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1. La France et les pays tchèques et slovaque au début du XXe siècle

Unis au IXe siècle au sein du royaume de Grande-Moravie, les Tchèques et les Slovaques ont connu depuis lors deux destins séparés.

A l’Ouest, le royaume de Bohême, passé à la maison de Habsbourg en 1526, a perdu l’essentiel de son indépendance à la suite de la guerre de Trente Ans (1618-1648), qui a consacré la victoire de la contre-Réforme et la germanisation des élites et des villes, aux dépens de la noblesse protestante tchèque.

A l’Est, au sein du royaume de Hongrie, qui a obtenu son autonomie par le compromis de 1867, acte fondateur de la double-monarchie austro-hongroise, le réveil des identités nationales est source de conflits entre les Slovaques et l’administration hongroise, engagée dans une politique de magyarisation.

Si les Tchèques et Slovaques n’aspirent pour la plupart encore qu’à une certaine autonomie dans un Empire austro-hongrois fédéralisé, le réveil national, durant le XIXe siècle, a vu se manifester des affinités politiques avec la France. Mais en dépit de l’ouverture d’un consulat à Prague (1897), Paris n’a jamais soutenu activement les nationalismes tchèque et slovaque, qui bénéficient avant tout de la sympathie d’intellectuels et d’historiens du monde slave, entraînés par Louis Léger et Ernest Denis.

C’est dans le domaine culturel que les relations sont florissantes. Dans les années 1880-1890, le nombre d’artistes tchèques en France, dont Alfons Mucha est le plus renommé, augmente de façon significative. A Prague même sont exposés Antoine Bourdelle et Auguste Rodin, accueilli en 1902 par l’artiste Zdenka Braunerová, liée plus tard à Paul Claudel.

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©Ministère des Affaires étrangères et européennes,
Archives, Fonds iconographique, Alb-A-30. - (JPEG, 75 ko)

Prague : le pont Charles et le Château

Doc:Carte de G. Peltier publiée dans<br> L’Illustration du 17 mai 1919 (n° 3976). , 2.5 Mo, 3540x2468
Carte de G. Peltier publiée dans
L’Illustration du 17 mai 1919 (n° 3976). - (JPEG, 2.5 Mo)

L’Europe de 1914

Louis Léger

Portrait gravé d'Ernest Denis

Théâtre (première série) II (couverture)

Milos Martin, Au dessus de la ville (couverture)


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