La convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale est entrée en vigueur en République de l’Inde le 1er octobre 2003.
| les couples mariés sans enfants sont acceptés | |
| les couples mariés avec enfants sont acceptés | |
| les célibataires sont acceptés |
Avant-propos : législation française
Nombre d’enfants adoptés :
1 - Le cadre juridique de l’adoption
2 - Qui peut adopter ?
Remarque :
Dans la pratique, les exigences des agences indiennes de placement agréées (RIPA) peuvent être plus contraignantes, notamment concernant les célibataires ou la présence d’enfants biologiques au foyer.
3 - Quels enfants peuvent être proposés à l’adoption internationale ?
Critères juridiques d’adoptabilité :
Remarque :
les candidats indiens ne résidant pas en Inde (Non Resident Indian) et les candidats d’origine indienne ayant fait valoir ce statut auprès des autorités indiennes (Oversees Citizen of India), peuvent adopter un enfant sans « clearance certificate ».
Remarque :
Les enfants indiens susceptibles d’être adoptés sont proposés par ordre de priorité
aux Indiens résidents en Inde,
aux Indiens non résidents (NRI),
aux Ressortissant indiens d’Outre-mer (OCI),
aux personnes d’origine indienne (PIO) n’ayant pas le statut d’OCI.
De ce fait, les enfants proposés aux adoptants qui ne correspondent pas à ces catégories sont souvent des enfants à besoins spécifiques (des fratries, des enfants de plus de 6 ans et des enfants nécessitant des soins médicaux ne pouvant être dispensés en Inde…).
4 - Qui peut vous accompagner dans votre démarche ?
En application de la Convention de La Haye, les dossiers des candidats à l’adoption doivent obligatoirement être transmis en Inde par un intermédiaire autorisé : en France, l’Agence Française de l’Adoption (AFA) ou un Organisme Autorisé et habilité pour l’Adoption français (OAA).
Aucune candidature d’adoption internationale ne peut être déposée directement auprès d’une institution locale (crèche, orphelinat, autorité centrale…). L’adoption individuelle est interdite en République de l’Inde.
L’autorité centrale indienne, la CARA (Center Adoption Resource Agency) est compétente pour toute question relative à l’adoption. Elle est notamment chargée de centraliser toutes les informations relatives aux enfants susceptibles d’être adoptés en liaison avec les agences indiennes agréées.
Remarque :
les candidats à l’adoption étrangers résidant en Inde de façon permanente relèvent pour les autorités indiennes de l’adoption internationale. Ils peuvent, après une année de résidence, s’adresser à une agence indienne de placement agréée (RIPA), chargée de procéder à l’apparentement entre un enfant adoptable à l’étranger et les postulants. La liste des RIPA est consultable sur le site Internet de l’autorité centrale indienne, la CARA.
Pour toute information complémentaire concernant les opérateurs de l’adoption internationale, vous pouvez consulter la rubrique « Organismes agréés pour l’Adoption (OAA) » et le site de l’AFA
1 - Forme de la décision
La décision prononcée est un jugement de tutelle en vue d’adoption.
2 - Effets de la décision de tutelle
Délégation d’autorité parentale et garde de l’enfant
1- Constitution du dossier en France
Constitution dossier en France pièces à fournir
Voir le site Internet de l’A.F.A : www.agence-adoption.fr
Contacter l’Organisme autorisé pour l’adoption concerné.
2 - Procédure locale
Etapes procédure locale schéma
Les dossiers de candidature sont transmis par l’A.F.A., ou l’OAA, soit directement à l’agence indienne de placement agréé pour l’adoption internationale (Recognized Inter-country Placement Agency - RIPA), soit à l’autorité centrale indienne qui se chargera de les transmettre aux RIPAs.
En cas de recevabilité du dossier par la RIPA et si un enfant adoptable correspond au projet d’adoption des candidats, celle-ci adresse une proposition d’enfant, avec un rapport le concernant, à l’A.F.A. ou à l’OAA, qui les transmet aux candidats à l’adoption.
Dès que leur accord sur l’enfant proposé est parvenu à l’agence indienne, par l’intermédiaire de l’A.F.A. ou de l’OAA, la RIPA adresse le dossier complet à la CARA qui établit alors le document intitulé « NOC » (Non objection Certificate), correspondant à l’accord à la poursuite de la procédure. A son tour, l’opérateur français pour l’adoption envoie son accord à la poursuite de la procédure à la CARA.
Il importe de veiller à ce que les accords à la poursuite de la procédure soient échangés entre l’A.F.A., ou l’O.A.A., et l’Autorité centrale indienne, conformément à l’article 17 de la Convention de la Haye et ce, avant le prononcé du jugement de tutelle.
Le tribunal local compétent prononce, au vu du dossier, la délégation d’autorité parentale en vue d’adoption et donne son accord au départ de l’enfant pour la France. (Il arrive, très rarement, dans certains états, qu’un jugement d’adoption soit prononcé pour des requérants étrangers).
Un avocat en liaison avec l’agence indienne représente les adoptants au cours de la procédure devant le tribunal et se charge de toutes les démarches administratives (obtention du passeport de l’enfant, etc).
Exceptionnellement, le tribunal peut exiger la présence des adoptants au moment du jugement de tutelle.
3. Obtention du visa de l’enfant adopté
Obtention du visa de l’enfant adopté - documents nécessaires
Délai moyen de réponse à la demande de visa à compter de la réception du dossier par le Service de l’adoption internationale : 5 jours ouvrés.
1- Suivi de l’enfant
L’Autorité Centrale indienne (C.A.R.A.) exige que les adoptants fournissent, par l’intermédiaire de l’OAA ou de l’A.F.A., des rapports sur l’évolution de l’enfant ainsi que des photos récentes, tous les six mois, pendant les deux années suivantes ou jusqu’au prononcé de l’adoption et l’acquisition de la nationalité française. Parallèlement, ces exigences peuvent être consignées dans le jugement de tutelle ou d’adoption.
Le service d’aide sociale à l’enfance (ASE) du département de résidence des adoptants effectuera deux rapports de suivi, jusqu’à la transcription du jugement en France. L’AFA ou l’OAA seront destinataires de ces rapports et les transmettront à l’autorité centrale, à la R.I.P.A et au tribunal indien.
2- Procédure judiciaire en France, Etat civil et nationalité de l’enfant
Après le retour en France et une durée de vie commune de six mois, les adoptants doivent déposer devant le Tribunal de Grande Instance de leur domicile, spécialisé en matière d’adoption internationale, une requête en adoption plénière en faveur de l’enfant. Cette adoption devra intervenir dans un délai maximum de deux ans après l’arrivée de l’enfant sur le sol français.
Une fois l’adoption prononcée par le tribunal, un acte de naissance français sera dressé par le Service Central de l’état civil à Nantes. Il conviendra également de veiller à ce que l’enfant soit inscrit sur le livret de famille. L’adoption plénière confère automatiquement à l’enfant adopté la nationalité française, si l’un au moins des adoptants est français. L’enfant perd dès lors sa nationalité d’origine.
Trois photocopies certifiées conformes du jugement devront parvenir à l’A.F.A. ou à l’OAA français, qui les transmettra au tribunal indien, à l’agence indienne agréée et à la CARA afin que l’état civil de l’enfant soit modifié sur les registres d’état civil indien.
1 - Agence française de l’adoption
19 boulevard Henri IV
75004 PARIS
Tél. : 01 44 78 61 40
2 - Les organismes français autorisés et habilités pour l’adoption en Inde
OEUVRE DE L’ADOPTION- COMITE DE MARSEILLE
RAYON DE SOLEIL DE L’ENFANT ETRANGER
3 - L’autorité locale compétente
Central Adoption Resource Agency (CARA)
Ministry of Welfare
West Block 8/Wing n° 2
R.K. Puram
110066 NEW DELHI
Tél. : (91) 617.86.72
4 - Représentations diplomatiques :
Représentation diplomatique française en Inde
Représentation diplomatique indienne en France
5 - Juridiction française
Tribunal de Grande Instance de Nantes
Date de mise à jour : juin 2010