La Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale a été ratifiée par le Vietnam le 18 juillet 2011. Elle entrera en vigueur le 1er février 2012.
Le Service de l’Adoption Internationale (SAI), Autorité Centrale française, a reçu du 4 au 11 septembre dernier, une délégation de l’Autorité Centrale de la République Socialiste du Vietnam, conduite par son Directeur Général, M. Nguyen Van Binh, accompagné du Chef du bureau de l’adoption internationale.
Le but de cette visite était de permettre à la délégation vietnamienne qui devait ensuite se rendre en Espagne, de procéder à une évaluation des opérateurs français en vue de leur nouvelle accréditation, de présenter l’évolution du profil des enfants proposés à l’adoption et d’apporter des éléments d’information sur le calendrier de reprise des adoptions au Vietnam dans le cadre de la Convention de La Haye de 1993.
Lors de cette rencontre, les autorités vietnamiennes ont clairement marqué la priorité donnée à l’adoption des enfants à particularité médicale, précisant que leur nouvelle législation prévoyait pour ces derniers une procédure simplifiée et plus rapide.
Elles ont confirmé que la mise en œuvre de la Convention de La Haye se traduirait par une baisse sensible du nombre des enfants, sans particularité médicale, proposés à l’adoption internationale. Soucieux de répondre au souhait exprimé par le Directeur général de l’Autorité Centrale vietnamienne de bénéficier d’une coopération technique, notamment en matière de formation et d’information du personnel dédié à l’adoption, le SAI a d’ores et déjà proposé d’organiser un séminaire sur les questions médico-psychologiques et sociales début 2012.
Les autorités vietnamiennes privilégient actuellement l’adoption d’enfants à besoins spécifiques.
| les couples mariés sans enfants sont acceptés | |
| les couples mariés avec enfants sont acceptés | |
| les célibataires sont acceptés |
Avant-propos : Exigences de la Législation française
Nombre d’enfants adoptés par des candidats français :
1. Le cadre juridique de l’adoption au VIETNAM
2. Qui peut adopter ?
3. Quels enfants peuvent être proposés à l’adoption internationale ?
Critères juridiques d’adoptabilité :
4. Qui peut vous accompagner dans votre démarche ?
La transmission des dossiers des adoptants est effectuée soit par l’Agence Française de l’Adoption (AFA), soit par un organisme autorisé pour l’adoption (O.A.A.).
Les procédures individuelles ne sont pas autorisées au Vietnam.
1. Forme de la décision
La décision prononcée par les autorités locales est une décision administrative.
2. Effets de la décision
Les effets de la décision étaient jusqu’à présent ceux d’une adoption simple :
Dans le cadre de la Convention de La Haye, les adoptions prononcées devraient entraîner la rupture du lien de filiation préexistant et être assimilées, sur présentation du certificat de conformité à la CLH délivré par l’Autorité centrale vietnamienne, à des adoptions plénières.
1. Constitution du dossier en France
La liste des pièces à fournir est à solliciter auprès de l’OAA accompagnant l’adoptant, ou à consulter sur le site Internet de l’Agence Française de l’Adoption.
2. Procédure locale
Conformément à la centralisation instituée dans la nouvelle loi, les dossiers sont adressés au DA, qui les transmet aux différentes provinces.
Hormis pour les enfants à besoins spéciaux, dont le dossier est entièrement traité au niveau du DA, l’apparentement est effectué par les services judiciaires de la province, puis validé par le comité populaire de la province et le DA qui a le pouvoir de refuser ce projet d’apparentement. La famille doit apporter une réponse à la proposition d’enfant dans un délai d’un mois et ne peut refuser qu’à la condition que l’enfant proposé ne corresponde pas aux critères énoncés dans son agrément. En cas de refus sans motif légitime, le dossier de candidature est définitivement rejeté.
L’adoptabilité de l’enfant ayant été vérifiée avant que la proposition ait été émise, la procédure peut être finalisée très rapidement (en environ un mois) après accord de la famille candidate. Au total la procédure devrait durer environ six mois. A noter que :
En cas de naissance biologique dans une famille candidate, le DA demande à ce que le dossier soit actualisé pour maintenir le projet d’adoption et suspend donc la procédure dans l’attente de l’actualisation.
Au Vietnam, deux types de frais obligatoires sont liés à l’adoption :
S’agissant des dons que les familles peuvent effectuer en faveur de l’orphelinat, après la remise de l’enfant, le DA indique qu’ils ne sont pas obligatoires, ni interdits par la législation. Le DA souhaite en être informé et connaître le montant du don, qui est laissé à l’appréciation de l’opérateur et des familles.
Les procédures d’adoption d’enfants à besoins spécifiques (EBS) La nouvelle législation vietnamienne prévoit pour les enfants à besoins spéciaux une procédure simplifiée et plus rapide.
Il convient de noter que les enfants grands (de plus de cinq ans) ne font pas parties de la catégorie des EBS, définie à l’article 3 du décret d’application de mars 2011. Cet article propose une liste de pathologies, toutefois non exhaustive.
Les procédures d’adoption intrafamiliales devront être accompagnées par un opérateur.
Voir Schéma de procédure locale
3. Obtention du visa de l’enfant adopté
Obtention du visa de l’enfant adopté - documents nécessaires
Délai maximum de réponse à la demande de visa à compter de la réception du dossier par le Service de l’Adoption Internationale : 5 jours ouvrés.
1. Suivi de l’enfant
Conformément à la législation vietnamienne, les rapports de suivi des enfants adoptés sont envoyés tous les 6 mois au DA ainsi qu’une copie à l’Ambassade du Vietnam à Paris pendant les trois premières années suivant leur arrivée en France.
| Rapport de suivi - Vietnam - (PDF, 22.6 ko) |
Les autorités vietnamiennes souhaitent que ces informations (rédigées de façon informelle) portent sur la santé, l’éducation, l’adaptation de l’enfant à son nouveau milieu, et soient accompagnées d’une traduction en vietnamien et éventuellement de photographies. Les autorités vietnamiennes accordent une grande importance au respect de l’engagement personnel signé par les adoptants.
2. Procédure judiciaire en France, Etat civil et nationalité de l’enfant.
S’agissant des procédures d’adoption finalisées avant l’entrée en vigueur de la Convention de La Haye :
La décision d’adoption étant prononcée par une autorité administrative au Vietnam, les adoptants doivent déposer auprès du Tribunal de Grande Instance, territorialement compétent et spécialisé en matière d’adoption internationale, une requête aux fins d’adoption simple ou plénière.
L’adoption plénière ne pourra être prononcée par le TGI que six mois après l’arrivée de l’enfant au foyer des adoptants. En outre, l’adoption plénière n’est possible que si la famille d’origine a donné clairement et expressément son consentement à la rupture définitive et complète des liens de filiation d’origine (art. 370-5 du Code civil). L’adoption plénière confèrera automatiquement la nationalité française à l’enfant, si l’un au moins des adoptants est français.
L’adoption simple ne confère pas automatiquement la nationalité française à l’enfant adopté. Toutefois, l’enfant, jusqu’à sa majorité, pourra faire une déclaration de nationalité française auprès du Tribunal d’Instance (TI) territorialement compétent (art. 21-12 du Code civil).
Conformément aux dispositions prévues par la convention franco-vietnamienne, les adoptants doivent adresser au Service de l’Adoption Internationale (SAI), dès le prononcé de l’adoption, un exemplaire du jugement d’adoption rendu par la juridiction française, accompagné de sa traduction en vietnamien. Ces documents seront transmis au Ministère de la Justice à Hanoi.
S’agissant des procédures d’adoption menées conformément à la Convention de La Haye :
Les adoptants sont invités à transmettre le dossier d’adoption de l’enfant, aux fins de transcription, au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Nantes.
L’enfant adopté acquiert automatiquement la nationalité française dès la transcription de la décision d’adoption.
Cette transcription énonce le jour, l’heure, le lieu de naissance (à l’étranger si l’enfant n’est pas né en France) et le sexe de l’enfant ainsi que les prénoms qui lui ont été éventuellement attribués par le jugement d’adoption. Elle mentionne aussi les noms, prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile du ou des adoptants mais ne contient aucune indication relative à la filiation réelle de l’enfant sauf dans le cas particulier de l’adoption plénière de l’enfant du conjoint. Elle tient lieu d’acte de naissance de l’enfant. Quant à l’acte de naissance originaire, il est revêtu à la diligence du Procureur de la République de la mention adoption et considéré comme nul.
Voir La transcription d’un jugement d’adoption et la nationalité de l’enfant adopté.
Nationalité de l’enfant : La loi vietnamienne ne reconnaît pas la double nationalité. Aussi, l’enfant adopté perd sa nationalité vietnamienne à sa majorité.
1. Les organismes français autorisés et habilités pour l’adoption au Vietnam
OEUVRE DE L’ADOPTION - COMITE DE COGNAC
OEUVRE DE L’ADOPTION - COMITE DE MARSEILLE
MEDECINS DU MONDE
DESTINEES
ENFANCE AVENIR
LA PROVIDENCE
L’AGENCE FRANCAISE DE L’ADOPTION
2. L’autorité locale compétente
Ministère de la Justice
Département de l’adoption internationale
56-58-60 Tran Phu - HANOI
3. Représentations diplomatiques
Représentation diplomatique française au Vietnam
Représentation diplomatique vietnamienne en France
Date de mise à jour : janvier 2012