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La question d’Orient

Doc:Dessin de E.Bich, 1854 , 135.3 ko, 635x509
Dessin de E.Bich, 1854 - (JPEG, 135.3 ko)

Au milieu du XIXe siècle, l’avenir de l’Europe se joue en Orient. L’affaiblissement du pouvoir ottoman fait alors de la Turquie un champs de rivalités entre Etats européens. De l’intégrité de l’Empire dépend la stabilité du continent.

Montée en puissance au XVIIIe siècle, la Russie cherche à contrôler les détroits des Dardanelles et du Bosphore qui lui donneraient un accès libre à la Méditerranée. A l’issue d’une guerre de six ans, elle arrache à la Porte le traité de Kütchük Kaynardji (1774), première atteinte grave à la souveraineté ottomane au nord de la mer Noire, et en 1783, elle met la main sur la Crimée. Dans la droite ligne de cette politique, le tsar Nicolas Ier (1825-1855) cherche, dans les années 1850 à développer ses avantages en avivant la querelle des Lieux saints entre moines latins et orthodoxes. La futilité de l’enjeu (la garde d’objets conservés dans les églises de Jérusalem) masque l’ambition de la Russie à étendre son emprise sur plus de 10 ou 12 millions de chrétiens orthodoxes de l’Empire ottoman dont elle revendique la protection, voire à faire de Constantinople une métropole russe.


Cet expansionnisme heurte les intérêts de la France, protectrice traditionnelle des catholiques en Orient et l’Angleterre, attachée au principe de liberté des détroits. Pour défendre l’intégrité de l’Empire ottoman et sauvegarder ainsi l’équilibre européen, les deux puissances réactivent une première entente cordiale nouée sous la Monarchie de Juillet, et entraînent dans leur sillage l’Autriche puis le Piémont-Sardaigne. La guerre - à laquelle l’Autriche ne participera finalement pas - se prépare, et l’opinion se laisse gagner par un climat violemment russophobe.



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