La République Centrafricaine n’a pas ratifié la convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
| les couples mariés sans enfants sont acceptés | |
| les couples mariés avec enfants sont acceptés | |
| les célibataires sont acceptés |
Avant-propos : Exigences de la législation française
Nombre d’enfants adoptés :
1. Le cadre juridique de l’adoption en Centrafrique
2. Qui peut adopter ?
3. Quels enfants peuvent être proposés à l’adoption internationale ?
Critères juridiques d’adoptabilité
Un enfant est adoptable :
S’il a été déclaré abandonné,
S’il est orphelin de père et de mère, le consentement étant émis par le conseil de famille,
Si ses parents d’origine ont valablement consenti à son adoption,
Si sa filiation n’est pas établie.
Les enfants recueillis par un particulier, ou par une œuvre privée ou publique, peuvent être déclarés abandonnés par le Tribunal, si leurs parents s’en sont désintéressés pendant plus d’un an. Dans ce cas, le Tribunal délègue l’autorité parentale sur l’enfant au particulier ayant recueilli l’enfant, ou bien à l’œuvre publique ou privée.
Les enfants dont les père et mère sont inconnus ne peuvent faire l’objet que d’une adoption plénière.
Remarques :
Tout consentement à l’adoption doit être homologué par le Tribunal et peut être rétracté judiciairement dans les 3 mois. La remise de l’enfant à ses parents d’origine, à leur demande, vaut rétractation.
Le Tribunal peut toutefois prononcer l’adoption en l’absence de consentement à adoption, s’il estime le refus de consentement du père, de la mère ou du conseil de famille abusif, lorsque ceux ci se sont désintéressés de l’enfant.
4. Qui peut vous accompagner dans votre démarche ?
Aucun organisme autorisé pour l’adoption n’est implanté en République centrafricaine. Les candidats à l’adoption dans ce pays doivent donc mener des démarches individuelles.
Il convient de ne s’adresser qu’aux seuls centres d’adoption autorisés par les autorités locales à placer des enfants en vue d’une adoption internationale.
1. Forme de la décision
La décision prononcée par les autorités locales est une décision judiciaire.
Il existe deux formes d’adoption en République Centrafricaine : l’adoption simple et l’adoption plénière.
2 - Effets de la décision
Adoption simple :
Adoption plénière :
1. Constitution du dossier en France
A titre indicatif et sous réserve d’éventuelles modifications, le dossier doit comporter les pièces énumérées ci-joint.
Constitution du dossier de candidature à l’adoption en Centrafrique - pièces à fournir
Dès l’envoi de leur dossier, il appartient aux candidats de faire parvenir au Service de l’Adoption Internationale (SAI) deux photocopies de l’agrément délivré par l’ASE accompagnées de la fiche de renseignements.
2. Procédure locale
Annexe 1 : Etapes procédure locale
La procédure centrafricaine n’exige pas la comparution personnelle des adoptants lors du prononcé du jugement d’adoption. Ceux-ci peuvent mandater un avocat pour les représenter.
3. Obtention du visa de l’enfant adopté
Obtention du visa de l’enfant adopté - documents nécessaires
Délai maximum de réponse à la demande de visa à compter de la réception du dossier par le Service de l’Adoption Internationale : 5 jours ouvrés.
Procédure judiciaire en France et Etat civil
Les adoptants ont deux possibilités :
Ils peuvent solliciter l’exequatur du jugement étranger auprès du Tribunal de Grande Instance territorialement compétent. Ensuite, l’enfant, jusqu’à sa majorité, pourra faire une déclaration de réclamation de nationalité française auprès du Tribunal d’Instance (TI) territorialement compétent (art. 21-12 du Code civil).
Ils peuvent solliciter une conversion en adoption plénière auprès du Tribunal de Grande Instance territorialement compétent. Ceci n’est possible que si la famille biologique a donné clairement et expressément son consentement à la rupture définitive et complète des liens de filiation d’origine (art. 370-5 Cciv). Dans ce cas, l’étape de l’exequatur n’est pas nécessaire. L’adoption plénière confèrera la nationalité française à l’enfant.
Les adoptants sont invités à transmettre le dossier d’adoption de l’enfant, aux fins de transcription, au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Nantes.
Cette transcription énonce le jour, l’heure, le lieu de naissance (à l’étranger si l’enfant n’est pas né en France) et le sexe de l’enfant ainsi que les prénoms qui lui ont été éventuellement attribués par le jugement d’adoption. Elle mentionne aussi les noms, prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile du ou des adoptants mais ne contient aucune indication relative à la filiation réelle de l’enfant sauf dans le cas particulier de l’adoption plénière de l’enfant du conjoint. Elle tient lieu d’acte de naissance de l’enfant. Quant à l’acte de naissance originaire, il est revêtu à la diligence du Procureur de la République de la mention adoption et considéré comme nul.
L’enfant adopté acquiert automatiquement la nationalité française dès la transcription de la décision d’adoption.
Voir La transcription d’un jugement d’adoption
1. L’autorité locale compétente
Comité pour l’adoption
M. MINIME, Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui
« Centre de la mère »
BP917
BANGUI
2. Avocat favorablement connu du poste consulaire
Maître Dolly GOTILOGUE
dollygotilogue@yahoo.fr
3. Représentations diplomatiques
Représentation diplomatique française en Centrafrique :
Boulevard du Général de Gaulle - BP 884 - Bangui
Tél : [236] 21 61 30 000
Fax : [236] 21 61 74 04
Courriel : chancellerie.bangui-amba@diplomatie.gouv.fr
Représentation diplomatique centrafricaine en France :
30, rue des Perchamps 75016 PARIS
Tél : 01.45.27.48.11 / 01.45.25.39.74
Fax : 01.45.27.48.11
Date de mise à jour : décembre 2010