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Témoignage d’un Jeune expert à la Banque mondiale

Alexandre LAURE

Alexandre LAURE, Jeune expert à la Banque mondiale

- Comment avez-vous connu le programme ?

Depuis 2002 (début de mes études supérieures), je me renseigne régulièrement sur les opportunités pour les jeunes dans les organisations internationales et à l’international. Le site Internet du Ministère des affaires étrangères a toujours été une bonne source d’information lors de mes recherches.

- Pour quelles raisons vous êtes-vous porté candidat à ce programme ?

J’étais en Ouganda avant de rejoindre la Banque et j’ai toujours aspiré à une carrière me permettant de garder un lien avec l’Afrique. La Banque mondiale est selon moi l’organisation pour le développement qui a le plus d’impact en Afrique subsaharienne, et c’est aussi le cœur de métier de cette institution. C’est donc assez naturellement que ce Programme auprès de la Banque mondiale a attiré mon attention.

- Comment s’est déroulé le processus de sélection ?

Après la sélection sur dossier effectuée par le Ministère, j’ai été contacté pour un entretien composé d’un panel représentatif d’agents du MAEE (Mission des fonctionnaires internationaux, DGM). Les questions étaient orientées sur des aspects théoriques, institutionnels et techniques de la Banque mondiale, complétées d’un cas pratique en anglais. Ma candidature a ensuite été transmise à la Banque mondiale qui effectue son propre cycle de recrutement. J’ai donc aussi été interviewé par un panel de professionnels de la Banque mondiale qui m’ont posé des questions très opérationnelles mettant mes connaissances pratiques à l’épreuve. L’objectif étant de tester ma capacité d’adaptation et ma sensibilité diplomatique lors de la mise en œuvre d’un projet avec un client (gouvernement africain). Le plus dur dans le processus de sélection est l’attente car il peut se passer des mois entre chaque étape du recrutement.

- Quel bilan faites-vous de cette expérience ?

L’environnement est très épanouissant car le cadre travail est extrêmement compétitif. Les collègues sont d’un très haut niveau technique et ont souvent un bagage académique solide (doctorat, MBA, grandes écoles). L’ambiance multiculturelle des équipes et la diversité des pays d’intervention sont enrichissantes quotidiennement. À ma surprise, le travail est plus collectif et collaboratif que hiérarchique. Par contre, il faut pouvoir naviguer dans la bureaucratie et très vite comprendre l’ampleur des tâches administratives. Heureusement, nous avons à disposition un nombre important de formations, soit techniques ou administratives, pour combler un écart ou acquérir de nouvelles compétences professionnelles.

- Quels sont vos projets professionnels ?

Continuer de travailler à la Banque mondiale serait une suite logique compte tenu de l’esprit du Programme qui nous donne avant tout l’opportunité de découvrir de l’intérieur cette organisation. De plus, il y a de nombreuses possibilités de mobilité sectorielle et/ou géographique (qui est encouragée par les RH) donc il sera possible de se ressourcer professionnellement au sein de cette institution internationale où il existe une large palette de métiers et de spécialités.

- Quels conseils donneriez-vous à des jeunes désireux se porter candidat à ce programme ?

Je pense qu’une expérience de terrain est très importante car elle reflète une réelle motivation et a priori une connaissance opérationnelle. Je ne pense pas avoir été le candidat le plus ou le mieux diplômé, mais certainement celui qui avait le plus d’expériences personnelles et professionnelles dans des pays en voie de développement. Il faut être préparé, lors des entretiens, à avoir une histoire à raconter (qui souligne une caractéristique compatible avec l’organisation dans laquelle on aspire à travailler) ou une réelle expertise à offrir (soutenue par des résultats tangibles et vérifiables), c’est un détail important à mettre en valeur oralement car ce n’est pas forcément aisé de le faire transparaître dans un CV ou une lettre de motivation. Enfin, bien évidemment, la connaissance, même informelle, d’une organisation et ses mécanismes de décision, ainsi que le réseau, sont un must, même après avoir été recruté.

Propos recueillis par Yamina Doolaur.


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