La Côte d’Ivoire n’a pas ratifié la convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale
| les couples mariés sans enfants sont acceptés | |
| les couples mariés avec enfants sont acceptés | |
| les célibataires sont acceptés |
En vertu d’un décret du 22 juin 2011 portant attribution des membres du Gouvernement, le Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité (MEMEASS) est désormais chargé de la question de l’adoption internationale.
Le Service de l’Adoption Internationale appelle l’attention des candidats à l’adoption en Côte d’Ivoire sur la nécessité d’adresser leur dossier au MEMEASS, dès le début de leur procédure, et y compris s’agissant des procédures d’adoption intrafamiliale.
Seul le MEMEASS, chargé de contrôler l’adoptabilité des enfants et les conditions de l’apparentement, peut assurer le respect des principes éthiques de l’adoption internationale et offrir une garantie suffisante de la reconnaissance de la procédure d’adoption en France.
Les candidats à l’adoption en Côte d’Ivoire qui envisageraient de recourir à des intermédiaires dans le cadre de procédures individuelles d’adoption, sans s’adresser en amont au MEMEASS, prennent le risque de se voir refuser, par le SAI, la délivrance d’un visa en faveur de l’enfant.
L’attention du Service de l’Adoption Internationale (SAI) a été récemment appelée sur une activité de démarchage direct en vue d’adoption exercée sur Internet par une association qui serait basée en Côte d’Ivoire, l’ONG « Association pour le Développement et la Dignité de l’Afrique » (ADDA).
Le SAI, en liaison avec les autorités consulaires françaises en Côte d’Ivoire, vous recommande la plus grande vigilance vis-à vis de cette association.
Avant-propos : Exigences de la législation française
Nombre d’enfants adoptés :
1. Le cadre juridique de l’adoption en Côte d’Ivoire
2. Qui peut adopter ?
3. Quels enfants peuvent être proposés à l’adoption internationale ?
Critères juridiques d’adoptabilité
s’il n’a pas de filiation connue
s’il est orphelin
s’il est déclaré judiciairement abandonné
si ses parents d’origine ont valablement consenti à l’adoption.
4. Qui peut vous accompagner dans votre démarche ?
Lumière des Enfants
Médecins du Monde
1. Forme de la décision
La décision prononcée par les autorités locales est une décision judiciaire.
2. Effets de la décision d’adoption au sens du droit français
Les effets de la décision sont à distinguer selon qu’il s’agisse d’une adoption simple ou plénière.
Adoption simple :
Adoption plénière :
L’adoption plénière n’est possible que pour les enfants âgés de moins de quinze ans, accueillis au foyer des adoptants depuis plus de six mois.
1. Constitution du dossier en France
A titre indicatif et sous réserve d’éventuelles modifications, le dossier doit comporter les pièces énumérées ci joint en un exemplaire original.
Constitution du dossier de candidature à l’adoption en Côte d’Ivoire - pièces à fournir.
2. Procédure locale
Procédure locale en Côte d’Ivoire
Éléments de procédure communs aux deux formes d’adoption
Le Service de l’Adoption Internationale appelle l’attention des candidats à l’adoption en Côte d’Ivoire sur la nécessité d’adresser leur dossier au Ministère d’État, Ministère de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité (MEMEASS). Seul le MEMEASS, chargé de contrôler l’adoptabilité de l’enfant et les conditions de l’apparentement par le biais de son Comité de Placement Familial (CPF), peut assurer le respect des principes éthiques de l’adoption internationale, et offrir une garantie suffisante de la reconnaissance de la procédure d’adoption en France. Les candidats à l’adoption en Côte d’Ivoire qui envisagent de recourir à des intermédiaires dans le cadre de procédures individuelles d’adoption sans s ’adresser au MEMEASS prennent le risque de se voir refuser, par le Parquet de Nantes, la transcription du jugement ivoirien d’adoption plénière sur le registre du Service Central d’état civil.
Le Comité de Placement Familial (CPF) de la Direction de la Protection Sociale se réunit quatre fois par an. Le dossier d’adoption est valable pendant deux années. En amont de la procédure judiciaire d’adoption, se déroule une première phase administrative de contrôle des adoptants, confiée à la Direction des Affaires Sociales. Si au cours de l’une des commissions, le dossier du demandeur est retenu, le CPF lui désigne un enfant.
A titre indicatif, la procédure judiciaire dure ensuite en moyenne de 4 à 6 mois. Le recours à un avocat n’est pas obligatoire mais recommandé. Sauf avis contraire du Président du Tribunal, la présence en Côte d’Ivoire des adoptants n’est pas requise pendant la procédure judiciaire et pour l’accomplissement des formalités relatives à l’établissement des nouveaux actes de naissance.
Procédure particulière pour l’adoption plénière :
Le CPF délivre aux candidats à l’adoption « une autorisation de sortie de la pouponnière pour les examens médicaux ». Au vu des résultats des examens médicaux, les candidats à l’adoption doivent confirmer par écrit ou par l’intermédiaire de leur avocat, leur volonté définitive d’adopter l’enfant. La décision prononcée par les autorités locales est une décision judiciaire qui s’obtient en deux temps. En effet, l’adoption plénière n’est permise qu’en faveur des enfants accueillis au foyer des adoptants depuis au moins 6 mois. La directrice de la protection sociale prend un arrêté portant placement familial en vue d’adoption plénière. Cette décision de placement ne crée aucun lien de filiation. Pendant le délai de six mois, les parents ou le représentant légal de l’enfant peuvent revenir sur leur décision et annuler leur consentement à l’adoption.
Aussi, quoique l’ordonnance de placement soit assortie d’une autorisation de sortie de territoire de l’enfant, celui-ci ne peut pas être autorisé à entrer sur le territoire français tant que la décision définitive d’adoption, assortie du certificat de non-appel, n’est pas rendue par les autorités ivoiriennes.
Les familles peuvent prendre l’enfant chez eux durant leur séjour en Côte d’Ivoire ou déléguer par écrit la garde de l’enfant à la pouponnière jusqu’à la fin de la procédure judiciaire, en contrepartie d’une participation financière mensuelle. Ils ont également la possibilité de placer l’enfant en famille d’accueil, choisie avec l’aide de la Direction des affaires sociales.
Après ce délai de six mois, les candidats à l’adoption pourront déposer une requête en adoption plénière auprès du tribunal de première instance d’Abidjan. La décision prononçant l’adoption plénière est transcrite sur les registres de l’état civil du lieu de naissance de l’adopté à la requête du Procureur de la République. La transcription tient lieu d’acte de naissance à l’adopté.
3. Obtention du visa de l’enfant adopté
Obtention du visa de l’enfant adopté
Délai maximum de réponse à la demande de visa à compter de la réception du dossier par le Service de l’Adoption Internationale : 5 jours ouvrés.
1. Suivi de l’enfant
Aucune obligation de suivi n’est exigée par les autorités ivoiriennes.
2. Procédure judiciaire en France, État civil et nationalité de l’enfant.
Dans le cas de l’adoption simple , celle-ci ne confère pas automatiquement la nationalité française à l’enfant.
Les adoptants ont deux possibilités :
Dans le cas d’une adoption plénière , les adoptants sont invités à transmettre le dossier d’adoption de l’enfant, aux fins de transcription, au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Nantes. L’enfant adopté acquiert automatiquement la nationalité française dès la transcription de la décision d’adoption.
Cette transcription énonce le jour, l’heure, le lieu de naissance (à l’étranger si l’enfant n’est pas né en France) et le sexe de l’enfant ainsi que les prénoms qui lui ont été éventuellement attribués par le jugement d’adoption. Elle mentionne aussi les noms, prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile du ou des adoptants mais ne contient aucune indication relative à la filiation réelle de l’enfant sauf dans le cas particulier de l’adoption plénière de l’enfant du conjoint. Elle tient lieu d’acte de naissance de l’enfant. Quant à l’acte de naissance originaire, il est revêtu à la diligence du Procureur de la République de la mention adoption et considéré comme nul.
Voir La transcription d’un jugement d’adoption et la nationalité de l’enfant adopté
1. L’autorité locale compétente
Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires _ Sociales / Abidjan-Plateau
Direction de la protection sociale
Rue du Commerce
Immeuble le Général - 4ème étage
Mme Nathalie COULIBALY-ADOM
PBV200
ABIDJAN 01
Téléphone : (00225) 20 32 42 33 / 20 21 22 91 / 20 21 76 26
Télécopie : (00225) 20 21 44 61 / 20 21 22 91
2. Représentations diplomatiques
Représentation diplomatique française en Côte d’Ivoire
Représentation diplomatique ivoirienne en France
Date de mise à jour : janvier 2012