, et plus de 2 millions de personnes déplacées en Syrie. C’est donc une situation épouvantable et qui s’étend régionalement puisqu’il y a des risques au Liban et ailleurs. Bachar Al-Assad est un dictateur - il a une majorité du peuple contre lui - mais il est soutenu par la Russie, par la Chine et par l’Iran."

- Entretien de Laurent Fabius avec "Europe 1" (31 août 2012)

"Sur le plan humanitaire, il y a des choses qui peuvent avancer. Il faut en particulier - c’est très matériel - un financement beaucoup plus important qu’aujourd’hui pour accueillir tous ces réfugiés. Et puis, il faut surtout que Bachar Al-Assad respecte le droit humanitaire. Les problèmes humanitaires sont la conséquence des difficultés politiques et, sur ce plan, il faut bien reconnaître que le Conseil de sécurité, malheureusement, est divisé à cause de l’attitude des Russes et des Chinois."

- Syrie - Conférence de presse jointe de Laurent Fabius et M. William Hague, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni - Propos de M. Laurent Fabius (30 août 2012)

"25 000 morts déjà, 250 000 blessés, plus de 300 000 réfugiés - nous allons en particulier traiter cette question - plus d’un million de personnes déplacées, une situation intolérable et inacceptable qui pose du point de vue humanitaire beaucoup de questions, à l’intérieur de la Syrie car le droit humanitaire n’est absolument pas respecté- nous le dirons clairement cet après-midi et le représentant du clan Assad sera là - mais qui pose aussi beaucoup de questions aux pays voisins qui doivent accueillir les réfugiés. Nous avons invité - ils sont là et je les en remercie, les ministres des gouvernements qui sont les plus concernés par cet accueil : notre collègue turc, notre collègue libanais, notre collègue jordanien et notre collègue irakien."

- Syrie - Remarques à la presse de Laurent Fabius (30 août 2012)

"Quel était le sens de cette réunion ? Non pas d’adopter une résolution, nous savons que dans l’état actuel ce n’est pas possible, mais porter témoignage et réagir. Le témoignage a été apporté en particulier par le Haut Commissaire pour les Réfugiés, par le Vice Secrétaire général des Nations unies et par les pays voisins de la Syrie. Ces témoignages sont accablants."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec BFMTV, Europe 1, RFI, France Info, RTL et FranceONU TV (30 août 2012)

"Je pense qu’il est très important de mettre l’accent sur le drame humanitaire qui est en train de se produire là-bas : vous avez 25 000 morts, 250 000 blessés, plus de 250 000 personnes qui sont réfugiés en Jordanie, en Turquie, au Liban, en Irak, ce qui pose des problèmes énormes. Jusqu’à présent cette question n’était pas prise en compte et désormais elle l’est. Les pays qui étaient invités au Conseil de sécurité ont tous remercié la France d’avoir abordé ce sujet."

- La diplomatie économique, une priorité pour la France - Tribune de Laurent Fabius (Les Echos le 23 août 2012)

"Une direction du Quai d’Orsay sera spécialement dédiée aux entreprises. Dans la formation et la carrière de nos diplomates, les compétences économiques seront mieux valorisées. La communication sera repensée afin que les entreprises bénéficient des éléments d’analyse de notre réseau diplomatique. D’autres dispositions concrètes seront prises, en liaison avec les entreprises et leurs représentants, avec effet immédiat."

- Démission de Kofi Annan - Communiqué de Laurent Fabius (2 août 2012)

"La démission de Kofi Annan, médiateur expérimenté et Prix Nobel de la paix, illustre l’impasse dramatique du conflit syrien."

- Déplacement au Niger - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue de sa visite dans un centre du Programme alimentaire mondial (Niamey, 27 juillet 2012)

"Je voulais visiter ce centre du Programme alimentaire mondial, en liaison avec les autorités du Niger, parce qu’il y a, comme vous le savez, des problèmes de malnutrition importants. Ce qui est fait ici, avec l’aide la communauté internationale et grâce au gouvernement du Niger, est un excellent travail qui vise à aider les mères de familles et les enfants, pour éviter qu’ils tombent dans la malnutrition qui entraîne souvent toute une série de problèmes."

- Déplacement au Niger - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur, M. Mohamed Bazoum - Propos de M. Fabius - (Niamey, 27 juillet 2012)

"S’agissant du Niger, nos relations bilatérales sont bonnes, elles sont même excellentes. Nous avons des relations d’amitié, des relations de coopération. Il y a évidemment l’action qui est menée en matière éducative et culturelle, il y a l’action en matière sanitaire, en matière économique pour venir en soutien aux efforts que déploie le Niger. Il y a cet effort de la France elle-même, mais aussi de la France au sein de l’Union européenne et de la France au sein des organisations internationales."

- Déplacement au Burkina Faso - Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, M. Djibrill Bassolé (27 juillet 2012)

"La France et le Burkina Faso sont amis de longue date. Les relations entre nos gouvernants sont excellentes. La coopération va se poursuivre, s’amplifier si c’est possible. Nous n’allons pas inventer des problèmes là où ils n’existent pas. Il s’agit d’une véritable coopération de long terme, fluide, et nous avons l’intention, bien sûr, de la poursuivre. De ce point de vue, je suis accompagné du ministre du Développement, M. Canfin, qui se trouve à mes côtés, et de M. François Loncle qui est à la fois président du Groupe d’amitié France/Burkina Faso et ancien ministre, et qui est un ami de longue date de votre pays"

- Déplacement au Burkina Faso - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec le président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré (27 juillet 2012)

"C’est d’abord aux Maliens qu’il revient, en premier lieu, de proposer des solutions et, bien sûr, aux Africains, puisque c’est dans ce cadre qu’a été demandée par la CEDEAO une médiation du président du Burkina Faso. Je le disais à l’instant, nous avons une analyse qui paraît largement commune, selon laquelle il faut à la fois un gouvernement de large union, prendre le chemin du développement, assurer la sécurité au sud du Pays et au Nord Mali et l’intégrité du territoire."

- Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - Extraits (Paris, 30 juillet 2012)

"Il est vrai qu’il y a un déséquilibre massif puisque Bachar Al-Assad a des moyens très lourds et qu’il en profite pour massacrer, pour tuer.

Depuis le début, la France est à l’initiative. Vous vous rappelez que le président français a réuni autour de lui, début juillet, la moitié des pays du monde, les Amis du peuple syrien. On a lancé toute une série d’initiatives en matière humanitaire, etc. Mais je pense que cela ne suffit pas et puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons demander, avant la fin de cette semaine, la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel, à la fois pour essayer d’arrêter les massacres et, en même temps, pour préparer la transition politique."

- Déplacement au Tchad - Conférence de presse de Laurent Fabius (28 juillet 2012)

"Nous sommes préoccupés, les uns et les autres, par ce qui se passe au Sahel et, en particulier, par la progression de l’organisation terroriste AQMI et la menace qu’elle représente."

- Déplacement au Tchad - Entretien de Laurent Fabius avec l’« AFP » (N’Djamena, 28 juillet 2012)

"J’ai fait une étape pour rencontrer le président Déby en raison, d’une part, de la coopération entre le Tchad et la France et, d’autre part, parce que le président Déby connaît très bien la situation dans la région."

- Déplacement au Sénégal - Allocution de Laurent Fabius dans les locaux du mouvement « Y’en a marre » (Dakar, 27 juillet 2012)

"J’ai discuté avec mes interlocuteurs et il y a deux ou trois idées qui apparaissent et je vous les propose. Au fond, le triangle qui doit permettre de redresser la situation c’est le triangle « démocratie-développement-sécurité ». Quand on y réfléchit, ces trois piliers sont absolument essentiels."

- Déplacement au Sénégal - Entretiens avec le président de la République du Sénégal, M. Macky Sall, et le ministre des Affaires étrangères de la République du Sénégal, M. Alioune Badara Cissé - Conférence de presse de Laurent Fabius (Dakar, 27 juillet 2012)

"Sur le plan bilatéral, nous avons passé en revue les champs de notre partenariat ; c’est le mot qu’il faut utiliser : un partenariat d’égal à égal, et déjà beaucoup de choses ont été faites sur le plan économique, éducatif, culturel, scientifique, de développement, et nous allons amplifier tout cela."

- Déplacement en Pologne - Conférence de presse de Laurent Fabius et du ministre polonais des Affaires étrangères, M. Radsolaw Sikorski - Propos de M. Fabius (26 juillet 2012)

"Nous avons également parlé des grands problèmes actuels. Avec mon collègue, on a parlé de Syrie, de ce qui se passe à l’Est et au Sud. Il faut que la Pologne et la France prennent l’habitude de se concerter sur tous les sujets, comme on doit le faire entre amis, et surtout entre grands pays européens. Je tiens à redire ici, pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité, que l’on considère que la Pologne est un grand partenaire européen, avec lequel nous devons de plus en plus travailler."

- Déplacement en Pologne - Tribune de Laurent Fabius dans le quotidien polonais "Gazeta Wyborcza" (26 juillet 2012)

"Aujourd’hui, la volonté de la France est de franchir un nouveau pas dans nos relations avec la Pologne, pays central dans l’Union européenne, pays profondément européen. La réussite de la présidence polonaise de l’Union, au second semestre 2011, a marqué une nouvelle étape. "

- Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 24 juillet 2012)

"Militairement, il a encore des forces, mais sur le plan politique, je n’ai pas de doute, Assad va tomber, c’est simplement une question de temps. Ce que la France, l’Europe, la Ligue arabe essaient de faire, c’est à la fois de renforcer les sanctions et, sur le plan humanitaire, d’accueillir les nombreux Syriens qui se réfugient dans les pays voisins. Et puis, il faut aussi préparer la suite."

- Conseil Affaires étrangères - Point de presse de Laurent Fabius (23 juillet 2012)

"D’abord la Syrie ; nous avons décidé, au niveau européen, de renforcer les sanctions contre le régime de Bachar Al-Assad, en particulier les sanctions vis-à-vis des personnes qui sont impliquées aux côtés du régime dans la répression, et puis de prendre des sanctions contre la compagnie aérienne syrienne. "

- Conseil Affaires étrangères - Propos de Laurent Fabius tenus lors de son arrivée à Bruxelles (23 juillet 2012)

"Nous devons également examiner ce qui se passe au Mali et au Sahel où la France a souhaité que l’Union européenne intervienne, à la fois pour soutenir sur le plan politique, humanitaire et, également, sur le plan de la sécurité."

- Commémoration des attentats du 22 juillet 2011 en Norvège (22 juillet 2012)

"À l’occasion des commémorations du premier anniversaire de l’attentat d’Oslo et de l’effroyable fusillade d’Utøya, je souhaite m’associer aux marques de sympathie et de solidarité à l’égard de la Norvège, si tragiquement endeuillée le 22 juillet 2011."

- Syrie - Déclaration de Laurent Fabius (21 juillet 2012)

"Quelles que soient ses manœuvres, le régime de Bachar al-Assad est condamné par son propre peuple, qui fait preuve d’un grand courage. Le moment est venu de préparer la transition et le jour d’après."

- Déplacement en Espagne - Conférence de presse de Laurent Fabius (Madrid, 20 juillet 2012)

"La France est aux côtés de l’Espagne. Nous avons préparé ensemble le sommet de la fin du mois de juin. Il est très souvent question de la relation privilégiée entre la France et l’Allemagne. C’est vrai qu’il est très important que le moteur franco-allemand fonctionne. Mais notre conception c’est que ce moteur doit être ouvert à d’autres partenaires. Et c’est ce qui a été fait avec nos amis espagnols, italiens ou allemands et tous les autres, afin de déboucher sur des décisions utiles qui maintenant doivent être appliquées et appliquées rapidement."

- Déplacement en Algérie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre des Affaires étrangères algérien, M. Mourad Medelci - Propos de M. Fabius (Alger le 15 juillet 2012)

"Le sens de ma visite ici, où j’aurai l’occasion de rencontrer mon homologue et le président Bouteflika, c’est tout simplement d’impulser un nouvel élan à la coopération entre l’Algérie et la France, je pense que tous les ingrédients pour y parvenir sont réunis, on va donc y travailler."

- Attentat en Bulgarie - Déclaration de Laurent Fabius (18 juillet 2012)

"La France condamne avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a visé aujourd’hui un groupe de touristes israéliens près de l’aéroport de Bourgas en Bulgarie.

Cet acte odieux et lâche a causé la mort de plusieurs ressortissants israéliens et blessé un nombre élevé de membres de ce groupe de touristes."

- Disparition de Jean François-Poncet - Communiqué de Laurent Fabius (18 juillet 2012)

"Jean-François Poncet fut un diplomate éminent, exemplaire de ces grands serviteurs de l’Etat qui ont bâti la place particulière que la France occupe dans le monde. Il laisse le souvenir d’un homme de conviction, profondément honnête et respecté."

- Déclaration de Laurent Fabius - Libye - Élections de l’assemblée constituante (18 juillet 2012)

"La France adresse ses chaleureuses félicitations aux autorités et au peuple libyens pour la réussite de ces premières élections libres en Libye. Elle salue en particulier l’importante participation et leur bonne organisation."

- Déplacement en Algérie - Conférence de presse de Laurent Fabius (Alger, 16 juillet 2012)

"L’objet de cette visite, qui est la première d’un membre du nouveau gouvernement dans ce beau pays, était de donner un nouvel élan au partenariat entre l’Algérie et la France. Cet objectif est pleinement atteint."

- Entretien de Laurent Fabius avec l’Association de la presse diplomatique française (12 juillet 2012)

"M. Bachar Al-Assad continue d’exercer son mandat coupable. Il y a toute une série de démarches diplomatiques dans lesquelles la France est bien présente. Il y a des conséquences graves à la fois en Syrie et dans plusieurs pays circum-voisins. Ce sont donc des situations évidemment très dramatiques."

- Journée de la Justice pénale internationale - Dixième anniversaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) - Visite à Paris de Mme Fatou Bensouda, procureur de la CPI - Déclaration de Laurent Fabius (17 juillet 2012)

"Aujourd’hui 17 juillet, nous célébrons la Journée de la justice pénale internationale en même temps que le dixième anniversaire de la Cour pénale internationale (CPI). Le Statut de Rome instituant la Cour, signé le 17 juillet 1998, est entré en vigueur le 1er juillet 2002 après que 60 États, dont la France parmi les premiers, l’ont ratifié. Dix ans plus tard, après la ratification du Statut de Rome en avril dernier par le Guatemala, 121 États sont Parties au Statut et la Cour est pleinement opérationnelle."

- Entretien de Laurent Fabius avec "Le Nouvel Observateur" (12 juillet 2012)

"Q - La conférence à Paris des Amis du Peuple syrien a-t-elle atteint les objectif que vous vous étiez fixés ?

R - Dans l’ensemble, oui. Lorsque plus de cent Etats - la moitié des pays du monde - se réunissent à Paris pour condamner le régime syrien, tracer la voie d’une transition politique, aider concrètement l’opposition, et qu’ au même moment un général proche de Bachar al-Assad fait défection, c’est un jour positif pour la liberté en Syrie."

- 3ème réunion du Groupe des Amis du peuple syrien - Conférence de presse de Laurent Fabius (6 juillet 2012)

"Les participants ont rendu hommage au courage du peuple syrien, ils ont salué la mémoire des plus de 16.000 victimes tombées sous la barbarie du régime de Bachar Al-Assad. Nous avons condamné l’usage toujours de plus en plus violent de la force par le régime, y compris les bombardements et l’utilisation d’hélicoptères contre des zones civiles. Enfin, les participants ont clairement affirmé que ceux dont la présence compromettrait la crédibilité de la transition politique devraient être mis à l’écart."

- Entretien de Laurent Fabius, avec « Europe1 »

"Nous aurons, je le répète plus de cent pays, au soutien de la résistance syrienne, avec une extension des sanctions, avec des fonds humanitaires et l’exigence que Bachar Al-Assad soit traîné devant la justice ; ce sont des choses très précises. D’ailleurs, si cela n’avait pas été précis et concret, jamais la résistance syrienne n’aurait accepté de venir."

- Réunion des amis du peuple syrien - Tribune de Laurent Fabius parue dans "Le Figaro" (6 juillet 2012)

"En cette période particulièrement critique, la réunion du 6 juillet manifeste l’isolement et le rejet du régime illégitime et meurtrier de Bachar Al Assad. Elle prendre des engagements concrets pour soutenir les Syriens, notamment au regard de la situation humanitaire de plus en plus préoccupante et des besoins nécessaires à la reconstruction quand la transition sera engagée."

- Réunion des amis du peuple syrien - Entretien de Laurent Fabius avec "Le Parisien" (6 juillet 2012)

"ll ne s’agit pas d’une réunion abstraite sur la Syrie, mais d’une réunion pour le soutien concret au peuple syrien. Ce qui la rend particulière c’est d’abord le nombre de participants : plus de 100 délégations, c’est-à-dire la moitié du monde, et pour la première fois, plus de 100 représentants de l’opposition. C’est un cadre vaste qui permet de discuter et de prendre des décisions, à un moment où il est évident qu’il faut avancer. Il ne peut pas y avoir de statu quo, compte tenu de la barbarie de Bachar Al-Assad, du risque de guerre civile et confessionnelle, et d’extension aux pays voisins."

- Adoption de la résolution 2056 du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali – Déclaration de Laurent Fabius (5 juillet 2012)

"Le Conseil de sécurité renouvelle son soutien aux efforts de la CEDEAO et de l’Union africaine, avec l’appui du Secrétaire général des Nations Unies, pour trouver une solution politique à la crise au Mali."

- Point de presse de Laurent Fabius lors de l’ouverture de la maison du peuple syrien (Paris, 5 juillet 2012)

"Je veux dire à ces amis syriens à quel point nous les soutenons et à quel point nous admirons leur courage. Vous discuterez avec eux, vous suivrez leur chemin : certains sont des résistants en Syrie, d’autres sont venus en Europe ou dans d’autres parties du monde. Il y a parmi eux des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes ; il y a toutes les générations. Il y a également beaucoup de médecins qui sont particulièrement pourchassés parce qu’ils aident la population ; ils déplorent des dizaines de morts parmi eux."

- Point de presse conjoint de Laurent Fabius et du ministre des Affaires étrangères de la république de Turquie, M. Ahmet Davutoglu - Propos de M. Fabius (5 juillet 2012)

"Dans la période récente, il y a eu plusieurs contacts très positifs entre les plus hauts dirigeants turcs et français. Le président de la République française a rencontré, au mois de mai, le président Gül à Chicago et, au mois de juin, le Premier ministre Erdogan à Rio. J’étais à chaque fois à ses côtés et j’ai pu témoigner de l’excellente qualité de ces contacts. Nous avons eu avec Ahmet Davutoglu, une série de rencontres, notamment le 6 juin dernier à Istanbul, lors d’une réunion sur la Syrie."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague - Propos de M. Fabius (Paris, 4 juillet 2012)

"Nous travaillons ensemble maintenant depuis quelques semaines et nous avons le sentiment d’être déjà de vieux amis, tant nous traitons de sujets d’intérêt commun dans les différentes réunions internationales. Mais il était bon, compte tenu des relations très proches qui sont celles de la Grande-Bretagne et de la France, que nous puissions faire le point, ce que nous avons fait, sur le Conseil européen bien sûr de la semaine dernière et notre vision de l’Europe, sur la Syrie, sur l’Iran et le nucléaire iranien, sur le Sahel et sur nos relations bilatérales qui, je tiens à le dire, sont tout à fait excellentes. Nous avons, en particulier dans le domaine du nucléaire civil, dans le domaine de l’énergie au sens large, dans beaucoup de domaines, des coopérations qui doivent être non seulement entretenues mais amplifiées. Nous n’oublions jamais, comme le disait Victor Hugo, que l’Angleterre est la sœur de la France."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Guido Westerwelle - Propos de M. Fabius (Paris, 3 juillet 2012)

"Nous venons d’avoir des échanges approfondis sur tout une série de sujets avec le ministre des Affaires étrangères allemand. Guido m’avait accueilli avec beaucoup de gentillesse à Berlin, le 3 juin dernier, et nous nous étions dit que l’invitation en retour devait venir. Nous aurons l’occasion dans le futur de faire ces mouvements dans les deux sens à plusieurs reprises. Pour ma part, je le fais avec beaucoup de plaisir puisque nous sommes non seulement collègues mais en grande sympathie."

- Entretien de Laurent Fabius avec "TF1" (Paris, 1er juillet 2012)

"Q - Vous revenez de Genève, c’était une réunion importante qui débouche sur un accord qui donne plutôt raison, en tout cas qui adopte plutôt la version atténuée de la Russie. Êtes-vous content de cet accord, ou est-ce que ce n’est pas un accord à minima ?

R - Ce qui est extrêmement choquant, c’est que, d’un côté, sur le terrain en Syrie, il y a un drame abominable - 15.000 morts depuis le début ; tous les jours des dizaines et des dizaines de morts - et de l’autre, jusqu’à présent, la communauté internationale n’avançait pas. Ce qui a été acquis hier, c’est que pour la première fois depuis longtemps, on a un accord unanime des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et de quelques autres ; les Russes et les Chinois ont donc signé. Et même s’ils disent le contraire, le texte dit précisément qu’il y aura un gouvernement de transition qui aura tous les pouvoirs : ce ne sera donc pas M. Bachar Al-Assad."

- Traité sur le commerce des armes, le moment d’un changement décisif - Tribune commune de L. Fabius, G. Westerwelle, W. Hague et E. Björling publiée dans "Libération" (2 juillet 2012)

"Au mois de juillet, la communauté internationale se réunira au siège des Nations Unies à New York afin de négocier le tout premier traité véritablement universel régissant le commerce des armes classiques dans le monde."

- Marche des fiertés (samedi 30 juin 2012) - Déclaration de Laurent Fabius

"A l’occasion de la marche des fiertés organisée samedi 30 juin, je souhaite rappeler l’engagement permanent de la France dans la lutte contre les violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre."

- Conseil Affaires étrangères - Déclaration de Laurent Fabius à son arrivée (Luxembourg, 25 juin 2012)

"Nous avons un ordre du jour chargé, important, et parmi les questions principales que nous allons aborder il y a d’abord la Syrie, avec une réaffirmation de notre condamnation extrêmement ferme de ce régime abominable. Et puis nous aborderons aussi la question du Sahel qui est moins connue mais qui est extrêmement préoccupante et que nous souhaitons porter aux Nations unies. L’Union européenne doit bien sûr faire un certain nombre de choses et d’ailleurs nos amis africains sont en train de se mobiliser pour redresser la situation notamment au Mali qui est très préoccupante, bien sûr il y a d’autres sujets à l’ordre du jour…"

- Conseil Affaires étrangères - Conférence de presse de Laurent Fabius (Luxembourg, 25 juin 2012)

"Nous avons examiné ce matin la question de la Syrie, c’est même le principal point qui était à l’ordre du jour. J’ai noté dans la condamnation du régime syrien une unité de tous mes collègues. Cette condamnation est extrêmement ferme comme en témoigne le texte qui a été adopté et, que vous verrez dans quelques instants. Nous avons également décidé d’adopter des nouvelles sanctions."

- Entretien avec le président de la Commission d’enquête internationale sur les droits de l’Homme en Syrie - Déclaration de Laurent Fabius (22 juin 2012)

"Cet entretien fut pour moi l’occasion de rappeler le soutien de la France aux travaux de la Commission d’enquête, qui depuis août 2011 mène des investigations et recueille des témoignages sur les violations massives des droits de l’Homme perpétrées en Syrie. La commission les a précisément qualifié de "crimes contre l’Humanité". Elle présentera les résultats de ses dernières investigations devant le Conseil des droits de l’Homme le 27 juin prochain."

- Rencontre E3+3/Iran de Moscou - Déclaration de Laurent Fabius (18 et 19 juin 2012)

"Nous regrettons que l’Iran n’ait toujours pas effectué les gestes concrets que nous attendions et qui pourraient constituer une première étape vers le respect des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l’AIEA."

- Arabie Saoudite - Décès du Prince-héritier Nayef Bin Abdelaziz - Déclaration de Laurent Fabius (16 juin 2012)

"Sa disparition est une grande perte pour le royaume d’Arabie Saoudite. Le Prince Nayef avait œuvré sans relâche pour le développement et la stabilité "du Royaume et était un partenaire apprécié de notre pays."

- Prise de fonction du nouveau procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda - Déclaration de Laurent Fabius (15 juin 2012)

"La France salue la prise de fonction, en qualité de Procureur près la CPI, de Mme Fatou Bensouda, élue à l’unanimité par l’Assemblée des Etats parties en décembre dernier. Cette prise de fonction intervient à la veille du 10ème anniversaire de l’entrée en vigueur du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le 1er juillet 2002 marquait l’entrée en vigueur de la CPI et pour la première fois, une juridiction permanente est chargée d’assurer au niveau mondial que les crimes qui révoltent la conscience de l’humanité ne resteront pas impunis."

- Entretien de Laurent Fabius avec France Inter (15 juin 2012)

"Bachar EL ASSAD est un tyran, plus vite il sera dégagé, mieux ce sera, nous sommes clairs et nets. En même temps, un pouvoir doit avoir un successeur et donc il y a des discussions très précises et très difficiles pour qu’à la fois l’opposition trouve sa pleine place et, en même temps, on comprend bien que dans un régime comme celui-ci on ne passe pas de Monsieur Bachar EL ASSAD à une opposition démocratique pure et parfaite en des jours, en un jour, donc il y a des différents troupes qui doivent être réunis, qui doivent être rassemblés, qui doivent être représentés et la discussion à la fois des Américains, des Russes, de nous-mêmes et de quelques autres porte là-dessus."

- Conférence de presse sur la Syrie de Laurent Fabius (13 juin 2012)

"La situation en Syrie a pris un tour encore plus grave et abominable que jusqu’alors. Nous sommes en particulier informés que des enfants servent désormais de boucliers humains au régime. Ils sont placés devant des camions et des chars, torturés, violés et assassinés. Tous les jours, des dizaines et des dizaines de Syriens meurent sous les coups du régime sanguinaire de M. Bachar Al-Assad. Dans ces conditions, la France a décidé de renforcer son dispositif et ses positions pour contrer ce régime de mort et de sang."

- Disparition d’Hector Bianciotti - Communiqué conjoint de Laurent Fabius et de Aurelie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication (13 juin 2012)

"Avec Hector Bianciotti, nous perdons un grand écrivain de langue française venu d’ailleurs. Né en Argentine de parents italiens, Hector Bianciotti a d’abord parlé puis écrit en espagnol. Son appropriation de notre langue fut le fait d’une longue et amoureuse immersion. Cela jusqu’au jour où, après une quinzaine d’années de journalisme littéraire à Paris, plusieurs romans écrits en espagnol, des centaines d’articles, il se rendit compte qu’il s’était mis à rêver en Français. Dès lors - c’était dans les années quatre-vingts - il décida d’écrire comme il rêvait, uniquement dans notre langue, pour nous faire mieux rêver encore."

- Entretien avec Abdel Bassit Sayda, président du Conseil national syrien - Déclaration de Laurent Fabius (11 juin 2012)

"J’ai souligné le plein soutien de la France à l’opposition syrienne. Nous avons évoqué le rôle du CNS au sein de cette opposition, alors que la Syrie s’enfonce chaque jour dans la violence. Nous nous sommes accordés sur le caractère crucial du mandat confié au nouveau président du CNS, qui doit dans un court délai mener les efforts de réforme du CNS et de rassemblement de l’opposition."

- Accident Higuey - Déclaration de Laurent Fabius (8 juin 2012)

"Dans le courant de la nuit, une terrible collision est survenue à Higuey (République Dominicaine) entre un train et un bus de touristes français. Trois de nos compatriotes sont décédés, plusieurs sont blessés.

J’adresse mes plus sincères condoléances aux familles des personnes décédées dans ce dramatique accident, et tout mon soutien aux blessés et à leurs proches."

- Décès de Ghassan Tuéni, diplomate libanais et figure de la presse arabe - Déclaration de Laurent Fabius (8 juin 2012)

"Eminente personnalité libanaise, Ghassan Tuéni a été une haute figure de la presse libanaise : il a fait du Nahar, le quotidien fondé par son père, une institution et une référence en matière de presse dans l’ensemble du monde arabe. Homme politique, il a combattu avec passion pour la souveraineté de son pays, en tant que député, ministre et représentant du Liban aux Nations Unies, où il a été l’un des artisans de la résolution 425."

- Signature de la convention d’aide budgétaire avec l’Autorité palestinienne - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas - Propos de M. Fabius (Paris, 7 juin 2012)

"Cette aide est le signe de la confiance que nous accordons à l’Autorité palestinienne dans son remarquable travail de réformes et de transparence depuis 2007. Les résultats obtenus permettent aujourd’hui d’affirmer que l’Autorité palestinienne est prête à établir un État fonctionnel et viable, comme l’ont à juste titre souligné les organisations financières internationales et la communauté des bailleurs."

- Signature de la convention d’aide budgétaire avec l’Autorité palestinienne - Déclaration de Laurent Fabius (7 juin 2012)

"J’ai le plaisir aujourd’hui de signer en compagnie du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, une convention qui va permettre le transfert dans les jours à venir de dix millions d’euros à l’Autorité palestinienne. Il s’agit là de la première tranche de notre aide budgétaire au titre de 2012."

- Déplacement à Rome - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et du ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi - Propos de M. Fabius (Rome, 5 juin 2012)

"Nous avons donc parlé de l’Europe : il y a urgence, il faut que dans les semaines qui viennent un certain nombre de décisions soient prises, la population européenne attend ces décisions, ainsi que le monde entier. Et, dans la préparation de ces décisions, la proximité de vues entre l’Italie et la France est tout à fait décisive.

Autour d’idées simples mais que nous voulons concrétiser : il y a besoin de discipline budgétaire, et en même temps il y a besoin de croissance ; il faut donner à tout cela un caractère concret, d’où les propositions qui ont déjà été faites, qui sont maintenant sur la table et que mon collègue a citées concernant l’augmentation du capital de la BEI, l’utilisation des fonds structurels, la taxe sur les transactions financières et sur - plus difficile mais également nécessaire - la perspective des eurobonds et d’autres éléments. "

- France – Italie : Déclaration de Laurent Fabius (5 juin 2012)

" En ce qui concerne nos relations bilatérales, il faut rappeler que l’Italie est notre deuxième partenaire économique au monde, relation privilégiée que nous voulons renforcer encore lors du sommet franco-italien, qui devrait avoir lieu en France avant la fin de cette année."

- Déplacement en République fédérale d’Allemagne - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle - Propos de M. Fabius (Berlin, 4 juin 2012)

"Nous avons surtout consacré l’essentiel de nos échanges à réaffirmer l’attachement qui est le nôtre à la dynamique franco-allemande, dynamique qui est particulièrement nécessaire au moment où l’Europe connaît des difficultés qui sont présentes à l’esprit de tous. Il est très important, notamment dans cette période, que nous arrivions à rapprocher les points de vue. Je pense que ce sera le cas. Lorsque Guido donne les grandes têtes de chapitre qui sont celles de notre action commune, il y a un accord sur ces têtes de chapitre. La discipline budgétaire est indispensable et, parfois, la position française n’est pas toujours comprise. On a le sentiment que les Français, que le gouvernement français est réticent à la discipline budgétaire. Certainement pas ! Ce gouvernement, le gouvernement auquel j’ai l’honneur d’appartenir, sait bien qu’il y a des efforts budgétaires à faire et il les fera. Donc, le premier pilier du triangle est bien évidemment le sérieux budgétaire."

- Liban - Violences à Tripoli - Déclaration de Laurent Fabius (2-3 juin 2012)

"Je condamne les violences qui ont fait une quinzaine de morts et des dizaines de blessés à Tripoli au cours du week-end. J’adresse mes condoléances aux familles des victimes.

Je rappelle l’attachement de la France à la sécurité et à la stabilité du Liban. Je salue le rôle exemplaire de l’armée et des services de sécurité, qui doivent être les seuls détenteurs de la force armée au Liban."

- Syrie - Conseil des Droits de l’homme des Nations unies - Déclaration de Laurent Fabius (1er juin 2012)

"Au cours de cette réunion, les représentants des pays du monde entier ont condamné dans les termes les plus forts possibles le massacre odieux de Houla, en particulier de 49 enfants, ainsi que la poursuite des violations massives des droits de l’Homme perpétrées dans ce pays par le régime de Damas."

- Libération de Romeo Langlois (30 mai 2012)


"Je salue la libération de notre compatriote Roméo Langlois qui était aux mains des FARC depuis un mois. C’est pour nous tous, et d’abord pour sa famille, ses amis et ses collègues de France 24 qui se sont mobilisés sans relâche, une grande joie et un profond soulagement."

- Entretien de Laurent Fabius avec "France 3" (Paris, 29 mai 2012)

Q - Vous parlez aujourd’hui de la mission difficile de Kofi Annan, elle le serait à moins. Après les morts de Houla, cette mission n’est-elle pas mort-née ?

R - Non. J’ai eu Kofi Annan longuement au téléphone dimanche et nous avons discuté de cette mission. Elle n’est pas facile. Il y a trois cents observateurs sur le terrain et je pense qu’il faut aller jusqu’au bout du processus. Si on voit qu’il y a un échec, bien sûr on le constatera, mais il faut absolument tout faire pour arrêter les violences, les massacres et c’est cela la mission de Kofi Annan. J’ajoute qu’il passera par le Liban, ce qui me paraît extrêmement important parce que le Liban est aussi menacé dans ce conflit.

- Election du Directeur général du Bureau international du Travail - Communiqué conjoint de Laurent Fabius et de Michel Sapin (29 mai 2012)

M. Guy Ryder vient d’être élu directeur général du Bureau international du travail (BIT) de l’Organisation internationale du travail à l’issue du 6ème tour des élections qui se sont déroulées ce jour.

La France lui adresse ses très chaleureuses félicitations et lui souhaite le plus grand succès pour accomplir sa mission, dans un contexte particulièrement important pour l’Organisation internationale du travail. Elle l’assure de son entier soutien et de son appui pour l’y aider.

- Entretien de Laurent Fabius avec Le Monde (29 mai 2012)

"Bachar Al-Assad est l’assassin de son peuple. Il doit quitter le pouvoir. Le plus tôt sera le mieux. Jusqu’ici les actions entreprises pour cela ont rencontré deux limites. La première résulte de l’absence de consensus au Conseil de sécurité de l’ONU, du fait des Russes et des Chinois. La seconde est militaire : l’armée syrienne est puissante. Aucun Etat n’est prêt à envisager aujourd’hui une opération terrestre. Les risques d’extension régionale seraient redoutables, en particulier au Liban."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de la ministre sud-africaine des relations internationales et de la coopération, Maïté Nkoana-Mashabane - Propos de M. Fabius (Paris, 29 mai 2012)

"Nous partageons avec son gouvernement beaucoup d’orientations progressistes et nous avons des relations bilatérales qui sont bonnes. Mais nous sommes convenus, avec ma collègue, que ces relations, dans la situation nouvelle qui est celle de la France, devaient prendre une nouvelle extension. Nos analyses sont en effet convergentes sur beaucoup de points et nous souhaitons, l’un comme l’autre, au nom de nos gouvernements, vraiment faire de notre relation un échange avec une force particulière."

- Afghanistan - Entretien de Laurent Fabius avec "RTL" (25 mai 2012)

"Nous allons retirer d’ici le 31 décembre au moins 2.000 hommes qui sont effectivement les unités combattantes, conformément à notre engagement. Il restera les hommes nécessaires à la sécurité des convois que nous devrons rapatrier puisque le matériel, cela met un peu plus de temps."

- Programme nucléaire iranien - Déclaration de Laurent Fabius (24 mai 2012)

"Les discussions ont été longues et détaillées. A ce stade, elles n’ont pas permis de dégager un accord. Les E3+3 et l’Iran sont néanmoins convenus de poursuivre leurs discussions à Moscou les 18 et 19 juin. Il faut que l’Iran puisse apporter à cette occasion une réponse constructive à nos propositions, afin d’engager un processus véritable de négociation conduisant à des résultats concrets."

- Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de la directrice exécutive
de l’entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, Michelle Bachelet - propos de M. Fabius (Paris, 24 mai 2012)

"Je me réjouis de la signature de cet accord de coopération entre la France et ONU Femmes, parce qu’il va permettre de renforcer notre coopération au service des droits des femmes partout dans le monde. Il va nous permettre d’accroître notre dialogue afin de mettre en œuvre des actions concrètes - et je sais que vous êtes attachée à juste raison au concret - dans des domaines prioritaires comme la participation des femmes dans les espaces de décision, notamment dans les situations de transition politique ou dans la lutte contre les violences faites aux femmes."

- Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 22 mai 2012)

"François Hollande avait dit que, s’il était élu, les troupes françaises rentreraient en 2012 parce que nous avions étudié les choses et nous pensions que c’était cela qu’il fallait faire. À l’époque, certains disaient que cela était impossible. François Hollande a dit les choses très simplement. Il a dit que c’était un engagement électoral, le président Obama l’a bien compris et nos collègues de l’OTAN aussi. C’est ce qui a été retenu, sans prosélytisme. D’autre peuvent faire autrement, mais c’était quand même très frappant dans l’entretien qui a eu lieu avec le président Karzaï ; celui-ci a dit que notre position lui convenait tout à fait puisque les troupes afghanes allaient prendre le relais. Le général Allen, qui commande l’ISAF, a dit qu’il n’y aurait aucune diminution pour la sécurité."

- Election du Directeur général du Bureau international du Travail - Communiqué conjoint de Laurent Fabius et de Michel Sapin (22 mai 2012)

"A la veille de l’élection du Directeur général du Bureau international du Travail, qui se déroulera à Genève le 28 mai prochain, le Gouvernement français réitère son entier soutien au candidat de la France, M. Gilles de Robien."

- Entretien de Laurent Fabius avec "Europe 1" (Chicago, 21 mai 2012)

"Il y a eu une scène en particulier, forte, au moment où il a pris la parole devant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, dans la grande salle à Chicago, pour expliquer quelle était la position de la France. Il a parlé de façon très claire, en disant, sur l’OTAN : « nous sommes tout à fait fidèles à nos alliances et, en même temps, j’ai décidé, c’est une décision souveraine, que les troupes combattantes françaises se retireraient avant la fin 2012. Voilà comment cela va se passer ». Je pense que tout le monde a apprécié sa façon de parler de manière à la fois simple et ferme. Pour tous ceux qui sont habitués à ces rencontres internationales, on sent que c’est à ce moment-là que cela bascule ; et je pense que cela a basculé dans le bon sens."

- Italie – Séisme dans la région de Ferrare - Déclaration de Laurent Fabius (20 mai 2012)

"J’ai pris connaissance avec très une profonde émotion du décès de plusieurs victimes du tremblement de terre dans la région de Ferrare.

Je tiens à exprimer tout mon soutien et toute ma solidarité envers la population et les autorités italiennes."

- Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien "Paris-Normandie" (Paris, 18 mai 2012)

"La réalité est simple : j’ai travaillé sur les problèmes internationaux depuis longtemps avec François Hollande, une fois élu il m’a dit qu’il souhaitait me confier ce ministère. Jean-Marc Ayrault l’a confirmé. C’était important de s’y prendre un peu à l’avance, parce qu’il y avait des rendez-vous majeurs à préparer, des responsables internationaux à rencontrer. Pour le G8 par exemple, ou pour le Sommet de l’Otan. Je suis resté discret évidemment - la diplomatie l’impose - mais ce n’est pas une raison pour laisser dire n’importe quoi. "

PLAN DU SITE