Interventions à l’Assemblée Nationale et au Sénat
"M. Giacobbi, avec les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies auxquels s’adjoint l’Allemagne - ce qu’on appelle le groupe du P 5 + 1 -, la France a adopté vis-à-vis de l’Iran une double démarche de sanctions et de négociation. Si l’Iran a le droit au nucléaire civil, la communauté internationale considère inacceptable qu’il se dote de l’arme nucléaire. Cela constituerait en effet un élément de dissémination particulièrement dangereux compte tenu de la région considérée et de la nature du régime en place. Cela pousserait sans doute des pays comme la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie peut-être, à vouloir eux aussi l’arme nucléaire, déstabilisant encore davantage la région."
"Hier matin, il y a eu une explosion terrible et, à dix minutes près, cela aurait été un véritable carnage. À cette heure là, il n’y avait que les deux gendarmes mobiles en faction dont l’un eux est totalement indemne, même s’il a été choqué, et l’autre a été opéré hier après-midi d’un traumatisme crânien. Nous avons rapatrié les deux gendarmes ce matin. Bien évidemment, nos pensées vont vers eux, de même qu’elles vont vers les blessés libyens qui se trouvaient dans la zone sinistrée."
Tibet - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (24 avril 2013)
"Les immolations qui ont eu lieu au Tibet ont évidemment jeté la consternation dans beaucoup de pays, et bien sûr en France. Il n’y a pas d’autres pistes pour avancer dans ce domaine - s’agissant du Tibet - que le dialogue entre les autorités chinoises et le Dalaï Lama pour parvenir à une solution durable. Cette solution doit respecter pleinement l’identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine dont fait partie le Tibet."
"Premièrement, essayons - parce qu’il faut commencer par là - de comparer, la mémoire étant parfois défaillante, la situation où nous sommes aujourd’hui avec la situation dans laquelle nous nous trouvions au début du mois de janvier de cette année. Il y a quatre mois à peine."
"Tout d’abord, je veux rendre à nouveau hommage à l’action accomplie par nos soldats, mais aussi y associer l’ensemble des troupes qui agissent au Mali. Je veux remercier chacun des groupes qui se sont exprimés avec sérieux et esprit de responsabilité."
"Sur le plan politique et tout vient de là, le chef d’État autoproclamé M. Djotodia a annoncé hier des mesures mais qui ne changent pas la réalité de la situation. Le Premier ministre essaie de travailler autant qu’il le peut dans le bon sens et comme vous l’avez souligné, ce sera demain qu’aura lieu à Ndjamena, une réunion pour faire le point sur la situation en Centrafrique."
"Les 193 États membres des Nations unies, les représentants des organisations régionales et de la société civile, se réunissent du 18 au 28 mars à New York, pour la conférence finale pour un traité sur le commerce des armes. L’objectif de ce traité, comme celui de la France dans cette négociation, est d’établir des normes internationales les plus strictes possible pour réguler les transferts d’armes classiques."
"Je voyage effectivement beaucoup - j’en suis à mon neuvième tour du monde. Mais en dépit de mes fréquents déplacements, j’estime essentiel d’être à la disposition des commissions du Parlement et du Parlement européen, et de participer aux débats sur les questions d’intérêt commun. M. Glavany a regretté que le débat relatif à la situation au Mali n’ait pas suscité beaucoup d’intérêt chez ses collègues. J’ai jugé ce débat assez vivant, mais c’est au Parlement qu’il revient de définir les modalités de l’exercice de son contrôle de l’action gouvernementale ; je suis ouvert à toute suggestion."
"Concernant le voyage du président Obama, je pense que le jugement que vous portez est un peu lapidaire. Je recevrai demain M. John Kerry, qui a été chargé par le président Obama de suivre les initiatives qui résultent de son voyage à la fois en Palestine et en Israël, et nous échangerons à cette occasion."
"En Syrie, vous connaissez la situation. Elle est absolument dramatique, tous les jours une centaine de morts, des réfugiés par milliers et l’embrasement qui gagne l’ensemble de la région. Il n’y a pas opposition entre l’action diplomatique qui est absolument nécessaire et l’action militaire sur le terrain. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, lorsque l’on regarde la situation, d’une part, Bachar Al-Assad refuse d’évoluer dans la mesure où il a le contrôle de l’aviation et peut impunément bombarder la résistance et où les Russes, d’autre part, s’appuient sur ce refus pour dire « nous n’y pouvons rien. »"
"La France, avec ses partenaires, est en train de gagner la guerre au Mali. Elle devra aussi gagner la paix. Je rends hommage à nos troupes, qui font un travail magnifique, avec nos amis tchadiens. Il reste un travail important à faire dans la région de Gao, mais nous progressons."
"S’agissant de l’Europe, nous avons eu l’occasion d’en parler plusieurs fois. M. Canfin vient d’expliquer avec raison que sur la partie développement, qui est importante même si ce n’est bien sûr pas la seule, nous avions le soutien de l’Europe ; nous l’avons demandé et nous l’avons obtenu, bravo ! De la même façon - pour être parfaitement honnête vis-à-vis de l’Europe -, il faut reconnaître que pour la formation de l’armée malienne, celle-ci sera assurée dans une large mesure par des soutiens européens, vous le savez, c’est une bonne chose."
"Sur le partenariat franco-allemand, je voudrais vous dire que nous attachons évidemment une grande importance à ce partenariat, il faut qu’il fonctionne bien et qu’il soit équilibré. Ce qui signifie, du côté français, qu’il faut faire preuve de sérieux budgétaire et, du côté allemand, qu’il est demandé de soutenir notre point de vue - qui n’est pas simplement le point de vue de la France mais de beaucoup d’autres pays -, d’aller dans le sens d’un soutien de la croissance."
"Les satellites d’Eutelsat SA, société française et premier opérateur satellitaire européen, subissent des brouillages récurrents depuis 2009. Cela concerne en particulier des chaînes de télévision et des radios desservant le Moyen-Orient, les brouillages provenant majoritairement des territoires du Bahreïn, de l’Iran et de la Syrie. Ces brouillages ont repris avec une intensité inégalée depuis le 16 octobre 2012 à partir des territoires de l’Iran et de la Syrie, perturbant la diffusion de plus de 550 chaînes de télévision internationales, et de 230 radios."
"Je veux souligner à quel point, dans le conflit au Mali, les Algériens ont adopté un comportement exemplaire. Ils ont été frappés eux-mêmes très durement par le terrorisme. Ils savent ce que cela représente. En fermant leur frontière, comme ils l’ont fait, en prenant toute une série de dispositions, ils aident à ce que la victoire contre les groupes terroristes soit remportée au Mali. Bref, les relations entre l’Algérie et la France sont excellentes et confiantes. Nous avons bien l’intention de continuer à travailler dans cet esprit de vérité et de fraternité qui, je crois, était recherché depuis pas mal d’années"
"Quant aux controverses qui ont parsemé la vie de M. Chavez, certains semblent vouloir les continuer au-delà de sa mort. Tel n’est pas, Monsieur le Député, le souhait du gouvernement français qui veut, à la fois, rendre hommage à celui qui s’en va et dire tout simplement, comme l’a fait le président de la République, à l’intention du peule vénézuélien que nous souhaitons qu’il surmonte cette épreuve dans la démocratie et dans l’apaisement"
Mali - Propos de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale (Paris, 27 février 2013)
"Il faut en permanence avoir à l’esprit trois aspects. L’aspect sécuritaire et militaire, l’aspect démocratique et l’aspect développement et humanitaire. Sur cette dernière question, des initiatives françaises et européennes ont été prises. Au mois de mai se tiendra une conférence coprésidée par les autorités européennes et nous-mêmes. S’agissant de la coopération décentralisée, que je préfère appeler désormais « action extérieure des collectivités locales », nous réunirons le 19 mars à Lyon toutes les collectivités concernées. J’ai demandé que le ministre malien des affaires étrangères M. Coulibaly soit présent. Il y aura des Maliens de France et du Mali. L’action étatique étant insuffisante au Mali, il faut l’améliorer. Mais l’action extérieure des collectivités locales doit se poursuivre et être mieux coordonnée. C’est dans cet esprit que nous allons travailler."
"La question que vous posez aurait pu légitimement, j’en suis sûr, être posée par l’ensemble des parlementaires de cette assemblée.
Hier, une vidéo a été diffusée, montrant l’horreur et la cruauté du groupe qui détient nos compatriotes. Sept de nos compatriotes dont quatre enfants, la plus petite a cinq ans.
Des revendications ont été formulées par le groupe Boko Haram, elles sont en train d’être vérifiées par les services compétents. Des menaces ont été proférées. Il est demandé que le Cameroun d’une part, le Nigeria d’autre part, libèrent toute une série de personnes et à la fin de la vidéo, il est dit : « si ces revendications ne sont pas satisfaites, nous égorgerons les otages. »"
"Je pense que l’émotion que vous avez exprimée dans votre question, chacune et chacun des membres de la représentation nationale la partage.
Hier effectivement sept membres d’une même famille dont quatre enfants - le plus petit ayant 5 ans - ont été enlevés à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Tout indique, même s’il faut être prudent et vérifier toutes informations, qu’ils ont été emmenés vers le Nigeria et que les auteurs de l’enlèvement seraient la secte à laquelle vous avez fait allusion. Ceci s’ajoute à d’autres prises d’otages qui font que, malheureusement, la France est le pays le plus touché."
"Votre question a le mérite de rappeler que le problème malien ne consiste pas simplement à apporter, même si c’est essentiel, une solution militaire - et je rends hommage une fois de plus à nos soldats - mais aussi d’apporter une solution politique et une solution en matière de développement.
Sur le plan du développement, vous savez que la France a repris son aide civile ainsi que l’Europe. C’est une très bonne chose. Il y a eu hier une réunion au niveau européen pour prendre toute une série de décisions en faveur du développement."
"Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit qu’au moment où nous nous exprimons, les troupes françaises et les troupes maliennes, côte à côte, sont en train de faire reculer les terroristes. Je veux, j’en suis sûr en votre nom, leur dire notre reconnaissance et notre soutien.
Comme vous le savez, Monsieur le Député, la France agit au nom de la communauté internationale. Compte tenu de la rapidité de l’approche des terroristes en direction de Bamako, il fallait décider vite, sinon, comme vient de le dire le Premier ministre il y a quelques instants, il n’y aurait plus de Mali. Le Mali serait un État terroriste."
"Je vais vous lire le message de M. le Premier ministre. Depuis plusieurs années, la montée du terrorisme au Sahel est une préoccupation. La dégradation de la situation au Mali, en 2012, a confirmé que les pires scénarios étaient possibles. Les groupes terroristes, qui ont conquis une partie du territoire de ce pays et porté un coup inacceptable à sa souveraineté, ont constitué un sanctuaire terroriste à 2 500 kilomètres de nos frontières. La sécurité de toute cette région est en danger et la menace pèse sur l’Europe et la France."
Mali - Intervention du ministre, M. Laurent Fabius, devant le Sénat (Paris, 16 janvier 2013)
"Depuis plusieurs années, la montée du terrorisme au Sahel est une source croissante de préoccupation.
La dégradation de la situation au Mali, en 2012, a hélas confirmé que les pires scénarios étaient possibles.
L’assaut des groupes terroristes, qui ont conquis une partie du territoire de ce pays, a provoqué une profonde déstabilisation de l’État malien, une atteinte inacceptable à sa souveraineté, et la constitution d’un sanctuaire terroriste, à près de deux mille cinq cent kilomètres du territoire national."
"Si la deuxième langue vivante est obligatoire dans les lycées turcs selon les textes, elle n’est enseignée en réalité que dans les lycées « anatoliens » (lycées publics d’excellence), moins nombreux et accueillant une population d’élèves très sélectionnée. Par ailleurs, le français est encore pratiqué à titre optionnel en deuxième langue vivante dans de nombreux établissements. Le français est également enseigné en tant que première langue vivante dans 7 lycées publics ou privés. "
"Je vous réponds directement, jeudi ou vendredi prochain, quand la question sera posée, la France répondra oui, par souci de cohérence."
"La France est vivement préoccupée par l’intensification constante de la répression en Syrie et par les graves répercussions de la crise syrienne au Liban. Elle a immédiatement condamné l’attentat qui a coûté la vie au général Wissam al-Hassan le 19 octobre dernier, en exprimant sa solidarité vis-à-vis des autorités libanaises. Elle ne ménagera aucun effort pour garantir au Liban son indépendance, sa sécurité et son unité, contre les menaces de déstabilisation dont il est la cible. A son initiative, le Conseil de sécurité des Nations Unies a fait, le jour même, une déclaration à la presse en ce sens."
"La France est mobilisée pour contribuer à la résolution de la crise humanitaire, sécuritaire et politique qui frappe le Mali et entend poursuivre son action stabilisatrice. En outre, l’ensemble des services de l’État sont mobilisés pour obtenir la libération des otages et leur retour en France auprès de leurs proches. La France y travaille constamment et aucune piste n’est ignorée ou laissée de côté."
"Le rapport préliminaire de l’OSCE sur les élections en Ukraine relève que, si les élections ont permis l’expression d’un véritable pluralisme et si le vote lui-même s’est déroulé sans fraudes massives, de nombreuses irrégularités ont été constatées dans la conduite des élections, qui constituent autant de reculs par rapport aux scrutins précédents. L’OSCE note en particulier une utilisation excessive des « ressources administratives » au profit du parti au pouvoir, un déséquilibre dans la représentation des partis dans les commissions électorales locales, un manque de pluralisme dans les médias audiovisuels et un manque de transparence lors de la phase de compilation des résultats."
"Les relations entre la France et la Biélorussie subissent les conséquences des atteintes répétées aux droits de l’Homme, à la démocratie et à l’État de droit commises par les autorités biélorusses."
"Les candidatures à une admission au sein de l’organisation internationale de la francophonie répondent à des règles arrêtées en 2006, lors du sommet de la francophonie de Bucarest. Ces règles prévoient que le dossier de candidature doit être adressé au pays qui assure la présidence du Sommet, six mois au moins avant la session, et doit développer les raisons sur lesquelles s’appuie la demande d’adhésion, soit en qualité d’observateur, soit en qualité de membre associé. Il n’existe pas d’obligation de solliciter en premier lieu le statut d’observateur."
"J’ai pris contact avec nos partenaires israéliens pour approuver aussi, puisque j’ai eu l’occasion de les rencontrer dimanche, le geste qui a été fait par Israël. C’est une bonne nouvelle et, en même temps, vous l’avez souligné, c’est une nouvelle fragile, d’abord parce que, à partir des heures qui viennent, d’autres discussions s’engagent. Du côté israélien, il y a la demande légitime que bien sûr les tirs de roquettes ne reprennent pas et que l’on évite, c’est la responsabilité de l’Égypte, qu’il y ait de nouveaux afflux d’armes. Il faudra que l’Égypte contrôle, pas seulement ce qui est fait par Damas mais ce qui est fait par l’ensemble des groupes."
"Un cessez-le-feu urgent et durable, voilà ce que vous souhaitez tous et voilà ce à quoi travaille la France.
À la demande du président de la République, je me suis rendu dimanche à Ramallah, à Jérusalem et à Tel-Aviv. J’ai vu les responsables et j’ai constaté comme vous la grande gravité de la situation, que ce soit à Gaza ou en Israël. Depuis lors, et j’étais au téléphone avec plusieurs de mes collègues juste avant de regagner cette séance, les choses semblent avancer mais je suis extrêmement prudent."
"40.000 morts dans le conflit syrien, des centaines de milliers de réfugiés et une crise qui s’étend à beaucoup de pays voisins. Par rapport à cela, la décision qui a été prise à Doha, le 11 novembre, c’est-à-dire l’union de l’ensemble des forces de l’opposition au sein d’une institution, la Coalition nationale syrienne, est pour la première depuis très longtemps une lueur d’espoir."
"L’aide française bénéficie aux déplacés et réfugiés maliens et permet de lutter contre l’insécurité alimentaire qui sévit dans la région. Enfin, la France n’a pas mis fin à son aide humanitaire au Mali. Elle a suspendu sa coopération avec l’État malien dans l’attente de l’élaboration d’une feuille de route mais continue à mettre en oeuvre les projets qui profitent directement aux populations locales. La France soutient les organisations humanitaires qui agissent pour soulager les souffrances des populations maliennes éprouvées au nord du pays."
"L’embargo américain à l’égard de Cuba porte notamment sur les transferts de devises à travers les grandes banques internationales. Outre les transferts en dollars américains, les transferts effectués en euros sont concernés. Une opération effectuée par une banque française disposant d’une représentation locale peut donc se trouver bloquée par le Trésor américain. En ce sens, l’embargo peut affecter les entreprises françaises ou les associations de solidarité internationale. En outre, la plupart des compagnies internationales, françaises ou européennes, opérant à Cuba sont présentes sur le marché nord-américain et s’exposent à des poursuites de la part du bureau du Trésor chargé de la surveillance du respect de l’embargo, l’OFAC."
"Le traité bilatéral franco-russe sur la coopération dans le domaine de l’adoption, signé le 18 novembre 2011 à Moscou, prévoit, à la demande des autorités russes, que toutes les adoptions s’effectuent désormais par l’intermédiaire de l’Agence française de l’adoption (AFA) ou des organismes autorisés pour l’adoption (OAA). La procédure de ratification de ce traité a été menée à son terme fin juillet par la partie russe, de sorte que les différentes autorités régionales russes, compétentes en raison du lieu de résidence respectif des enfants proposés à l’adoption, s’orientent déjà vers l’application, par anticipation, des principales dispositions de cet accord."
"Vous avez rappelé les conditions dans lesquelles cet attentat, qui est le plus grave depuis 2005, est intervenu. Le président de la République et moi-même avons réagi immédiatement, et je suis sûr qu’il en sera de même sur les bancs de cette Assemblée, en condamnant un attentat inadmissible. Celui-ci est le prolongement de la crise syrienne et nous demandons aux Libanais de ne pas se laisser entraîner."
"Depuis des années, malheureusement, le conflit israélo-palestinien est l’un des principaux foyers de tension au Proche et Moyen-Orient et il faut tout faire - c’est la position des gouvernements successifs de la France - pour essayer de le réduire."
"Ce budget est responsable et sérieux. Sérieux parce qu’il participe à l’effort de réduction de la dépense publique. Mais il tient compte aussi des réalités de terrain. Il est donc en rupture avec les économies aveugles qui ont affecté le ministère des affaires étrangères, parfois au risque d’endommager notre outil diplomatique. J’ai demandé et obtenu que soient pris en compte les efforts passés de ce ministère : nous participons à l’effort global mais dans un esprit de justice et de répartition équitable. J’ai rencontré les organisations syndicales qui dans l’ensemble ont trouvé ce budget acceptable."
"Le mouvement d’abrogation existe dans beaucoup de pays à travers le monde. Il y a dix ans, un tiers seulement des pays avaient abrogé la peine capitale. Aujourd’hui, il y a deux tiers des 193 pays, mais il reste - écoutez ce chiffre 20.000 personnes dans les couloirs de la mort.
C’est la raison pour laquelle la France, parce que c’est sa tradition, vous l’avez rappelé, a décidé de faire de l’abrogation universelle de la peine de mort, un de ces combats principaux. Il y a de cela deux semaines, aux Nations unies, j’ai réuni 50 États pour aller dans le sens de ce combat."
"Au-delà du pacte de croissance existent aussi d’autres décisions, et reconnaissons que le sérieux budgétaire affiché par ce traité a contribué à en faciliter l’adoption. Ainsi, la décision relative à la supervision bancaire permettra d’améliorer la situation, même si le travail n’est pas terminé. Dès lors que la Banque centrale européenne contrôle ce qui se passe dans les différentes banques, nombre d’abus commis par le passé, et que vous aviez tous dénoncés, ne pourront plus se produire. En outre, la garantie des dépôts, que beaucoup d’entre nous réclamions depuis très longtemps, sera mise en place."
"Vous avez utilisé le mot « Sahelistan », qui malheureusement résume la situation : c’est la contraction entre le Sahel, une bande de territoire désertique plus grande que la France, et le terrorisme qui a sévi en Afghanistan.
Sur tous les bancs, cette situation soulève évidemment beaucoup d’émotion. Les terroristes dont je parle détiennent des otages français. Ils détiennent des armes, dont une partie vient de Libye, et des moyens financiers considérables liés au trafic de drogue et à des exactions multiples. Ils n’hésitent pas à violer, à amputer et à tuer."
"Q - (Sur la politique arabe de la France)
R - Votre question portant sur la politique arabe de la France est légitime. Au lieu de vous répondre d’un mot - oui -, je préfère vous faire adresser, ainsi qu’aux autres membres de votre commission, l’intervention que j’ai prononcée à l’Institut d’études politiques de Paris sur ce sujet ; j’y fais l’analyse détaillée des Printemps arabes et les perspectives qu’ils ouvrent selon les pays considérés."
"Je suis naturellement très ouvert à l’idée de revenir devant le Sénat pour un débat sur l’Afghanistan avec le ministre de la Défense. Avant d’évoquer les grands sujets d’actualité, je voudrais commencer cette première audition devant votre commission par quelques mots sur notre vision, celle du président de la République et du gouvernement, de la politique étrangère de notre pays."
"Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs les Députés, le gouvernement, en application de l’article 53 de la Constitution, vous soumet aujourd’hui, après l’avoir soumis au Sénat, qui l’a adopté à l’unanimité moins l’abstention d’un groupe, le projet de loi autorisant la ratification du traité d’amitié et de coopération qui a été signé entre la France et l’Afghanistan fin janvier 2012. Le Sénat, en votant ce texte la semaine dernière, a ainsi marqué la première étape du processus de ratification."
"Bachar Al-Assad tombera. Aujourd’hui, près de 20.000 morts, des centaines de milliers de blessés, des centaines de milliers de personnes qui fuient au Liban, en Jordanie, en Irak, en Turquie et dans d’autres pays. Et voilà que, à toutes ces exactions, Bachar Al-Assad ajoute aujourd’hui la menace d’utiliser des armes chimiques et bactériologiques. "
"Je suis heureux, Mesdames et Messieurs les Membres de la Commission, de me retrouver parmi vous, et resterai toujours à votre disposition. Pour l’heure, je me bornerai à brosser par touches rapides un tableau d’ensemble, en vous priant d’excuser le caractère impressionniste de cette présentation.
Avant tout, compte tenu de la situation de la France, notre stratégie globale et notre politique étrangère doivent être subordonnées à un objectif : le redressement du pays, en particulier son redressement économique."
"Monsieur le Député, la question que vous avez posée, vous qui connaissez très bien l’Afrique est, je crois, partagée sur tous les bancs de cette assemblée. La situation au Mali et, plus généralement, au Sahel, est dramatique, au point que certains ont pu parler d’une menace de « Sahelistan »."
"Ce sommet, sommet européen traditionnel, qui avait été précédé de dix-sept ou dix-huit sommets censés mettre fin à la crise, ce qui, malheureusement, nous le savons, n’a pas été le cas, a été, comme tous les sommets, l’occasion de discussions extrêmement profondes. Des résultats ont été obtenus, que je veux résumer devant vous."
"La France salue la publication du rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) concernant la pollution dans le pays Ogoni au Nigéria. Elle soutient le PNUE depuis sa création en 1972 et contribue à son financement. Un accord cadre entre la France et le PNUE a été signé en 2011 dont les priorités sont la question de l’énergie en Afrique et des enjeux liés au suivi et à l’évaluation des ressources en eau. Les conclusions du rapport démontrent la gravité de la situation. Ainsi, il avance que 25 années seraient nécessaires pour le nettoyage de la zone et le recouvrement de conditions sanitaires et environnementales acceptables pour les populations locales. "






