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Presse et média

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 2 » (Téhéran, 29/07/2015)

"L’accueil des hautes autorités a été extrêmement chaleureux. J’ai vu le président de la République, quatre ministres et tous m’ont tenu le même discours : « On veut travailler avec la France. »"

- Iran - Nucléaire - Lutte contre le terrorisme - Relations bilatérales - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Info » (Paris, 30/07/2015)

"C’était une première parce que cela fait dix-sept ans qu’il n’y avait pas eu de ministre des affaires étrangères français en visite officielle bilatérale en Iran. Et c’est vrai qu’il y a quelques jours, nous avons signé, avec d’autres pays, ce que l’on appelle l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Et cela rendait nécessaire, et d’autant plus facile ce contact."

- Union européenne - Questions migratoires - Royaume-Uni - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Info » (Paris, 30/07/2015)

"Oui, c’est une situation humainement épouvantable. Et moi, je crois que la position qu’a prise Bernard Cazeneuve est juste, même s’il y a encore des morts. Vous avez vu des situations effrayantes. Il faut à la fois renforcer - cela a été fait - les forces de police, de tous les côtés, c’est-à-dire aussi bien du côté français, du côté britannique, et du côté d’Eurotunnel, qui a baissé sa protection…"

- Iran - Nucléaire - Relations bilatérales - Déclarations de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à « ITélé » (Téhéran, 29/07/2015)

"Vous savez que nous avons négocié un accord sur le nucléaire et, il importe du côté à la fois iranien comme du côté français et des autres pays que ces clauses soient respectées. Donc, le respect et la relance car cette visite, c’est pour l’Iran et la France, l’occasion de relancer leurs liens dans toute une série de domaines. C’est la raison pour laquelle je verrai beaucoup d’autorités iraniennes dans le domaine politique bien sûr, dans le domaine économique - il y a beaucoup de choses à faire ensemble -, dans le domaine culturel et éducatif."

- Iran - Nucléaire - Extrait de la conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec son homologue iranien, diffusé par LCI (Téhéran, 29/07/2015)

"L’idée est d’empêcher la prolifération nucléaire. Dans la prolifération nucléaire, le risque, ce n’est pas seulement l’Iran, cela peut être les autres pays de la région. Si nous voulons empêcher la prolifération nucléaire, il faut que cet accord soit suffisamment solide, suffisamment sérieux, suffisamment ferme pour que personne ne pense qu’il va y avoir une bombe nucléaire."

- Iran - Nucléaire - Relations bilatérales - Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Le Parisien » (Paris, 29/07/2015)

"La levée des sanctions sera progressive, selon un calendrier qui dépendra du respect par le pays de ses engagements. L’Iran a beaucoup souffert des sanctions, le peuple iranien espère que les ressources dont l’État va bénéficier seront utilisées pour son développement et son bien-être."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec « RTL » (Paris, 27/07/2015)

"Est-ce que nous allons pouvoir vivre sur la planète ? Et non pas dans cinquante ans ou dans cent ans car dès aujourd’hui, on ressent bien les effets du dérèglement climatique. L’année 2014 a été la plus chaude jamais enregistrée, le mois dernier a été le plus chaud enregistré depuis 1880 et ce n’est pas simplement une question de chaleur avec les seules conséquences environnementales. Cela a aussi des conséquences sur la santé, sur la paix ou sur la guerre parce qu’à partir du moment où des pays entiers vont devenir de plus en plus chauds, la nourriture ne pourra plus être apportée, il va y avoir des migrations considérables de population si on y met pas bon ordre."

- Iran - Tribune de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, dans le quotidien iranien « Iran Daily » (Paris, 28/07/2015)

"L’important accord nucléaire du 14 juillet marque un tournant. Pour que ce tournant soit réussi, il est essentiel que chaque partie mette en oeuvre les engagements pris selon le calendrier arrêté. C’est à cette condition que les efforts consentis par les uns et par les autres permettront de développer la confiance."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec « France Inter » (Paris, 21/07/2015)

"À la fin de l’année, tout le monde doit avoir publié ses engagements, ce qui est tout à fait nouveau. Pour la première fois, chaque pays doit dire ce qu’il va faire en termes d’émissions de gaz à effet serre, en 2020, 2025, 2030. Ce ne sera peut-être pas parfait, mais vous voyez que cela change complètement la donne. On va avoir les moyens de mesurer ce qui est fait - c’est une des choses dont on a discuté hier et dont on a rediscuté aujourd’hui - et, petit à petit, de voir comment on va réévaluer ces engagements avec le temps. La conférence de Paris ne sera pas uniquement un point d’arrivée, ce sera un point d’arrivée puisque ce sera la première fois qu’il y aura un accord mondial, mais ce sera aussi un point de départ pour un nouveau monde avec un nouveau mode de développement."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 21/07/2015)

"Réfléchissons ensemble : quel était l’autre terme de l’alternative ? L’autre terme de l’alternative - et John Kerry l’a très bien dit -, c’était la guerre et quand on se pose des questions pour savoir si l’accord est bon ou non, il ne faut pas juger dans l’absolu, il faut juger sur l’autre terme de l’alternative : y avait-il des personnes raisonnables qui souhaitaient ou qui souhaitent qu’il y ait une guerre avec l’Iran ? Non et je pense qu’il faut garder cela à l’esprit."

- Indonésie - Situation de M. Atlaoui - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 21/07/2015)

"Je suis en contact avec sa famille et avec son avocat. Vous savez qu’il a été condamné à mort, que cette condamnation n’a pas été appliquée et la diplomatie française est toute entière mobilisée en ce sens. Nous sommes convenus avec Mme Atlaoui que c’était la stratégie qu’il fallait adopter, car ce qui compte, c’est parvenir à ce que cette sentence capitale ne soit pas exécutée. Pour le moment, c’est le cas. Vous me permettrez de ne pas en dire davantage."

Afrique - Procès de M. Hissène Habré - Burundi - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 21/07/2015)

"Si vous voulez dire que la France a soutenu une tyrannie et qu’elle devrait être devant la justice internationale, non, mais j’imagine que ce n’est pas ce que vous avez à l’esprit. M. Hissène Habré est le premier dirigeant jugé par la justice africaine elle-même. Et, je précise les choses, dans l’acte d’accusation, il est indiqué que c’est pour avoir fait exécuter 40.000 personnes et fait torturer 200.000 personnes. Il est poursuivi pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et d’autres crimes encore. Par rapport à cela, la France qui a toujours lutté contre l’impunité, ne peut qu’être d’accord avec le fait qu’il soit devant la justice et féliciter les Africains pour avoir rendu cela possible."

- Union européenne - Traité européen - Grèce - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 21/07/2015)

"Il y a quelques années, lorsqu’il y a eu le referendum constitutionnel, j’étais de ceux qui avaient pris parti contre. Non pas du tout contre l’Europe parce que je suis un Européen, mais parce que je considérais que le texte qui était proposé ne permettait pas de résoudre les lourds problèmes européens et je n’ai pas changé d’avis. Maintenant c’est rétrospectif, mais je pense que l’évolution qui a eu lieu montre que ce texte n’aura pas permis de résoudre les problèmes."

- Union européenne - Questions migratoires - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 21/07/2015)

"En ce qui concerne la France, elle prendra évidemment sa part sur ce nombre. 40.000 personnes, cela peut paraître beaucoup, mais en fait, c’est assez peu quand on regarde pour chaque pays ce que cela implique. C’est un effort de solidarité minimal quand vous pensez à la situation des Syriens, des Africains de l’Est, il faut absolument que chaque pays puisse les accueillir d’autant que l’on parle là de ceux qui sont susceptibles de bénéficier du droit d’asile. Donc il est tout à fait essentiel que chaque pays puisse les accueillir et la France prendra bien sûr sa part."

- Iran - Processus de paix au Proche-Orient - Tunisie - Libye - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à son arrivée au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (Bruxelles, 20/07/2015)

"Aujourd’hui nous allons examiner plusieurs sujets, et en particulier quatre sujets majeurs. Le premier c’est l’accord avec l’Iran. C’est une action diplomatique tout à fait majeure. Je pense qu’un bon équilibre a été trouvé. La France y a contribué. Cela va permettre à la fois de garantir qu’il n’y ait pas de bombe atomique iranienne, et en même temps cela permet aux Iraniens de développer leur énergie nucléaire civile - ce qui est leur droit - et, je l’espère, de contribuer à une certaine amélioration dans la région."

- Iran - Nucléaire - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Rungis, 16/07/2015)

"C’est effectivement un accord historique que nous avons passé. Quand je dis « on », c’est la France, la Chine, les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne avec l’Iran. Cela fait 13 années qu’il y avait des controverses, des conflits, des discussions puisque l’Iran était soupçonnée de préparer la bombe atomique. Moi j’ai débuté ces négociations il y a trois ans et nous sommes arrivés à un résultat. Pour le résumer, l’Iran aura le droit de développer le nucléaire civil mais la bombe atomique non, avec toute une série de conséquences."

- Iran - Nucléaire - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères et du développement international - Propos liminaires (Vienne, 14/07/2015)

"La crise liée au nucléaire iranien a commencé en 2002 avec la découverte des sites clandestins de Natanz et d’Arak. Les discussions et les controverses ont duré 12 ans. L’accord qui est conclu aujourd’hui, 14 juillet 2015, entre les 3+3 et l’Iran achève ces négociations-marathon, que j’ai conduites depuis trois ans pour la France, en lien étroit avec le président de la République."

- Tourisme - COP21 - Commerce extérieur - Chine - Déplacement au marché de Rungis - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, (Rungis, 16/07/2015)

"Je suis venu ce matin à 4h30 à Rungis parce que, parmi mes compétences au Quai d’Orsay, il y a tout ce qui concerne la promotion du tourisme, dont la gastronomie. Et au fond, c’est ici que beaucoup de choses se déroulent."

- Iran - Nucléaire - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 15/07/2015)

"De notre côté - et la France y a joué un rôle, évidemment, très important - c’est la garantie qu’il n’y aura pas de bombe atomique de l’Iran. J’ai résumé, comme le président de la République française, toute cette négociation et la position de la France en disant : oui au nucléaire civil mais non à la bombe atomique. Nous avons défini notre position en permanence depuis trois ans autour de cet objectif."

- Iran - Nucléaire - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusés notamment par « BFM TV » et « I-Télé » (Paris, 15/07/2015)

"Je pense effectivement que cet accord a une portée historique. Cela fait douze ans qu’il y a des controverses. Quel est l’objet de ces controverses ? On a de fortes suspicions que l’Iran, dans le passé a voulu acquérir la bombe atomique. Pour nous, c’est inacceptable. Il s’agissait donc de trouver un accord, que l’on permette à l’Iran de développer le nucléaire civil, comme tous les pays en ont le droit, mais qu’on lui interdise la bombe atomique ; c’est le sens de l’accord que nous avons trouvé."

- Iran - Nucléaire - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Le Monde » (Paris, 15/07/2015)

"La question nucléaire iranienne ne concerne pas seulement Israël et les pays du Golfe : s’assurer que l’Iran ne puisse pas se doter de l’arme nucléaire est une préoccupation de toute la communauté internationale. Il en va en effet de la prolifération nucléaire, donc de la sécurité et de la paix."

- Iran - Nucléaire - Questions - Réponses avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Vienne, 14/07/2015)

"Sur ces questions, j’ai consulté particulièrement le directeur général de l’AIEA car c’est cette agence qui est chargée des vérifications. Je lui ai posé la question de confiance qui est celle que vous venez de poser : « Est-ce que, oui ou non, les textes que nous signons vous permettront de contrôler à la fois les sites et de vérifier les hommes pour être sûr qu’on ne nous cache rien ? » ; sa réponse a été positive."

- Grèce - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 15/07/2015)

" Il y a eu les décisions très difficiles que vous avez vues récemment. Là aussi, la France, et singulièrement le président de la République, a joué un rôle de pivot. Tout le monde reconnaît que l’accord ne se serait pas fait sans une implication personnelle du président. Le couple franco-allemand, après des difficultés, a aussi joué positivement."

- Grèce - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Vienne, 13/07/2015)

"On sait le rôle qu’a joué le président français pour rechercher ce compromis. Mais je voulais souligner à quel point les relations franco-allemandes, exprimées par la chancelière Merkel, ont été déterminantes pour parvenir à un compromis et rassembler l’ensemble des Européens derrière l’accord de Bruxelles. Je pense que c’est cela aussi une des leçons principales de ce qui s’est passé."

- Iran - Nucléaire - Échanges avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Vienne, 10/07/2015)

"Il s’agit toujours de respecter ce que j’ai appelé la fermeté constructive. Il y a des principes qu’il faut absolument respecter mais, en même temps, il faut essayer d’arriver à un accord. Je le répète : il y a de bonnes choses mais il y a aussi des points difficiles qui restent à régler. Nous allons donc travailler cette nuit."

- Tourisme - Lancement de l’application téléphonique « artisans métiers de bouche » - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 3 » (Paris, 08/07/2015)

"Grâce à l’activation de l’application Gault et Millau qui, de plus, est gratuite, c’est maintenant 3 000 adresses qui seront accessibles. C’est bon pour ceux qui y auront accès et c’est bon pour les artisans."

- Iran - Nucléaire - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Vienne, 07/07/2015)

"Comme prévu, ce n’est pas facile. Il y a eu des périodes de tensions, mais la négociation continue. S’agissant de la France, nous insistons en particulier sur les limitations nécessaires en ce qui concerne la production nucléaire et la recherche, les sanctions et puis leur rétablissement, s’il y avait violation des engagements pris, et aussi sur la possible dimension militaire."

- Iran - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Vienne, 02/07/2015)

"J’ai, au cours de tout l’après-midi, rencontré mes collèges négociateurs, l’Iranien, M. Zarif, l’Américain, M. Kerry, Mme Mogherini de l’Union européenne, l’Allemand, M. Steinmeier et M. Hammond du Royaume-Uni. Je viens de m’entretenir avec mon collègue, M. Wang Yi le négociateur chinois."

- Chine - Rencontre avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et du Premier ministre chinois - Propos de M. Fabius (Marseille, 02/07/2015)

"Après les images que, grâce à vous, beaucoup de Chinois auront de Marseille, il faut Monsieur le Maire, Madame la Présidente, Monsieur le Président de région, que vous soyez préparés à accueillir beaucoup de Chinois. On le souhaite et en plus, avec l’anecdote que vous avez rapportée sur une année en Provence à Marseille, tout le monde se précipitera ici ; c’est l’objectif."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Paris Match » (Paris, 01/07/2015)

"L’Iran est un grand pays et les Perses une grande civilisation. Mais pour ce qui est de la négociation, il faut être clair : le nucléaire civil, oui ; l’arme nucléaire, non. Si l’on veut éviter la prolifération nucléaire, l’accord doit être robuste. Sinon, cette prolifération aura lieu et ce sera très dangereux pour tout le monde."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Libye - Tunisie - Daech - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Paris Match » (Paris, 01/07/2015)

"Daech fixe la ligne générale de l’horreur, sans même avoir toujours besoin de donner une instruction spécifique. Les opérations peuvent être centralisées ou individuelles, le résultat est malheureusement identique : c’est Terrorisme sans frontières. Sous prétexte de religion, ces criminels sont prêts à tuer quiconque refuse de se soumettre à leur loi désastreuse. Leurs premières victimes sont d’ailleurs des musulmans. Mais c’est un danger pour nous tous, à travers tous les continents. Il n’y a pas d’autre réponse que de s’organiser pour lutter contre ce mal, l’éradiquer, avec une coordination internationale et en sachant que cela prendra du temps."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec « Paris Match » (Paris, 01/07/2015)

"Oui, même si je sais qu’il s’agit d’une tâche extraordinairement difficile. Car il faut mettre d’accord 196 « parties » sur un sujet en lui-même très complexe. Cela mérite tous nos efforts car, sans forcer le sens des mots, c’est notre avenir à tous, celui de notre planète, qui est enjeu. Il est impératif de convaincre tous les pays d’agir contre ce réchauffement climatique, sinon la planète sera inhabitable."

- Ouverture du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac - Situation de M. Mike Poon - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Toulouse, 02/07/2015)

"Des éléments d’informations que j’ai, il n’y a aucune préoccupation sur la matière économique qui nous concerne. Cela ne remet pas du tout en cause les projets."

- Israël - Territoires palestiniens - Daech - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (New York, 29/06/2015) (en anglais)

"About Israel and Palestine. When was it ? I think it was two weeks ago or one week ago. I went to the Middle East and I had a meeting with series of leaders. First, some envoys of the Arab League, then the President of Egypt, then the King of Jordan, then President Abbas and then Prime Minister Netanyahu. Each of them had the same words : the Israeli-Palestinian question is not solved and it is very dangerous. On the one hand, there is no justice for Palestinians and where there is no justice there is no real peace. And on the other hand, the security of Israel is not ensured and it is not normal, it is not fair."

- Iran - Nucléaire - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (New York, 29/06/2015)

"Je reviendrai à Vienne dès que ce sera nécessaire. Il faut un accord, mais un accord robuste, c’est-à-dire, oui au nucléaire civil, mais l’arme atomique, l’arme nucléaire non. Avec nos collègues - puisque nous sommes six d’un côté, les cinq membres permanent du Conseil de sécurité et l’Allemagne et de l’autre l’Iran -, nous précisons, nous discutons des conditions pour que cet accord soit effectivement robuste. C’est très compliqué, très technique, très difficile. Il y a des aspects de politique internationale qui s’y mêlent, mais j’espère que l’on va arriver à un accord solide. C’est en tout cas la condition que nous voulons."

- Union européenne - Grèce - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (New York, 29/06/2015)

"La France, comme les autres pays d’Europe, nous sommes un pays solide avec toute une série de mécanismes que nous avons mis en place depuis maintenant deux ou trois ans pour déconnecter quelque chose comme cela qui pourrait arriver, de notre propre situation."

- Dérèglement climatique - COP21 - Journée d’action aux Nations unies - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (New York, 29/06/2015) (en anglais)

"In the COP21 in Paris, there will be four different pillars. The main one is to try to get an agreement, the first agreement, universal agreement in order to be under 1.5 or 2 degrees. It is a text that we have to coin. It is rather complex. Today it is discussed but it is too long and there are many breakouts. But the aim and the success of the Paris conference will be - and I hope that it will be the case and we are working very hard for that - that we can get for the first time an universal agreement. First pillar."

- Dérèglement climatique - COP21 - Chine - Contribution nationale - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (Paris, 30/06/2015)

"la Chine, qui est le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, soit le premier responsable du CO2, a décidé de rendre public, à Paris, sa contribution nationale. J’ai étudié cette contribution puisque je vais présider la COP21, elle est très importante puisque la Chine s’engage à ce que ses émissions de gaz à effet de serre connaissent un pic avant de redescendre en 2030 au maximum. D’autres dispositions sont très positives, par exemple, il y a ce que l’on appelle une afforestation c’est-à-dire de nouveaux territoires ouverts aux forêts pour 40 millions d’hectares ; il y a la perspective de l’organisation d’un marché national du carbone, ce qui est une initiative très positive, en 2016 ou 2017. C’est très important parce que cela veut dire que la Chine confirme son engagement pour lutter contre le dérèglement climatique."

- Iran - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Vienne, 27/06/2015)

"Ce que nous voulons, c’est un accord robuste, reconnaissant à l’Iran le droit au nucléaire civil, mais garantissant qu’il renonce effectivement et définitivement à l’arme nucléaire."

- Tunisie - Attentat de Sousse - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’issue du conseil restreint (Paris, 27/06/2015)

"En ce qui concerne la Tunisie, le drame est épouvantable. Il y a déjà, d’après les renseignements que nous ont donnés les autorités tunisiennes, 38 morts et de nombreux blessés. À ce stade - je dis bien « à ce stade » -, il n’y a aucune victime française identifiée, mais il faut rester très prudent."

- Tchad - Boko Haram - Expulsion d’un journaliste de RFI - Échanges avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 25/06/2015)

"Bien sûr nous devons respecter l’autorité des Tchadiens et en même temps, nous sommes très sensibles aux questions de liberté de la presse et aux droits de l’Homme. Il y aura donc certainement des contacts à ce sujet."

- États-Unis - Écoutes téléphoniques de la NSA - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/06/2015)

"J’ai convoqué l’ambassadrice des États-Unis en France pour lui dire ceci : les révélations qui ont été faites, publiées dans les journaux, montrent des pratiques inacceptables. Il est inacceptable que trois présidents de la République, M. Jacques Chirac, M. Nicolas Sarkozy, M. François Hollande, aient été écoutés y compris dans leurs conversations privées. Ceci est inacceptable venant en plus d’un pays allié et ami comme les États-Unis."

- États-Unis - Écoutes téléphoniques de la NSA - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/06/2015)

"Il n’est pas question d’accepter que les présidents de la République - trois présidents de la République successivement - soient écoutés, y compris dans leurs conversations privées ; chacun peut le comprendre."

- Ukraine - Réunion des ministres des affaires étrangères du format « Normandie » - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 23/06/2015)

"Les ministres des affaires étrangères de France, d’Allemagne, de Russie et de l’Ukraine se sont réunis à Paris le 23 juin 2015 pour discuter le cessez-le-feu en Ukraine et le processus politique de façon à ce que les Accords de Minsk soient mis en oeuvre intégralement."

- Iran - Nucléaire - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/06/2015)

" La France souhaite un accord mais un accord qui soit robuste c’est-à-dire un bon accord et non pas un mauvais accord. Qu’est-ce que cela signifie ? Je ne vais pas entrer dans les détails techniques, mais cela signifie plusieurs points : il faut une limitation des capacités de production et de recherche en matière de nucléaire ; il faut l’acceptation du côté iranien, comme c’est la règle internationale, d’une vérification possible de l’ensemble des sites ; et in fine cela signifie que s’il y a une levée des sanctions et s’il y a un manquement par l’Iran à ces obligations ces sanctions puissent être rétablies. Ce sont trois éléments fondamentaux pour un accord robuste."

- Syrie - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/06/2015)

"J’ai eu l’occasion, au cours des derniers jours, de discuter de la Syrie avec beaucoup de responsables puisque je me trouvais le week-end dernier en Égypte où j’ai rencontré le président Sissi ; ensuite en Jordanie où j’ai rencontré le Roi Abdallah ; ensuite, j’ai rencontré le Premier ministre israélien, j’ai rencontré le président de l’Autorité palestinienne. J’ai eu l’occasion hier de rencontrer le ministre des affaires étrangères russe et j’ai aussi discuté avec le ministre des affaires étrangères allemand. Et puis, avec mon collègue des affaires étrangères d’Arabie saoudite, nous en parlons bien sûr, de même qu’avec beaucoup d’autres collègues."

- Arabie Saoudite - Commission conjointe de suivi franco-saoudienne - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et du vice-Prince héritier et ministre de la défense saoudien - Propos de M. Fabius (Paris, 24/06/2015)

"Nous allons tenir le rythme très ambitieux fixé par notre feuille de route et je veux remercier à nouveau son altesse pour son implication personnelle et pour le dynamisme qu’il a donné à nos échanges. Je veux remercier mon collègue et ami le ministre des affaires étrangères d’Arabie qui a veillé à tout cela avec sa compétence et son efficacité habituelle."

- Indonésie - Situation de M. Atlaoui - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusé sur « LCI » (Paris, 22/06/2015)

"Je me suis entretenu par téléphone avec Mme Atlaoui, avec qui nous sommes en contact. Le recours a en effet été rejeté mais il reste d’autres possibilités. Nous sommes tout à fait aux côtés de la famille Atlaoui."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Jérusalem, 21/06/2015)

"La question israélo-palestinienne est une question très importante pour la paix et la sécurité dans la région. C’est une question très importante pour les Palestiniens, pour Israël mais cette question a également une importance beaucoup plus large compte-tenu de sa résonnance. Comme cette question n’est pas réglée, cela crée des tensions et, à chaque moment, il y a des risques non seulement de tension mais d’explosion. Le souci de la France est d’aider, même si c’est très difficile, à trouver une solution. Bref, la France ne baisse pas les bras."

- Israël - Territoires palestiniens - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avant son entretien avec le Premier ministre israélien (Jérusalem, 21/06/2015)

"Cette visite, même si elle est rapide, a un seul but. La France, comme vous le savez, est attachée à la sécurité et à la paix. Vous avez dit des choses aimables et justes sur l’Histoire de la France et ce que nous avons cherché à partager avec d’autres, y compris bien sûr avec votre pays. Et, parmi les engagements qui ont toujours été les nôtres, il y a l’engagement en faveur de la sécurité et de la paix. C’est vrai lorsque l’on examine la question iranienne - j’en dirai quelques mots - et c’est vrai à propos de ce qu’il est convenu d’appeler la question israélo-palestinienne."

- Israël - Territoires palestiniens - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avant son entretien avec le président de l’État d’Israël, M. Reuven Rivlin (Jérusalem, 21/06/2015)

"Sur la question israélo-palestinienne, parce que j’ai peur, en entendant certaines réactions, qu’il y ait quelques confusions, la position française est tout à fait simple et me semble-t-il de bon sens, il faut que les parties négocient. Personne ne peut se substituer aux parties, c’est une évidence. C’est ce que nous proposons et si nous pouvons aider, car la France est, historiquement, à la fois l’amie d’Israël et des Palestiniens, c’est une bonne chose. Ça c’est la première question parce que si les parties ne négocient pas je ne vois pas comment on peut avancer. C’est le sens de la tournée que j’ai faite."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue palestinien - Propos de M. Fabius (Ramallah, 21/06/2015)

"J’ai redit au président Abbas, comme je le dirai tout à l’heure aux autorités israéliennes, à quel point il était essentiel que les parties elles-mêmes puissent reprendre le fil de leur dialogue, et que nous étions là pour aider et en aucun cas pour nous substituer, avec un seul objectif : la sécurité et la paix."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue jordanien - Propos de M. Fabius (Amman, 21/06/2015)

"Notre rôle en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, en tant qu’ami des pays de la région, c’est d’aider à trouver une solution, non pas à la place des parties prenantes mais avec les parties prenantes."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Le Caire, 20/06/2015)

"L’Égypte a un rôle très important à jouer puisqu’elle a de bonnes relations avec les différentes parties prenantes. C’est le cas aussi de la France qui est traditionnellement l’ami à la fois des Israéliens et des Palestiniens et qui a une position d’équilibre. C’est une raison supplémentaire pour que nous travaillions ensemble."

- Jordanie - Lutte contre le terrorisme - Syrie - Libye - Irak - Yémen - Daech -Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue jordanien - Propos de M. Fabius (Amman, 21/06/2015)

"Bien évidemment, nous avons évoqué aussi d’autres grands enjeux internationaux et je le ferai dans quelques instants avec Sa Majesté le Roi. Nous avons réitéré notre détermination à nous battre contre l’extrémisme. Nous avons renouvelé notre engagement à travailler en faveur d’une solution politique en Syrie, en Libye, au Yémen, notamment en soutenant les efforts des Nations Unies en ce sens."

- Jordanie - Relations bilatérales - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue jordanien - Propos de M. Fabius (Amman, 21/06/2015)

"Je voudrais d’abord souligner combien la Jordanie est un partenaire important pour la France. La Jordanie joue un rôle essentiel dans la région et bien au-delà, notamment par son action au sein du Conseil de sécurité. La Jordanie est un pays qui s’engage pour tenter de trouver des solutions aux conflits qui déchirent ses voisins."

- Jordanie - Lutte contre le changement climatique - COP21 - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, et de son homologue jordanien - Propos de M. Fabius (Amman, 21/06/2015)

"Nous avons également, dans un tout autre domaine, évoqué la lutte contre le changement climatique. Vous savez qu’une importante conférence mondiale aura lieu à la fin de l’année à Paris, et cette préoccupation de lutter contre le changement climatique prend toute son urgence ici, en Jordanie, où les ressources en eau posent évidemment un problème."

- Jordanie - Attentat de la rue des Rosiers - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue jordanien - Propos de M. Fabius (Amman, 21/06/2015)

"En ce qui concerne l’attentat de la rue des Rosiers, des informations effectivement ont été effectivement données concernant un citoyen qui, si les renseignements donnés sont exacts, se trouverait ici. Nous comptons bien sûr sur la justice jordanienne pour que, si les choses sont avérées, les procédures internationales permettent que cette personne soit interpellée et soit jugée."

- Iran - Nucléaire - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Luxembourg, 22/06/2015)

"Je me suis réuni pendant une heure avec le ministre iranien des affaires étrangères. La France souhaite un accord mais un accord robuste, et non pas un mauvais accord."

- Iran - Nucléaire - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avant son entretien avec le Premier ministre israélien (Jérusalem, 21/06/2015)

"Vous avez abordé la question de l’Iran, qui est une question grave. On dit souvent dans cette négociation sur le nucléaire iranien que la France est la plus dure. Ce n’est peut-être pas l’expression qui convient. Il est vrai que nous pensons qu’il faut être extrêmement ferme et que, si un accord doit intervenir, cet accord doit être robuste."

- Iran - Nucléaire - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avant son entretien avec le président de l’État d’Israël (Jérusalem, 21/06/2015)

"Sur l’Iran, je lis les journaux. On dit que les Français sont durs, que M. Fabius est dur. Non ! Nous essayons d’être cohérents. Nous sommes pour avoir un accord mais à condition qu’il soit robuste et qu’il soit vérifiable. S’il n’est pas vérifiable, comment voulez-vous qu’il soit appliqué ? C’est ça toute la question."

- Iran - Nucléaire - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Jérusalem, 21/06/2015)

"D’une façon générale, nous sommes en faveur d’un accord mais dès lors qu’il est robuste. Le mot robuste en fait est traduit de l’anglais « Robust agreement », c’est-à-dire un accord qui puisse être vérifiable, qui ne laisse pas d’ombre sur les engagements pris et qui ait un caractère durable."

- Égypte - Relations bilatérales - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Le Caire, 20/06/2015)

"Nous avons abordé d’autres sujets qui nous concernent tous : la question de la Libye, la question de la Syrie, et comme nous nous approchons de la date butoir de la discussion sur le nucléaire iranien, nous avons abordé cela aussi, et d’autres sujets internationaux qui nous concernent les uns les autres."

- Égypte - Dérèglement climatique - COP21 - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Le Caire, 20/06/2015)

"Nous avons parlé de la COP21, puisque l’Égypte, à travers ce qu’on appelle l’APCEN, a la présidence de toute une série d’initiatives dans ce domaine. Vous savez peut-être qu’une initiative importante a été lancée pour toute l’Afrique en matière d’énergie. Ce projet a également été soutenu au G7, à l’initiative notamment de la France et l’Allemagne."

- Mali - Signature d’un accord de paix - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Jérusalem, 21/06/2015)

"Aujourd’hui, non seulement il y a une légitimité démocratique, non seulement le processus de développement est reparti mais maintenant, ce qui n’était jamais arrivé, il y a un accord entre le Nord et le reste du pays."

- Mali - Signature d’un accord de paix - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusés sur « I-Télé » (Le Caire, 20/06/2015)

"Cet accord est une excellente nouvelle. Il faut avoir à l’esprit ce qui s’est passé il y a deux ans seulement, lorsque le Mali était menacé par des groupes terroristes. Vous vous rappelez que c’est l’intervention française qui a permis de bloquer les groupes terroristes. Ensuite, nous avons eu le soutien des Africains et de la communauté internationale."

- Mali - Tribune conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue néerlandais, dans le quotidien « Le Monde » (Paris, 20/06/2015)

"Le processus de paix au Mali entre cette semaine dans une phase déterminante. Dans cette perspective, nous appelons toutes les parties concernées à assumer leurs responsabilités dans la mise en oeuvre de l’accord de paix et nous lançons un appel à nos partenaires européens à contribuer davantage à la Minusma."

- Territoires palestiniens - Relations bilatérales - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue palestinien - Propos de M. Fabius (Ramallah, 21/06/2015)

"Au Mali, comme en Centrafrique, la France a pleinement rempli ses devoirs de puissance de paix. Nous continuerons à oeuvrer avec la communauté internationale pour accompagner la mise en oeuvre de cet important accord."

- Papouasie-Nouvelle Guinée - Dérèglement climatique - COP21 - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, à l’issue de son entretien avec le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Paris, 19/06/2015)

"Un important sommet va se tenir en Papouasie-Nouvelle Guinée, au mois de septembre, et le Premier ministre reviendra en France pour la COP21. Son pays est en effet très directement impacté par tous ces sujets, qu’il s’agisse de la forêt, à travers le programme REDD+ [« Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation »], ou de la question plus générale du climat."

- Dérèglement climatique - COP21 - Journée européenne de la diplomatie climatique - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (Paris, 17/06/2015)

"On dit qu’un bon ambassadeur est quelqu’un qui sait s’adapter aux coutumes du pays de résidence. Vous avez anticipé le départ du Tour de France : c’est très bien. Je sais que vous avez quand même veillé à ce qu’il n’y ait pas trop de côtes dans votre parcours. En tout cas, je crois que c’est une excellente façon de nous soutenir pour la COP21."

- Union européenne - Traité transatlantique de libre échange - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFMTV » (Paris, 11/06/2015)

"Il y a aussi la question de l’ouverture réciproque des marchés publics. Les marchés publics européens sont ouverts aux Américains à quatre-vingt, quatre-vingt-dix pour cent. Quant aux marchés publics américains, ils sont ouverts à vingt pour cent. Nous disons qu’il faut rééquilibrer."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec « BFMTV » (Paris, 11/06/2015)

"Imaginez que j’aurai en face de moi cent quatre-vingt-seize parties, c’est-à-dire cent quatre-vingt-quinze pays plus l’Union européenne. Il y a les États-Unis, la Chine, les Maldives, la Pologne, l’Inde et il faut que tous ces pays-là, qui ont des situations différentes - il y en a qui ont du charbon, d’autres pas de charbon, il y en a qui sont inondables, d’autres pas inondables, il y en a qui ont du pétrole, d’autres pas de pétrole -, se mettent d’accord sur un texte. C’est extraordinairement difficile mais c’est indispensable. J’aime beaucoup la formule de Ban Ki-moon qui dit : « Il n’y a pas de plan B parce qu’il n’y a pas de planète B ». Cette formule résume tout."

- Iran - Nucléaire - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFMTV » (Paris, 11/06/2015)

"Nous, nous disons : « en ce qui concerne le nucléaire, vous pouvez faire tout, mais la bombe atomique non » parce que si l’Iran a la bombe atomique, cela veut dire que l’ensemble des pays du Moyen-Orient va se doter de la bombe, vous voyez le problème qui se pose. Donc, aujourd’hui, nous sommes en discussion et, normalement, la discussion doit finir le 30 juin - donc c’est ce mois-ci… et je suis cela depuis maintenant deux ans - on n’est pas encore au bout de la discussion…"

- Lutte contre le terrorisme - Daech - Irak - Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFMTV » (Paris, 11/06/2015)

"Il faut donc être très attentif et c’est là qu’intervient le politique. Nous disons que c’est d’abord aux Irakiens de lutter contre Daech ; on ne peut pas lutter de l’extérieur. Si on veut que les Irakiens, qui sont à la fois des chiites, des sunnites et des kurdes, s’engagent vraiment dans la lutte contre Daech, il faut que leur gouvernement soit inclusif, c’est-à-dire que leur gouvernement n’agisse pas uniquement pour les chiites mais que les kurdes et les sunnites soient mis dans le coup. Or pour le moment, ce n’est pas assez. Le Premier ministre, M. Abadi, voudrait le faire mais ce n’est pas la réalité."

- Politique étrangère - Tribune de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, dans le quotidien « Libération » (Paris, 11/06/2015)

"notre diplomatie investit désormais l’ensemble des champs de l’action extérieure de l’État : culture, éducation, francophonie, science… Je revendique une diplomatie globale : l’influence de la France doit utiliser tous ces registres. C’est pourquoi, à ma demande, le ministère des affaires étrangères et du développement international a élargi son périmètre notamment au commerce extérieur et au tourisme. Je suis convaincu que ces choix, ces évolutions servent l’efficacité de notre diplomatie et le rayonnement de notre pays."

- Tourisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFMTV » (Paris, 11/06/2015)

"Le tourisme, c’est un trésor national. Quand on demande aux citoyens du monde « où voulez-vous aller en premier ? », c’est la France qui sort numéro un ! C’est deux millions d’emplois, 7% de notre richesse nationale, et il va y avoir, dans les années qui viennent, un incroyable développement du tourisme. Aujourd’hui il y a un milliard de touristes qui voyagent dans le monde, dans 15 ans il y en aura deux milliards. Si on est capable de capter une partie de ces touristes - il faut pour cela l’accueil, la qualité, l’excellence - eh bien cela changera la donne économique. Et il ne faut pas considérer que c’est un secteur à part, c’est un secteur absolument majeur."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec le quotidien « Le Monde » (Paris, 07/06/2015)

"Nous souhaitons que soit adopté l’objectif mondial de réduction de 40% à 70% des émissions de gaz à effet de serre entre 2010 et 2050, objectif défini par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat - GIEC - et compatible avec les 2°C, le seuil au-delà duquel la communauté scientifique met en garde contre les effets irréversibles du réchauffement climatique."

- Israël - Stratégie commerciale de la société Orange -Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Info » (Paris, 05/06/2015)

"Pour ce qui est de la colonisation, le droit international ne reconnaît pas la colonisation mais, en revanche, le droit international ne reconnaît pas non plus le boycott. Donc, M. Richard, le patron d’Orange peut définir tout à fait la stratégie commerciale, il n’y a aucun problème, mais il n’est pas question que l’on se lance dans un boycott qui n’est pas reconnu par le droit international."

- Tourisme - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusés par « BFMTV » (Paris, 04/06/2015)

"J’ai demandé à avoir la compétence sur le tourisme au sein du ministère des affaires étrangères - ce qui je crois ne s’était jamais fait - parce que le tourisme est un secteur extraordinaire. C’est un trésor national. Cela crée beaucoup d’emplois, non délocalisables ; c’est une richesse humaine considérable ; et puis c’est l’image de la France à l’étranger. Les gens considèrent que la France est le plus beau pays du monde."

- Lutte contre le terrorisme - Daech - Irak - Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France2 » (Paris, 03/06/2015)

"Des décisions ont été prises pour que l’armée irakienne recrute aussi des tribus sunnites - puisque que la population est majoritairement sunnite, alors que l’armée est essentiellement composée de chiites et cela crée des tensions - et, d’autre part, pour qu’il y ait une unité de commandement. Ce qui s’est passé à Ramadi est inacceptable. Enfin, il faut faire en sorte que les populations déplacées puissent revenir."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec « France2 » (Paris, 03/06/2015)

"Écoutez, moi, je vais présider ce sommet, donc je fais le maximum pour que ce soit une réussite. C’est très compliqué parce qu’il y a 196 parties et donc ce n’est pas quelque chose où la France peut dire : « Voilà ! » et tout le monde s’aligne. Il faut que l’on arrive à mettre d’accord tous ces pays et c’est dans le cadre de l’ONU - c’est une convention internationale donc toutes les bonnes volontés sont bienvenues - mais moi je ne me lance dans aucune polémique, je crois que chacun est à sa place…"

- FIFA - Démission de M. Blatter - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France2 » (Paris, 03/06/2015)

"Je pense que dans les jours qui viennent on apprendra des choses. Nous n’avons pas tous les éléments d’information, mais je crois que c’est une décision sage. On m’avait interrogé, il y a quelques jours, au moment où ces révélations commençaient à sortir. J’avais répondu qu’il fallait plutôt prendre un peu de temps avant que le congrès ne se réunisse. Finalement il s’est réuni, M. Blatter a été élu et puis, quelques jours plus tard, il démissionne. Je crois d’abord que c’est sage et, ensuite, que l’on n’est pas au bout du bout de l’affaire."

- Dérèglement climatique - COP21 - Session du groupe de travail sur la plateforme de Durban - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (Paris, 01/06/2015)

"J’ai dit à tous les délégués que j’ai vus, et puis au groupe G77, plus la Chine, au groupe africain et au groupe des AOSIS que j’ai rencontrés spécialement, que nous étions, mon collègue et ami péruvien comme moi-même, complètement à leur disposition puisque nous avons fait le choix, le Pérou et la France, de travailler ensemble dans la préparation de cette conférence. Nous travaillons ensemble d’abord parce que nous sommes amis, ensuite parce que c’est très bien qu’il y ait un pays de Sud et un pays du Nord qui travaillent ensemble ; et puis parce qu’on nous a indiqué que c’était le secret des conférences réussies."

- Lutte contre le terrorisme - Daech - Irak - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « I-Télé » (Paris, 02/06/2015)

"Nous avons envoyé des avions, mais il n’est pas question que nous envoyions des gens au sol. Au sol, c’est l’armée et la population irakiennes qui doivent faire le travail. Cette population ne va agir contre Daech que si elle a le sentiment que le gouvernement est inclusif"

- Lutte contre le terrorisme - Daech - Irak - Syrie - Réunion ministérielle restreinte de la coalition internationale contre Daech - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 02/06/2015)

"La position française vous la connaissez : nous pensons que, d’une part, il faut lutter contre Daech et les groupes terroristes et que d’autre part, M. Bachar Al-Assad et ces groupes terroristes sont souvent l’avers et le revers d’une même médaille. L’avenir de la Syrie, ce n’est pas M. Bachar Al-Assad."

- Yémen / Enlèvement d’une Française - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusés sur « I-Télé » (Paris, 01/06/2015)

"Vous savez la position que l’on a toujours, c’est-à-dire à la fois être très actif et, en même temps, être très discret. Là, je peux simplement vous dire que depuis que nous savons qu’il y a eu cet enlèvement, nous sommes actifs et nous allons continuer à agir."

- Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et président de la COP21, avec l’hebdomadaire « Le Journal du Dimanche » (Paris, 31/05/2015)

"Paris sera à la fois un point d’arrivée, le premier accord universel sur le climat et le point de départ d’une nouvelle donne. Nous n’avons qu’une Terre, qu’il faut préserver pour nous et nos enfants. Si nous arrivons à passer cet accord en décembre prochain, alors pour une fois le mot « historique » ne sera pas galvaudé."

- Nigéria - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusés par différents médias (Abuja, 30/05/2015)

"Cette élection a été absolument exemplaire. Cela s’est bien passé. Il n’y a pas eu de troubles, le président sortant a accepté sa défaite. C’est vraiment exemplaire pour toute l’Afrique. Tant en termes de stabilité économique qu’en termes d’effets sur la démocratie, il est très important que le Nigéria arrive à lutter contre Boko Haram, le problème numéro un."

- Centre de crise et de soutien - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 27/05/2015)

"J’ai voulu rendre hommage au centre de crise et de soutien. L’opinion publique en entend parler au moment où il y a des graves crises - la télévision filme alors le centre de crise -, lorsque l’on récupère des otages ou lorsqu’il y a des catastrophes, mais le travail de ce centre de crise, c’est aussi d’anticiper et de suivre. Derrière ces opérations à chaud, il y a des femmes et des hommes qui, toute l’année, travaillent et qui doivent à la fois être très précis et être capables d’anticiper."

- Daech - Syrie - Irak - Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"Il est surtout urgent de trouver une solution politique. Le président de la République et moi-même avons toujours dit, dès le début du conflit syrien, du conflit irakien, que la solution était politique. En ce qui concerne Daech, c’est un mal absolu, il faut donc lutter contre Daech mais lutter contre Daech, cela nécessite que politiquement, je prends l’exemple de l’Irak, l’ensemble du pays soit rassemblé."

- Iran - Nucléaire - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

" Dans cette négociation, que je suis depuis maintenant trois ans, nous disons oui au nucléaire civil pour l’Iran - l’Iran a parfaitement le droit d’avoir du nucléaire civil -, mais non à la bombe atomique. Si l’Iran avait la bombe atomique, cela voudrait dire que les autres pays vont aussi se doter de la bombe atomique, dans une région qui est déjà éruptive, ce serait une catastrophe."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"Il y a un nouveau gouvernement et vous connaissez l’analyse de la France. Je vous la rappelle. Nous sommes pour une solution des deux États parce qu’il faut assurer la sécurité d’Israël, c’est évident, mais il n’y a pas de sécurité et de paix sans justice. Or, justice n’est pas rendue aux Palestiniens, il faut être clair. Il faut donc aller vers la solution des deux États."

- Dérèglement climatique - COP21 - Financements - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et président de la COP21, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

" La conférence COP21, allons à l’essentiel, est une conférence extrêmement importante, la plus importante qui n’ait jamais été organisée en France, avec 40.000 délégués. L’objectif, pour être simple, c’est d’éviter la catastrophe climatique. Évidemment, tout cela a un coût : l’organisation coûte 170 millions d’euros."

- Royaume-Uni - Union européenne - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"Notre sentiment, c’est que le Royaume-Uni doit rester dans l’Union européenne. Il y a néanmoins des choses à améliorer. Nous sommes favorables à la simplification du fonctionnement de l’Union, bien sûr, pour que l’Union exerce un rôle de protection et pour qu’on puisse avoir de nouveaux projets, en matière d’emploi, d’environnement."

- Union européenne - Gouvernance - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"Je pense qu’il serait inopportun de réviser les traités ; c’est un point sur lequel nous ne sommes pas en accord, visiblement, avec nos amis britanniques. En revanche, amplifier la construction européenne, donner à l’Europe une dimension de protection, que ce soit à l’extérieur de ses frontières ou sur le plan social et la développer sur le plan de la croissance, de l’emploi, de l’énergie, de l’environnement et du social, c’est ce qu’il faut faire et la France porte ce projet et continuera de le faire."

- Affaires consulaires - GPA - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"Sur le fond, vous connaissez la position du gouvernement français qui est de ne pas accepter la GPA. Évidemment, nous devons être très attentifs à la réalité humaine dans de telles situations mais tout ce qui pourrait encourager au développement d’une GPA, de manière directe ou indirecte, nous n’y sommes pas favorables."

- Image de la France - Eurovision - Festival de Cannes - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et président de la COP21, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"L’influence de la France ce n’est pas simplement les positions politiques ou économiques qu’elle prend, c’est aussi la culture, et le cinéma aussi a une dimension économique. Le Festival de Cannes est donc un évènement magnifique. Partout, on dit que la France, que son cinéma est formidable. Dans le même temps, dans des conditions que d’ailleurs j’ignore, à l’Eurovision on est dans les derniers…"

- FIFA - Accusations de corruption - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 28/05/2015)

"Cela fait beaucoup d’années qu’il y a des accusations de corruption dans ce milieu. Je pense que la raison serait - puisque je crois que l’élection [du président de la FIFA] est prévue demain - que l’on prenne un peu de temps, que l’on regarde ce qui est fondé et ce qui ne l’est pas et, ensuite, les instances se prononceront. Sinon, cela va donner une image encore plus désastreuse de cette organisation."

- Dérèglement climatique - COP21 - Présentation des premiers mécènes de la conférence de Paris sur le climat - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et président de la COP21 (Paris, 27/05/2015)

"Nous préparons cette COP21 que je présiderai. Pour cela, nous avons choisi, avec le monde entier, de faire en sorte que ce ne soit pas seulement une COP pour les gouvernements, qui vont se prononcer à la fin de la conférence sur le texte, mais que ce soit aussi une conférence des solutions qui associe les entreprises, les collectivités locales, les grandes organisations et la société civile. Nous préparons donc tout cela avec les entreprises du monde entier."

- Dérèglement climatique - COP21 - Conclusion du 6e Dialogue de Petersberg - Conférence de presse commune de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et président de la COP21, et de Mme Barbara Hendricks, ministre fédérale allemande de l’environnement, de la protection de la nature, de la construction et de la sûreté nucléaire - Propos de M. Fabius (Berlin, 19/05/2015)

"Dernière conclusion sur laquelle nous avons beaucoup insisté, et notamment moi-même : chaque jour compte, et il faut donc que chacune de nos réunions permette un pas en avant, et il faut que le texte qui est examiné par nos amis de l’ADP puisse progresser rapidement. Progresser ne veut pas dire s’agrandir, mais au contraire se concentrer pour traiter le maximum de sujets avant Paris."

- Dérèglement climatique - COP21 - Tribune conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et président de la COP21, et de Mme Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, dans le quotidien « Les Echos » et sur le site « theguardian.com » (Paris, 19/05/2015)

"Cette semaine, plusieurs grands chefs d’entreprise ont rendez-vous à Paris pour le « Business and Climate Summit ». Cette réunion a lieu près de six mois avant la Conférence sur le Climat de Paris, la COP21, dont on connaît l’objectif : parvenir à un accord universel limitant l’élévation de la température moyenne de la planète à 2° C ou 1,5°C, par rapport aux niveaux préindustriels. Lors du sommet de cette semaine, les entreprises auront l’occasion de démontrer leur engagement pour préserver notre planète et favoriser la transition vers un modèle de développement moins consommateur en carbone."

- Dérèglement climatique - COP21 - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et président de la COP21 (Pékin, 16/05/2015)

"L’objectif numéro un de cette COP21, c’est de rassembler l’ensemble des pays, c’est à dire 195 pays et 196 parties - puisque l’Europe, qui regroupe 28 pays elle-même est considérée comme une partie - et d’aboutir à un accord universel pour limiter l’élévation de la température à 1,5 ou au maximum 2 degrés"

- Dérèglement climatique - COP21 - Échanges avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et président de la COP21 (Berlin, 19/05/2015)

"Tout cela fait que mes collègues disent tous : « non seulement il faut trouver un accord à Paris à la fin de l’année, mais on va trouver un accord à Paris. Seulement, il y a beaucoup de problèmes à régler. Le sujet est très compliqué et nous sommes 196 parties ; vous voyez donc la difficulté. La situation de la Norvège n’est pas la même que celle du Vanuatu ou des États-Unis. Tout le monde doit faire un effort, mais cet effort doit être différencié selon la situation des uns et des autres."

- Dérèglement climatique - COP21 - Conférence de presse commune de Laurent Fabius et de Barbara Hendricks, ministre fédérale allemande de l’environnement, de la protection de la nature, de la construction et de la sûreté nucléaire, avant l’ouverture du 6e Dialogue de Petersberg. (Berlin, 18/05/2015)

"L’objectif, c’est de parvenir pour la première fois à un accord universel, différencié, qui ait une force juridique contraignante et qui soit durable. Les remarques qu’a faites Barbara sur ce point sont très pertinentes. Il ne s’agit pas de prendre des orientations qui s’arrêteraient comme un mur en 2030. Si on veut que les États, les entreprises, les particuliers, les collectivités s’engagent pour agir vraiment contre le dérèglement climatique, il faut un horizon de long terme et c’est une des questions dont nous allons parler au cours de ces deux jours."

- Algérie - Diplomatie économique - Relations bilatérales - Conférence de presse de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Alger, 12/05/2015)

"C’est le sixième voyage que j’effectue en Algérie depuis que je suis ministre des affaires étrangères et du développement international. Et à chaque fois, je suis reçu avec beaucoup de chaleur, d’amitié, et je constate avec énormément de satisfaction que le partenariat d’exception, qu’ont décidé de nouer nos deux présidents, est un partenariat réussi."

- Algérie - Diplomatie économique - Relations bilatérales - Inauguration de l’usine CITAL - Échanges avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Annaba, 12/05/2015)

"Nous inaugurons une usine qui est extrêmement exemplaire, parce que c’est la production de tramways qui, comme vous le voyez, sont d’excellente qualité. Et c’est une co-production soulignée entre la France et l’Algérie. Au départ, il y a des éléments d’Alstom - qui est un grand groupe mondial - et en même temps, les choses ne seraient pas possibles s’il n’y avait pas une action puissante en Algérie."

- Algérie - Mali - Libye - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Alger, 12/05/2015)

"Sur la Libye, les difficultés sont très profondes. Vous savez qu’un envoyé spécial des Nations Unies, M. Bernadino Leon, est sur place, et essaye de travailler. Il a notre soutien pour aboutir à un accord d’union nationale entre les différentes parties. Ce n’est pas facile. Je le recevais il y a encore quelques jours à Paris et il m’exposait le point où il en est de sa mission. Je puis parler pour ce qui concerne la France mais je sais que la position de l’Algérie est la même. Nous souhaitons qu’une solution politique soit trouvée et cette solution politique ne peut être trouvée que par l’union des différentes parties. C’est très difficile mais nous mettons tout notre poids au côté du représentant du secrétaire général des Nations Unies pour arriver à cette solution."

- Algérie - Relations bilatérales - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’issue de son entretien avec le président Bouteflika (Alger, 12/05/2015)

"Je viens d’être reçu par le président Bouteflika comme je le fais - et je le remercie - à chaque fois que je viens en Algérie. Nous avons fait un grand tour d’horizon, long, détaillé, à la fois sur nos relations entre l’Algérie et la France qui sont excellentes, sur le plan économique, sur tous les plans. C’est une satisfaction puisque c’est l’initiative du président Hollande et du président Bouteflika, il y a maintenant trois ans, qui avait dit « partenariat d’exception entre l’Algérie et la France ». Et c’est ce que l’on voit."

- Algérie - Diplomatie économique - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 24 » (Annaba, 12/05/2015)

"Il s’agit d’une co-production entre la France et l’Algérie. Au départ il y a eu des éléments d’Alstom, qui est un grand groupe mondial, et en même temps les choses ne seraient pas possible s’il n’y avait pas une action puissante en Algérie. Cette usine fait travailler beaucoup de monde en Algérie, notamment des jeunes."

- Chine - Tourisme d’affaires - Séjour en France de salariés d’une entreprise chinoise - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFMTV » (Paris, 06/05/2015)

"Pour la France, c’est extrêmement intéressant : sur le plan culturel, sur le plan des échanges, sur le plan économique aussi. Le tourisme est une industrie créatrice d’emplois non délocalisables. J’espère que l’exemple de M. Li Jinyuan, président-directeur général du groupe chinois Tiens, va être suivi par beaucoup d’autres sociétés chinoises."

- Arabie saoudite - Relations bilatérales - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 06/05/2015)

"Nous, qu’est-ce que l’on cherche à faire ? Nous ne remplaçons pas les entreprises, mais il faut que l’État, il faut que l’administration, aident les entreprises par notre politique générale et par notre organisation. C’est ça la diplomatie économique."

- Conseil de coopération des États arabes du Golfe - Stabilité et sécurité au Moyen-Orient - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 06/05/2015)

" Dans le communiqué que nous avons diffusé, nous disons que nous souhaitons avoir un accord avec l’Iran, mais que cet accord doit être solide, robuste, crédible. Sans quoi, il aboutira paradoxalement à une prolifération nucléaire dans toute cette région alors que l’objectif, c’est que l’Iran peut parfaitement faire de la recherche nucléaire civile, mais la bombe atomique, non."

- Népal - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 06/05/2015)

"La situation est très difficile. J’ai fait le point juste avant de venir. Nous avons quatre personnes françaises dont il est avéré, malheureusement, qu’elles ont perdu la vie. Nous avons neuf personnes sur lesquelles nous sommes extrêmement inquiets, et il y a 30 personnes qui n’ont pas encore été localisées. Ç’est la situation actuelle pour les Français. Au total cela va être une catastrophe épouvantable, puisque probablement nous devrions arriver à près de 10.000 morts et le pays est complètement ravagé. Et je veux rendre hommage, vraiment, à toutes les ONG et aux administrations, qui ont fait un travail magnifique. C’est un pays très pauvre et il faut l’aider."

- Lutte contre le racisme et l’antisémitisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 06/05/2015)

"Je pense qu’un certain nombre d’éléments qui étaient des fondamentaux dans le cadre de la société sont mis en cause et les gens sont déboussolés. Mais c’est vraiment très profond, vous avez la séparation entre les intellectuels et les travailleurs manuels, le clivage entre les sexes, la place de la religion, le rôle des syndicats, tout ça est mis en cause, pour des raisons qu’on peut très bien comprendre. Et nous n’avons pas, comme aux Etats-Unis, le drapeau qui joue un rôle de solidification, nous n’avons pas un projet comme la Chine, et c’est ça qu’on doit essayer de faire."

- Russie - Commémoration du 9 mai 1945 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 06/05/2015)

"Les Russes ont perdu plusieurs dizaines de millions de personnes dans la guerre, et on ne change pas l’histoire. Il y aura, pour cette cérémonie qui a lieu le 9 mai, à cause du décalage c’est le 8 mai en Europe et le 9 mai en Russie, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations Unies, il y aura le président chinois ainsi que d’autres présidents. La représentation européenne sera à un niveau moindre."

- Attractivité - Pavillon France à l’exposition universelle de Milan - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Milan, 01/05/2015)

"Spontanément, je dirais que le pavillon France est le plus beau mais comme je dois tenir compte de la diplomatie internationale, je dirais que c’est le meilleur par sa conception, son ouverture, par son adéquation entre sa réalisation et le thème qui a été choisi pour cette exposition universelle."

- Népal - Séisme - Ressortissants français - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’arrivée des ressortissants (Aéroport de Paris Charles de Gaulle, 30/04/2015)

"Le premier vol humanitaire revient de Katmandou. Pour l’essentiel, nous y avions des ressortissants français blessés, dont certains très sérieusement atteints, et quelque passager étrangers : italiens, allemands, coréens qui ont beaucoup remercié la France. C’est pour eux un soulagement, ils ont vécu l’enfer et nous sommes très heureux de les accueillir. Mais, dans le même temps, il y a une angoisse par rapport à ce qu’ils ont vécu et par rapport à ceux qui restent là-bas. Les Népalais sont très durement frappés et il y a encore de nombreux français que l’on n’a pas retrouvé."

- Libye - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la télévision slovène (Ljubljana, 23/04/2015)

"Ce n’est pas parce que M. Kadhafi disparaît que les problèmes sont réglés : la Libye n’a jamais été un État, la Libye était une série de tribus avec des armes partout. Kadhafi tenait tout cela plus ou moins ensemble même si c’était avec un comportement dictatorial, il a disparu et les problèmes n’ont pas été réglés. L’erreur qui a été commise à l’époque."

- Lutte contre le terrorisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la télévision slovène (Ljubljana, 23/04/2015)

"Il faut que l’on échange les bonnes pratiques pour prévenir la radicalisation, il faut que l’on échange aussi nos pratiques juridiques en intervenant par exemple sur Internet. Cela pose le problème de savoir quelle place pour les libertés ou la sécurité, mais je suis absolument persuadé que l’on est obligé de travailler ensemble parce que, comme je le disais, aucun pays n’est à l’abri."

- Russie - Commémoration du 9 mai 1945 - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la télévision slovène (Ljubljana, 23/04/2015)

"La réponse est simple, il y a une réalité historique qui veut que le 9 mai les Russes célèbrent la victoire sur le nazisme. C’est vrai qu’il y a une situation particulière en ce moment, mais je pense qu’il faut célébrer historiquement ces choses. La France sera donc présente, nous n’avons pas encore décidé du niveau."

- Union européenne - Immigration - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la télévision slovène (Ljubljana, 23/04/2015)

" Il faut à la fois agir sur les pays d’où viennent ces migrants qui n’y vont pas par plaisir, ils sont poussés soit par la situation politique, soit par la situation économique. Il faut d’autre part s’attaquer au trafic car il y a des trafiquants qui font beaucoup d’argent avec cette affaire. Et puis il faut, parce que, de l’immigration il y en aura toujours, savoir accueillir ceux qui ont droit politiquement à ce que l’on appelle l’asile et organiser, - ce qui n’est pas facile - le retour de ceux qui viennent pour des raisons économiques mais qui devront retourner chez eux."

- Népal - Séisme - Ressortissants français - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 28/04/2015)

"Au plan humanitaire, une mission de secours coordonnée par le centre de crise a quitté la France par avion cette nuit et a fait escale aux Émirats. Ce vol achemine près de 100 personnes : des secouristes de la sécurité civile, des personnels de santé et des membres d’une dizaine d’ONG. Et il faut saluer une fois encore ces ONG qui font un travail absolument magnifique. Ce vol transporte dans ses soutes plus de 20 tonnes de fret humanitaire d’urgence.’

- Slovénie - Signature du plan d’action - Déclaration conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Karl Ejavec, ministre des affaires étrangères de Slovénie - Propos de M. Fabius (Ljubljana, 23/04/2015)

"Nous avons décidé de coopérer dans tous les domaines d’avenir, en particulier dans les domaines économiques. Notre convergence se trouve aussi dans la façon dont nous travaillons avec l’ensemble de la région des Balkans occidentaux. Je suis très honoré de coprésider, avec Karl, cette réunion du processus de Brdo, qui est une initiative excellente qui est très utile à la région, à nos deux pays, et d’une façon générale à l’Europe et à la paix."

- Népal - Séisme - Ressortissants français - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 27/04/2015)

"Nous avons veillé à ce que quarante tonnes d’aide humanitaire, notamment des générateurs électriques, des tentes, des médicaments, du matériel chirurgical et des suppléments nutritionnels, soient envoyés d’ici mercredi soir par un vol spécial qui va emporter également du fret des ONG. Je veux saluer, particulièrement, l’engagement des services de l’État et de nos ONG."

- Dérèglement climatique - COP21 - Tribune de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, dans les quotidiens « Le Figaro » et « l’International New York Times » (Paris, 25/04/2015)

"En décembre, la France accueillera la 21ème conférence des Nations Unies sur le climat, la COP21. L’objectif ? Conclure un accord universel qui limite, d’ici à la fin du siècle, la hausse des températures à 2 °C par rapport à la période préindustrielle. L’espoir de succès est réel, mais la tâche immense : en tant que futur président de cette COP21, mon rôle consistera à faciliter un compromis ambitieux entre 195 États - 196 parties avec l’Union européenne. "

- Indonésie - Situation de M. Atlaoui - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, diffusés par « France2 » (Bordeaux, 24/04/2015)

"Nous continuons à tout faire, non seulement la France mais aussi l’Europe, pour que cette vie ne soit pas brisée."

- Tourisme - OEnologie - Croisières fluviales - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France3 » (Bordeaux, 24/04/2015)

"Certains peuvent s’interroger sur la présence ici du ministre des affaires étrangères, mais je m’occupe aussi de la promotion du tourisme et du commerce extérieur. Cette « Cité des civilisations du vin » est une idée excellente qui va donc pouvoir être mise en oeuvre l’année prochaine."

- Indonésie - Situation de M. Atlaoui - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue cubain - Propos de M. Fabius (Paris, 21/04/2015)

"Un Français, M. Atlaoui, est détenu en Indonésie. Il a été condamné à mort et le gouvernement indonésien menace de l’exécuter. Nous avons multiplié les recours à l’intention du gouvernement indonésien ; le président français a lui-même joint le président indonésien. J’ai moi-même convoqué à deux reprises l’ambassadeur d’Indonésie en France et nous sommes bien sûr en contact avec la famille de M. Atlaoui."

- Cuba - Climat - Relations bilatérales - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue cubain - Propos de M. Fabius (Paris, 21/04/2015)

"Nous entretenons avec Cuba un dialogue confiant et partageons les mêmes préoccupations sur de nombreux dossiers. Nous sommes, les uns et les autres, très attachés à notre indépendance et à une volonté d’agir concrètement pour rechercher des solutions aux défis internationaux."

- Australie - Relations bilatérales - Crises internationales - Climat - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’issue de l’entretien avec son homologue australienne - Propos de M. Fabius (Paris, 21/04/2015)

"Cette visite s’inscrit dans une phase tout à fait remarquable pour la relation franco-australienne avec d’une part, la visite d’État du président français en Australie en novembre 2014. J’accompagnais le président français et je me rappelle à quel point nous avions été très bien accueillis, c’était d’ailleurs une première historique. La présidence de l’Australie au conseil de sécurité en 2013 et 2014 et sa présidence du G20 ont permis de renforcer le dialogue entre nos deux pays sur les questions internationales."

- Migrants en Méditerranée - Réunion d’urgence du Conseil de l’Union européenne - Déclarations de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, à l’issue du Conseil extraordinaire de l’UE (Luxembourg, 20/04/2015)

"La situation en Méditerranée est d’une gravité exceptionnelle et c’est le sens de la réunion qui vient de se tenir, à laquelle participaient les ministres de l’intérieur, donc Bernard Cazeneuve, et les ministres des affaires étrangères, donc moi-même."

- Avions Rafale - Qatar - Emirats Arabes Unis - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Sur les Rafale, nous avons une diplomatie économique et, en matière de défense, l’une des raisons de l’efficacité de ce qui est fait sur le plan économique et commercial, c’est que le président de la République, le Premier ministre, le ministre de la défense et moi-même, travaillons très étroitement ensemble et à l’unisson. Ni M. Le Drain ni moi-même ne parlons beaucoup mais nous essayons d’agir. Parfois ce n’est pas efficace, mais parfois ça l’est et même souvent. Là, en ce qui concerne les contrats d’armement en général, et les contrats Rafale en particulier, il y a eu des succès. Mais nous avons aussi une règle, c’est que nous ne faisons des commentaires que lorsque les choses sont faites. Il y a des discussions qui ont lieu avec les Émirats et elles vont dans le bon sens, voilà ce que je pourrais dire."

- Dérèglement climatique - COP21 - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"En somme, c’est une nécessité vitale et sociale aussi parce qu’il y a des révoltes de toutes sortes. Il y a maintenant une acceptation beaucoup plus forte sur un plan scientifique, et sur un plan économique les entreprises, du moins beaucoup d’entre elles, ont compris que c’était une nécessité et une opportunité. De plus, sur un plan politique il y a de nombreux de pays qui sont maintenant enclins positifs pour agir. Mais cela reste extrêmement difficile. Parce que pour faire un accord entre 195 pays c’est très difficile. La situation des pays sont très différentes. Enfin, il y a des pays qui, soit pour des raisons objectives, soit pour des raisons idéologiques, sont plus réticents que d’autres."

- Israël - Territoires palestiniens - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"C’est un conflit d’un type particulier. Dans beaucoup de cas, ce qui est difficile c’est de trouver quelle est la solution, quels sont les paramètres de solution ; là, on les connaît à peu près. Le problème est d’arriver politiquement à avoir le « drive » pour que ces paramètres puissent être mis en application.
Ce sont donc des affaires très délicates. Il se trouve que la France a de bons rapports avec les parties, que ce soit du côté palestinien et arabe ou du côté israélien. Nous savons le rôle éminent que joue dans ces affaires les États-Unis, compte-tenu des différents éléments, dans les temps qui viennent. Là c’est vraiment du « fine timing » de la diplomatie, nous allons essayer d’avancer, favoriser une solution. En ce moment il n’y a pas encore de gouvernement israélien, il sera constitué dans quelques temps. Il faut aussi tenir compte de cet élément-là."

- Iran - nucléaire - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Sur l’Iran, nous avons une position qui n’a pas changé depuis le début. Je suis ces travaux depuis le début du gouvernement. Nous souhaitons arriver à un accord, mais que cet accord soit solide, robuste et vérifiable. Pourquoi ? Les deux choses sont liées car ce qui est en cause, c’est la prolifération nucléaire et je considère que l’accord auquel nous arriverons peut-être avec l’Iran va constituer une sorte de standard pour l’ensemble des pays."

- Syrie - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Nous voulons en effet éviter ce qui s’est passé en Irak, c’est-à-dire, qu’il y ait un effondrement total de la structure syrienne déjà en difficulté. Si nous n’avons pas une perspective d’alliance avec ces éléments du régime, la Syrie durablement sera éclatée. Cela ne veut pas dire que nous donnons les noms car si on fait cela, l’élément en question a de grandes chances quelques jours plus tard d’être assassiné. Nous travaillons avec les pays arabes, avec les Américains, les Russes, pour tenter de trouver cette solution. L’élément commun entre ces groupes qui se combattent, c’est une Syrie unie qui reconnaisse les droits à chaque communauté et à chaque individu d’exister en son sein. C’est très difficile, c’est très ambitieux mais il nous semble que c’est la seule perspective possible."

- Arabie Saoudite - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Je ne vais pas parler à la place des Saoudiens mais il y a évidemment dans toute cette région, une inquiétude puisque vous connaissez les relations entre l’Iran et un certain nombre de ses voisins. Ce n’est pas révéler grand mystère que de dire qu’ils s’interrogent sur ce que sont les visées de l’Iran, quel sera le contenu final de l’accord, si nous arrivons à en passer un, et quelles seront les garanties dont ils disposeront eux-mêmes."

- Yémen - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Pour le Yémen, nous n’intervenons pas nous-mêmes dans le conflit mais l’analyse que nous faisons, vous la connaissez. Il y a d’une part, l’influence très importante de Saleh, l’autorité légitime du président Hadi qui a à ses côtés son Premier ministre qui est aussi celle du vice-président, il y a Al-Qaïda et aussi des éléments que j’appellerai extérieurs. Notre objectif est à la fois que l’autorité légitime soit rétablie, que la stabilité soit rétablie et que l’on trouve une solution politique. C’est dans esprit que nous travaillons mais nous ne souhaitons pas intervenir militairement dans ce conflit."

- Ukraine - Russie - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Sur l’Ukraine, notre objectif - là encore entre l’idéal et le réel il y a souvent une grande marge mais c’est cela la marge de la politique -, c’est d’avoir une Ukraine qui puisse avoir, idéalement, à la fois de très bonnes relations avec l’Union européenne et, en même temps, de bonnes relations avec la Russie, puisque tout cela est commandé par la géographie. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Je ne reviens pas sur l’annexion, que nous considérons comme illégale, de la Crimée par la Russie, quelles que soient les circonstances historiques. Puis, là, nous avons une situation particulière dans l’Est de l’Ukraine."

- Principales orientations de la politique étrangère de la France - Rencontre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec l’association de la presse anglo-américaine (Paris, 16/04/2015)

"Il y a effectivement beaucoup de crises, de difficultés et de points chauds dans le monde et le risque, c’est finalement d’essayer d’apporter ce que l’on peut à ces crises mais sans ligne directrice. Or, la France est un pays particulier - cela ne veut pas dire qu’il faille être arrogant - parce que nous avons - même si nous ne sommes pas et de loin le plus grand pays du monde - une diplomatie globale, c’est-à-dire que nous possédons, je crois, l’ensemble de la panoplie de l’influence. Nous sommes un membre permanent du Conseil de sécurité - merci au général de Gaulle ; nous avons une puissance militaire importante, une puissance économique. Nous ne sommes pas la première puissance économique mais il y en a quand même 190 derrière nous. Nous avons un appareil diplomatique, éducatif et culturel important. Nous avons nos principes, notre histoire. Nous avons la langue française. Tout cela constitue pas mal d’éléments, pour une puissance en tout cas. Nous essayons d’avoir une diplomatie globale."

- Interview de Laurent Fabius parue dans le quotidien Al Riyad (Arabie Saoudite) (12.04.15)

" La priorité de la France avec l’Arabie saoudite est de renforcer notre partenariat pour favoriser le développement économique et social de nos deux pays, qui ont des économies complémentaires. "

- États-Unis - Candidature de Mme Clinton - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Barcelone, 13/04/2015)

"Hillary Clinton est quelqu’un avec qui j’ai travaillé et c’est une femme exceptionnelle. Elle a une autorité naturelle, une grande intelligence, une grande compétence, pas seulement dans le domaine des affaires étrangères."

- Diplomatie économique - Avions Rafale - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Barcelone, 13/04/2015)

" Nous avons en effet eu deux succès : d’une part, l’achat d’avions Rafale par l’Égypte et, d’autre part, l’annonce de l’achat d’avions Rafale par l’Inde. Il y a d’autres perspectives. Nous avons comme règle d’être prudents et de ne commenter les choses que lorsqu’elles sont faites(…)"

- Union pour la Méditerranée - Réunion ministérielle euro-méditerranéenne - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Barcelone, 13/04/2015)

"La première remarque qu’il faut faire, c’est qu’il faut que nous travaillions davantage ensemble parce qu’on s’aperçoit, en fait, que nos sorts sont liés sur le plan du développement, de la sécurité et des migrations. Tous mes collègues et moi-même avons fait la remarque que, finalement, nous ne nous rencontrons pas assez souvent. J’ai d’ailleurs proposé que cette réunion puisse avoir lieu annuellement et que le secrétaire de l’UpM, qui travaille très bien, nous aide à travailler dans ce sens. "

- Ukraine - Russie - Point de Presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Barcelone, 13/04/2015)

"Nous sommes préoccupés, à la fois parce qu’il y a un certain nombre de violations, sur le plan du cessez-le-feu, et parce que sur le plan politique les choses n’avancent pas suffisamment. Nous allons rappeler à nos collègues, à la fois russe et ukrainien, que le processus de Minsk doit être respecté et qu’il doit être respecté avant la fin de l’année puisque c’est l’échéance prévue."

- Lutte contre le terrorisme - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Barcelone, 13/04/2015)

"Il faut donc mettre en commun nos renseignements - parce qu’évidemment il faut que la lutte contre le terrorisme soit coordonnée -, nos méthodes, et il faut s’y prendre très en amont, pour empêcher en particulier les départs de combattants à l’étranger. Il faut avoir une action de formation, on pense à la question de la formation des imams. Il faut avoir une action dans les prisons. Il faut avoir une action pour la répression, ce qui demande une coordination très, très étroite."

- Tourisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Le Parisien » (Paris, 12/04/2015)

"En 2014, nous avons reçu dans notre pays 84 millions de touristes étrangers. Je souhaite que nous atteignions les 100 millions en 2020. La concurrence est rude."

- Dérèglement climatique - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Le Parisien » (Paris, 13/04/2015)

"Réussir cette COP 21 ne sera pas facile - il faudra le consensus de 195 pays -, mais c’est indispensable. Il n’y a pas de solution de rechange, parce qu’il n’y a pas de planète de rechange."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Le Parisien » (Paris, 12/04/2015)

"A Lausanne début avril, nous avons obtenu des avancées incontestables. Nous nous sommes mis d’accord notamment sur la réduction du nombre des centrifugeuses iraniennes, son stock d’uranium. Mais plusieurs sujets sensibles n’ont pas encore été réglés. Par exemple, comment s’assurer que l’Iran ne se dotera pas d’un programme à dimension militaire ? À quel rythme lever les sanctions, et si l’accord n’est pas respecté, comment les rétablir ? Par ailleurs, comment le congrès américain va-t-il accueillir ce préaccord ? Et le guide suprême iranien ? Cela fait encore beaucoup d’interrogations. On va donc plutôt vers un accord, mais rien n’est définitivement acté."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Le Parisien » (Paris, 12/04/2015)

"La vraie solution à la tragédie syrienne ne peut être que politique. Où en est-on ? Les jihado-terroristes de Daech et Bachar Al-Assad se font face. D’une certaine façon, ils s’épaulent l’un l’autre. Aucun d’eux ne peut être l’avenir de la Syrie. Nous souhaitons que soit trouvé un accord entre des éléments du régime, sans Bachar Al-Assad, et l’opposition modérée. Un accord qui devra respecter toutes les communautés. Et nous agissons en ce sens."

- Inde - Propos à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Toulouse, 13/04/2015)

"C’est un marché en expansion, avec un pays qui a une croissance très forte - 8 à 9% - sur beaucoup d’années. Il faut donc que la France, comme elle l’est, soit vraiment très présente. De ce point de vue, la commande qui a été faite pour les Rafale est vraiment excellente."

- Cyberattaque contre TV5Monde - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « I-Télé » (Paris, 09/04/2015)

"J’ai tenu à assurer aux équipes de TV5Monde que toutes les mesures sont prises, à la fois sur le plan judiciaire, une enquête est menée, et sur le plan technique. Je veux dire ma solidarité et celle du gouvernement vis-à-vis de tout le personnel de TV5Monde et de tous les téléspectateurs qui sont très nombreux dans le monde. Ce qu’il faut retenir en particulier c’est que ces terroristes, et on va vérifier la revendication, utilisent toutes les nouvelles techniques et c’est la raison pour laquelle nous avons eu raison de nous mobiliser sur la cybercriminalité."

- Lancement de la chaîne « TV5Monde Style HD » - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « TV5Monde » (Paris, 08/04/2015)

"Qu’est-ce que le rayonnement de la France et aussi de la Francophonie, parce que tout est lié ? C’est à la fois la culture, ce sont les paysages, ce sont les grands spectacles, c’est la gastronomie, c’est tout ce qui fait que la France et la Francophonie, c’est quelque chose de singulier dans le monde. On a un monde universalisé mais les gens demandent de plus en plus qu’il y ait une qualité, une excellence particulière. Et, au fond, TV5Monde Style aura beaucoup de style."

- Lutte contre le terrorisme - Kenya - Iran - Échanges avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’ambassade du Kenya en France (Paris, 07/04/2015)

"Le terrorisme est malheureusement un fléau global. Il faut lutter contre ce fléau partout. Le dernier événement tragique en date a eu lieu au Kenya, mais malheureusement cela existe aussi dans d’autres pays. Vous en avez cités quelques-uns mais il y en a beaucoup d’autres. La France est aux côtés de ceux qui luttent contre le terrorisme."

- Ukraine - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue ukrainien - Propos de M. Fabius (Paris, 08/04/2015)

"La position de la France, vous la connaissez, c’est de demander le respect de l’ensemble des mesures qui ont été validées à Minsk, dans leur contenu et dans leur calendrier. Nous déployons, en particulier avec nos amis allemands, tous nos efforts pour accompagner cette mise en oeuvre dans le cadre des réunions en format de Normandie."

- Algérie - Mali - Libye - Propos devant la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue algérien (Paris, 07/04/2015)

"Concernant le Mali, nous soutenons totalement la médiation qui est effectuée par l’Algérie. Cette médiation a été extrêmement utile, elle donne ses fruits. Nous pensons que si l’on veut vraiment obtenir la stabilité dans cette région, il faut la réconciliation - j’emploie ce mot - entre le gouvernement de Bamako et les groupes du nord. Le travail qui a été fait sous la médiation algérienne le permet. Nous sommes donc totalement au soutien de ce qui est en train de porter ses fruits, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus."

- Triangle de Weimar - Iran - Ukraine - Lutte contre le terrorisme - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Wroc ?aw, 03/04/2015)

"Notre rencontre d’aujourd’hui a contribué à accélérer l’accord avec les Iraniens, en tout cas nous en avons parlé avec Frank-Walter, nous avons eu le temps de parler et pas seulement du sujet iranien car nous sommes ensemble depuis samedi."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe 1 » (Paris, 03/04/2015)

"Oui, notre position a toujours été de dire qu’il fallait un accord, mais l’accord ne peut être conclu que s’il est solide et vérifiable : ce sont les termes qu’on a toujours utilisés avec le président de la République. Là, c’est une étape importante, très importante même, mais on n’est pas complètement au bout du chemin ; le bout du chemin normalement c’est la fin juin."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 24 » (Paris, 02/04/2015)

"Le sujet, c’est exactement cela. Il faut que l’Iran puisse disposer de l’énergie nucléaire civile, mais pas de la bombe atomique. C’est une affaire qui existe depuis très longtemps, cela date du début des années 2000 - 2002 - 2003. Il y a là, incontestablement, des avancées positives. J’ai employé le mot d’accord d’étape parce que l’accord définitif doit être trouvé avant la fin du mois de juin."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France2 » (Paris, 02/04/2015)

"Cet accord est un accord d’étape qui comporte des avancées positives incontestables, mais il reste encore du travail à faire, puisque nous devons avoir fini avant le 30 juin. Qu’est-ce que je veux dire en parlant d’avancées positives ? Je vais vous donner un exemple dans ces matières très compliquées. Si on veut avoir de l’uranium enrichi, il faut utiliser des centrifugeuses. Actuellement, l’Iran a en fonctionnement un peu plus de 9 000 centrifugeuses. Là, il n’aura droit qu’à 5 060 centrifugeuses, dans un premier temps. Du coup, l’Iran produira moins d’uranium - il produisait 8 tonnes d’uranium, il ne pourra en avoir que 300 kilogrammes - et il n’aura par conséquent pas la possibilité d’aller vers l’arme nucléaire. C’est donc là quelque chose de positif puisque le fond de l’accord, c’est de permettre à l’Iran d’utiliser de l’énergie nucléaire civile, sans aucun problème, mais la bombe atomique non."

- Iran - Échanges avec la presse de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Lausanne, 01/04/2015)

"Je suis donc revenu pour essayer de faire ce travail dans de bonnes conditions en sachant que le point de vue de la France est toujours le même : il nous faut un accord, mais un accord robuste et un accord qui soit vérifiable. Il y a encore quelques points sur lesquels il y a des progrès à faire, en particulier du côté iranien."

- Iran - Nucléaire - Propos de Laurent Fabius à son arrivée à Lausanne (2 avril 2015)

"On est à quelques mètres ou à quelques dizaines de mètres de l’arrivée. Mais on sait bien que ce sont les derniers mètres qui sont toujours les plus difficiles. Je vais essayer de les franchir, en sachant que l’enjeu est très important parce que c’est la lutte contre la prolifération nucléaire ; et puis, d’une certaine manière, la réintégration de l’Iran dans la communauté internationale. Mais ce n’est pas encore fait. Il y a encore un travail à faire."

- Iran - Nucléaire - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « ITélé » et « BFM TV » (Paris, 01/04/2015)

"Nous sommes fermes, nous voulons un accord robuste car l’affaire est très importante et il s’agit de savoir si un pays peut avoir ou non l’arme nucléaire. Il faut donc être ferme et solide. Mais par ailleurs, il faut être précis dans les vérifications, il n’y a pas d’ambiguïté, nous souhaitons qu’il y ait un accord mais, cet accord ne peut avoir lieu que s’il est robuste et vérifiable."

- Dérèglement climatique - Déclaration conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, de M. Martin Lidegaard, ministre danois des affaires étrangères et de M. Vittus Qujaukitsoq, ministre groenlandais de l’industrie, de l’emploi, du commerce et des affaires étrangères (Ilulissat, 24/03/2015)

"À moins d’un an de la COP21 à Paris, nous sommes confrontés à l’exigeante mission d’aboutir à un accord ambitieux et universel sur le changement climatique dans le cadre de la CCNUCC afin de maintenir le réchauffement planétaire en-deçà de la limite de 2°C, limite au-delà de laquelle il serait trop difficile d’en contrôler les impacts, d’adapter nos sociétés aux impacts qui se sont déjà fait sentir et de promouvoir un développement à faible émission de carbone (les communautés arctiques sont parmi les plus menacées par les effets du changement climatique). Dans ce contexte, nous espérons que tous les pays apporteront leur contribution nationale, au cours du premier trimestre 2015 si possible et en tout cas avant la COP21."

- Dérèglement climatique - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international,président de la COP21, avec « CNN » (New York, 27/03/2015)

"Il est vrai qu’à la fin de l’année, au mois de décembre, c’est Paris qui va accueillir la fameuse COP21, qui doit permettre de limiter les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas dépasser une augmentation de deux degrés par rapport à la température de l’ère pré-indutrielle. Si on laisse faire, on va avoir des augmentations de quatre, cinq degrés ou davantage, avec des bouleversements massifs."

- Conflit israélo-palestinien - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 24 » (New York, 27/03/2015)

"La bonne manière de le faire, c’est que le conseil de sécurité des Nations Unies adopte des paramètres pour la solution du conflit israélo-palestinien. Nous allons prendre contact, dans les jours et les semaines qui viennent, avec la diversité de nos partenaires et nous allons travailler pour tenter d’obtenir cette résolution."

- Irak - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « CNN » (New York, 27/03/2015)

"Daech est en train d’éradiquer les chrétiens, les yazidis, et beaucoup d’autres. Ce que nous voulons faire, la France avec d’autres pays, c’est pousser à ce que les pays du Moyen-Orient aient des gouvernements inclusifs, c’est-à-dire qu’ils ne défendent pas une seule communauté mais toutes les communautés. En Irak, c’est le cas du nouveau Premier ministre qui ne doit pas soutenir simplement les chiites, il faut que les sunnites aient leur place, ainsi que les kurdes et les yazidis. C’est en ayant des gouvernements inclusifs que l’on arrivera à rassembler la population pour lutter contre Daech."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « CNN » (New York, 27/03/2015)

"Je ne vais entrer dans les détails techniques car les négociations continuent, mais il y a eu des avancées. Néanmoins, il reste à réaliser des avancées sur la durée de l’accord, sur la question du volume des stocks d’uranium, sur la question de la recherche et du développement et sur la question de la transparence. J’espère qu’elles seront réalisées, mais à l’instant où je vous parle, elles ne le sont pas."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 24 » (New York, 27/03/2015)

"Pour m’en tenir à ce qui concerne l’accord sur le nucléaire iranien, notre position est connue et c’est la même depuis le début. Nous pensons que l’Iran a parfaitement le droit d’avoir recours au nucléaire civil mais en revanche, pour la bombe atomique, nous disons clairement non. C’est là-dessus que porte la discussion. L’Iran s’est engagé à ne pas avoir de bombe atomique mais il faut être certain que cet engagement est durable, qu’il est vérifiable et qu’il ne peut pas être tourné."

- Iran - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à son arrivée (Lausanne, 28/03/2015)

"Les discussions ont été longues, et difficiles, on a avancé sur certains points, sur d’autres pas encore suffisamment. Évidemment, ce qui est très important est le contenu même des engagements qui doivent être pris et aussi, j’insiste sur ce point, la transparence du mécanisme et le contrôle pour que l’on soit sûr que les engagements pris soient respectés."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France-Info » (Lausanne, 28/03/2015)

"Nous souhaitons un accord, mais cet accord doit être robuste. Les Iraniens peuvent développer des activités en ce qui concerne le nucléaire civil - c’est normal - mais pour la bombe atomique c’est non. Pourquoi ? Parce que si les Iraniens ont les moyens d’aller vers la bombe atomique, non seulement c’est une situation extrêmement dangereuse dans cette région qui est déjà éruptive mais les autres pays, en tout cas d’autres pays voisins vont eux-mêmes se doter de la bombe atomique. Si nous voulons éviter cela, il faut que l’on trouve les modalités techniques et c’est de cela que nous discutons."

- Yémen - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « CNN » (New York, 27/03/2015)

"Le président en place est le président légitime et il n’a pas à être chassé par un certain nombre de personnes vraisemblablement soutenues depuis l’étranger. Nous soutenons le président Mansour Hadi et nous sommes en désaccord avec ce qui pourrait être perçu comme une espèce de coup d’état avec des forces soutenues par l’étranger et des forces étrangères. Nous demandons à ce que l’on revienne à la légitimité et que les négociations reprennent pour que l’on arrive à une solution complète. Et, nous apporterons notre voix s’il y a une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies."

- Yémen - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 24 » (New York, 27/03/2015)

"La France soutient le président légitime parce que c’est la seule position qui soit conforme au droit international. Nous avons dit notre désaccord avec l’action des Houthis qui veulent renverser ce président légitime. Il est possible que tout cela vienne au conseil de sécurité, nous dirons qu’il faut rétablir le président légitime et engager des discussions pour parvenir à trouver une solution inclusive."

- Situation des chrétiens et autres minorités persécutés au Moyen-Orient - Remarques à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’issue du débat du Conseil de sécurité des Nations Unies (New York, 27/03/2015)

"Tout d’abord, sur le plan humanitaire. On fait beaucoup de choses, mais on ne fait jamais assez. Nous souhaitons que l’action humanitaire soit non seulement pour recueillir ceux qui sont obligés de partir, mais pour faire en sorte qu’on encourage et qu’on permette le retour sur place. Pour cela, la France propose de mettre en place, sous l’égide de l’ONU, un Fonds spécifique d’aide au retour qui serve à la reconstruction des habitations, des écoles, des lieux de culte."

- Situation des chrétiens et autres minorités persécutés au Moyen-Orient - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 24 » (New York, 27/03/2015)

"J’ai proposé une charte d’actions qui sera étudiée par ces hommes sages et j’espère qu’au mois de juillet, si c’est possible, il y aura une conférence internationale à Paris où nous pourrons, sur le plan humanitaire, sur le plan sécuritaire, sur le plan de la saisine de la cour pénale et sur un plan politique, dégager des solutions. En effet ce qui compte, ce n’est pas simplement d’alerter, c’est de mettre en oeuvre des solutions concrètes pour protéger ces gens qui sont dans une situation épouvantable."

- Dérèglement climatique - Échanges avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’issue de la conférence des maires d’Europe pour le climat (Paris, 26/03/2015)

"J’attends de cette Déclaration de Paris, rendue publique aujourd’hui, un effet positif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et un effet d’entrainement pour que d’autres collectivités aillent dans le même sens. C’est une très bonne et importante action pour la réussite espérée de la COP21 à Paris."

- "La protection des chrétiens d’Orient est une tradition pour la France " - Entretien accordé par Laurent Fabius au journal La Croix (27 mars 2015)

"La protection des chrétiens d’Orient, je l’ai dit, est constitutive de l’histoire de France, au-delà des clivages politiques. J’entends que nous soyons fidèles à cette tradition. En prenant l’initiative de réunir le Conseil de sécurité et d’appeler la communauté internationale à agir, la France défend une cause juste."

- Accident d’avion de la compagnie Germanwings - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 25/03/2015)

"On a activé le centre de crise et de soutien du Quai d’Orsay exactement une heure après le crash parce que malheureusement, nous sommes habitués à ces catastrophes. Il y a un dispositif interministériel mais, pour ce qui concerne le Quai d’Orsay, nous traitons tout ce qui est des relations avec les consulats et les ambassades puisqu’il y a plusieurs pays qui sont concernés, notamment deux pays surtout qui sont l’Allemagne et l’Espagne."

- Promotion du tourisme - Dérèglement climatique - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe1 » (Caen, 21/03/2015)

"Le tourisme représente actuellement près de 8% du PIB et nettement plus de deux millions d’emplois. Autre chiffre, nous avons actuellement 85 millions de touristes étrangers ; nous sommes la première destination au monde, mais le prochain objectif que j’ai fixé, c’est d’accueillir 100 millions de touristes. Je ne veux pas vous abreuver de chiffres mais il y a un milliard de personnes qui voyagent à travers le monde aujourd’hui ; dans 15 ans, il y en aura deux milliards. Si nous sommes capables d’attirer - et on a tous les atouts pour cela : la France est absolument magnifique - une partie importante de ces touristes, cela change complètement en terme d’emplois, car ce sont de nombreux emplois créés dans la restauration, la gastronomie, dans l’ensemble des filières du tourisme. En même temps, cela rapporte beaucoup de devises."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe1 » (Caen, 21/03/2015)

"Je souhaite donc qu’il y ait cet accord mais cet accord doit être robuste. Pourquoi ? Parce qu’il faut se prémunir contre l’éventualité d’une bombe atomique iranienne, c’est quand même l’objet de la négociation. Il y a également une autre raison, qui est peu souvent soulevée, et que je vais vous expliquer. Si on arrivait à un accord qui ne serait pas suffisamment solide, les pays de la région, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte pourraient se dire : « sans doute un accord est conclu mais il n’est pas suffisamment sérieux, alors nous, les voisins de l’Iran, nous allons nous-mêmes nous doter de l’arme nucléaire ». Il y aurait alors une prolifération nucléaire extraordinairement dangereuse. C’est la raison pour laquelle il est de l’intérêt de tout le monde, y compris d’ailleurs de l’Iran, que l’accord soit robuste, car c’est la seule manière d’empêcher la prolifération nucléaire."

- Tunisie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « Europe1 » (Caen, 21/03/2015)

"Je veux surtout ce matin - et on le comprendra - redire ce que j’ai dit à nos amis tunisiens à plusieurs reprises, c’est-à-dire à quel point nous sommes à leurs côtés dans cette épreuve extrêmement lourde. J’ai eu l’occasion de voir mon collègue des affaires étrangères au moment-même où il y avait l’attaque terroriste. Le président viendra au début du mois d’avril en France, à notre invitation, et nous sommes en train de discuter de mesures supplémentaires à prendre."

- [Accident d’avion de la compagnie Germanwings - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/03/2015)>http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2015-03-24.html#Chapitre4]

"C’est avec une immense émotion que j’ai appris l’accident dont a été victime un avion de la compagnie Germanwings qui assurait la liaison entre les villes de Barcelone et Düsseldorf. Le bilan de cette tragédie est très lourd. J’exprime ma profonde solidarité aux familles des victimes et leur présente toutes mes condoléances en ce moment si douloureux."

- Conseil franco-italien de défense et de sécurité - Relations bilatérales - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Caen, 21/03/2015)

"Les relations entre l’Italie et la France sont, vous le savez bien, d’une nature exceptionnelle, à la fois par leur proximité, par leur densité et par la convergence des analyses entre nos deux pays. La richesse de nos relations a été illustrée encore récemment par le sommet bilatéral qui s’est tenu à paris le 24 février dernier autour du président du Conseil Matteo Renzi et du président français ainsi que du Premier ministre. La plupart des ministres de nos gouvernements étaient présents mais il a été décidé que nous tiendrions une réunion spéciale - dite « 2+2 » - entre les ministres des affaires étrangères et les ministres de la défense ; ce qui est le cas aujourd’hui."

- Conseil franco-italien de défense et de sécurité - Ukraine - Russie - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Caen, 21/03/2015)

"Nous partageons la même analyse de la situation. Nous considérons que la voie qui est tracée par les accords de Minsk doit être suivie ; ce qui signifie que chaque partie doit respecter ses engagements. Vous savez que le conseil européen l’a rappelé hier de façon très nette et l’Italie comme la France ne ménagent pas leurs efforts pour progresser dans cette direction que nous appelons souvent « désescalade »."

- Conseil franco-italien de défense et de sécurité - Tunisie - Libye - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Caen, 21/03/2015)

"Au cours de nos entretiens, nous avons redit le soutien, la solidarité que nous apportons à la Tunisie et aux Tunisiens. Nous considérons que ce soutien, avec celui de nos partenaires européens, devra être encore accru dans les prochaines semaines, notamment dans deux directions : la direction socio-économique, puisque l’expérience démocratique tunisienne doit être absolument soutenue, et aussi, bien sûr, dans le domaine de la sécurité."

- Tunisie - Attaque terroriste - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM » (Paris, 19/03/2015)

"On pense à nos amis tunisiens, et on est à leurs côtés, parce que c’est la démocratie tunisienne qui est attaquée. C’est effrayant. On sait que le terrorisme aujourd’hui est devenu un mal mondial, mais vraiment, hier je recevais mon collègue le ministre des affaires étrangères tunisien, et je lui ai dit à quel point nous nous sentions tous Tunisiens. Alors cela risque d’avoir des effets bien sûr, économiques aussi, mais il faut contrer ces effets et être absolument solidaire dans la lutte contre le terrorisme qui aujourd’hui est un mal absolu."

- Tunisie - Attaque terroriste - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec son homologue tunisien - propos de M. Fabius (Paris, 18/03/2015)

"Le président de la République française s’est entretenu avec son homologue tunisien. C’est, comme l’a dit mon collège tunisien, l’exemple tunisien qui est visé. C’est ce modèle de transition démocratique et d’alternance politique pacifique que les terroristes ont voulu frapper. Mais ils ne gagneront pas. Le peuple tunisien saura se relever de cette tragédie avec le même désir de démocratie et la même volonté de préserver la cohésion nationale qu’il a manifestés au cours de ces derniers mois."

- Dérèglement climatique - Tribune conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Børge Brende, ministre norvégien des affaires étrangères, publiée dans le site internet d’information « Liberation.fr » (Paris, 17/03/2015)

"Le changement climatique est plus rapide dans l’Arctique que dans la majeure partie du reste du monde. La vitesse de réchauffement de l’Arctique est près de deux fois plus élevée que la moyenne mondiale, comme le prouve le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Même une faible hausse de la température produira des effets considérables. Les glaciers connaîtront une fonte accélérée qui contribuera à une nouvelle élévation du niveau des mers, et celle du permafrost libérera des gaz à effet de serre en quantités accrues. La fonte de la banquise aura des conséquences dramatiques pour les moyens de subsistance des habitants de l’Arctique, et en particulier pour le mode de vie traditionnel des populations autochtones du Nord."

- Iran - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en marge du conseil affaires étrangères (Bruxelles, 16/03/2015)

" Sur l’Iran, nous avons une réunion dans quelques dizaines de minutes, avec M. Zarif, qui est le ministre iranien, et mes collègues allemand, britannique et Federica Mogherini. Nous allons discuter pour essayer de voir si nous pouvons avancer. J’ai eu l’occasion de le dire la semaine dernière, puisque je réunissais à Paris à la fois John Kerry et un certain nombre de ministres qui participent à la négociation : nous souhaitons un accord, simplement si l’accord est vraiment solide."

- Syrie - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en marge du conseil affaires étrangères (Bruxelles, 16/03/2015)

"Je sais qu’il y a eu beaucoup de commentaires par rapport aux déclarations faites par le secrétaire d’État américain John Kerry sur la Syrie. J’ai eu John Kerry ce matin au téléphone : il m’a assuré qu’il n’y avait absolument rien de nouveau dans la position américaine sur la Syrie. Dont acte. De toutes les manières la France est un pays indépendant. Notre politique extérieure par rapport au drame qui se passe en Syrie n’a pas changé. Elle est dictée à la fois par l’exigence de la paix et par le droit international, et elle repose sur ce qu’on a appelé « Genève-I ». Tout est dans le communiqué de « Genève-I »."

- Attractivité - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 16/03/2015)

"Ce qui est important, c’est que le niveau d’investissements atteint est le deuxième plus élevé depuis dix ans, ce qui est positif. Nous attirons des investissements surtout dans les fonctions stratégiques, par exemple la recherche et les quartiers généraux. Je me réjouis également d’une diversité des pays d’origine : plus de la moitié viennent d’Europe naturellement, mais 22 % viennent d’Amérique du Nord et 12 % d’Asie."

- Japon - Relations bilatérales - Union européenne - Afrique - Échanges de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec les correspondants de presse français (Tokyo, 14/03/2015)

" Sur le plan politique, il y a une certaine stabilité. M. Abe dispose d’une stabilité forte, son gouvernement a le temps de travailler. Nous avons fait le choix de travailler ensemble, dans le domaine économique notamment - j’ai passé en revue avec M. Fumio Kishida l’ensemble de ces sujets : échanges commerciaux, investissements commerciaux, culturels, éducatifs, recherche, innovation. J’ai soumis le projet au gouvernement japonais, projet qui vient de l’ambassadeur, de faire de l’année prochaine l’Année franco-japonaise de l’innovation."

- Japon - Dérèglement climatique - Échanges de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec les correspondants de presse français (Tokyo, 14/03/2015)

"Le cyclone qui n’est pas passé loin de la Nouvelle Calédonie souligne l’urgence de développer un système de prévention, d’alerte, que j’ai appelé « Climate disaster warning ». Il y a des choses qui ont été faites dans différents pays, mais il n’y a pas un système mondial qui permette de prévenir ces catastrophes."

- Japon - Chine - Échanges de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la presse japonaise (Tokyo, 14/03/2015)

"En ce qui concerne notre accord intergouvernemental (AIG) et la réunion du 2+2, ce sont des actions positives qui sont tournées vers la paix et la sécurité. Nous considérons que la France et le Japon sont des puissances de paix et de sécurité et nous travaillons ensemble dans cet objectif."

- Japon - Conseil de sécurité - Échanges de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la presse japonaise (Tokyo, 14/03/2015)

"Nous souhaitons qu’il y ait une réforme de l’ONU et en particulier du Conseil de sécurité, à partir de l’idée simple selon laquelle il faut que le Conseil soit représentatif du monde d’aujourd’hui, qui n’est pas le même qu’en 1945. La composition actuelle n’est pas représentative du monde actuel. Nous sommes partisans d’une réforme où le Japon aurait pleinement sa place. Évidemment, ce sera très difficile, il faut l’accord de tous les membres permanents du Conseil de sécurité."

- Japon - Tourisme - Échanges de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec les correspondants de presse français (Tokyo, 14/03/2015)

"La troisième partie de ce déplacement c’est l’aspect gastronomique. Il peut faire sourire mais c’est très important pour l’image du tourisme, dont je suis responsable, qui représente 8% des emplois en France. Quand on demande aux gens, y compris au Japon, où ils veulent aller, c’est la France qui sort en tête."

- Japon - Partenariat dans le domaine de la défense - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense (Tokyo, 13/03/2015)

"La France et le Japon ont noué un partenariat d’exception, qui se traduit par une coopération dans les domaines stratégiques, comme la défense, la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité, les technologies spatiales ou encore l’énergie. Le Japon est d’ailleurs en Asie le pays avec lequel la France a mis en place, au plus haut niveau, un tel dialogue politique et de défense. Cela illustre le niveau exceptionnel de confiance qui fonde notre partenariat sur la base de valeurs partagées et d’intérêts communs."

- Ukraine - Russie - Échanges de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la presse japonaise (Tokyo, 14/03/2015)

"L’accord de Minsk a été possible parce que la France et l’Allemagne, dans le cadre du format de Normandie, ont réussi à convaincre l’Ukraine et la Russie d’aboutir à un accord. Cet accord est positif, parce qu’auparavant nous étions dans l’escalade, et depuis nous sommes dans la désescalade des tensions. Nous continuons à suivre cela de près et dans quelques minutes, j’aurai au téléphone mes collègues ukrainien et russe à ce sujet. Il y a incontestablement une désescalade, le cessez-le-feu est respecté et le retrait des armes lourdes a considérablement progressé. Ceci est largement reconnu de part et d’autre, le président Porochenko a fait une déclaration en ce sens et les Russes considèrent qu’il y a eu des progrès. Il reste cependant des tensions, autour de l’aéroport de Donetsk et non loin de Marioupol. D’autre part, la décision a été prise de porter à 1.000 le nombre d’observateurs de l’OSCE, qui jouent un rôle très utile, dès lors qu’ils peuvent inspecter partout."

- Japon - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec les correspondants de l’AFP et du Monde (Tokyo, 13/03/2015)

"Nous avons un dialogue régulier avec le Japon, qui se fonde sur une communauté de valeurs et sur notre volonté d’agir pour la paix afin d’assumer notre responsabilité internationale. Nous avons donc un dialogue régulier, une rencontre annuelle au plus haut niveau : cette année, il est probable que ce sera le Premier ministre français qui arrivera ici à l’automne. Nous avons des consultations permanentes entre les affaires étrangères et j’ai eu depuis octobre trois entretiens avec mon collègue et ami M. Kishida ; des visites nombreuses entre les deux pays ont été par ailleurs effectuées. Nous avons des réalisations concrètes dans un certain nombre de domaines : développement durable, énergie, innovation et l’accent sera mis dessus à partir de l’année prochaine avec l’Année de l’innovation, mais aussi défense et sécurité."

- Accident en Argentine - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Rabat, 10/03/2015)

"Les Français s’identifient à ces athlètes. Ce ne sont pas que des athlètes qui sont morts, ce sont des figures, des parcours, des vies que l’on connaissait. Nous avons vibré pour eux, avec eux. C’était des personnes pleines de vitalité qui représentaient le meilleur de la France. Et, tout à coup, les applaudissements qu’on leur a prodigués se finissent dans le drame. C’est pour cela que nous sommes tellement touchés."

- Maroc - Libye - Point de presse conjoint de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et de son homologue marocain, M. Salaheddine Mezouar - Propos de M. Fabius (Rabat, 09/03/2015)

"La Libye est une préoccupation pour tous. Nous avons beaucoup parlé de la Libye lors de réunion à Riga de l’ensemble des ministres des affaires étrangères européens. Nous soutenons la position des Nations Unies et nous soutenons l’action du Maroc qui cherche à trouver une solution. Cette solution est dans la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Une action en commun devra ensuite être menée contre Daech."

- Maroc - Libye - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV » (Rabat, 09/03/2015)

"Sur la Libye, la question d’une intervention n’est pas, à ce jour, d’actualité. La question est d’abord de trouver une solution politique. Actuellement, comme vous le savez sans doute, il y a - j’en ai parlé avec le Roi, précisément, et avec mon collègue des affaires étrangères - une médiation marocaine, en liaison avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, M. Bernardino Leon, pour essayer de créer en Libye un gouvernement d’union nationale."

- Maroc - Libye - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la radio marocaine « Medi 1 » (Rabat, 10/03/2015)

"Nous avons une analyse que je crois extrêmement voisine de celle du Maroc. Ce dernier joue un rôle important dans ce domaine puisque c’est à Rabat que le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, M. Bernardino Leon, essaye de favoriser une médiation pour réaliser un gouvernement d’union nationale en Libye. Le Maroc est ainsi au coeur de la problématique."

- Maroc - Politique africaine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la radio marocaine « Medi1 » (Rabat, 10/03/2015)

"Le Maroc veut, sur le plan économique mais aussi sur d’autres plans, travailler de plus en plus avec l’Afrique. La France travaille énormément avec l’Afrique. Notre idée, c’est que notre coopération ne doit pas être simplement bilatérale - France/Maroc, Maroc/France - mais qu’elle doit être en direction de pays tiers, notamment en Afrique. Nous travaillons dans cette direction sur le plan économique, sur le plan culturel. C’est un des éléments du renouvellement de notre coopération dont j’ai parlé."

- Maroc - Relations bilatérales - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et de son homologue marocain, M. Salaheddine Mezouar - Propos de M. Fabius (Rabat, 09/03/2015)

"Je suis extrêmement heureux, un mois jour pour jour après l’entretien entre Sa Majesté le Roi et le président François Hollande, d’être aujourd’hui et demain au Maroc, accueilli avec gentillesse et chaleur par mon collègue et ami le ministre des affaires étrangères. Je viens d’avoir l’honneur d’être reçu par Sa Majesté le Roi, nous avons eu avec mon collègue des entretiens fructueux, en vous quittant j’irai rejoindre le Premier ministre marocain, puis j’inaugurerai la saison culturelle franco-marocaine, et enfin nous dinerons ensemble avec mon homologue. Demain matin je rencontrerai un certain nombre de chefs d’entreprises et d’élites économiques, ainsi que des membres du gouvernement marocain. Si j’avais à qualifier en trois substantifs cette visite, je dirais : relance, renforcement et renouvellement."

- Maroc - Relations bilatérales - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV » (Rabat, 09/03/2015)

"Oui, elle est derrière nous. Il est vrai que l’on a eu une période de difficultés, mais ces difficultés ont été réglées. Maintenant, c’est la période de renforcement et de renouvellement de nos relations. C’est le sens de la visite qui sera d’ailleurs suivie d’autres visites : Manuel Valls va venir ici au mois d’avril ; ensuite, le Premier ministre marocain viendra en France fin mai - début juin. Les relations sont donc reparties sur le bon pied."

- Maroc - Relations bilatérales - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec la radio marocaine « Medi1 » (Rabat, 10/03/2015)

"C’est vrai qu’il y a eu une période qui était difficile avec des turbulences liées notamment à des questions juridiques et maintenant elle est derrière nous. Le président de la République et sa Majesté le Roi se sont vus et j’ai constaté, en étant reçu par le Roi, par le chef du gouvernement et par d’autres ministres, que maintenant cette brouille était derrière nous. Comment l’a-t-on vécue ? Comme ministre des affaires étrangères, mon souhait a toujours été que les relations soient bonnes et même excellentes. S’agissant du Maroc, nous avons une tradition de relations excellentes et c’est un pays que j’aime beaucoup, aussi ce fut une période peu agréable. Finalement nous avons réussi à sortir de ces difficultés."

- Maroc - Dérèglement climatique - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et de son homologue marocain, M. Salaheddine Mezouar - Propos de M. Fabius (Rabat, 09/03/2015)

"Nous voulons également aborder ensemble la question du climat. La lutte contre le dérèglement climatique est une des principales questions qui se pose au monde puisqu’elle concerne la vie de la planète, la nôtre et celle de nos enfants. Il suffit de voir la progression des déserts, la montée des eaux, les conséquences sur la capacité à nourrir la planète etc."

- Lutte contre le terrorisme - Mali - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et de son homologue marocain, M. Salaheddine Mezouar - Propos de M. Fabius (Rabat, 09/03/2015)

"Il y a eu un attentat à Bamako il y a deux jours, un attentat à Kidal hier, la situation au Mali est plus difficile que jamais. En janvier dernier, votre homologue marocain a critiqué la méthode utilisée par la France dans les négociations inter-maliennes et notamment le fait que le Maroc ne soit pas associé. Avez-vous abordé le sujet avec votre homologue ? De quelle manière le Maroc peut-il aider à conclure l’accord signé à Alger qui doit encore être paraphé par les groupes rebelles ?"

- Lutte contre le terrorisme - Mali - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV » (Rabat, 09/03/2015)

"J’interprète cet attentat comme une attaque contre la paix. Vous savez qu’en ce moment même un texte a été proposé, à la fois au gouvernement malien et aux groupes que l’on appelle les « groupes du nord », sous médiation algérienne, qui permet de terminer le conflit inter-malien. Même si nous n’avons pas encore les résultats de l’enquête, c’est précisément à ce moment-là que des terroristes ont frappé. Mon analyse, c’est qu’ils veulent empêcher la paix qui est absolument indispensable."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Daech - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV » (Rabat, 09/03/2015)

"Boko Haram est en train d’être durement contré, à la fois par l’armée nigériane, le Niger, le Cameroun et le Tchad. Boko Haram se trouve donc pour la première fois dans une certaine difficulté. En se mettant sous la protection, si je puis dire, de Daech, cela peut être une manière d’essayer de réagir à cette difficulté ; il s’agit donc là peut-être d’un aveu de faiblesse. En même temps, il est vrai que si tous ces groupes font masse, cela peut être un moyen supplémentaire d’intervenir dans le terrorisme. Cela veut dire que Boko Haram et Daech sont des mouvements terroristes internationaux qu’il faut combattre internationalement. Cela nous renforce, la France et beaucoup d’autres pays, dans notre détermination de les combattre, avec le soutien de l’ONU et de la communauté internationale."

- Lutte contre le terrorisme - Persécution des minorités - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international et de son homologue marocain, M. Salaheddine Mezouar - Propos de M. Fabius (Rabat, 09/03/2015)

"Nous avons décidé avec le président de la République de convoquer le conseil de sécurité des Nations Unies le 27 mars, sous présidence de la France. Je présiderai personnellement cette réunion qui sera consacrée à la situation des chrétiens d’orient et des autres minorités. Nous affirmerons que nous sommes aux côtés d’elles et que nous n’acceptons pas qu’elles soient persécutées. Nous espérons que cette réunion permettra à beaucoup de pays de montrer leur volonté de ne pas accepter ce mouvement terrible que les terroristes infligent à beaucoup de régions en refusant aux minorités le droit d’exister."

- Lutte contre le terrorisme - Persécution des minorités - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV » (Rabat, 09/03/2015)

"S’agissant des chrétiens d’Orient, qui sont persécutés comme d’autres minorités, nous, la France, n’acceptons pas ces persécutions. C’est la raison pour laquelle, avec le président de la République - je vous l’annonce -, nous avons décidé de réunir, le vendredi 27 mars à New York, le conseil de sécurité des Nations Unies. Je présiderai cette réunion, avec mes collègues ministres, pour lancer un appel au monde pour lutter contre la persécution des chrétiens d’Orient et des autres minorités ; ce qui est fait à ces minorités est absolument inacceptable."

- Mali - Attentat à Bamako - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de John Kerry, secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique - Propos de M. Fabius (Paris, 7 mars 2015)

"Et puis, bien sûr, nous avons abordé la question de l’attentat qui vient d’avoir lieu à Bamako. Mon ami John Kerry m’a présenté ses condoléances pour ce qui s’est passé. C’est un acte terroriste lâche, odieux, qui visait un restaurant très fréquenté de Bamako fréquenté à la fois par des citoyens maliens et par la communauté expatriée. À l’heure où je vous parle, il n’y a pas encore de revendication de cet attentat."

- Iran - Programme nucléaire - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue américain - Propos de Laurent Fabius (Paris, 7 mars 2015)

"Sur l’état des négociations concernant le nucléaire iranien - nous allons en parler aussi avec nos amis -, il y a des progrès dans certains domaines mais il y a aussi des divergences qui doivent être comblées ; il y a donc encore du travail à surmonter. Nous partageons l’objectif d’un accord solide qui permette à l’Iran de poursuivre un programme nucléaire civil mais en montrant concrètement et avec certitude qu’il renonce à tout objectif nucléaire. Ceci devra se refléter dans les paramètres de la discussion et de l’accord éventuel."

- Iran - Irak - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de John Kerry, secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique - Propos de Laurent Fabius (Paris, 7 mars 2015)

"Nous connaissons l’influence de l’Iran chiite en Irak. Maintenant, il est très important que le gouvernement irakien ait une pratique inclusive, c’est-à-dire que toutes les communautés (chiite, sunnite, kurde…) s’y retrouvent. Si nous voulons que le combat soit mené contre Daech, il faut que la population et l’armée irakiennes soient totalement mobilisées. Et l’expérience prouve qu’elles ne peuvent l’être que si toutes les communautés - grâce à un gouvernement et à une pratique inclusive - sont engagées. C’est un point sur lequel nous insistons toujours auprès du gouvernement irakien et de ses différents partenaires."

- Dérèglement climatique - Journée internationale des droits des femmes - Tribune de Laurent Fabius (Paris, 7 mars 2015)

"L’année 2015 sera décisive pour notre planète : en décembre à Paris, l’objectif de la COP 21 sera de conclure un accord universel permettant de limiter le réchauffement climatique à deux degrés. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je veux insister sur un point important : la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes peut contribuer au succès de cette négociation - inversement, un succès de la COP 21 contribuerait à réduire ces inégalités."

- Dérèglement climatique - Contribution européenne à la COP21 - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 7 mars 2015)

"Je salue la présentation par l’Union européenne le 6 mars de son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030."

- Politique étrangère - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"Croyez-vous que sur l’Iran et sur la question du nucléaire iranien, c’est un sujet que vous connaissez bien, la France soit alignée ? Vous vous rappelez ce qui s’est passé. Croyez-vous que, en Syrie précisément, la France soit alignée ? Croyez-vous qu’en Afrique, on va peut-être parler du Mali…"

- Lutte contre le racisme et l’antisémitisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"C’est une grande loi, c’est principiel pour la République. Simplement, beaucoup de gens font remarquer, et ils ont raison, qu’à l’époque où la loi a été faite, cela avait été par rapport à la religion catholique. Il n’y avait pas autant de musulmans en France qu’aujourd’hui. J’ai justement beaucoup apprécié les propositions du ministre de l’intérieur, M. Bernard Cazeneuve, qui dit que tout en respectant la loi de 1905, c’est-à-dire sans la changer, on peut faire en sorte, par exemple, de former les imams, de lutter contre la radicalisation, c’est ça qu’il faut faire, mais pas changer la loi…"

- Dérèglement climatique - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"C’est très compliqué, parce qu’il y a 196 parties, et il faut qu’à la fin de la conférence, puisque je vais la présider, je dise, une fois qu’on aura élaboré le texte : « Mesdames et Messieurs, que ceux qui sont d’avis de l’adopter lèvent la main, puis que ceux qui sont d’un avis contraire lèvent la main ». Et il ne faut pas qu’il y ait d’avis contraires. Car on ne peut - c’est une règle de l’ONU - avoir un accord que si tout le monde est d’accord. Imaginez mettre d’accord la Russie, les États-Unis, la Chine, la Malaisie, le Canada, l’Australie, l’Europe, etc. C’est la principale difficulté. Mais l’objectif il est absolument central. Actuellement, on produits des gaz à effet de serre qui font que le climat est en train de complétement se détraquer avec de nombreux typhons, inondations, sécheresse…"

- Union européenne - Politique économique - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"La France, a des progrès à faire sur le plan économique, pas seulement par rapport à l’Europe, mais en général. Quand vous avez un déficit budgétaire important, quand vous avez des dettes, quand vous avez une croissance insuffisante, que l’Europe nous dise quelque chose ou non, de toutes les manières, il faut agir. On a commencé à le faire."

- Boko Haram - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, « avec RFI » (Paris, 28/02/2015)

"Ce qui m’a frappé dans ma tournée africaine, c’est la confirmation que Boko Haram représentait un danger énorme, à la fois par les exactions auxquelles il se livre et par l’importance des moyens lourds dont il dispose. À partir de là, l’Union africaine et les pays africains concernés ont pris une décision de rassembler leurs forces pour combattre Boko Haram."

- Mali - Sahel - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"Nous sommes le 2 mars 2015, les terroristes ont été chassés, la légalité a été rétablie, il y a un président de la République et une Assemblée nationale, les crédits nécessaires au développement ont été votés, et maintenant il y a - espérons-le - une solution politique. C’est remarquable. Le premier gagnant ce sont les Maliens, puisque vous savez qu’il y avait une opposition entre le nord et le sud et cet accord vise à mettre fin à cette opposition. Deuxième gagnant, la stabilité régionale, et troisième gagnant, la sécurité internationale, puisque si le Mali n’est pas stabilisé, évidemment cela a des incidences sur le terrorisme. Si cet accord est signé, c’est remarquable, et je veux rendre hommage à la fois à ceux qui acceptent cet accord, et à la médiation algérienne, à mon ami Lamamra, le ministre des affaires étrangères algérien qui, avec la diplomatie algérienne, nous et d’autres, a fait un travail remarquable."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"Quelle est la solution là-bas ? La solution est politique. Ce qu’il faut et ce à quoi nous travaillons, avec d’autres pays - vous avez cité les Russes, mais aussi des pays arabes, - c’est à une solution qui préserve l’unité de la Syrie - c’est très compliqué - et qui respecte les communautés. Dans cette solution il faudra qu’il y ait non pas Bachar, qui est absolument déconsidéré, mais certains éléments du régime, plus l’opposition modérée ; d’ailleurs cette semaine nous allons recevoir l’opposition modérée en France. Vous avez peut-être vu - c’était une dépêche d’hier - que l’opposition, courageuse, a dit : « la politique de la France est une politique exemplaire ». Depuis le début, nous sommes des gens pragmatiques. Nous savons bien que ce n’est pas la solution militaire qui va l’emporter et qu’il faudra donc qu’il y ait un accord, mais pas avec M. Bachar al-Assad, avec certains…"

- Ukraine - Russie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

" Il faut donc appliquer l’accord de Minsk et, là-dessus, tout le monde reconnaît que l’action, à la fois de l’Allemagne et de la France, a été tout à fait décisive. Depuis le début de cette affaire ukrainienne, nous avons toujours pris la même position."

- Russie - Assassinat de M. Boris Nemtsov - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « BFM TV - RMC » (Paris, 02/03/2015)

"Je veux condamner l’assassinat absolument révoltant de cet opposant. J’avais eu l’occasion de rencontrer Boris Nemtsov lorsqu’il était vice Premier ministre d’Eltsine. Ensuite, je veux demander - comme cela a été fait d’ailleurs par d’autres - une enquête parce que cela soulève toute une série de questions."

- Syrie - Tribune conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Philip Hammond, ministre britannique des affaires étrangères et du Commonwealth, publiée dans « Le Monde » (Paris, 28/02/2015)

"Pour notre propre sécurité nationale, nous devons venir à bout de Daech en Syrie. Nous avons besoin d’un partenaire pour agir contre les extrémistes, donc d’un règlement politique négocié entre les différentes parties syriennes et conduisant à un gouvernement d’unité. Celui-ci devrait réunir certaines structures du régime existant, la Coalition nationale et d’autres composantes qui ont de la Syrie une vision modérée, inclusive, respectant les différentes communautés du pays. Il est clair pour nous que Bachar Al-Assad ne peut s’inscrire dans un tel cadre."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 25 février 2015)

"Hier, effectivement, j’ai réuni ce qu’on appelle le format « Normandie », mes trois homologues, allemand, ukrainien, russe, parce que je trouvais nécessaire de faire le point sur la situation. On a passé plusieurs heures ensemble et finalement publié un communiqué."

- Yémen - Enlèvement d’une ressortissante française - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 25 février 2015)

"Elle a été enlevée à 11h45 heure française, à un check-point à Sanaa. Elle était dans un taxi avec son accompagnatrice et les deux ont été enlevées. Évidemment tous les services sont mobilisés, comme toujours, avec beaucoup de détermination, et de discrétion en même temps, mais c’est un pays dans un état complètement anarchique. Et il faut avoir à l’esprit que nous avions donné l’ordre d’évacuation de l’ambassade et de l’ensemble des Français déjà il y a deux semaines. Mais tous les services sont mobilisés pour essayer, bien sûr, de la retrouver."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 25 février 2015)

"Un contrat a été passé avec l’Égypte et d’un point de vue industriel c’est très positif. Mais pour l’Inde c’est compliqué. Je suis allé en Inde encore récemment, j’ai vu le Premier ministre indien et c’est un contrat qui est discuté depuis plusieurs années. On souhaite qu’il voie le jour, mais c’est compliqué. C’est un contrat beaucoup plus large que celui signé avec l’Égypte. Il y a aussi d’autres prospects, comme on dit, dans un certain nombre de pays arabes. Voilà où on en est."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Cameroun - Conférence de presse de Laurent Fabius (Yaoundé, 21 février 2015)

"La France est l’amie du Cameroun et donc il est tout à fait légitime que nous soyons là pour dire notre soutien et notre solidarité au Cameroun dans sa lutte, et pour dire ce que j’ai dit tout à l’heure au président Biya, que nous voulons saluer le courage des Camerounais. Vous avez subi des pertes, aussi bien sur le plan militaire que sur le plan de la population civile et j’ai présenté au nom du président français mes condoléances au président du Cameroun."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Cameroun - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue de l’entretien avec Paul Biya, président de la République du Cameroun (Yaoundé, 21 février 2015)

"Je viens de voir le président Biya, c’est toujours un plaisir et un honneur que de discuter avec le président du Cameroun. Je lui ai dit le sens de ma visite, qui est une visite de solidarité et d’amitié profonde avec le peuple camerounais et les autorités camerounaises. Le président a bien voulu me dire qu’il était très heureux, dans cette période qui est difficile, que la France soit aux côtés du Cameroun comme toujours."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Cameroun - Déclaration de Laurent Fabius à la sortie de son entretien avec son homologue camerounais (Yaoundé, 21 février 2015)

"Nous sommes tous les deux ministres des relations extérieures. Avec M. Pierre Moukoko Mbonjo, ministre des relations extérieures du Cameroun, nous avons parlé de la situation régionale, bien sûr des problèmes graves posés par Boko Haram, et de l’attitude extrêmement courageuse du Cameroun."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Cameroun - Échanges avec la presse de Laurent Fabius à son arrivée (Yaoundé, 21 février 2015)

"Je suis très heureux d’être ici au Cameroun dans le cadre d’une tournée régionale à la demande du président français. L’objet de cette visite, c’est d’apporter le soutien et la solidarité de la France, en particulier au Cameroun, ce pays ami, qui est dans une situation difficile à cause des exactions de Boko Haram. Je dis toujours que Boko Haram ce sont des faux religieux et de vrais criminels, et leur comportement va au-delà de l’horreur. Et heureusement, à la fois nos amis camerounais, tchadiens, nigériens réagissent, en plus de ce que peuvent faire les Nigérians."

- Roumanie - Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de sa rencontre avec Bogdan Aurescu, ministre des affaires étrangères de Roumanie (Paris, 23 fevrier 2015)

"En matière de coopération bilatérale, la France et la Roumanie ont une longue expérience en matière de coopération administrative et aujourd’hui nous travaillons à les renforcer encore au bénéfice de nos deux pays. La Roumanie est un pays qui se modernise, qui, sur le plan économique a des résultats appréciables et les entreprises françaises peuvent et veulent contribuer encore davantage à ce processus."

- Cameroun - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue de l’entretien avec Paul Biya, président de la République du Cameroun (Yaoundé, 21 février 2015)

"Nous avons, avec nos amis au Cameroun, mis au point ce que nous appelons le C2D. C’est-à-dire qu’il y avait un certain nombre d’endettements, et nous les avons transformés en investissements, pour aider le Cameroun à se développer. En ce moment, la situation n’est pas facile parce que vous avez une série de problèmes, et à ceci se rajoutent bien sûr les coûts de cette guerre, non seulement sur le plan humain mais aussi sur le plan financier."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Paris, 23 février 2015)

"L’un des traits de la position de la France c’est qu’elle peut aider mais ne peut pas se substituer aux Africains. Depuis très longtemps, nous avons souhaité que les Africains prennent leurs affaires en mains quand il s’agit de régler les conflits. C’est ce qui passe avec Boko Haram. Et il faut qu’il y ait les blancs-seings nécessaires dont celui en premier lieu de l’Union africaine qui sera suivi d’une résolution, en mars ou en avril, des Nations Unies qui donnera une légitimité internationale incontestable et qui fournira de moyens financiers. Cela ne sera pas facile car tel ou tel pays se demandera si cette opération est bien préparée et quel en sera le coût."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Niger - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de l’entretien avecIssoufou Mahamadou, président de la République du Niger (Niamey, 22 février 2015)

"Ce sont de faux religieux et de vrais criminels. Et quand je dis de vrais criminels, il y a dans tout cela des trafics, des gangs qui agissent en particulier pour des motifs financiers. Ils disposent de moyens lourds, ils attirent des jeunes à eux par la terreur : l’un voit sa famille assassinée, à l’autre on propose une femme ou une moto, ce qu’il y a de pire dans les exactions. Et ces exactions s’adressent au Nigéria, au Tchad, au Niger, au Cameroun, mais elles peuvent aussi bien - il faut être très attentif - avoir des ramifications avec ce qui se passe au Soudan, en Centrafrique, au sahel et en Libye."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Tchad - Déclaration à la presse de Laurent Fabius à l’issue de l’entretien avecIdriss Déby, président de la République du Tchad (N’’Djamena, 21 février 2015)

"Je viens d’avoir un long entretien avec le président Idriss Déby. Je lui ai transmis d’abord un message d’amitié chaleureuse du président français et je lui ai dit la solidarité et le soutien de la France à l’égard du Tchad et de ses autorités. Le Tchad fait le maximum pour assurer la stabilité dans une région qui malheureusement est instable parce qu’on connait le problème posé par Boko Haram. Il faut saluer le courage des militaires tchadiens qui affrontent Boko Haram et je dois présenter mes condoléances bien sûr pour les pertes qui ont été occasionnées aussi bien auprès des militaires que dans la population civile. Nous avons fait un tour d’horizon de la situation, Libye, Centrafrique, Darfour, Nigeria."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Tchad - Point de presse de Laurent Fabius (N’’Djamena, base de Kosseï, 21 février 2015)

"Nous avons fait un choix qui est un choix stratégique. Nous pensons que c’est abord aux Africains à mener l’action contre Boko Haram et c’est ce qui est en train de se faire. Bien sûr, nous avons alerté, nous avons facilité cette prise de conscience. Mais vous avez vu que plusieurs pays sont maintenant engagés dans la lutte contre Boko Haram."

- Tchad - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Paris, 23 février 2015)

"En ce qui concerne la situation économique, il faut reconnaitre que le Tchad, sous la présidence d’Idriss Déby, est extrêmement courageux dans ses interventions. Ce sont de nombreux guerriers qui se battent bien dans de nombreux conflits, et ils jouent un rôle très utile. Cela a des conséquences sur les plans humain et économique. Le Tchad n’est pas un pays riche, il a un certain nombre de ressources, notamment pétrolières mais comme le prix du pétrole baisse, il a moins de ressources."

- Cameroun - Entretien deLaurent Fabius avec « RFI » (Paris, 23 février 2015)

"J’adopte toujours la même attitude pour ces dossiers douloureux. Je ne fais pas de grandes proclamations publiques qui ne servent à rien et peuvent mettre les uns et les autres dans une situation de blocage, parce que cela remet en cause telle ou telle institution. En revanche, que ce soit le président de la République, le Premier ministre ou moi-même, chaque fois que nous nous déplaçons dans un pays nous abordons ces cas et nous essayons de faire en sorte qu’il soit traité d’une manière humaine et positive."

- Libye - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de la réunion ministérielle du groupe « Méditerranée » (Paris, 20 février 2015)

"L’initiative prise par les Nations Unies aura, nous l’espérons, des résultats positifs. L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, M. Bernardino Leon, poursuit ses efforts pour parvenir à encourager un gouvernement d’union nationale. Nous sommes tous d’accord sur cette nécessité car, dans ce domaine comme dans d’autres, les solutions sont politiques. Il a fixé comme date-butoir le lundi 23 février et, comme les Nations Unies l’ont fait, nous soutenons évidemment cette perspective."

- Ukraine - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de la réunion ministérielle du groupe « Méditerranée » (Paris, 20 février 2015)

"Nous avons également fait le point sur la situation en Ukraine. Nous avons partagé nos analyses sur la situation. Nous sommes d’accord pour marquer notre forte préoccupation concernant la situation sur le terrain, pour appeler au respect des engagements - avec ce que l’on nomme les accords de Minsk - et pour poursuivre sans relâche les efforts diplomatiques. Je précise à ce sujet qu’il est probable qu’il y aura mardi prochain, une réunion des ministres des affaires étrangères de ce que l’on appelle le format « Normandie », comme nous l’ont demandé nos chefs d’État et de gouvernement."

- Union européenne - Grèce - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de la réunion ministérielle du groupe « Méditerranée » (Paris, 20 février 2015)

"Vous m’interrogez sur la position de la France, je ne peux pas engager mes autres collègues, il y a aujourd’hui même des travaux qui se poursuivent à l’Eurogroupe et le président français est intervenu à plusieurs reprises sur cette question. Je n’ai pas eu le sentiment - et ce n’est pas le sentiment que m’a retraduit notre ami grec - que la position de la France était particulièrement contestée. Je pense au contraire qu’elle est plutôt appréciée."

- Maroc - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de la réunion ministérielle du groupe « Méditerranée » (Paris, 20 février 2015)

"Non, il n’y a pas de conditionnalité. Je ne vois pas exactement la relation entre votre question et notre réunion. Je vous dirai tout simplement que le Maroc et la France sont des amis traditionnels. On le sait, il y a eu une période qui a été difficile, délicate, mais cette période est derrière nous."

- Union pour la Méditerranée - Conférence de presse de Laurent Fabius à l’issue de la réunion ministérielle du groupe « Méditerranée » (Paris, 20 février 2015)

"Nous avons ici rassemblés les membres de ce que l’on appelle le groupe « Méditerranée » qui sont les ministres des affaires étrangères des pays méditerranéens de l’Union européenne. Nous avons aussi demandé à Mme Elisabeth Guigou de participer à nos travaux, - elle est la nouvelle présidente de la Fondation Anna Lindh - ainsi qu’à M. Fathallah Sijilmassi, qui est le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée."

- Lutte contre le terrorisme - Boko Haram - Islam - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 - ITélé - Le Monde » (Paris, 15 février 2015)

"Ce sont des faux religieux et de vrais criminels. Ils s’appuient sur la religion, mais ils l’usurpent. Et il faut que les religieux musulmans nous aident, il faut qu’ils les dénoncent eux-mêmes, comme l’a fait très bien le grand imam de la mosquée Al- Azhar, au Caire."

- Égypte - Vente d’avions de combat Rafale - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1- ITélé - Le Monde » (Paris, 15 février 2015)

"Je pense qu’il y a trois gagnants dans cet accord : la France, l’Égypte et la stabilité dans la région. La France, c’est évident puisque s’agissant du Rafale, on n’en a jamais vendu à l’étranger. Il y a donc eu beaucoup de promesses, beaucoup de discussions mais enfin, pour le moment, le solde, c’était zéro."

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 - ITélé - Le Monde » (Paris, 15 février 2015)

"Nous avons négocié durement pour arriver notamment à ce cessez-le-feu. La France doit tout faire, avec l’Allemagne notamment, pour qu’il soit respecté. Mais là, comme dans l’affaire du terrorisme, tout est une affaire d’application, de mise en oeuvre. Et nous avons signé en particulier le fait qu’à J+2 les armes lourdes doivent être retirées. Ce sera essentiel, parce que l’un des apports de cet accord Minsk 2, c’est que les armes les plus puissantes doivent être retirées géographiquement, entre 50 kilomètres et 140 kilomètres de la ligne de front."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 - Itélé - Le Monde » (Paris, 15 février 2015)

"La solution n’est pas l’écroulement de ce qu’il reste de la Syrie ; ce serait absurde. La solution à laquelle les Russes travaillent, l’Égypte travaille, nous-mêmes travaillons, c’est de trouver un accord entre, d’une part, certains éléments du régime -mais pas avec M. Bachar Al-Assad compte tenu de la situation et du passé- et d’autre part, l’opposition. Nous travaillons en ce sens. Ce n’est pas par rapport à une personne en particulier mais il faut bien comprendre que dans l’état dramatique qui est celui de la Syrie, ce n’est pas sur cette personne que peut reposer l’avenir. En revanche, il faut qu’il y ait des discussions, je le dis, avec certains éléments du régime."

- Union européenne - Grèce - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1- ITélé - Le Monde » (Paris, 15 février 2015)

"La difficulté dans l’affaire grecque, c’est qu’il faut concilier deux respects, le respect du vote par les électeurs, ils ont voté contre ce que j’appellerais « l’austérité perpétuelle » et le respect des engagements de la Grèce : la Grèce a pris des engagements en matière de réforme. Il y a déjà eu des discussions et au départ, cela ne donnait pas de résultats. Maintenant, cela avance un petit peu puisque le Premier ministre Tsipras a dit que 70 % du plan de réforme qui avait été prévu précédemment pouvait être conservé, il reste les 30 % à discuter."

- Tourisme - Entretien deLaurent Fabius avec « Europe 1 - ITélé - Le Monde » (Paris, 15 février 2015)

"Comme vous l’avez souligné, je suis chargé aussi de la promotion du tourisme, national et international, qui est un secteur qui en termes d’emplois, et de commerce extérieur, est déjà extrêmement important, et qui peut devenir encore plus important. La France a des atouts naturels extraordinaires en matière de tourisme, mais on peut encore développer cela, et j’essaie de le faire. Et dans ce cadre, j’ai dit, j’étais un des premiers à le dire, que par exemple le fait que nos très grands magasins à Paris n’étaient pas ouverts le dimanche, c’était absurde !"

- Ukraine - Russie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « I Télé » (Paris, 12/02/2015)

"Si on veut maintenant entrer dans un processus, j’allais dire, normal, il faut qu’il y ait de nouveau des élections. Ce qui suppose - c’est là où c’est très compliqué - de changer de loi et de changer la Constitution. Les Ukrainiens de ces deux régions voteront pour qui ils veulent. Ensuite, ces gens élus, peut-être les mêmes qu’aujourd’hui, discuteront avec le président Porochenko. On a passé beaucoup d’heures là-dessus parce que le processus constitutionnel juridique de l’Ukraine est très complexe."

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 11 février 2015)

"Il y a un risque de guerre, c’est vrai, à trois heures d’avion de Paris. Il doit y avoir, tôt ce matin, un contact entre le président français et la chancelière. À partir du point des négociations, on va décider ou non d’aller à Minsk, mais je pense que la décision sera prise d’y aller."

- Union européenne - Questions économiques - Grèce - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 11 février 2015)

"Sur le plan économique, c’est vrai il y a une grande difficulté. D’une part, les électeurs grecs ont voté pour qu’il y ait un changement radical et, d’autre part, la Grèce a pris des engagements, en particulier des engagements en termes d’endettement."

- Ukraine - Russie - Conseil affaires étrangères - Échanges deLaurent Fabius avec des représentants de la presse (Bruxelles, 9 favrier 2015)

"Où en étions nous jusqu’à ces derniers jours ? La situation en Ukraine était complètement bloquée. Il y a eu une initiative diplomatique de la part du président français, de la chancelière allemande et les choses commencent - commencent, il faut être très prudent - à bouger."

- Ukraine - Russie - Échange de Laurent Fabius avec « France24 » (Munich, 8 février 2015)

"Cela reste très tendu. Nous espérons que les choses vont avancer, pas pour une paix sur le papier, mais une paix sur le terrain. Nous sommes une puissance de paix et nous ferons le maximum pour trouver une solution raisonnable."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (New Delhi, 5 février 2015)

"As far as science is concerned, the old « climate scepticism » is no longer an option. The last IPCC report confirmed that climate change - or rather « climate disruption » - is an obvious threat. And we must all thank Dr Pachauri, Chairman of the IPCC, for his magnificent leadership on this. The scientific community has done its job. Now, governments, local authorities, the business community, and the civil society, need to act."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius « avec TV5 » (Pékin, 31 janvier 2015)

"La proximité est extraordinaire entre la Chine et la France. Nous sommes vraiment des partenaires extrêmement proches. Aussi bien la visite du président en Chine que celle du président Xi en France avaient été très bonnes et la visite du Premier ministre Valls est excellente."

- Lutte contre le terrorisme - Conférence de presse de Laurent Fabius (Koweït, 27 janvier 2015)

" Le terrorisme est un danger pour nous tous. C’est un danger international, la réponse doit donc être internationale ; c’est la raison pour laquelle nous sommes côte à côte. Je voudrais ajouter que la présentation des faits par certains terroristes, selon laquelle ils agiraient au nom d’une religion, est une présentation mensongère. Personne ne peut tuer au nom d’une religion et lorsque nous combattons contre le terrorisme, en fait, nous voulons combattre ces gens qui sont, non seulement des menteurs, mais des assassins. Ce sont d’abord les musulmans que nous protégeons puisque ce sont eux qui sont les premières victimes de ces terroristes."

- Iran - Conférence de presse de Laurent Fabius (Koweït, 27 janvier 2015)

"Concernant l’Iran, votre question porte sur le nucléaire iranien, sur la discussion que nous avons depuis déjà pas mal de temps avec les Iraniens. Vous savez que cette discussion est organisée au sein d’un groupe que l’on appelle le « 5+1 ». Il y a, d’une part, les 5 membres permanents du Conseil de sécurité - la France est un des 5 membres permanents - ainsi que les Allemands et, d’autre part, nos collègues iraniens. C’est une discussion dans laquelle il faut aller à l’essentiel."

- Koweït - Relations bilatérales - Conférence de presse de Laurent Fabius (Koweït, 27 janvier 2015)

"Le sens de ma visite est de dire à nos amis koweïtiens que nous voulons porter notre partenariat au plus haut niveau. J’ai parlé d’un partenariat « triple A » comme Amitié, Ambition et Action. Nos relations politiques sont excellentes ; elles le sont depuis longtemps. La France a été aux côtés du Koweït dans des temps difficiles, comme le Koweït a toujours été aux côtés de la France, qu’il s’agisse des moments aisés ou des moments plus dangereux. Sur le plan politique nous sommes donc davantage que des partenaires, nous sommes des amis, des frères."

- Lutte contre le terrorisme - Ukraine-Russie - Climat - Questions économiques - Voeux à la presse de Laurent Fabius (Paris, 26 janvier 2015)

"Je veux dire à quel point la liberté de la presse et la liberté d’expression sont des biens fondamentaux. Nous avons tous à l’esprit et dans le coeur des collègues qui ont été assassinés parce qu’ils manifestaient la liberté d’expression mais nous avons aussi dans le coeur la réaction extrêmement forte qui fut celle de la population française unie et de beaucoup de dirigeants internationaux qui sont venus nous soutenir à Paris et, spontanément, vous le savez tous, la réaction de beaucoup de citoyens à travers le monde qui ont voulu manifester leur solidarité avec la France."

- République centrafricaine - Libération de Mme Claudia Priest - Propos de Laurent Fabius avec divers médias (Paris, 25 janvier 2015)

"Je voudrais dire le bonheur que c’est pour nous tous de vous retrouver. Quand je dis, nous tous, je pense bien sûr à votre famille mais je pense aussi aux Français, qui se sont sentis très proches de vous. Je m’associe aussi aux remerciements que vous avez formulés pour tous ceux qui ont aidé à votre libération. On y a cru dès le début, mais enfin, on ne peut connaître le dénouement qu’à la fin."

- République centrafricaine - Libération de Mme Claudia Priest - Entretien de Laurent Fabius avec « France info » (Paris, 23 janvier 2015)

"Je remercie beaucoup à la fois l’ambassade qui a fait un grand travail, nos militaires, le gouvernement centrafricain, l’archevêque de Bangui aussi qui nous a beaucoup aidés."

- République centrafricaine - Libération de Mme Claudia Priest - Entretien de Laurent Fabius avec « Itele » (Paris, 23 janvier 2015)

"C’est une femme au grand coeur qui donne une partie importante de sa vie pour les Africains car vous savez qu’elle anime avec son mari une association bénévole qui aide la Centrafrique pour construire des puits. C’était donc d’autant plus révoltant qu’elle soit enlevée."

- Arabie Saoudite - Décès de Sa Majesté le Roi Abdallah bin Abdelaziz Al Saoud - Entretien deLaurent Fabius avec « RTL » (Paris, 26 janvier 2015)

"C’est évidemment la place de la France, d’abord parce que nous avons, de tout temps, des relations extrêmement bonnes avec l’Arabie Saoudite, quels que soient d’ailleurs les présidents qui se sont succédé ici."

- Arabie Saoudite - Entretien de Laurent Fabius avec la Radiotélévision suisse (Davos, 23 janvier 2015)

"Je veux vraiment, au nom de la France, dire à l’ensemble des habitants de l’Arabie Saoudite nos condoléances et en particulier à l’un de mes amis, le prince Saoud Al-Fayçal, le ministre des affaires étrangères, que je connais bien et qui est évidemment très affecté."

- Arabie Saoudite - Décès de Sa Majesté le Roi Abdallah bin Abdelaziz Al Saoud - Entretien de Laurent Fabius avec « France24 » (Davos, 23 janvier 2015)

"Le roi était un homme d’État qui était au pouvoir depuis 10 ans. Il avait une influence et une autorité très forte. Nous l’avons rencontré à plusieurs reprises avec François Hollande. C’était un homme âgé et souffrant ; la succession avait donc été prévue. Le président de la République se rendra lundi matin à ses obsèques et je l’accompagnerai."

- Lutte contre le terrorisme - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec la Radiotélévision suisse (Davos, 23 janvier 2015)

"Cela nous concerne tous et c’est peut-être aussi l’une des raisons de la solidarité. L’objectif du terrorisme, qui vient du Moyen-Orient pour une grande part, est de détruire tous ceux qui ne pensent pas comme eux ; d’abord des musulmans puisque les premières victimes de cet islamo-terrorisme, ce sont des musulmans, mais en Europe, tout le monde est menacé parce que les réseaux sont partout."

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec la Radiotélévision suisse (Davos, 23 janvier 2015)

"La solution n’est pas militaire. Avant-hier, nous étions à Berlin, les ministres russe, ukrainien, allemand et moi-même. Nous avons passé un accord qui disait que les armes lourdes devaient reculer. Hier, on apprend que jamais le carnage n’a été aussi puissant. Il faut donc absolument - et la France, avec l’Allemagne, est la puissance qui aide à cela - qu’il y ait une décélération, une désescalade car cette histoire est folle. On ne va pas faire la guerre aux Russes et les Russes ne vont pas absorber l’Ukraine, nous sommes en 2015."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec la Radiotélévision suisse (Davos, 23 janvier 2015)

"Le dérèglement climatique n’est pas pour dans 100 ans mais aujourd’hui, les phénomènes climatiques sont extrêmes, la montée des eaux est évidente, la planète devient invivable. Il faut donc que nous agissions pour que la hausse de la température, c’est l’objet, ne dépasse pas deux degrés."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec la Radiotélévision suisse (Davos, 23 janvier 2015)

"C’est important car il faut comprendre que l’on est au XXIe siècle et que le monde est ouvert, tout est mondial. Je me suis beaucoup mobilisé sur un aspect qui peut paraître mineur mais qui est révélateur : les grands magasins à Paris où il y a un nombre de touristes extraordinaire, certains d’entre eux ne sont pas ouverts le dimanche. Il faut les ouvrir, c’est une évidence ! Si les gens se « cassent le nez » le dimanche, ils ne reviendront pas le jeudi. Ils iront donc plutôt en Grande Bretagne ou ailleurs. C’est une série de mesures comme celles-là qu’il faut entreprendre."

- Politique étrangère - Entretien de Laurent Fabius avec la Radiotélévision suisse (Davos, 23 janvier 2015)

"De temps en temps, on se dit que les décisions que l’on prend seront dans les livres d’histoire. Il y a de nombreuses décisions à prendre. La politique étrangère ne peut pas être faite par un ministre seulement mais avec le président de la République."

- Suisse - Aéroport de Bâle-Mulhouse - Déclaration commune de Laurent Fabius et de son homologue suisse (Davos, 22 janvier 2015)

"La rencontre de ce jour, 22 janvier 2015 à Davos, entre le conseiller fédéral Didier Burkhalter, chef du département fédéral des affaires étrangères, et M. Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères et du développement international, a permis de rappeler l’attachement de la Suisse et de la France à l’aéroport de Bâle-Mulhouse (ci-après « aéroport ») et à son développement."

- Tourisme - Opération « Goût de France/Good France » - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI et TV5 » (Paris, 21 janvier 2015)

"Comme je m’occupe du tourisme, je m’occupe aussi évidemment de la politique internationale proprement dite, de l’aspect culturel, de l’aspect scientifique, tout cela est lié. C’est maintenant une diplomatie globale et la gastronomie fait partie de la diplomatie."

- Iran - Tribune conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international avec ses homologues allemand, britannique et de la Haute représentante de l’Union européenne, dans le « Washington Post » (Washington, 22/01/2015)

"Notre objectif reste clair. Nous voulons une solution globale qui reconnaisse le droit du peuple iranien à accéder à l’énergie nucléaire pacifique tout en permettant à la communauté internationale de vérifier que l’Iran ne pourra pas se doter d’une arme nucléaire. Tout accord devra offrir des assurances concrètes, vérifiables et durables du fait que le programme nucléaire iranien est et demeurera exclusivement pacifique. Rien de moins ne fera l’affaire. Il appartient maintenant à l’Iran d’opérer un choix stratégique entre une coopération ouverte et le maintien de son isolement."

- Ukraine - Russie - Réunion de Berlin en format « Normandie » - Déclaration conjointe des ministres français, allemand, russe et ukrainien des affaires étrangères (Berlin, 21/01/2015)

"Les ministres réaffirment que des progrès tangibles en ce qui concerne la pleine mise en oeuvre des accords de Minsk devront avoir été réalisés avant le sommet prévu à Astana, en particulier grâce à l’instauration des conditions appropriées en vue d’un cessez-le-feu effectif, à un accord sur les modalités d’acheminement de l’aide humanitaire et à la poursuite de la libération des personnes détenues."

- Lutte contre le terrorisme - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 21 janvier 2015)

" Ce que je crois - et je suis sûr que c’est ce que Manuel Valls a voulu dire -, c’est qu’il y a une ségrégation considérable, observée malheureusement par tout le monde.. Il est vrai que selon que vous avez telle ou telle couleur de peau, que vous avez tel ou tel niveau social, ce n’est pas la même chose, dans la réussite des études, dans l’entregent, etc."

- Lutte contre le terrorisme - Union européenne - Turquie - Conférence de presse du Premier ministre - Propos de Laurent Fabius (Paris, 21 janvier 2015)

"Demain matin, je serai à Londres où nous avons, avec un certain nombre de collègues, une réunion sur les moyens de lutter contre le terrorisme, en particulier contre Daech. Mon collègue turc sera là. La coordination avec les services turcs est bonne, nous y sommes extrêmement attentifs parce que, comme vous l’avez souligné, compte tenu de la réalité géographique, beaucoup se passe en liaison avec la Turquie. On l’a vu encore dans les affaires récentes."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 21 janvier 2015)

"Premier objectif : obtenir un accord universel de 195 pays qui prennent les dispositions pour que la température n’augmente pas de plus de 2 degrés par rapport au niveau pré-industriel. Deuxième objectif, que chaque pays donne ses engagements pour les années qui viennent, que ce soit sur 10 ans, 20 ans ou 30 ans. Troisièmement objectif : récolter suffisamment de financements pour que tout ça soit réaliste."

- Tourisme / Opération « Goût de France / Good France » - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et d’Alain Ducasse (Paris, 21/01/2015)

"Le 19 mars en effet, sur tous les continents du monde, il y aura un repas à la française - Alain Ducasse va vous en donner les spécificités - qui va illustrer ce qu’est notre gastronomie. Il y aura non seulement - vous donnerez certainement les chiffres Alain - plus de 1 000 restaurants qui ont été sélectionnés et j’ai pris la décision que dans 150 ambassades, les ambassadeurs inviteront un certain nombre de convives pour organiser un repas à la française."

- République centrafricaine - Enlèvement - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 21 janvier 2015)

"Oui, elle a été kidnappée. Une autre personne, kidnappée elle aussi, a été libérée, ce qui est plutôt un bon signe. Il y a des discussions avec l’archevêque de Bangui. Nous avons pu lui faire passer cette nuit des médicaments et des couvertures parce qu’il fait froid."

- Coopération technique internationale - Lancement de l’Agence Expertise France - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 20 janvier 2015)

"Je crois que cela fait un peu plus de dix ans que cette réforme était évoquée mais « tout vient à point à qui sait attendre ». Cette réforme a été décidée et, aujourd’hui, vous êtes en train de la faire vivre. Il s’agissait tout simplement de construire un opérateur d’expertise technique qui soit plus lisible, plus visible, plus performant - même si chacun des éléments précédents étaient utiles - et qui porte haut notre savoir-faire au niveau international. Voilà ce que nous avons voulu faire et maintenant, c’est sur vos épaules que tout cela repose."

- Lutte contre le terrorisme - Sahel - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 19 janvier 2015)

"La liberté d’expression est un pilier de la démocratie française. Il n’est donc pas question d’y toucher. Le problème, c’est que les contextes religieux, sociaux, sont très différents selon les pays. Quand il y a une « Une » qui sort, comme celle de « Charlie Hebdo », en France cela ne pose pas de problème mais dans d’autres pays cela peut poser des problèmes."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 19 janvier 2015)

"J’ai fait venir ici les négociateurs des conférences précédentes ; il ne s’agissait pas d’obtenir des résultats, il s’agissait de leur demander : quelles leçons tirez-vous de vos succès et de vos échecs ? Et c’était très intéressant."

- Japon - Point de presse de Laurent Fabius avec son homologue japonais (Paris, 18 janvier 2015)

"Le Premier ministre, M. Shinzo Abe, le ministre des affaires étrangères ont voulu manifester d’une façon toute particulière leur solidarité avec le peuple français. Il y a un instant, mon collègue et ami Fumio était devant Charlie Hebdo et nous devons, nous voulons coopérer ensemble dans la lutte contre le terrorisme."

- Lutte contre le terrorisme - Visite de John Kerry - Entretien deLaurent Fabius avec « BFMTV » (Paris, 16 janvier 2015)

"Tout le monde sait que le terrorisme est une réalité internationale et donc ce n’est pas en se calfeutrant, en disant « je ne veux pas voir la réalité internationale » que l’on va en venir à bout. Il faut donc qu’il y ait un combat international contre le terrorisme mais ce n’est pas la France qui peut le mener toute seule. Nous faisons déjà beaucoup. Quand nous sommes intervenus au Mali, c’est pour lutter contre le terrorisme, quand nous intervenons de manière aérienne en Irak, c’est parce que le mouvement Daech est un mouvement terroriste, parce que c’est le coeur du terrorisme."

- Dérèglement climatique - Présentation du logo de la Conférence Paris-climat 2015 - Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 14 janvier 2015)

"Durant toute l’année, nous allons donc, avec la totalité des pays du monde, travailler pour aboutir - nous l’espérons -, au mois de décembre de cette année à Paris, au premier accord universel sur le climat. C’est très compliqué à faire parce qu’il faut que chaque pays donne du sien, à commencer par les pays les plus pollueurs, mais c’est absolument indispensable."

- Lutte contre le terrorisme - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 12 janvier 2015)

"Quels sont les mots qui m’ont frappé et les thèmes ? Unité nationale absolument extraordinaire. Unité internationale : le quart des dirigeants du monde étaient là autour de nous. Liberté, le thème commun : ce qu’on entendait, c’étaient les libertés, que ce soit par rapport à la liberté d’expression, de la presse, par rapport à la liberté religieuse. Citoyenneté : c’était la France qui était mise en avant, c’était la patrie. Fermeté : la façon dont on a accueilli les policiers."

- Lutte contre le terrorisme - Syrie - Irak - Qatar - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 12 janvier 2015)

"En Syrie, vous savez que nous aidons l’opposition modérée, nous sommes évidemment radicalement contre Daech mais nous pensons qu’il faut agir d’une manière telle que cela ne favorise pas M. Bachar Al-Assad. Pourquoi ? Parce que si la Syrie n’a le choix qu’entre M. Bachar Al-Assad comme dictateur et Daech, le groupe terroriste, la Syrie, pendant de très nombreuses années, sera déchirée, divisée et les Syriens et les populations voisines, notamment les Libanais, en seront les victimes."

- Lutte contre le terrorisme - Entretien de Laurent Fabius avec « ITele/Europe1 » (Paris, 11 janvier 2015)

"Il est vrai que la situation est exceptionnelle. Les événements qui se sont produits cette semaine, les attaques terroristes sont d’une gravité qui n’a pas de précédent. La réaction des Français, et maintenant la réaction du monde, est également sans précédent. Cet après-midi, Paris sera la capitale mondiale de la résistance contre le terrorisme, et de la défense des libertés. Ce sera vraiment la marche mondiale des libertés."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « ITélé/ Europe1 » (Paris, 11 janvier 2015)

"C’est une question absolument capitale et ce sera, - c’est difficile d’en parler en ce moment où on est saisi à la gorge par le terrorisme et la réponse à y apporter -, mais il y a un dérèglement climatique, on le voit. Il menace à terme la planète parce que l’élévation de la température, du fait de ce qu’on appelle les émissions de gaz à effet de serre, si on n’agit pas de manière extrêmement ferme, vont bouleverser nos conditions d’existence. Cela ne nous affectera pas seulement nous, Français mais aura des conséquences sur la nourriture, la santé, les migrations, la sécurité. Il faut donc absolument arriver, ce qui n’a jamais été le cas, à un accord mondial sur le climat."

- Dérèglement climatique - 21e conférence mondiale sur le climat - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « L’Obs » (Paris, 8 janvier 2015)

"D’autre part, à Lima, les pays se sont accordés pour publier, si possible avant mars 2015, un tableau de leurs engagements futurs de réduction des gaz à effet de serre. Ces engagements vont être agrégés et vérifiés notamment par le Secrétariat des Nations Unies, afin de s’assurer qu’assemblés, ils permettent à notre planète de ne pas dépasser les 2°C d’ici à 2050 - seuil au-delà duquel nous nous exposons à un dérèglement climatique catastrophique."

- Lutte contre le terrorisme - Syrie - Libye - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « L’Obs » (Paris, 8 janvier 2015)

"Le principal responsable de la mort de plus de 200.000 Syriens ne peut pas être l’avenir de son peuple ! Comprenez bien que le groupe terroriste Daech et Bachar Al-Assad sont au fond les deux faces d’une même médaille. Ils se combattent - et encore pas toujours - mais ils se légitiment réciproquement. Nous devons à la fois lutter contre Daech, soutenir l’opposition modérée et continuer à chercher une solution politique."

- Iran - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « L’Obs » (Paris, 8 janvier 2015)

"Soyons clairs : la France est favorable à un accord avec l’Iran dès lors qu’il reconnaît pleinement le nucléaire civil mais écarte l’accès au nucléaire militaire. La prolifération nucléaire dans une région aussi éruptive serait un risque que nous ne devons pas courir. Si Téhéran obtenait la bombe, d’autres pays de la région la réclameraient aussitôt, sans même parler du risque que l’arme nucléaire ne tombe entre les mains d’un groupe terroriste. Donc, pour l’Iran, le nucléaire civil, oui ; la bombe nucléaire non.(…)."

- Ukraine - Russie - Entretien deLaurent Fabius avec l’hebdomadaire « L’Obs » (Paris, 8 janvier 2015)

"En annexant la Crimée, le président Poutine s’est exposé à des sanctions internationales. Pour autant, qui de raisonnable voudrait déclarer la guerre à la Russie. Absurde ! Nous voulons une désescalade et un retour aux accords de Minsk. C’est notre logique depuis le début : la fermeté et le dialogue. Nous souhaitons que l’Ukraine puisse à terme constituer un pont entre la Russie et l’Union européenne."

- Indonésie - Accident du vol d’Air Asia - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 30/12/2014)

"Je présente au nom de notre pays mes condoléances au gouvernement et au peuple indonésiens ainsi qu’à toutes les familles des victimes. J’exprime ma profonde sympathie à la famille de Rémi Plesel, co-pilote français, disparu dans cette catastrophe."

- Tourisme - Europacity - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Le Journal du Dimanche » (Paris, 21 décembre 2014)

"Avec la création prévue de 11 500 emplois directs non délocalisables et 2 milliards d’euros d’investissement, EuropaCity est un projet majeur. Il structurera notre territoire et contribuera à sa vitalité économique. Ce n’est pas un hasard si ce projet recueille une grande majorité d’opinions favorables. Il s’agit d’un projet très complet, qui en fera un point d’attraction fort pour les touristes par la diversité des activités et des espaces qu’il prévoit : parcs à thèmes, espaces culturels, commerces et hébergements."

- Cour pénale internationale - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 17 décembre 2014)

"Je salue l’élection par l’Assemblée des États parties au statut de Rome de la cour pénale internationale de six nouveaux juges, issus de l’Allemagne, de la Corée du Sud, de la France, de la Hongrie, de la Pologne, et de la République démocratique du Congo."

- Pakistan - Attaque terroriste contre une école - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 16 décembre 2014)

"Les Taliban pakistanais se sont attaqués aujourd’hui à une école à Peshawar. Alors que la prise d’otages se poursuit, il y aurait de très nombreuses victimes dont une majorité d’enfants. La France condamne cet acte monstrueux. J’exprime ma sympathie et mes condoléances aux familles et aux proches des victimes."

- Processus de paix au Proche-Orient - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 16 décembre 2014)

"Au lendemain de ma rencontre avec mes homologues américain, britannique et allemand, je me suis entretenu ce matin avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, le ministre des affaires étrangères palestinien, Riyad al Malki, et mon collègue mauritanien, Ahmed Ould Teguedi. J’ai par ailleurs reçu le président Shimon Pérès."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Monde » (Paris, 16 décembre 2014)

"À Lima, il y a eu des avancées qui correspondent à ce qu’on pouvait attendre, même si beaucoup reste à faire. Après les bonnes nouvelles des derniers mois - engagements annoncés au sommet de New York, accord européen, annonce sino-américaine de réduction des émissions, capitalisation réussie du Fonds vert pour le climat -, Lima avait pour objectif de fixer des bases pour bâtir un accord à Paris répondant aux attentes des populations qui souffrent des dérèglements climatiques. Nous devrons travailler d’ici le sommet de Paris sur les points qui restent en suspens. Nos mots d’ordre devront être l’écoute, l’esprit de compromis et l’ambition. Et il faudra donner la bonne impulsion politique à ce processus."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Entretien de Laurent Fabius avec « Ouest France » (Paris, 14 décembre 2014)

"Le succès à Paris est espéré, mais il n’est pas encore acquis. Comme futur président de cette COP 21, je vais travailler étroitement avec le président péruvien de la COP 20 et avec chaque pays. Je devrai être à la fois impartial, actif et facilitateur dans l’élaboration des solutions. Tout au long de l’année, les réunions internationales vont se multiplier pour que l’on arrive, d’ici décembre 2015, à un texte et à des engagements afin d’aider les pays à opérer cette mutation vers une économie décarbonée."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre péruvien de l’environnement - Propos de M. Fabius (Lima, 13 décembre 2014)

"Enfin, je voudrais souligner ce qu’a noté Manuel, le « Lima Paris Action Agenda » qui a commencé ici et qui se poursuivra tout au long de l’année et à Paris. C’est l’idée que ce ne sont pas simplement les gouvernements qui agissent pour lutter contre le dérèglement climatique mais aussi les grandes communes, les régions et les entreprises, à travers des actions concrètes qui seront déclinées toute l’année et à Paris bien sûr l’an prochain où nous montrerons comment nous pouvons, très rapidement et concrètement, nous engager dans la lutte contre le dérèglement climatique."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias français (Lima, 13 décembre 2014)

"Ce que je retiens surtout c’est qu’il faut un travail technique et politique très important en amont. Ce n’est pas au dernier moment que, les politiques arrivant, ils peuvent résoudre miraculeusement les problèmes, ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Il y a des différences et il est normal qu’il y ait des contradictions. Après, et c’est sans doute la raison pour laquelle nous avons demandé à quelqu’un qui est diplomate de s’en occuper, il faut trouver les solutions de compromis. Ce qui fut fait même si ce n’était pas très facile."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Résultat des négociations à Lima - Déclaration de Laurent Fabius (Lima, 14 décembre 2014)

"Après d’intenses négociations, la conférence de Lima sur le dérèglement climatique a abouti à un accord qui constitue une base de travail pour préparer Paris Climat 2015. Je salue le travail du président de la COP 20, Manuel Pulgar Vidal. La France agira main dans la main avec tous et en particulier avec le Pérou pour préparer Paris Climat 2015."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Prolongation des négociations à Lima - Déclaration de Laurent Fabius (Lima, 13 décembre 2014)

"Les négociations pour la COP 2014 à Lima sur le dérèglement climatique sont difficiles. Il a été décidé d’une prolongation des travaux."

- Afghanistan - Attentat à l’Institut français de Kaboul - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Lima, 12 décembre 2014)

"La situation en Afghanistan est quand même assez troublée. Il est vrai que c’est la France qui est visée. Il y a malheureusement une victime, des blessés… Je me suis entretenu avec notre ambassadeur…"

- Afghanistan - Attentat à l’Institut français de Kaboul - Propos de Laurent Fabius avec « RTL » (Lima, 11 décembre 2014)

"Un jeune homme de moins de 20 ans se serait fait exploser pendant une représentation théâtrale. C’est un auditorium assez vaste puisqu’il y a 450 sièges et il était relativement plein."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Lima, 12 décembre 2014)

"Il y a un point qui est très important, c’est que l’année prochaine - avant le mois de mars, avril - il faut que chaque pays ait déposé ses engagements sur le climat. Nous voulons que ces engagements soient le plus précis possible et ce n’est pas encore acquis."

- Tourisme - Ouverture des magasins le dimanche - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Lima, 12 décembre 2014)

"Il est prévu dans la loi que ce soit des zones créées par décision du ministère ; pour moi, c’est une évidence. Les organisateurs de voyages touristiques choisissent les pays où ils vont emmener leurs clients : cela peut être le Royaume-Uni, cela peut être la France. Si, le dimanche, les magasins sont ouverts à Londres et qu’ils sont fermés à Paris, les touristes iront à Londres le dimanche. Nous sommes à la recherche de créations d’emploi et cela peut créer des emplois."

- Climat - COP 20 - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (12 décembre 2014)

" On a décidé de créer ce qu’on appelle un fonds vert. On avait dit qu’il fallait qu’au moment de la conférence de Lima, le fonds vert ait entre 10 et 15 milliards de dollars. Et là, on a passé les 10 milliards de dollars, c’est donc une bonne chose."

- Afghanistan - Attentat à l’Institut français de Kaboul - Déclaration de Laurent Fabius (Lima, 11 décembre 2014)

"Un attentat s’est produit ce jeudi 11 décembre à l’Institut français de Kaboul. Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte terroriste qui a causé la mort de plusieurs personnes et provoqué de nombreux blessés. Aucune victime française n’est à déplorer."

- Afghanistan - Attentat à l’Institut français de Kaboul - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Lima, 11 décembre 2014)

"C’est la France que l’on a voulue toucher, semble-t-il, par cet attentat suicide. Ce soir une cellule de crise a été mise en place et on pense aux familles des victimes avec beaucoup de tristesse. Selon l’ambassadeur de France en Afghanistan, il n’y a pas de victimes françaises."

- Dérèglement climatique - Conférence sur le climat - Conférence de presse de Laurent Fabius (Lima, 10 décembre 2014)

"J’ai eu une rencontre avec le président de Bolivie, M. Morales, d’une part parce que les relations entre la Bolivie et la France sont très bonnes et, d’autre part, parce qu’il vient d’être réélu brillamment et qu’il joue d’ailleurs un rôle important dans cette partie du monde et, dans la COP, à l’intérieur du groupe des « 77 ». De plus, nous avions des choses à voir sur le plan bilatéral : il y a notamment de nombreux contrats et dispositions culturelles sur lesquels je devais faire le point. J’en ai profité pour l’inviter en France l’année prochaine, au nom du président de la République, et il va s’y rendre. Nous devons envoyer une délégation en Bolivie - ce que nous ferons au premier trimestre - pour un certain nombre d’affaires bilatérales."

- Sahel - Libération de Serge Lazarevic - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Lima, 9 décembre 2014)

"C’est une immense joie, comme je l’ai exprimé plus tôt. Il était le dernier otage français à l’étranger. Nous en avons déjà libéré beaucoup. C’est un très, très gros travail. Évidemment, nous voyons là le produit de ce travail et c’est une satisfaction formidable pour lui, pour sa famille et pour nous tous. Il y a eu, pendant les trois années de sa captivité, un travail quotidien des services, que ce soit les gens de la défense, mes propres services au quai d’Orsay, en liaison avec d’autres pays : le Mali, le Niger. C’est tout cela qui se traduit aujourd’hui, donc c’est une très grande satisfaction, et c’est encore insuffisant de dire cela."

- Dérèglement climatique - Bolivie - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Lima, 9 décembre 2014)

"Q - Pourquoi avez-vous rencontré le président Morales ?
R - Il a un rôle très important sur les questions du climat, puisqu’il dirige le groupe dit des « 77 ». Il a été très brillamment réélu, récemment, et nous avons beaucoup de choses à faire avec la Bolivie. C’est un pays qui a un taux de croissance important, qui a de grandes ressources et c’est toujours intéressant de travailler avec lui."

- Sahel - Libération de Serge Lazarevic - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 09/12/2014)

"Je félicite et remercie tous ceux qui, en France, au Mali et au Niger, ont travaillé depuis longtemps et dans la discrétion à sa libération. Je salue l’implication personnelle du président nigérien Issoufou. Mes pensées vont à la famille de notre compatriote, en particulier à sa mère et à sa fille, Diane, qui ont fait preuve d’un courage et d’une détermination exceptionnels. Je pense aussi en cet instant aux proches de Philippe Verdon, enlevé le même jour à Hombori, assassiné par ses geôliers en 2013 et qui était son ami."

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « Radio-classique » (Paris, 8 décembre 2014)

"La France est toujours dans son même rôle. Elle est ferme par rapport à un certain nombre d’excès de la Russie, et le mot est faible, mais en même temps, nous sommes les gens qui permettons de dialoguer."

- Economie - Editorial de Laurent Fabius publiée dans le quotidien « Les Echos » (Paris, 8 décembre 2014)

"Dans un pays qui adore les controverses, les rédacteurs exceptionnels réunis aujourd’hui par « Les Echos » s’accordent au moins sur trois points : sans compétitivité, pas de croissance ; sans croissance, pas assez d’emplois ; la compétitivité actuelle des entreprises françaises est insuffisante. Il nous faut donc réformer en profondeur, tracer un cap, le faire dans la justice, sans croire qu’on peut changer en seulement deux ans des règles et des habitudes périmées. C’est à cette tâche d’intérêt général que doivent se consacrer ceux qui gouvernent ou aspirent à le faire."

- Syrie - Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 5 décembre 2014)

"L’adversaire absolu c’est Daech, les égorgeurs et les terroristes de Daech, qui sont l’ennemi absolu, que ce soit en Irak, en Syrie, ou ailleurs. En Irak, le travail commence d’être fait, avec le soutien des Irakiens, le Premier ministre irakien a été reçu par le président français il y a 2 jours, et les choses vont dans le bon sens. En Syrie, la situation est différente, puisque M. Bachar Al-Assad reste un dictateur. Donc, il faut à la fois lutter contre Daech, et en même temps trouver une solution politique, entre d’un côté l’opposition modérée, et de l’autre côté des éléments du régime."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 5 décembre 2014)

" Évidemment nous sommes dans une logique de tension. Et je dirais malheureusement parce que, s’agissant de la France nous sommes des amis de très longue date de la Russie, cela remonte à - rappelez-vous - de Gaulle, et même avant."

- Algérie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 5 décembre 2014)

" Il y a peu de temps, j’étais en Algérie où nous avons inauguré ensemble une usine RENAULT. Il y a des perspectives considérables. Le Premier ministre algérien, hier, a parlé en particulier des échanges en matière d’électricité, sur le gaz, sur le solaire, en matière de numérique. Il y a également beaucoup de contrats en matière de transports, etc."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 5 décembre 2014)

"Oui, et je voudrais revenir de Lima avec à la fois un projet de texte, et, en même temps, un dynamisme, et un souffle. Pourquoi ? Parce que ce qui n’a pas marché dans le passé, vous vous rappelez l’échec de Copenhague, etc., il faut absolument que l’année prochaine, à Paris, en décembre, - conférence d’ailleurs que je présiderai -, on ait un accord entre 195 pays, pour limiter l’émission de gaz à effet de serre et enrayer le dérèglement climatique. Ça a l’air d’être des mots, mais c’est concret."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

" Les membres de la coalition se sont réunis hier, nous étions une soixantaine à Bruxelles. Les Iraniens agissent d’une façon indépendante et différente, mais il est évident que, que ce soit la coalition ou les Iraniens, nous sommes opposés au mouvement terroriste Daech qui est extrêmement dangereux et qui essaie de mettre la main à la fois sur l’Irak et sur la Syrie."

- Proche-Orient - Processus de paix - Reconnaissance de l’État de Palestine - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

"La reconnaissance de la Palestine est un droit, ce n’est pas un passe-droit ; c’est un droit qui existe déjà, qui est reconnu depuis 1948. Quand vous lisez la résolution des Nations Unies de 1948, elle dit déjà : « un État de Palestine, un État d’Israël ». Le problème, c’est que depuis 1948 cela n’a pas avancé : Israël est un État reconnu - et c’est très bien - mais la Palestine pas encore."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

"L’urgence, c’est la question du dérèglement climatique. Les scientifiques et l’observation courante montrent qu’il y a un dérèglement du climat de plus en plus grave à cause de ce qu’on appelle les « gaz à effet de serre ». Si on n’inverse pas la tendance, cela va être gravissime, c’est-à-dire une augmentation de la chaleur…"

- Sahel - Otage français - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

"La France n’abandonne jamais aucun des siens mais, en revanche, nous travaillons avec toute la discrétion qui s’impose."

- Algérie - Mort d’Hervé Gourdel - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

"Les Algériens font un très gros travail. Un des assassins de M. Gourdel a, d’ailleurs, déjà été tué et, d’après ce que m’a dit le Premier ministre, M. Sellal, les choses avancent, mais c’est dans un massif montagneux où il est extrêmement difficile de pénétrer. "

- Tourisme - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

"Je suis en charge du tourisme et je sais que de nombreux touristes, français ou internationaux, viennent à Paris le dimanche ; s’ils trouvent portes closes ils ne vont pas consommer et, le cas échéant, ils vont aller ailleurs. Il faut donc un accord gagnant/gagnant. Le plus important, c’est de répondre à la demande du tourisme international, mais il faut que ce soit positif pour les employés - que cela crée des emplois - et positif pour les touristes, donc pour la France."

- Francophonie - XVe conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage - Présidence de l’Organisation internationale de la Francophonie - Propos de Laurent Fabius avec « RFI » (Dakar, 30/11/2014)

"Les Français, depuis le début, ont toujours eu une position consistant à dire que nous souhaitions que la candidature vienne de l’Afrique. Donc, les Africains s’unissent parce que c’est la tradition. Le premier secrétaire général, M. Boutros Ghali, était Égyptien, c’est-à-dire une certaine partie de l’Afrique. Ensuite, il y avait eu un consensus général avec M. Abdou Diouf."

- Chine - Dérèglement climatique - Économie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Martine Aubry, maire de Lille, représentante spéciale du ministre pour le partenariat pour la Chine (Paris, 25 novembre 2014)

"Le renforcement de notre partenariat avec la Chine est en effet une priorité et l’ensemble du ministère se met en marche pour respecter cette priorité. Depuis l’été 2012, j’ai eu l’occasion de me rendre huit fois en Chine et je dis parfois, en plaisantant, à mes collègues et amis chinois qu’on ne peut pas, heureusement, y aller plus souvent parce qu’il faut qu’ils travaillent en toute indépendance dans leur relation avec la France."

- Reconnaissance de l’État de Palestine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"C’est une initiative juridiquement régulière, puisqu’en vertu des changements qui ont eu lieu dans la Constitution le Parlement peut discuter de cela. Mais il faut qu’il soit bien clair - et ça l’est pour tout le monde - qu’autant le Parlement, en l’occurrence l’Assemblée nationale, peut voter des invitations à quelque chose, autant la décision relève du gouvernement, du président de la République, et eux seuls."

- Iran - Nucléaire - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"L’objectif, vous le connaissez : l’Iran a parfaitement le droit d’avoir tout le nucléaire civil qu’il souhaite, mais pas la bombe atomique ; ce serait évidemment très dangereux pour la sécurité de la région et du monde."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"Nous travaillons avec l’envoyé de l’ONU pour essayer de faire exactement ce que vous dites, c’est-à-dire, d’une part de sauver Alep et d’autres part, de créer des « safe zone » où il ne soit pas possible aux avions de Bachar Al-Assad et aux gens de Daech de poursuivre les Syriens. Nous sommes en train d’y travailler, il y a de nombreuses personnes à convaincre. C’est la position de la diplomatie française et je répète à ce micro que l’objectif maintenant, c’est de sauver Alep."

- Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Mme Martine Aubry, maire de Lille, représentante spéciale du ministre pour le partenariat pour la Chine - Propos de M. Fabius (Paris, 25/11/2014)

"Ce n’est pas un travail facile, il y a des discussions qui ont lieu, l’envoyé des Nations Unies en a d’ailleurs parlé récemment à Bachar Al-Assad, nous en avons parlé avec les Américains, aux Turcs et d’autres encore mais le combat pour Alep risque d’être le prochain grand combat. Selon ce qui se passera, cela donnera des directions extrêmement différentes à ce qui peut se passer en Syrie. Là comme ailleurs, la France essaie de travailler pour la paix."

- Ukraine - Russie -Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"Nous restons donc fidèles - et j’en ai discuté bien sûr avec mon homologue russe qui était hier à Vienne, avec les Américains, avec d’autres, avec mon homologue allemand -, nous voulons revenir à ce qu’on appelle les accords de Minsk, qui ont été signés par tout le monde, et qui donnent une feuille de route pour retourner vers une situation de paix, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui."

- Mexique - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"Mon collègue mexicain vient très bientôt à Paris et nous aurons l’occasion de discuter de tout cela. Il est vrai qu’il y a une situation, à la suite de la mort de ces étudiants, qui est extrêmement grave. Mais, je ne pense pas que l’on puisse qualifier les choses de façon aussi schématique. Il y a eu toute une série de réformes qui sont faites et le président est dans une situation politique qui n’est pas facile. Mais cela n’empêche pas que nous avons une coopération importante dans différents domaines avec le Mexique qui reste un État démocratique."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"L’espoir pour Paris Climat 2015 est réel. Il y a une évolution dans ce sens et évidemment, la France est au premier rang puisque nous allons accueillir cette conférence qui sera la plus grande conférence diplomatique jamais organisée avec 20.000 délégués, 20.000 invités et 3.000 journalistes. C’est la France qui la présidera, en l’occurrence votre serviteur."

- Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 25 novembre 2014)

"Vous le savez bien, en matière de croissance par exemple, je trouve que l’Europe n’agit pas suffisamment. J’espère que le plan de 300 milliards d’euros d’investissements qui est proposé par M. Juncker sera concret, réel et financé car il faut être sérieux en Europe et parfois budgétairement plus sérieux qu’actuellement. Mais il faut en même temps qu’il y ait de la croissance, sinon les gens vont se détourner de l’Europe, c’est ce que vous voyez dans de nombreux pays."

- Iran - Nucléaire - Propos à la presse de Laurent Fabius à l’issue de la réunion (Vienne, 24 novembre 2014)

"Nous avons décidé une prolongation des négociations pour rechercher un accord, un accord crédible."

- Iran - Nucléaire - Propos à la presse de Laurent Fabius à son arrivée (Vienne, 23 novembre 2014)

"Je reviens, ici, à Vienne, comme je l’avais prévu. Nous allons donc, ce soir, discuter, négocier, continuer les négociations. On ne peut pas encore anticiper le résultat, mais on va continuer le travail."

- Iran/Nucléaire - Réunion ministérielle - Propos de Laurent Fabius à son arrivée (Vienne, 21 novembre 2014)

"Je suis ici pour rechercher un bon accord qui soit utile à la sécurité et à la paix. La position de la France est connue, elle est sage, elle est d’ailleurs conforme à la position de la communauté internationale. L’Iran a parfaitement le droit d’accéder à l’énergie nucléaire civile, mais la bombe atomique non. Il reste des questions à régler. Je vais rencontrer tout à l’heure mon collègue iranien. J’espère que l’Iran saura saisir cette opportunité."

- Iran - Point de presse conjoint de Laurent Fabius avec son homologue américain - Propos de M. Fabius (Paris, 20 novembre 2014)

"Notre appréciation est commune et claire. Nous souhaitons un accord avec l’Iran sur les questions nucléaires. Et l’essentiel de cet accord est : oui à l’énergie nucléaire civile, absolument oui. L’Iran a parfaitement le droit de disposer d’une énergie nucléaire civile, en revanche et pour être clair : non pour la possession de la bombe atomique car cela aurait des conséquences sur la sécurité régionale et sur la sécurité du monde."

- Ukraine - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue italien, Paolo Gentiloni - Propos de M. Fabius (Paris, 13 novembre 2014)

"Bien sûr, nous sommes extrêmement préoccupés par les nouvelles que nous recevons de là-bas. Nous en avons d’ailleurs parlé avec Paolo. Il y a eu des arrivées importantes de forces et des combats ont été durs avec des pertes et, du même coup, un accroissement de la tension."

- Iran - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue italien, Paolo Gentiloni - Propos de M. Fabius (Paris, 13 novembre 2014)

"Il y a en effet eu des discussions que je suis de très près. Je suis en contact avec les différents interlocuteurs de ces discussions. Tout ce que je peux vous dire c’est que je souhaite que l’on puisse parvenir à un accord, bien sûr. Mais il y a encore des questions importantes à régler. C’est à partir du 18 novembre que nos directeurs des affaires politiques vont se rencontrer pour essayer d’aplanir les difficultés qui restent, la date butoir est le 24 novembre. Ensuite, j’ai réservé les quelques derniers jours ou quelques dernières nuits de ce mois de novembre pour, le cas échéant, me rendre à Vienne pour discuter de l’aspect final."

- Italie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue italien, Paolo Gentiloni - Propos de M. Fabius (Paris, 13 novembre 2014)

"Nous savons que l’Italie peut compter sur le soutien de la France et que la réciproque est vraie : le soutien de la France sur les travaux en cours, sur ceux qui vont débuter à Bruxelles et qui sont si importants pour nos pays. Le soutien à la croissance est un des thèmes dont nous avons parlé, puisque l’Italie et la France partagent la même conviction. Il faut à la fois du sérieux budgétaire et, en même temps, des investissements pour favoriser la croissance. Si l’on veut réformer - l’Italie et la France ont besoin de réformes -, il faut en même temps qu’il y ait une certaine croissance. Mais il n’y a pas de croissance s’il n’y a pas d’investissements. Et, dans la mesure où nos deux pays ne peuvent pas, sur le plan budgétaire, débourser des sommes énormes, c’est à l’Europe de favoriser ces investissements utiles."

- Dérèglement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » et « ITélé » (Paris, 12 novembre 2014)

"C’est une bonne nouvelle dans un monde qui n’en compte pas beaucoup. C’est l’accord que les États-Unis et la Chine ont passé à Pékin pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Vous savez que ces gaz sont à l’origine du dérèglement climatique et voilà que ces deux nations qui sont les plus pollueuses du monde ont décidé de réduire leurs émissions."

- Algérie - Déclaration à la presse de Laurent Fabius à l’issue du Comité mixte de Coopération économique franco-algérienne (COMEFA) (Oran, 10 novembre 2014)

"Nous avons tenu également une réunion de travail de deux heures et je remercie beaucoup nos collègues algériens, les ministres extrêmement nombreux. Nous avons passé en revue tous les secteurs de notre coopération, et je dois dire que celle-ci est à la fois excellente et très prometteuse. Aujourd’hui, c’est ce que l’on appelle le COMEFA. Dans quelques jours aura lieu à Paris la réunion entre les deux Premiers ministres et un certain nombre de ministres, et à cette occasion seront passés en revue les différents champs de coopération et seront signés des accords qui matérialisent déjà le travail que nous avons fait en commun. Je dirais que dans tous les domaines que nous avons abordés, il y a beaucoup d’excellent travail à faire ensemble."

- Algérie - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue de son audience avec le président Abdelaziz Bouteflika (Alger, 10 novembre 2014)

"Le président algérien a eu la gentillesse de m’accorder une audience. Nous avons couvert tous les sujets. D’abord, bien sûr, ce que nous avons fait aujourd’hui, c’est-à-dire l’inauguration de la belle usine automobile de Renault à Oran. Et puis notre coopération dans tous les domaines, qu’il s’agisse de la question des transports, du tourisme, du logement, des hélicoptères, de la formation, et j’ai rappelé au président Bouteflika que c’est lui-même et le président Hollande qui, il y a maintenant deux ans, nous avaient fixé cette feuille de route. Deux ans plus tard, grâce au travail excellent de mes collègues du gouvernement algérien et au travail mené côté français, nous sommes en situation de délivrer des projets concrets."

- Algérie - Inauguration de l’usine Renault - Propos de Laurent Fabius à "ITele" (Oran, 10 novembre 2014)

"La coopération entre la France et l’Algérie est bonne. C’est au tour de Renault et les voitures qui seront produites ici sont du meilleur niveau."

- Dérèglement climatique - Publication du cinquième rapport du GIEC - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 5 novembre 2014)

"Cette COP20 de Lima doit nous permettre de nous mettre d’accord sur une première ébauche du texte de Paris et de décider de la nature des objectifs nationaux qui devront être présentés par les uns et par les autres, bien avant Paris et, si possible, à Varsovie d’ici au mois de mars 2015. Nous travaillons avec nos amis péruviens pour qu’ils avancent le plus possible car le travail réalisé cette année n’aura pas besoin de l’être l’an prochain. Lima est donc une échéance extrêmement importante."

- États-Unis - Point de presse conjoint de Laurent Fabius avec son homologue américain - propos de M. Fabius (Paris, 5 novembre 2014)

"Nous avons parlé de ce qui se passe en Irak et en Syrie puisque vous savez que les États-Unis et la France sont engagés pour lutter contre Daech. Nous avons fait le point sur les actions actuelles et sur ce que nous pouvons faire dans le futur."

- Liban - Arabie saoudite - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 4 novembre 2014)

"Je salue la signature du contrat d’aide à l’armée libanaise (DONAS). Cet accord, financé grâce à un don saoudien, contribuera à renforcer l’armée libanaise, garante de l’unité et de la stabilité du Liban. Il l’aidera à assurer sa mission de défense du territoire et de lutte contre le terrorisme, alors que le Liban est menacé."

- Après Kobané, sauver Alep - Tribune de Laurent Fabius (4 novembre 2014)

"La France ne peut se résoudre ni à la fragmentation de la Syrie, ni à l’abandon des Aleppins à un sort atroce. C’est pourquoi, avec nos partenaires de la coalition, nous devons porter nos efforts sur Alep. Avec deux objectifs clairs : renforcer notre soutien à l’opposition modérée syrienne et protéger la population civile des crimes jumeaux du régime et de Daech. Après Kobané, il faut sauver Alep."

- Crimes contre les journalistes - Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Paris, 2 novembre 2014)

"Cela fait exactement un an aujourd’hui que vos collègues ont été assassinés. Je me rappelle les choses comme si c’était hier, d’abord l’émotion énorme que cela a suscité compte tenu du fait qu’ils étaient journalistes et aussi de leur personnalité parce que c’étaient deux personnes très appréciées par leurs collègues, très sérieuses et très rigoureuses. Cela a été un choc énorme."

- Tourisme - Point de presse de Laurent Fabius (Mont-Saint-Michel, 31 octobre 2014)

"Il y a eu beaucoup de discussions sur la taxe de séjour dans les hôtels et nous avons pris une décision qui est à la fois moderne - cette taxe sera étendue à des sites d’échanges d’appartements, comme AirBnB, - et raisonnable car on ne peut pas attirer les touristes si on augmente trop cette taxe."

- Lutte contre le terrorisme - Nigeria - Point de presse de Laurent Fabius après la rencontre avec des représentants de la société civile (Abuja, 27 octobre 2014)

"Nous venons, avec mon collègue allemand, de rencontrer longuement la société civile et en particulier les personnes qui mènent ce combat sur le terrain, un combat pacifique. C’est vrai qu’il y a eu une annonce de cessez-le-feu, mais qui n’a pas été suivie d’effet. On a discuté de la complexité de la situation parce que ceux qui discutent le cessez-le-feu devraient être sûrs qu’en face d’eux il y a des gens vraiment capables de décider. Et on n’est pas sûr que les jeunes filles se trouvent toujours au même endroit. Il y a des gens qui veulent discuter mais qui, en fait, sont des intermédiaires intéressés par l’aspect financier et qui n’ont pas de capacité de décision. Mais les discussions continuent et notre visite a pour objet - c’est effectivement l’un de ses objets - de faire en sorte qu’on puisse accélérer la libération de ces jeunes filles."

- Épidémie Ebola - Nigeria - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue nigérian - Propos de M. Fabius (Abuja, 27 octobre 2014)

"Sur Ebola, c’est évidemment une épidémie d’une grande gravité, qui concerne essentiellement trois pays. Mais il faut avoir à l’esprit que, compte-tenu des caractéristiques de cette épidémie, les pays voisins peuvent eux aussi être contaminés. Nous voulons saluer le Nigeria et le Sénégal, qui, grâce aux mesures qu’ils ont prises, ont su endiguer la première attaque d’Ebola."

- Nigeria - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Abuja, 27 octobre 2014)

"On m’a confirmé que le cessez-le-feu a bien été signé, mais on n’a pas pu me donner une date de libération de ces jeunes filles. Je reste très prudent. Comme cela s’est déjà produit auparavant, des dates ont été données mais elles n’ont malheureusement pas pu être respectées."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Triangle de Weimar - Point de presse de Laurent Fabius (La Celle Saint-Cloud, 24 octobre 2014)

"Effectivement, cette nuit, il y a eu des frappes très importantes en particulier des avions Rafales, du côté de Mossoul. Ce sont des éléments logistiques de Daech qui étaient visés : un centre où il y avait beaucoup d’armements et un centre d’entraînement de Daech. Les tirs ont atteint leur but. Comme l’a dit le chef d’état-major de l’armée française, ces tirs ont fait mal."

- Nigéria - Boko Haram - Entretien de Laurent Fabius avec « France info » (Abuja, 27 octobre2014)

"Notre visite a notamment pour objet de faire en sorte que l’on puisse accélérer la libération des jeunes filles détenues par Boko Haram."

- Ukraine - Triangle de Weimar - Point de presse de Laurent Fabius (La Celle Saint-Cloud, 24 octobre 2014)

"Nous avons décidé avec mes homologues et amis allemand et polonais de nous réunir ici dans le format du Triangle de Weimar que vous connaissez et qui est extrêmement utile et amical. Amical, c’est une évidence, utile, cela a été par exemple le cas lorsque nous sommes allés à Kiev en février dernier. On l’a oublié mais cette réunion avait permis d’éviter la guerre civile en Ukraine."

- Dérèglements climatiques - Triangle de Weimar - Point de presse de Laurent Fabius (La Celle Saint-Cloud, 24 octobre 2014)

"Puisque nous nous rencontrons au soir de réunions importantes des chefs d’État et de gouvernement européens, je voudrais saluer d’une façon particulière l’accord qui a été trouvé sur les questions de dérèglements climatiques. C’était un accord difficile à trouver, finalement cela a pu se faire sur des bases qui me semblent sérieuses et prometteuses."

- Union européenne - Triangle de Weimar - Point de presse de Laurent Fabius (La Celle Saint-Cloud, 24 octobre 2014)

"Nous parlerons également de ce que l’on appelle la politique européenne de voisinage, que ce soit à l’Est ou au Sud, où les sujets précis ne manquent pas."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec l’envoyé spécial du président américain pour la lutte contre Daech, le général Allen (Paris, 24 octobre 2014)

"J’ai été heureux de recevoir le général Allen, parce que nous agissons ensemble. Nous agissons ensemble en Irak, avec nos forces aériennes et vous avez vu que l’opération qui a eu lieu la nuit dernière a été extrêmement productive. Daech est une menace terrible, non seulement pour la région, l’Irak, la Syrie et d’autres pays mais pour nous-mêmes. La lutte contre le terrorisme, c’est quelque chose qui tient à coeur les États-Unis d’Amérique et la France."

- Dérèglements climatiques - Conseil européen - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 24 octobre 2014)

"Le Conseil européen est parvenu à un accord sur un nouveau cadre politique en matière de climat et d’énergie. Je m’en réjouis. Il prévoit que l’Union européenne réduira ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% à l’horizon 2030. Cet objectif traduit l’ambition européenne dans le cadre de la négociation internationale qui doit permettre de parvenir à un accord international lors de la Conférence Paris-Climat 2015."

- Canada - Situation à Ottawa - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 22 octobre 2014)

"Nous avons été informés très vite de la situation à Ottawa et suivons cela minute par minute."

- Épidémie Ebola - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne « CBN TV » (Shanghai, 18 octobre 2014)

"La diffusion du virus Ebola est effectivement inquiétante et le monde entier devrait se mobiliser afin d’aider nos amis africains. La France soutient beaucoup la Guinée. Nous sommes conscients que la diffusion rapide du virus est en partie due au contexte mondialisé, tout comme le SRAS à l’époque. Pour y faire face, nous devons mener une coopération mondiale."

- Tourisme - Conseil de promotion du tourisme - Point de presse de Laurent Fabius (Paris, 22 octobre 2014)

"La cuisine et les vins, c’est le patrimoine de la France : le « repas à la française » est inscrit depuis 2010 au patrimoine de l’UNESCO. Mais c’est un patrimoine qu’il ne nous faut pas seulement contempler, glorifier ou savourer. C’est un patrimoine qu’il faut valoriser, dynamiser et faire fructifier."

- Pays-Bas - Point de presse conjoint de Laurent Fabius avec son homologue néerlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 23 octobre 2014)

"Nous nous connaissons déjà et nous nous retrouvons sur nombre de questions. C’est le cas de l’Afrique, puisque Bert Koenders a été représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, puis représentant spécial pour le Mali et chef de la Mission des Nations Unies, la MINUSMA. Je tiens à dire, Cher Bert, que vous avez réalisé un travail exceptionnel. Je veux profiter de l’occasion qui nous est donnée aujourd’hui pour vous en remercier chaleureusement."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne « CBN TV » (Shanghai, 18 octobre 2014)

"La France et la Russie entretiennent, historiquement de bonnes relations, mais la Russie a transgressé les règles internationales en portant atteinte à l’intégrité d’un territoire. Elle a d’abord envahi la Crimée puis s’en est emparée. Nous étions dès lors obligés d’adopter des sanctions à l’encontre de la Russie. Nous n’accorderons pas de concession à l’encontre de nos principes car la transgression des règles internationales peut engendrer de graves conséquences."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne « CBN TV » (Shanghai, 18 octobre 2014)

"Nous pensons que l’atmosphère entre nos deux pays est particulièrement propice aux investissements actuellement. De nombreux investisseurs français sont entrés sur le marché chinois récemment, en particulier à Shanghai. Pourquoi croyons-nous que cette tendance est positive ? Parce qu’actuellement les investisseurs chinois en France sont relativement peu nombreux, même si beaucoup d’entrepreneurs chinois se montrent intéressés par la perspective de développement en France. Ce n’est pas assez, la marge de progression des investissements bilatéraux reste très importante, et nous souhaitons voir davantage d’entreprises chinoises s’installer en France."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne « CCTV » (Shanghai, 18 octobre 2014)

"Nous souhaitons accueillir davantage de citoyens chinois en France, c’est la raison pour laquelle nous délivrons désormais des visas aux touristes chinois en 24h sans aucune difficulté. Nous souhaitons également que davantage de chinois viennent étudier en France et nous encourageons les entreprises à investir ici."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne « ICS » (Shanghai, 18 octobre 2014)

"Nous avons une coopération dans le domaine de l’hôtellerie, les nouvelles énergies, les soins de santé et les transports. Vous savez que la société Alstom a accepté de construire des lignes de tramway à Shanghai cette année."

- Action humanitaire - Signature d’une convention avec le comité international de la Croix-Rouge - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 22 octobre 2014)

"Le comité international de la Croix-Rouge est connu pour ses actions de secours et d’assistance en faveur des victimes civils des conflits armés, mais il est aussi le gardien du droit international humanitaire dont il a vocation à renforcer l’application en sa qualité d’organisation neutre, impartiale et indépendante."

- Virus Ebola - Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec le coordonnateur des Nations Unies pour la lutte contre l’épidémie d’Ebola (Paris, 21 octobre 2014)

"Nous nous sommes entretenus avec lui de la situation dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest qui sont particulièrement touchés par cette épidémie de fièvre. Nous sommes convaincus que la communauté internationale doit intensifier encore son effort pour enrayer la progression de l’épidémie."

- Chine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 19 octobre 2014)

"Nous avons beaucoup insisté en particulier sur ce point qui concerne les étudiants et les touristes chinois en France et français en Chine. La mesure que nous avons prise en janvier d’octroyer les visas en 48 heures a eu beaucoup d’effet. Mon collègue chinois m’a d’ailleurs dit qu’il y avait eu une augmentation de l’ordre de 60 % de leur nombre ce qui est considérable. Nous allons continuer sur cette lancée et fixer l’objectif de 5 millions de touristes qui pourrait être atteint à brève échéance, du moins je l’espère."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 19 octobre 2014)

"Une bonne nouvelle depuis l’Irak : la constitution, cette fois-ci complète, du gouvernement tripartite puisque les ministères de la défense et de l’intérieur ont été pourvus, ce qui est extrêmement important. Nous avions insisté sur ce point et je m’en félicite, parce que si on veut que l’armée irakienne et l’ensemble des irakiens mènent le combat qu’ils veulent et doivent mener contre Daech, ce groupe terroriste, il faut évidemment qu’ils soient unis."

- Ukraine - Russie - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 19 octobre 2014)

"Il y a encore des conversations, parce qu’on n’a pas encore abouti sur le prix du gaz, un certain nombre de discussions sur les élections locales qui doivent avoir lieu à Lougansk et à Donetsk et surtout l’application du protocole de Minsk en douze points, sur lequel nous avons insisté, et la France jouant dans tout cela le rôle de rassembleur - avec l’Allemagne - dans le format « de Normandie »."

- Nigeria - Boko Haram - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 19 octobre 2014)

"Même si des choses restent à confirmer, un accord a été passé entre le Nigeria et Boko Haram. Les négociations étaient secrètes et ont été menées en particulier à l’initiative du président Déby, auquel il faut rendre hommage. Nous en avions été informés."

- Virus Ebola - Point de presse de Laurent Fabius en marge du Conseil affaires étrangères (Luxembourg, 20 octobre 2014)

"Nous avons examiné ce matin la situation en ce qui concerne l’épidémie Ebola. La France est très active dans la lutte contre l’épidémie Ebola. Vous savez que nous avons pris des décisions pour installer trois centres de traitement en Guinée, pour former des personnels - qu’ils soient Français ou Guinéens -, pour contrôler - parce qu’il y a un contrôle des transports à faire - et pour financer tout cela."

- Virus Ebola - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 19 octobre 2014)

"Tous les spécialistes disent que lorsqu’il y a un pays qui se trouve en grave difficulté, c’est le cas en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée, la grave erreur serait d’empêcher toute communication. A ce moment-là, la population fuit, mais de façon incontrôlable et c’est là que se trouvent les plus graves risques de contagion. En revanche, ce qui est vrai, c’est qu’il faut prendre des précautions draconiennes pour qu’au départ et à l’arrivée on s‘assure qu’il n’y ait pas de gens contagieux."

- Dérèglements climatiques - Chine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 19 octobre 2014)

"Dans la perspective de la conférence climat que Paris accueille à la fin de l’année 2015, le président français a envisagé soit un déplacement en Chine soit une venue du président Xi en France à l’occasion de la préparation de cette conférence extrêmement importante. Pendant cette journée vous avez vécu l’extension de la pollution : l’indice PM2,5 mesurant les particules fines était aujourd’hui à 400, alors qu’en France le niveau d’alerte est à 50. C’est un problème considérable pour nos amis chinois et pour nous tous. Les autorités chinoises sont déterminées à prendre des mesures qui sont absolument nécessaires, cela pose des problèmes de transition mais on voit bien que sur ce sujet il faut travailler ensemble."

- Ukraine - Russie - Séminaire international du Mouvement des entreprises de France - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 13 octobre 2014)

" Pour ce qui est de l’évolution de la situation en Russie et en Ukraine, il faut savoir que nous sommes historiquement, géographiquement et culturellement des amis de la Russie. Et notre souhait, c’est d’entretenir de bonnes relations avec la Russie. Simplement, il s’est produit depuis quelques temps des événements qu’en tant que puissance internationale, nous ne pouvons pas accepter. Lorsque la Russie décide d’annexer une région d’un autre pays, la Crimée, qui est une partie de l’Ukraine, c’est quelque chose qui du point de vue de la communauté internationale n’est pas acceptable. Inacceptable non seulement pour la Crimée, mais si on accepte ce type de principes, alors, imaginez ce que cela signifie en Europe, en Afrique, en Asie et ailleurs. Nous sommes amenés à réagir."

- Diplomatie économique - Séminaire international du Mouvement des entreprises de France - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 13 octobre 2014)

"On est dans un monde « multi-crises ». Il faut d’ailleurs - et c’est la première qualité -, pour être ministre des Affaires étrangères, avoir le coffre assez solide parce que, quand on se lève le matin ou même la nuit, une crise succède à l’autre. Le risque, c’est que, finalement, quand on est à la tête de la diplomatie d’un pays, ou quand on est un responsable d’entreprise, ou quand on est simplement un observateur, on ne voit pas quelle est la ligne directrice."

- Partenariat commercial transatlantique - Séminaire international du Mouvement des entreprises de France - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 13 octobre 2014)

"Oui et à chaque fois que nous voyons le président Obama, ou que je vois mon collègue, M. Kerry nous parlons du TTIP. Les discussions avancent. D’un point de vue général, nous sommes partisans des accords commerciaux parce que le développement du commerce mondial peut être un facteur important de croissance. Simplement, pour qu’un accord soit conclu, il faut que chacun des partenaires y trouve son avantage."

- Union européenne - Défense - Séminaire international du Mouvement des entreprises de France - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 13 octobre 2014)

"La position traditionnelle de la France est d’être favorable à une Europe de la défense. Ce qui, d’ailleurs, n’est pas du tout contradictoire avec l’appartenance au commandement intégré de l’OTAN. Mais c’est vrai qu’il y a des réticences. Pourquoi ? D’abord, parce que quand on dit Europe de la défense, il faut immédiatement regarder le budget. La défense, ce sont des concepts mais ce sont aussi des moyens. Et les pays qui ont un vrai budget de défense, significatif, ce sont essentiellement les Français, les Britanniques et les Allemands et, dans une moindre mesure, les Espagnols et les Italiens. Je ne veux être inexact vis-à-vis de personne mais les proportions sont celles-là. Et donc, l’Europe de la défense, c’est très souhaitable, ce n’est pas contradictoire du tout avec l’OTAN, mais ça nécessite que chaque pays fasse un effort."

- Prix Nobel d’économie - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 13 octobre 2014)

"L’un des plus éminents économistes français est ainsi récompensé. Universitaire, président et fondateur de l’École d’économie de Toulouse à laquelle il est resté fidèle depuis les années 1990, Jean Tirole a démontré au fil de ses travaux l’importance d’une régulation efficace des marchés. Dans le monde économiquement troublé d’aujourd’hui, ses travaux sont une inestimable boussole."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence du Caire pour la Palestine et la reconstruction de Gaza - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Le Caire, 12 octobre 2014)

"Les conséquences de la tragédie qui a frappé Gaza cet été sont absolument dramatiques. Comment ne pas souligner la difficulté croissante à trouver les financements internationaux pour une reconstruction qui, dans le passé, a été appelé ensuite à une destruction, reconstruction à laquelle - je le souligne en passant - les auteurs de la destruction ne sont même pas appelés à contribuer financièrement."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence du Caire pour la Palestine et la reconstruction de Gaza - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Le Caire, 12 octobre 2014)

"Je viens de voir Mahmoud Abbas. C’est un fait, il y a différentes factions palestiniennes. Il faut travailler ensemble c’est important. Il faut reprendre les négociations car ce qu’on voit depuis 20 ans c’est reconstruction/destruction et quand il y a une négociation elle n’aboutit pas."

- Turquie - Consultations franco-turques - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 10 octobre 2014)

"Au-delà de cette crise immédiate, nous avons pu constater que, confrontés à des défis voisins, nos deux pays entendent apporter leur contribution à l’ordre international, qu’il s’agisse de notre voisinage commun - le pourtour méditerranéen - ou des grands enjeux stratégiques, l’énergie, le climat, pour lesquels nos deux pays ont des complémentarités précieuses à exploiter. C’est le programme de travail que nous nous sommes donnés."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Conférence de presse de (Tokyo, 5 octobre 2014)

"Le Japon est bien évidemment tout à fait à l’écoute en ce qui concerne la nécessité de lutter contre le terrorisme, même si chacun le fait par ses propres moyens. Et puis j’ai insisté sur le fait qu’il faut couper les financements de ce groupe terroriste. Ce qui suppose par exemple de s’opposer à tout achat de pétrole et de contrôler les finances et les ramifications. Donc, nous avons parlé de la nécessité de lutter de façon implacable contre les terroristes et de la difficulté de le faire."

- Ukraine - Russie - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tokyo, 5 octobre 2014)

"La France a depuis le début la même attitude. Nous pensons que l’Ukraine doit avoir à la fois de bonnes relations avec l’Union européenne et avec la Russie. C’est la géographie qui le décide, le détermine et le nécessite. Nous disons que vis-à-vis de la Russie il faut avoir une attitude ferme, car il y a des choses qui sont inacceptables."

- Chine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tokyo, 5 octobre 2014)

"La Chine est un pays ami, nous voyons bien les tensions qui peuvent ou qui ont pu exister. Nous voyons même avec une certaine satisfaction - espérons que cela va durer - une certaine diminution dans les tensions. Nous avons une grande amitié pour la Chine, une grande amitié pour le Japon et donc à chaque fois que des tensions se produisent nous en sommes désolés."

- Japon - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tokyo, 5 octobre 2014)

"Les relations entre le Japon et la France sont tout à fait excellentes, exceptionnelles même, il n’y a aucune ombre. Nous avons bien sûr fait le point de la situation politique : terrorisme, actions à mener ensemble, G7, G20. J’ai interrogé mes interlocuteurs sur ce qui se passe en Corée afin d’avoir leur vision. Nous avons parlé de nos relations bilatérales."

- Allemagne - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue allemand - Propos de M. Fabius (Paris, 2 octobre 2014)

"Sur tous les sujets - on pense bien sûr à la question ukrainienne, on pense aussi à ce qui ce passe en Irak et en Syrie, la lutte contre le terrorisme, l’action en Afrique - nous sommes ensemble. Je pense que cela a été très impressionnant de voir à quel point il y a une communauté de vues et de travail."

- Pologne - Déclaration conjointe de Laurent Fabius et de son homologue polonais - Propos de M. Fabius (Paris, 2 octobre 2014)

"Nous avons parlé de l’Irak et de la Syrie, où nous faisons face ensemble au terrorisme d’une barbarie inouïe du mouvement appelé Daech. Nous avons évoqué les questions africaines. Sur l’ensemble de ces sujets, nous pouvons dire que nous partageons les mêmes analyses et nous souhaitons progresser dans la même direction."

- 5-Chine - Hong Kong - Propos de Laurent Fabius avec « Télé Toulouse » (Toulouse, 30 septembre 2014)

"La France et la Chine sont des pays amis et nous sommes très attachés à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong. Nous suivons donc cela avec attention mais nous pensons et nous espérons qu’une solution pacifique sera trouvée, solution qui soit conforme à la loi fondamentale de Hong Kong. Il n’y a aucune raison de prendre des dispositions concernant les salariés."

- Lutte contre le terrorisme - Turquie - Entretien de Laurent Fabius avec « Télé Toulouse » (Toulouse, 30 septembre 2014)

"Finalement, ces personnes sont arrivées en France et n’ont pas été bloquées comme il le fallait. Heureusement, les choses ont évolué puisque ces trois personnes se sont rendues et, sauf erreur de ma part, elles ont été mises en examen et écrouées."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « La Dépêche » (Paris, 30 septembre 2014)

"Nos relations sont excellentes. Elles couvrent des domaines divers et stratégiques : nucléaire civil, transport, aéronautique, automobile, éducation, science, santé, échanges humains facilités par des visas désormais délivrés en 48 heures, etc. Nous continuons à approfondir cette relation : cette année, de très nombreux événements culturels célèbrent le cinquantenaire."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 28 septembre 2014)

"Nous nous sommes répartis la tâche. En Syrie, ce sont les Américains et un certain nombre de pays arabes qui mènent les frappes. Nous nous concentrons comme d’ailleurs tous les Européens - Britanniques, Belges, Danois, Néerlandais - sur l’aspect irakien mais, en revanche, nous aidons l’opposition modérée en Syrie. Il faut faire attention à une chose, c’est que bien évidemment il faut faire reculer Daesh en Syrie mais il ne faut pas que M. Bachar Al-Assad prenne la place. Si on veut éviter qu’il prenne la place - parce que lui c’est un dictateur -, il faut que l’opposition modérée, qui doit se battre des deux côtés, soit renforcée ; c’est notre tâche."

- Lutte contre le terrorisme - Assassinat d’Hervé Gourdel - Irak - Syrie - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Le président de la République et le Premier ministre l’ont dit d’une façon extrêmement nette, la France ne cède pas devant les menaces, la France refuse tout chantage, la France agit selon ses principes et selon ses objectifs qui sont la paix, la sécurité et la liberté, et elle ne tremble pas quand elle doit à la fois se défendre et soutenir ses alliés. C’est donc évidemment l’évènement qui a dominé, en ce qui nous concerne, toute cette semaine."

- Droit de veto - 69ème Assemblée générale des Nations Unies - Réunion ministérielle - Point de presse de Laurent Fabius (New York, 25 septembre 2014)

"L’objectif de tout cela, c’est non pas de porter atteinte aux Nations Unies, ni au Conseil de sécurité, ni au droit de veto mais au contraire de tenir compte de ce que demande l’opinion publique internationale, qui reconnait la légitimité du veto mais qui veut que celui-ci, dans son usage, soit encadré d’une façon volontaire pour que l’on puisse concilier à la fois ce veto et les nécessités de protection des droits humains."

- Virus Ebola - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Nous sommes également très présents sur le terrain : nous avons jusqu’à présent prévu d’y consacrer 70 millions d’euros. Nous avons envoyé toute une série de soignants et il faut leur rendre hommage parce que ce sont vraiment des gens d’une abnégation extraordinaire"

- Dérèglements climatiques - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"D’un côté, il y a incontestablement et c’est une très bonne chose, une prise de conscience de la réalité et de la gravité du dérèglement climatique. Il existe - en France c’est terminé - ce que l’on appelle le climato-scepticisme. Mais dans d’autres pays, y compris celui-ci, on peut dire que le climato-scepticisme a reculé, et c’est une excellente chose. Maintenant les scientifiques ont montré et les populations constatent que le dérèglement climatique n’est pas pour dans 50 ans, c’est aujourd’hui."

- Nations Unies - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Nous avons aussi avancé un certain nombre de propositions concernant l’organisation de la société internationale et des Nations Unies à proprement parlé, et en particulier deux séries de propositions qui portent la marque à la fois de la France et de beaucoup d’autres pays. Et nous espérons que cette marque va s’étendre."

- Iran - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Nous devons de toutes les manières nous retrouver rapidement, puisque le butoir dans le temps, je le rappelle, est le 24 novembre. Simplement nous regrettons qu’il n’y ait pas eu d’avancée, parce que ce dossier est un de ceux aussi qui déterminent la sécurité, non seulement dans cette région, mais beaucoup plus largement."

- Libye - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Si l’on veut que la Libye retrouve un fonctionnement normal, il faut, à partir de la légitimité qui s’est dégagée des urnes, qu’un dialogue s’établisse, et c’est la tâche et la proposition de M. Bernardino León. Mais il demeure qu’il y a, en plus de ces difficultés qui sont lourdes, des groupes terroristes qu’il faut là aussi neutraliser."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Vous savez qu’il y a une réunion qui est prévue le 12 octobre au Caire, à l’initiative en particulier de l’Égypte et de la Norvège. Nous allons voir comment cette réunion, qui est prévue pour la reconstruction de Gaza, peut se dérouler ; mais il est évident que la priorité aujourd’hui, c’est de trouver le prolongement du cessez-le-feu et l’amorce de solution sur le fond. Mais, à cet égard, force est de constater que les choses n’ont pas beaucoup avancé au cours de cette Assemblée générale."

- Liban - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Je veux signaler un autre sujet fréquemment abordé celui du Liban, qui est dans tous les esprits et dans tous les coeurs. Nous avons eu l’occasion de rencontrer le premier ministre libanais et il y a une réunion qui est prévue avec le groupe qui suit particulièrement ces sujets."

- Ukraine - Russie - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"De la même façon, vous avez noté comme moi qu’on a assez peu parlé, dans cette Assemblée générale, d’Ukraine et de Russie. Un certain nombre de responsables, on le comprend, européens en particulier en ont parlé. Des responsables américains aussi."

- Centrafrique - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Et puis il est prévu aujourd’hui une réunion importante sur la Centrafrique. J’aurai l’occasion de voir au préalable sa présidente, Mme Samba Panza, pour faire le point sur la situation, qui est évidemment en amélioration par rapport à ce que nous avons connu l’année dernière mais il y a beaucoup de progrès encore à faire, sur le plan sécuritaire bien sûr, mais aussi sur le plan de l’organisation administrative, et humanitaire, et sur la préparation des élections."

- Diplomatie culturelle - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 26 septembre 2014)

"Peut-être certains d’entre vous seront présents ce soir - puisque je parle de culture - à l’inauguration de la librairie. Il n’y avait à New York, depuis pas mal d’années, plus de librairie française. Et donc, grâce en particulier à l’énergie de notre attaché culturel, M. Baudry, maintenant il y aura une librairie."

- Otage/Algérie - Assassinat d’Hervé Gourdel - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (New York, 25/09/2014)

"C’est une infamie. Évidemment nous avons suivi cela directement. Au moment où vous m’interrogez, je suis encore à New York. Nous avons appris sa décapitation ce matin et toute la journée a été marquée par ce drame. C’est une infamie parce que pour ceux qui ont fait cela et qui sont rattachés au groupe Daesh, la vie n’a absolument aucune valeur. Ils veulent nous terroriser et donc la réaction qu’il faut avoir est exactement l’inverse. Il faut à la fois condamner avec une extrême fermeté ce qui s’est passé - et qui est épouvantable - garder son calme et faire tout pour les retrouver et les châtier."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (New York, 25 septembre 2014)

"La résolution prévoit que chaque pays doit prendre des mesures très précises pour empêcher ces ressortissants d’aller participer à ces tentatives et ces actions effrayantes à l’étranger, et puis prendre des mesures aussi concernant Internet. En ce qui concerne la France, nous les prenons puisque vous avez suivi le débat qui a eu lieu à l’Assemblée l’autre jour et qui a été voté à l’unanimité."

- Turquie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (New York, 25 septembre 2014)

"S’agissant de la Turquie, effectivement depuis New York j’ai suivi ce qui s’est passé avec ce pays. Finalement, on peut dire que les trois personnes recherchées ont été interpellées mais dans des conditions qui ne sont absolument pas satisfaisantes, c’est le moins que l’on puisse dire."

- Lutte contre le terrorisme - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Sur ces sujets, la France fera entendre son message, que vous connaissez : lutte déterminée contre le terrorisme ; nécessité, à chaque fois, d’une solution politique qui soit inclusive et démocratique pour sortir ces pays de la crise - parce que le salut ne peut pas venir uniquement de l’extérieur ; soutien à ceux qui sont prêts à oeuvrer dans ce sens, notamment l’opposition démocratique en Syrie, et de ce point de vue-là, à chaque fois nous rappelons notre condamnation de tous ceux qui, à un moment ou à un autre, et encore aujourd’hui, nourrissent la barbarie, le terrorisme, au rang desquels il faut citer M. Bachar Al-Assad."

- Lutte contre le terrorisme - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (New York, 22 septembre 2014)

"Ce sont des terroristes [Daech], alors ils pratiquent les menaces et la France ne va pas se laisser intimider. Des mesures ont déjà été prises en France."

- Otage/Algérie - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (New York, 23 septembre 2014)

"Les autorités algériennes, en liaison avec nous, font le maximum pour essayer de libérer l’otage français mais nous sommes extrêmement inquiets."

- Otage/Algérie - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Les menaces proférées par ce groupe terroriste sont extrêmement graves et elles témoignent, une fois encore, de la cruauté extrême de ce mouvement que nous appelons Daech et de tous ceux qui s’en réclament."

- Irak - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Le nouveau gouvernement de M. Al-Abadi permet d’aller en ce sens, et c’est à ce titre que nous le soutenons tous ensemble parce que, dans le passé, le gouvernement précèdent, par les choix qu’il avait fait, ne permettait pas cette unité."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (New York, 22 septembre 2014)

"Nous avons affaire à une organisation terroriste extrêmement dangereuse et il faut que la France soit à la fois très ferme et en même temps que nous ne nous laissions pas terroriser."

- Syrie - Irak - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Il n’y a pas à notre sens d’empêchement juridique à ce que les attaques de Daech fassent l’objet de réactions aussi bien en Irak qu’en Syrie. Cela nous semble faire partie, dans l’analyse que nous faisons, de la possible légitime défense, au titre de l’article 51."

- Iran - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Sur la question que vous soulevez. Il y a une réalité géographique. L’Iran est dans la région et c’est évidemment un acteur puissant. Et puis il y a une réalité politique, c’est que l’Iran a pris position contre Daech. Mais je pense qu’il n’a jamais été question du côté de l’Iran ou de l’autre côté, qu’il y ait une coalition à proprement parler qui puisse l’inclure."

- Proche et Moyen-Orient - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"La situation au Proche et Moyen-Orient va être abordée dans de nombreux forums et de nombreuses occasions. S’agissant de la consolidation du cessez-le-feu à Gaza, le président Abbas était vendredi après-midi à Paris avec le président. Malheureusement je n’ai pas pu m’y joindre mais il y a eu toute une série de questions abordées."

- Ukraine - Russie - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"D’autres crises feront également l’objet de discussions importantes. Une réunion ministérielle du G7 est prévue le 25 septembre, qui permettra notamment d’aborder la crise russo-ukrainienne."

- Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Le secrétaire général des Nations Unies, qui est très engagé sur tous ces sujets, va organiser aussi une réunion sur le Mali, qui va permettre de mesurer le chemin parcouru et de prolonger les efforts en faveur du développement et d’un règlement politique durable dans ce pays."

- République centrafricaine - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Sur la République centrafricaine, un évènement présidé par Ban Ki-moon permettra de mobiliser la communauté internationale. Il y a de cela quelques jours, puisque c’était le 15 septembre, il y a eu le transfert du commandement des opérations à l’ONU, le passage de la MISCA à ce que l’on appelle la MINUSCA."

- Virus Ebola - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Compte tenu de l’ampleur et de la gravité de la crise, un sommet coprésidé par le Secrétaire général des Nations Unies y sera consacré. La France soutient totalement cette initiative qui doit mobiliser l’ensemble des acteurs nationaux, régionaux et internationaux, et permettre de mieux coordonner leurs efforts."

- Dérèglements climatiques - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 23 septembre 2014)

"D’abord tout ce qui concerne le Sommet climat et ce qu’on appelle la « Climate Week ». C’est une initiative du secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, que nous soutenons totalement. L’Assemblée générale est précédée cette année d’un sommet qui est consacré au climat et qui va réunir, demain, plus de 120 chefs d’État et de gouvernement. Parfois, on souligne l’absence de tel ou tel pays mais je crois qu’il faut d’abord souligner que c’est la première fois qu’autour de ce sujet, en particulier aux Nations Unies, se réunissent tant de responsables au plus haut niveau."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (New York, 22 septembre 2014)

"Il faut donc agir pour limiter les gaz à effet de serre et donc limiter l’émission de carbone. À Copenhague, il y a quelques années, cela avait échoué parce que, peut-être, la prise de conscience était moins forte qu’aujourd’hui, parce que, peut-être, cela n’avait pas été préparé comme il fallait. Là, maintenant, nous sommes au moment où il faut préparer tout cela."

- Attractivité de la France - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Comme chaque année, cette semaine est mise à profit pour essayer d’insister sur l’attractivité et le rayonnement de la France. Il y a des évènements tragiques, on les a cité, et, évidemment, ils mobilisent, au premier rang, notre attention et notre coeur. Mais il y a aussi le travail de fond qu’il faut faire sur l’attractivité et le rayonnement de la France."

- Attractivité de la France - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (New York, 22 septembre 2014)

"Il est vrai que la situation en France n’est pas facile, tout le monde le sait. Mais, au plan international, la France a un très grand crédit. Simplement, il faut faire attention et c’est ce que je souligne souvent : si, durablement la crédibilité économique de la France diminuait, cela pourrait toucher notre rayonnement international."

- Droits de l’Homme - Conférence de presse de Laurent Fabius (New York, 22 septembre 2014)

"Je rencontrerai, pour leur apporter notre soutien, et recueillir leurs préoccupations, des ONG françaises et internationales. J’aurai l’occasion de défendre à nouveau, au cours d’une réunion que la France coprésidera, l’abolition universelle de la peine de mort, puisque c’est un thème sur lequel chaque année et tout au long de l’année, nous essayons de mobiliser les organisations régionales des pays en développement et le plus grand nombre de pays possibles."

- Irak - Accueil de réfugiés irakiens - Propos Laurent Fabius avec divers médias (Paris, 20 septembre 2014)

"Nous apportons beaucoup d’aide humanitaire aux Irakiens et nous accueillons un certain nombre de réfugiés, des chrétiens notamment."

- Irak - Remarques à la presse de Laurent Fabius (New York, 19 septembre 2014)

"Je pense que l’intérêt de cette réunion, puisqu’elle a lieu à l’ONU avec le Conseil de sécurité sous une forme élargie, c’est de donner une audience internationale plus grande à la fois à la lutte contre les terroristes de Daech et au soutien à l’Irak ; voilà ce que cela signifie."

- Nations Unies - Fonctionnement - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (New York, 21 septembre 2014)

"La France veut donc aller vers un rétablissement du droit international, où chaque pays sera respecté. Cela passe par une réforme des Nations Unies, pour que les Nations Unies soient plus représentatives. Cela passe - sans rentrer dans les détails - par une pratique un peu différente du Conseil de sécurité des Nations Unies."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 15 septembre 2014)

"Effectivement nous étions avec François Hollande et Jean-Yves Le Drian vendredi en Irak et nous avons discuté avec les responsables, aussi bien le président irakien, le Premier ministre, le ministre des affaires étrangères. Nous avons exposé aux Irakiens le fait que nous étions disponibles et nous leur avons demandé l’autorisation - la décision s’il y en a une sera prise par le président de la République - de survoler leur territoire et ils nous ont demandé de le faire. Voilà où nous en sommes."

- Irak - Chrétiens d’Orient - Propos de Laurent Fabius avec « BFM » (Erbil, 12 septembre 2014)

"C’est la deuxième fois que je viens ici puisque j’étais là déjà venu le 10 août. Cela signifie notre solidarité avec le Kurdistan et en particulier avec les gens qui sont réfugiés. Il faut bien penser qu’au Kurdistan, il y a plus d’un million de réfugiés et beaucoup d’entre eux sont dans une situation très difficile."

- Royaume-Uni - Ecosse - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 15 septembre 2014)

"Je ne vais pas me prononcer là-dessus, parce que ce serait déplacé de dire quelque chose sur les affaires intérieures du Royaume-Uni, mais selon le résultat, cela va changer énormément de choses. Si les Ecossais décident de voter « non », il faudra de toute façon prendre en compte ce qui s’est exprimé. Si les Ecossais décident de voter « oui », il y aura un État de plus et, évidemment, cela signifie énormément de choses, à la fois pour le Royaume-Uni et pour l’Europe."

- Tunisie - Entretien de Laurent Fabius avec la radio « Mosaïque FM » (Tunis, 7 septembre 2014)

" Nous sommes votre premier client, votre premier fournisseur, le premier investisseur, à la fois en flux et en stock. Il faudrait que le développement économique puisse aller directement vers les jeunes et donc l’emploi et vers les différentes régions sans qu’il n’y ait trop de déséquilibres."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « Itélé » (Tunis, 7 septembre 2014)

"La prochaine étape, c’est la constitution du gouvernement irakien, qui doit être un gouvernement inclusif, c’est-à-dire qui représente l’ensemble du peuple irakien."

- Libye - Entretien de Laurent Fabius avec « Itélé » (Tunis, 7 septembre 2014)

"Il ne s’agit pas seulement d’intervenir, il faut ensuite se préoccuper de l’évolution démocratique et cela n’a pas été fait et là il y a une erreur."

- Attractivité de la France - Jeux équestres mondiaux à Caen - Entretien de Laurent Fabius avec « France 3 » (Paris, 6 septembre 2014)

"Ce qui est positif pour la Normandie, c’est qu’il y a des dizaines et même des centaines de millions de gens dans le monde qui entendent parler de la Normandie, qui voit la Normandie sous son meilleur jour et qui vont avoir envie de venir en Normandie."

- Russie - Ukraine - Porte-hélicoptères Mistral - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM » (Paris, 3 septembre 2014)

"Notre analyse est la suivante : dans la dernière période, le comportement des Russes, en ce qui concerne l’Est de l’Ukraine, porte atteinte aux fondements de la sécurité. Le président de la République a tiré la conclusion qu’aujourd’hui les conditions n’étaient pas réunies pour que cette livraison ait lieu. Quelles sont ces conditions ? Il faut que le cessez-le-feu qui peut-être s’esquisse - la France y est naturellement très favorable - s’applique et puis aussi, bien sûr, que l’on trouve un accord politique pour qu’il n’y ait pas d’affrontements entre l’Ukraine et la Russie, soit directement, soit par personnes interposées."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Paris, 3 septembre 2014)

"Nous allons discuter avec nos partenaires. Ce qui est certain, c’est que ce groupe que l’on appelle en arabe « daech », qui est un groupe terroriste, est une menace non seulement pour l’Irak et pour la Syrie mais aussi pour toute la région et pour l’Europe. Ce sont des gens extraordinairement dangereux. Et quand on a face à soi des gens aussi dangereux, il faut réagir."

- Égypte - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Paris, 02/09/2014)

" Il y a beaucoup de domaines où la coopération existe ou peut se développer, qui vont de l’agroalimentaire au transport en passant par toute une série de réalisations technologiques et toute une série de domaines de coopération. Quand je vois la liste des questions qui ont été posées à mon collègue et ami et les réponses qu’il a apportées, je suis sûr que notre coopération va se développer encore. Y compris d’ailleurs - le ministre de la défense français sera bientôt au Caire - dans des domaines qui touchent à la sécurité."

- Israël - Territoires palestiniens - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Paris, 02/09/2014)

"Nous avons parlé de Gaza et d’Israël et je veux souligner à quel point la médiation égyptienne a été et est effective, puisque c’est grâce en particulier à l’Égypte qu’un cessez-le-feu a pu être obtenu. Tout au long de la crise, nous avons entretenu une coopération très étroite : j’avais eu l’occasion d’être reçu au Caire par le président Sissi et par le ministre des affaires étrangères. Nous continuons à travailler pour que les parties s’accordent sur un contenu et un cadre durables de résolution. La France soutient tout à fait les efforts de l’Égypte en ce sens."

- Irak - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Paris, 02/09/2014)

"Il faut mettre un coup d’arrêt à la capacité offensive de ce que nos amis arabes appellent « Daech » et à sa volonté destructrice. Nous considérons, les uns comme les autres, que la clef est d’abord politique : il faut qu’il y ait un gouvernement inclusif en Irak. Et, d’autre part, il y a toute une série d’actions à mener par rapport à ce groupe terroriste ; nous sommes en contact étroit, là aussi, dans les démarches qui sont entreprises."

- Libye - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de son homologue égyptien - Propos de M. Fabius (Paris, 02/09/2014)

"Ce qu’il convient de faire, et mon homologue égyptien vient de le rappeler, c’est de soutenir à la fois l’Assemblée légitime et le gouvernement qui en émane, l’aider pour avoir les moyens de rétablir l’ordre, lutter contre les groupes terroristes et s’adresser à la population pour la détacher des tentations extrémistes. Tout cela se fait par le biais d’une série d’initiatives. L’autre jour il y avait une réunion de pays voisins de la Libye et, dans quelques jours, nous nous retrouvons à nouveau, en Espagne, dans le cadre du 5+5, élargi à quelques pays limitrophes."

- Irak - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Paris, 29 août 2014)

"Le président de la République a annoncé l’idée - j’espère qu’elle va se réaliser dans les jours et les semaines qui viennent - d’une grande conférence internationale pour, à la fois stabiliser ce qui se passe en Irak, parce qu’il y a besoin d’un gouvernement inclusif, et en même temps, pour lutter contre l’État islamique, qui est d’une dangerosité extrême, encore plus dangereux, si on peut dire, qu’Al-Qaïda. Rappelez-vous que l’État islamique s’est créé parce qu’il trouvait Al-Qaïda trop mou, ce qui est absolument invraisemblable."

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Paris, 29 août 2014)

"En effet, nous avons des indications extrêmement alarmantes qui montrent qu’il y a des forces militaires russes à l’est de l’Ukraine. Lorsqu’un pays envoie des forces militaires dans un autre pays sans l’accord et même contre l’accord de cet autre pays, cela s’appelle une intervention et évidemment, cela est inacceptable. On ne peut pas, dans la société internationale, accepter, quel qu’en soit le prétexte qu’un pays envoie une partie de ses militaires dans un autre pays contre le gré du dit pays."

- Virus Ébola - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Paris, 29 août 2014)

"C’est une situation très difficile parce que, d’un côté, bien évidemment, il y a des gens à secourir, de l’autre il faut éviter la contagion. Et nous n’avons pas pris la même position - vous l’avez noté sans doute - pour ce qui concerne la Sierra Leone et pour ce qui concerne les pays voisins, puisque la situation sanitaire n’est pas la même."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Paris, 29 août 2014)

"La diplomatie économique c’est important, pourquoi ? Parce que la France est une grande puissance diplomatique mais, dans le monde où nous sommes, il n’y a pas de grande puissance diplomatique si on n’a pas, en même temps, un rayonnement économique, c’est une évidence. Les ambassadeurs qui sont les chefs de l’action extérieure de l’État doivent donc s’occuper d’économie, c’est-à-dire favoriser la présente entreprise française à l’étranger et favoriser les investissements étrangers en France."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe1 » (Paris, 27 août 2014)

"Il faut bien comprendre cette situation. Je suis allé accueillir des réfugiés irakiens à l’aérodrome et je me suis rendu moi-même à Erbil. Quand vous entendez la description de ce que fait ce califat islamique, c’est à proprement parlé inhumain. Les femmes sont violées, crucifiées, les journalistes décapités, assassinés et tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont considérés comme des chiens qu’il faut abattre. Nous faisons partie du lot."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe1 » (Paris, 27 août 2014)

"La France soutient ce cessez-le-feu. Nous en sommes à plus de 2.000 morts, c’est une catastrophe épouvantable. Nous avons travaillé avec les Égyptiens, avec les Palestiniens et les Israéliens pour aller vers ce cessez-le-feu. Aujourd’hui, il est obtenu et j’espère qu’il sera durable."

- Politique étrangère - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25 août 2014)

"Il n’y a pas que la Russie et l’État islamique. L’été 2014 est l’été de toutes les crises. À cela plusieurs raisons. Premièrement, ce que j’appelle la dépolarisation du monde. Pendant longtemps, le monde fut bipolaire - autour des États-Unis et de l’URSS, puis unipolaire sous domination américaine. Ce système maîtrisait - plus ou moins - les crises."

- Commerce extérieur - Tourisme - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25 août 2014)

"Nous sommes entrés dans une nouvelle époque où la diplomatie, pour être efficace, doit être globale. On ne peut plus limiter la politique étrangère ou bien à l’action stratégique ou bien culturelle ou bien économique. Une puissance comme la France, si elle perdait sa force économique, finirait par n’avoir plus voix au chapitre. Les diplomates doivent jouer sur l’ensemble du clavier, en synergie, y compris sur le commerce, le tourisme, etc. Car la France, précisément, possède cet atout de disposer de l’ensemble du clavier."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25 août 2014)

"Il est difficile d’agir efficacement en Irak si on ne s’interroge pas sur la situation en Syrie. En même temps, nous respectons, nous, le droit international et ne voulons pas tomber dans le piège que nous tendent les djihadistes. Les débats rétrospectifs n’ont qu’un intérêt limité, mais puisque certains en France semblent nous reprocher de ne pas avoir agi plus tôt en Syrie, je rappelle qu’au moment de la première conférence de Genève il n’y avait ni Hezbollah ni terroristes en Syrie et que nous avons dès l’abord soutenu activement l’opposition modérée, mais que ce ne fut pas le cas de tout le monde, comme le rappelle Hillary Clinton dans ses Mémoires…"

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25 août 2014)

"Dans cette situation compliquée et dangereuse, notre but est d’arriver à une solution qui permette un cessez-le-feu, le contrôle des frontières, un projet politique et de développement équilibré pour l’Ukraine."

- États-Unis - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25 août 2014)

"Il faut éviter le schématisme et je n’ai pas à juger tel ou tel grand partenaire de la France. Le président américain est aujourd’hui l’objet de beaucoup d’attaques, mais il faut rappeler qu’il existe dans la population américaine une profonde « war fatigue », une lassitude des guerres, et qu’il est difficile de ne pas en tenir compte."

- Union européenne - Crises - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25 août 2014)

"L’Europe éprouve, c’est vrai, des difficultés à se doter d’une politique étrangère. Ce n’est pas nouveau… Mais sur la question irakienne, en l’occurrence, l’Europe a fait - ou commencé de faire - ce qu’elle devait : condamner vigoureusement l’EI, favoriser un gouvernement irakien d’unité, établir un pont humanitaire pour les réfugiés, soutenir des livraisons d’armes aux Kurdes."

- Irak - Chrétiens d’Orient - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 22 août 2014)

"Nous allons privilégier ceux qui ont un lien avec la France parce qu’il se pose un problème de principe et un problème pratique, le problème de principe c’est que si tous les réfugiés quittent l’Irak cela veut dire que « Daech », c’est-à-dire l’« État islamique », a gagné… ! Donc, ce n’est pas cela qu’il faut faire, il faut d’abord combattre, résister, arriver à surmonter cet adversaire"

- Irak - Chrétiens d’Orient - Propos de Laurent Fabius avec divers médias, lors de l’accueil des réfugiés (Aéroport Roissy Charles de Gaulle, 21 août 2014)

"En ce qui concerne la France, nous privilégions ceux qui ont un lien possible avec la France. Par exemple, parmi les gens qui sont ici, certains ont de la famille même s’ils ne s’étaient pas revus depuis 10 ou 15 ans. Et petit à petit, le nombre va augmenter."

- Irak - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 22 août 2014)

"C’est juste, ce sont des propos que j’ai tenus moi-même il y a déjà quelques temps. L’« État islamique » dispose de moyens, y compris financiers, considérables. Les attentats du 11 septembre 2011 à New York avaient coûté 1 million de dollars. Aujourd’hui on estime que ce groupe terroriste dispose de plusieurs milliards de dollars. Il est d’une cruauté inouïe et sa cruauté est un argument de propagande, en particulier pour terroriser les populations et pour attirer les djihadistes, y compris de l’Europe."

- Ukraine - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 22 août 2014)

"Nous avons discuté de cela, j’étais dimanche à Berlin avec mes collègues allemand, russe et ukrainien. Nous avons discuté de cela, du contrôle des frontières, de l’évolution politique… Il est évident qu’il y a un besoin humanitaire très fort mais que ce besoin humanitaire ne peut pas être une espèce de « cheval de Troie » pour autre chose. Les discussions ont été très lourdes, pas seulement sur l’humanitaire - mais il y a des hommes et des femmes qui meurent tous les jours là-bas."

- Tourisme - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 22 août 2014)

"C’est dans les zones touristiques, dans les zones très touristiques. Si les magasins sont fermés le dimanche mais en général, dans des zones très touristiques, ils sont ouverts, sauf quelques-uns comme les Galeries Lafayette, les touristes, qui sont là le dimanche, ne vont pas dire : « on va revenir vendredi prochain ». Donc cela fait une perte très importante."

- Irak - Conseil européen - Déclaration à la presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 15 août 2014)

"Sur le plan de l’armement, le Conseil a explicitement approuvé ceux des pays - parce que c’est une décision nationale - qui décident d’apporter de l’armement aux Irakiens. Je pense que cette décision est importante et que d’autres pays devraient normalement suivre une voie identique ou voisine de celle de la France."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « TF1 » (Tournefeuille, 13 août 2014)

"La France fait son devoir en étant au secours de gens qui sont massacrés aujourd’hui. Mais nous ne secourons pas simplement les populations irakiennes, parce que c’est nous-mêmes, les pays d’Europe, qui sommes menacés par ces terroristes qui ne reculent devant rien."

- Ukraine - Russie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Info » (Paris, 12/08/2014)

"La Russie dit : « J’envoie des camions pour des raisons purement humanitaires », mais il y a une règle dans ces opérations. C’est que ce n’est possible qu’avec l’accord du pays dans lequel on envoie cette aide humanitaire et avec l’aide de la Croix-Rouge. Or, cette question n’est pas encore réglée. Évidemment, il faut être extrêmement prudent, parce que cela pourrait être une couverture de la part des Russes pour s’installer près de Louhansk et de Donetsk et pratiquer la politique du fait accompli."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Info » (Paris, 12/08/2014)

" Vous savez quelle est la position de la France et de l’Europe : nous ne reconnaissons pas le mouvement Hamas, dans la mesure où celui-ci maintient dans ses objectifs, l’objectif de la destruction d’Israël. Et nous avons dit, et c’est une position internationale, que pour qu’il y ait un dialogue officiel, il faudrait que le Hamas, comme l’a fait le Fatah, le président Mahmoud Abbas, à la fois reconnaisse l’État d’Israël, les accords qui ont été passés et en même temps renonce à la violence."

- Irak - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Info » (Paris, 12/08/2014)

"Pour que ce ne soit pas la France toute seule, ou la France et tel pays de manière désordonnée, mais que l’ensemble des pays d’Europe puissent coordonner leur action. Aujourd’hui même, il y a une réunion de ce qu’on appelle le COPS (Comité politique et de sécurité), c’est-à-dire des représentants des différents pays au niveau européen, pour mettre cela en musique, et j’espère que cela va être fait."

- Irak - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 2 » (Erbil, 10/08/2014)

"Je vais lancer, à partir de demain, le projet d’un pont européen de solidarité. Parce que la France fait tout ce qu’elle peut faire, mais ce n’est pas suffisant. Si l’ensemble des 27 pays se met d’accord pour pratiquer un pont européen de solidarité sur toute une série de biens qui sont nécessaires, je pense que ce sera très apprécié et c’est ce que m’a demandé le président du Kurdistan, le président Barzani."

- Irak - Lettre de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à Mme Catherine Ashton, Haute représentante de l’Union européenne et à Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne (Paris, 11/08/2014)

"Il est indispensable que l’Union européenne se mobilise dès aujourd’hui pour répondre à cet appel à l’aide. Je vous serais donc très reconnaissant de bien vouloir d’urgence mobiliser les États membres ainsi que les institutions européennes pour y répondre. Une réunion spéciale du Conseil des ministres des affaires étrangères m’apparaît souhaitable."

- Irak - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 11/08/2014)

"Nous apportons notre plein soutien aux efforts en ce sens du président irakien Fouad Maassoum, avec lequel je me suis entretenu hier, et nous appelons tous les responsables politiques irakiens au dialogue pour trouver une solution politique rapide acceptable par toutes les composantes du pays."

- Proche-Orient - Irak - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 07/08/2014)

"Face à la gravité de cette situation dont la population civile et les minorités religieuses sont les premières victimes, la France demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, afin que la communauté internationale se mobilise pour contrer la menace terroriste en Irak et pour apporter aide et protection aux populations menacées."

- Israël - Territoires palestiniens - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 04/08/2014)

"Combien de morts faudra-t-il encore pour que s’arrête ce qu’il faut bien appeler le carnage de Gaza ? La tradition d’amitié entre Israël et la France est ancienne et le droit d’Israël à la sécurité est total, mais ce droit ne justifie pas qu’on tue des enfants et qu’on massacre des civils. Le Hamas porte évidemment une responsabilité écrasante dans cet engrenage macabre qui sert surtout les extrémismes, mais celle-ci non plus ne justifie pas ce que le Secrétaire général des Nations Unies a qualifié de crimes."

- Minorités religieuses - Communiqué conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur (Paris, 01/08/2014)

"La France propose qu’une résolution du Conseil de sécurité
condamne dans les prochains jours les exactions de l’État islamique et exige qu’elles ne restent pas impunies. La France saisira également le Conseil des droits de l’Homme pour qu’une enquête soit menée sur ces crimes."

- Chrétiens d’Orient - Communiqué conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur (Paris, 28/07/2014)

"La France est révoltée par ces exactions qu’elle condamne avec la plus grande fermeté. Nous avons obtenu du Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il condamne les persécutions menées par l’État islamique contre les minorités en Irak. Nous venons en aide aux déplacés qui fuient les menaces de l’État islamique et se sont réfugiés au Kurdistan. "

- Israël - Territoires palestiniens - Communiqué de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 26/07/2014)

"La réunion qui vient de se tenir à Paris avec nos partenaires américain, qatari, turc, britannique, allemand, italien, et de l’Union européenne a été positive. Dans le prolongement des efforts notamment égyptiens, elle a permis de dégager des orientations communes pour l’action internationale en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza"

- Israël - Territoires palestiniens - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 27/07/2014)

"En appui des multiples appels internationaux en ce sens, la France demande la reprise immédiate de la trêve humanitaire, un réel cessez-le-feu et l’ouverture de négociations."

- Vol Air Algérie - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 28/07/2014)

"Tous les drapeaux ont été mis en berne sur les édifices publics de notre pays. Ils le seront pour trois jours, conformément à la décision du président de la République, en hommage aux victimes de la catastrophe aérienne du vol Air Algérie AH5017.Cette décision avait été annoncée samedi après-midi ici, au Quai d’Orsay, aux proches (ils étaient plus de 150) des 54 victimes françaises de la catastrophe.
Il s’agissait d’exprimer à ces familles et à leurs proches, extrêmement dignes dans leur douleur, la solidarité de la Nation."

- Mali - Signature de la feuille de route des négociations dans le cadre du processus d’Alger - Déclaration de M. Laurent Fabius ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 25/07/2014)

"Je me réjouis de la signature à Alger de la feuille de route des négociations dans le cadre du processus d’Alger. Son adoption consensuelle constitue une étape encourageante en vue du lancement des négociations de paix prévues pour le mois d’août."

- Vol Air Algérie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France 2 » (Paris, 24/07/2014)

"Il y a eu beaucoup d’appels à la cellule de crise du quai d’Orsay, qui est faite pour cela. Toutes les familles ont été contactées. Elles vont être recontactées. Il y a cinquante et une victimes françaises et cela concerne vingt familles parce que ce sont des fratries. Ce sont en général des amis de l’Afrique qui étaient là-bas, soit des touristes, soit des humanitaires."

- Vol Air Algérie - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 25/07/2014)

"Après la disparition tragique du vol d’Air Algérie AH5017, qui assurait la liaison entre Ouagadougou et Alger, il est nécessaire, comme l’ont souhaité"

- Aide publique au développement - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

" Il y a des restrictions budgétaires qui touchent la totalité des départements, et cela touche également le département des affaires étrangères malheureusement. À l’intérieur de ces baisses, nous essayons au maximum de préserver l’aide au développement parce qu’elle est, effectivement, très importante. Ce n’est pas toujours compris par nos compatriotes mais c’est quelque chose à quoi nous tenons."

- Diplomatie économique - Tourisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

"Les chiffres sont les suivants : vous avez actuellement un milliard de touristes qui voyagent dans le monde. Dans 25 ans, il y en aura deux milliards, c’est-à-dire un milliard de touristes supplémentaires, et il faut espérer que beaucoup vont se rendre en France parce que cela nous rapporte beaucoup d’emplois et beaucoup de devises. Pour cela, il faut diversifier la fréquentation hors de Paris car il y a beaucoup de régions magnifiques en France. Nous avons de nombreux musées dans toute la France, et il faut les rendre plus accessibles. Cela pose toute une série de problèmes, mais un gouvernement doit anticiper."

- Diplomatie économique - Vente d’armes - Areva - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

"En ce qui concerne les ventes d’armes, nous ne cachons rien. La France est un producteur d’armement comme d’ailleurs la plupart des grands pays dans le monde et des conditions précises sont fixées pour ces ventes d’armes. Il y a des commissions qui donnent ou pas les autorisations d’exportation. Il y a des choses qui sont interdites et la France évidemment respectent ces règles que d’autres ne respectent pas."

- Antisémitisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

" Les juifs en France ne doivent pas avoir peur. Or beaucoup d’entre eux, vous venez de l’exprimer, ont peur à cause de toute une série de manifestations d’antisémitisme. Par rapport à cela, il faut une fermeté absolue. C’est fermeté doit être bien sûr dans les propos des uns et des autres mais elle doit être, vous avez raison, dans les démarches et les actes de justice. L’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit et ce délit doit être condamné."

- République centrafricaine - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/07/2014)

"Les participants au forum de Brazzaville ont pris l’engagement de renoncer à la violence, pour faire repartir la République centrafricaine sur de nouvelles bases. Cet engagement doit être soutenu."

- Ukraine - Vol Malaysia Airlines - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

"Ce n’est pas un accident, c’est un attentat, vous avez raison de le souligner. Avant-hier, nous avons eu une réunion avec notre collègue, le ministre des affaires étrangères des Pays-Bas. Ce sont pourtant des professionnels qui étaient là, mais il y avait vraiment une émotion terrible, lorsqu’il nous a raconté que, pendant plusieurs jours, on a empêché les enquêteurs de venir sur le terrain mais qu’on a pu voir quand même qu’un certain nombre de corps étaient détroussés, que des bagues de certaines personnes étaient enlevées de leur doigt - c’est mon collègue, ministre des affaires étrangères des Pays-Bas, qui me l’a dit."

- Russie - Navires Mistral - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

"Je dis que la Russie est une grande productrice d’armes et je dis aussi, ce qui est incontestable, que le missile qui a touché tragiquement et provoqué la destruction de l’avion malaisien était un missile qui n’était pas exporté de tel ou tel pays, mais qui était un missile russe. Je pense que sur ces affaires très délicates, je le reconnais, il faut respecter un principe que respectent tous les pays. C’est-à-dire que les contrats passés sont honorés et payés et en même temps, il faut éviter que l’Europe se déchire."

- Irak - Chrétiens d’Orient - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

"C’est une situation effrayante. D’une part, la France a saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a fait lundi une déclaration très ferme pour condamner cette attitude. La France a envoyé une aide financière, plusieurs centaines de milliers d’euros, pour permettre d’accueillir les uns et les autres. Plus largement, la France par sa prise de position condamne en Irak et ailleurs ces exactions qui sont absolument inadmissibles."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 24/07/2014)

"Il faut d’abord une négociation et ensuite il y aura un cessez-le-feu. Il faut sortir évidemment de cette difficulté. Sur ma proposition et celle du ministre des affaires étrangères allemand, l’Europe a apporté un élément qui peut paraître latéral mais qui est assez important : l’un des éléments de la discussion, c’est qu’il faut desserrer le blocus de Gaza. Il faut donc que les Palestiniens puissent circuler davantage, en tout cas c’est notre conception. L’un des points de circulation, c’est entre Gaza et l’Égypte, le passage de Rafah."

- Vol Air Algérie - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 24/07/2014)

"Si cette catastrophe est confirmée, il s’agit d’une tragédie majeure qui frappe toute la nation et beaucoup d’autres. Nous nous tenons aux côtés des familles touchées par ce drame comme de toutes celles, si nombreuses, qui ont été récemment endeuillées."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec « TF1 » (Paris, 22 juillet 2014)

"J’étais là-bas il y a encore deux jours et j’ai discuté avec toutes ces personnalités. On a montré les images, il y a maintenant plus de 600 morts du côté palestinien, dont plus de 100 enfants. Il y a des morts du côté israélien. L’exigence absolue, c’est le cessez-le-feu immédiat."

- Russie - Vente des navires Mistral - Entretien de Laurent Fabius avec « TF1 » (Paris, 22 juillet 2014)

"Le président de la République a dit que le contrat pour le premier bateau, qui doit être livré en octobre, sera honoré et que, pour le deuxième bateau, qui n’est pas encore totalement construit, l’année prochaine, cela dépendra de l’attitude des Russes."

- Israël - Territoires palestiniens - Déclaration à la presse de Laurent Fabius à son arrivée au conseil Affaires étrangères (Bruxelles, 22 juillet 2014)

"Nous allons traiter aujourd’hui beaucoup de sujets très importants : la question de l’Ukraine, bien sûr, et la question du Proche et du Moyen-Orient. En Israël et à Gaza la situation est très très dure. Rien ne saurait justifier la poursuite des attaques et des massacres qui font beaucoup de victimes et qui ne font qu’exacerber les tensions et même les haines entre des populations qui ont vocation à vivre côte à côte."

- Israël - Territoires palestiniens - Déclaration de Laurent Fabius aux médias français, à l’aéroport avant son départ de Tel-Aviv (Tel Aviv, 19 juillet 2014)

"La France est une puissance de paix, donc j’ai voulu me rendre dans la région. J’ai rencontré d’abord le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ensuite le président égyptien, M. Sissi, le Premier ministre jordanien et maintenant le premier ministre israélien. Et puis j’ai eu des contacts avec le Secrétaire général des Nations Unies, avec toute une série de ministres des affaires étrangères, américain, turc, qatarien, italien, norvégien et d’autres encore."

- Israël - Territoires palestiniens - Déclaration à la presse de Laurent Fabius avant son entretien avec Benjamin Netanyahu, Premier ministre de l’État d’Israël (Tel Aviv, 19 juillet /2014)

"Je suis ici dans la région pour 2 jours. J’ai rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Président Sissi. Tout à l’heure j’étais avec le Premier ministre jordanien et je termine par vous et je vous remercie beaucoup de m’accueillir. Et j’ai eu l’occasion aussi bien sûr de m’entretenir par téléphone avec Ban Ki-moon ainsi qu’avec les Américains, les Qatariens, les Turcs, les Norvégiens. Et je mesure la difficulté, la gravité de la situation. Mais à chaque fois, puisque la France est une puissance de paix, j’ai plaidé pour un cessez-le-feu, autant que possible."

- Israël - Territoires palestiniens - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Nasser Joudeh, ministre jordanien des affaires étrangères et des expatriés - Propos de M. Fabius (Amman, 19 juillet 2014)

"L’objectif de mon déplacement au Proche-Orient est de contribuer aux efforts qui sont entrepris pour casser la spirale de la violence et pour protéger le plus possible les populations civiles. Le bilan humain est déjà lourd, et il faut éviter qu’il ne s’alourdisse encore. Je répète ici à Amman que notre priorité absolue doit être le cessez-le-feu. Je me suis rendu d’abord en Égypte où j’ai rencontré notre homologue, M Choukri, et le président égyptien. L’Égypte a lancé une initiative, soutenue par la Ligue arabe et la Jordanie, et également par la France."

- Israël - Territoires palestiniens - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de M. Samih Choukri, ministre égyptien des affaires étrangères - Propos de M. Fabius (Le Caire, 18 juillet 2014)

"En effet, le président Abbas m’a demandé d’user de l’influence de la France auprès d’un certain nombre de partenaires pour faire en sorte que le Hamas puisse accepter le cessez-le-feu. J’ai donc eu et j’aurai dans les heures qui viennent toute une série de conversations avec ces partenaires."

- Jordanie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Nasser Joudeh, ministre jordanien des affaires étrangères et des expatriés - Propos de M. Fabius (Amman, 19 juillet 2014)

"Je tiens à saluer la Jordanie, comme un acteur très important des démarches en cours [conflit israélo-palestinien]. Je salue son rôle constructif auprès de toutes les parties, et je salue aussi l’esprit de solidarité dont fait preuve la Jordanie puisque nous savons que vous accueillez beaucoup de blessés dans vos hôpitaux, aussi bien à Gaza qu’à Amman."

- Irak - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Nasser Joudeh, ministre jordanien des affaires étrangères et des expatriés - Propos de M. Fabius (Amman, 19 juillet 2014)

"S’agissant de l’Irak, je veux souligner à nouveau aujourd’hui, après l’élection du président du Parlement, qu’il y a urgence à ce que les deux autres présidences soient nommées et je pense que le peuple irakien doit être uni pour faire face à la menace grave que représente l’EIIL, mais aussi pour la stabilité de la région toute entière."

- Iran - Nucléaire - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 19 juillet 2014)

"Le groupe des Six et l’Iran ont conjointement décidé de poursuivre jusqu’en novembre prochain la négociation d’un accord de long terme sur le nucléaire iranien. Cette décision fait suite à trois semaines d’intenses discussions à Vienne, menées sous l’égide de Catherine Ashton, à qui je veux rendre hommage. La France souhaite que ce nouveau délai permette à l’Iran de faire enfin les choix indispensables que nous attendons pour parvenir à un accord complet, crédible et durable."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien avec la presse de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec Mahmoud Abbas à l’aéroport (Le Caire, 18 juillet 2014)

"Vous avez vu les développements de ces derniers jours, de ces dernières heures, le nombre des victimes malheureusement s’accroît. La France est une puissance de paix. C’est le premier objectif de notre diplomatie, la paix et la sécurité. La France peut être un pont entre les uns et autres parce que nous avons à la fois de bonnes relations avec les Palestiniens, les Israéliens, avec l’ensemble des pays de la région. Nous avons un rôle majeur en Europe, nous sommes l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et ce rôle de pont, nous voulons l’assumer pour essayer - c’est très difficile - d’aller rapidement vers un cessez-le-feu."

- Ukraine - Vol Malaysia Airlines - Entretien avec la presse de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec Mahmoud Abbas à l’aéroport (Le Caire, 18 juillet 2014)

"Je viens de m’entretenir avec la cellule de crise que j’ai mise en route au Quai d’Orsay. Il faut toujours être très prudent dans ces matières parce qu’il s’agit de vies humaines et, avant que tout ait été vérifié, des renseignements qui m’ont été donnés - il faut parler au conditionnel -, il y a une ultime vérification à faire sur un passager. Vous comprenez que c’est très compliqué car il faut que la Malaysia Airlines vérifie, que nous-mêmes nous vérifiions que les informations que l’on nous donne sont exactes, etc. Voilà, au moment où je m’exprime, où nous en sommes."

- Ukraine - Vol Malaysia Airlines - Communiqué conjoint de Laurent Fabius et de Frédéric Cuvillier, secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche (Paris, 18 juillet 2014)

"Après le crash d’un avion de ligne malaisien transportant 298 personnes dans l’est de l’Ukraine, tout doit être entrepris pour faire la lumière sur les causes de cette tragédie."

- Ukraine - Union européenne - Entretien avec la presse de Laurent Fabius à l’issue de la conférence des donateurs (Bruxelles, 16 juillet 2014)

"Que voulons-nous ? J’en ai encore parlé avant-hier avec les Ukrainiens, avec les Russes, avec mon collègue allemand - nous avons passé plus de deux heures au téléphone ce week-end à essayer de trouver une solution. Il faut aboutir à un cessez-le-feu, cela demande que le groupe de contact soit réuni et que les frontières soient bien protégées. À l’égard des frontières il y a eu des progrès."

- Bosnie-Herzégovine - Serbie - Union européenne - Entretien avec la presse de Laurent Fabius à l’issue de la conférence des donateurs (Bruxelles, 16 juillet 2014)

"Le président de la République française, en recevant le président de Serbie, lui avait dit : « nous allons, avec l’Europe, vous aider ». C’est ce qui est fait avec ce rassemblement des donateurs qui va permettre, dans l’immédiat, de financer les besoins de reconstruction à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros et, dans un deuxième temps, de permettre le rétablissement de leur économie."

- Politique étrangère - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"Le premier objectif - on va en parler à propos d’Israël et de la Palestine -, c’est la paix et la sécurité. La France, partout, recherche la paix et la sécurité, non pas le pacifisme, parce que souvent il faut être fort pour aller vers la paix, mais la paix et la sécurité."

- Israël - Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

" Notre objectif numéro 1 c’est le cessez-le-feu, parce que la situation actuelle est terrible. Vous avez d’un côté plus de 200 morts depuis hier du côté palestinien."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"La diplomatie française a une position triple. Premièrement, nous condamnons de la façon la plus sévère et la plus nette, les actions de l’EIIL. D’ailleurs nous avons demandé à ce que l’EIIL soit mis sur la liste des organisations terroristes. Quand vous voyez les pratiques de cette organisation, c’est épouvantable. Sur Internet il y a des vidéos où l’on voit les militants de l’EIIL qui jouent au ballon avec les têtes des gens qu’ils ont assassiné, c’est effrayant…"

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"Le premier moment - c’est en mai 2012, une première conférence à Genève. Je me rappelle très bien, c’était la première conférence à laquelle je participais et lors de cette discussion à Genève la question qui était posée n’était absolument pas le départ de M. Bachar Al-Assad. Tout le monde était persuadé que M. Bachar Al-Assad allait partir, au point que…"

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

" En République centrafricaine, notre objectif a été d’éviter ce qu’on a appelé, peut-être trop rapidement, un génocide. Je rappelle que la veille du jour où nous sommes intervenus, 1.000 personnes ont été tuées dans le pays. Cette intervention a eu lieu à la demande des Nations Unies, de l’Union africaine et de la République centrafricaine. "

- Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"S’agissant du Mali, tout le monde reconnait, à commencer par l’ensemble des pays africains, que si la France - qui en avait les moyens - n’était pas intervenue, les terroristes auraient pris le contrôle du Mali. Cela n’a pas été le cas."

- Partenariat transatlantique - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"Je précise là-dessus, sur ce qu’on appelle le traité transatlantique, que je n’ai pas a priori de position pour ou contre. Si on peut avoir un traité qui permet à l’Europe et à la France d’être plus présentes aux États-Unis, pourquoi pas ? Mais à condition que nos intérêts et nos prérogatives soient respectés."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"La France va effectivement présider cette conférence à la fin de l’année prochaine et c’est une conférence absolument majeure. Vous avez très bien défini la question. Il y a non seulement un réchauffement climatique mais également un dérèglement bien visible."

- Journées du réseau - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"Le message est précisément de dire au réseau culturel qu’il est fondamental. Vous avez rappelé la réalité : nous avons le premier réseau culturel au monde. C’est une force extraordinaire pour l’influence et le rayonnement de la France. Mon message sera que je n’oppose pas la diplomatie économique et la diplomatie culturelle, ce sont deux facettes du rayonnement français."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"Mais bien sûr parce qu’on ne peut pas dire : « Vive l’économie ! » au détriment de la sécurité du monde. Ce ne serait pas responsable. C’est l’objectif de sécurité et de paix qui doit prévaloir."

- Tourisme - Taxe de séjour - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 16 juillet 2014)

"C’est surtout une bonne décision pour le tourisme. Je rappelle que le tourisme est une industrie absolument majeure en France, qui représente plus de 2 millions d’emplois, et plus de 7 % de notre production nationale. Il y a beaucoup de touristes français, et beaucoup de touristes étrangers. Ce qui était proposé par certains élus, c’était d’augmenter les taxes sur le tourisme. Le gouvernement s’y est opposé, et étant en charge désormais aussi de la promotion du tourisme, je m’y suis opposé."

- Israël - Territoires palestiniens - Déclaration de Laurent Fabius (Vienne, 13/07/2014)

"À Gaza comme en Israël, la priorité absolue c’est le cessez-le-feu. Les victimes civiles sont en effet très nombreuses à Gaza, cependant que les roquettes tombent sur Israël : c’est cette escalade désastreuse qu’il faut stopper."

- Iran - Propos à la presse de Laurent Fabius (Vienne, 13 juillet 2014)

"Nous avons eu une discussion approfondie mais nous ne sommes pas encore arrivés à un accord. Nous allons donc continuer la discussion mais je pense que cette discussion était utile."

- Dérèglements climatiques - Remise du rapport « Deep Decarbonization Pathways Project » - Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 10 juillet 2014)

"La décarbonisation des grandes économies est une nécessité absolue. C’est évidemment le mandat qui doit être respecté par la conférence de Paris en 2015. Cela demandera toute une série de conditions et en particulier, des outils financiers et technologiques sur lesquels nous devons travailler d’ici la réunion de la fin de l’année prochaine. L’objectif est que nous puissions trouver un accord juridique et universel qui permette une trajectoire d’émissions permettant de rester en dessous de deux degrés d’augmentation moyenne des températures."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Ouest France » (Paris, 8 juillet 2014)

"La France va accueillir, en décembre 2015, la conférence mondiale sur le climat. Je suis chargé de l’organiser. La diplomatie est devenue globale. On ne s’occupe pas que des conflits, mais aussi des questions économiques et climatiques. Les dérèglements dus au réchauffement perturbent notre écosystème et vont amener des bouleversements dans les populations. Nous allons assister à des migrations dans des zones rendues inhabitables par la montée des eaux. Cela va engendrer des tensions."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Archipel du Svalbard, île du Spitzberg, 5 juillet 2014)

"La conférence Climat Paris 2015 aura lieu dans cinq cents jours. Et nous avons cinq cents jours pour éviter le chaos climatique. Il faut prendre des décisions non seulement au niveau des gouvernements mais aussi au niveau des entreprises et des autorités locales et régionales."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec le Cercle des Économistes (Aix-en-Provence, 6 juillet 2014)

"L’action économique des pouvoirs publics ne remplace pas celle des entreprises, mais une partie de notre commerce extérieur est déterminée par les relations d’État à État. La diplomatie économique est donc utile pour les grands contrats de souveraineté. Mais également lorsque je plaide pour nos entreprises dans le secteur de l’eau, des transports ou de l’environnement. Cela n’aura parfois un effet que dans trois ou quatre ans, parfois à plus court terme."

- Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire "Le Journal Du Dimanche" (6 juillet 2014)

"Avec le Président et le gouvernement, nous prenons très au sérieux le risque que représentent les filières djihadistes. Le renforcement des mesures de sûreté pendant la période estivale sur les vols vers les États-Unis est une demande américaine que les compagnies aériennes vont mettre en œuvre."

- Ukraine - Conférence de presse conjointe des ministres des affaires étrangères allemand, ukrainien, russe et français - Propos de Laurent Fabius (Berlin, 2 juillet 2014)

"Aujourd’hui, les ministres des affaires étrangères de l’Ukraine, de la Russie, de l’Allemagne et de la France se sont mis d’accord sur les voies et les moyens pour aller vers un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine et pour essayer de ramener la stabilité nécessaire. Je remercie beaucoup notre ami Frank-Walter Steinmeier de nous avoir accueillis."

- Inde - Conférence de presse de Laurent Fabius (New Delhi, 1er juillet 2014)

"Je suis extrêmement heureux et honoré d’être ici pour la première visite d’un ministre européen depuis les élections. Je suis reconnaissant au gouvernement indien de m’accueillir dans ces conditions avec autant de gentillesse et de chaleur. Ceci est évidemment lié à la qualité des relations entre l’Inde et la France et je définirai ces relations en disant « confiance » et « partenariat »"

- Ukraine - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue américain - Propos de Laurent Fabius (Paris, 26 juin 2014)

"Hier, la longue conversation entre le président Hollande, la chancelière Mme Merkel, le président Poutine, le président Porochenko a permis d’avancer. Un certain nombre de décisions devrait être annoncé et nous souhaitons que la désescalade à laquelle nous travaillons puisse se concrétiser et durer."

- Irak - Point de presse conjoint Laurent Fabius et de son homologue américain - Propos de Laurent Fabius (Paris, 26 juin 2014)

"Le problème le plus grave, et même gravissime, c’est ce qui se passe en Irak. Le groupe terroriste EIIL, d’une brutalité féroce, continue ses exactions. Nous condamnons de la manière la plus ferme ces exactions et nous souhaitons qu’il y ait très rapidement en Irak un gouvernement d’union nationale qui puisse faire face à la situation."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec la presse à l’issue du conseil Affaires étrangères (Luxembourg, 23 juin 2014)

"Sur l’Ukraine nous avons eu un contact avec le nouveau ministre des affaires étrangères et cette semaine doit être consacrée à la désescalade, c’est la priorité."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec la presse à l’issue du conseil Affaires étrangères (Luxembourg, 23 juin 2014)

"Sur l’Irak, où les violences sont féroces, la priorité absolue c’est d’essayer de bâtir un gouvernement d’union nationale afin de lutter contre les terroristes. Nous nous sommes réunis avec M. Nikolai Mladenov, représentant spécial pour l’Irak du Secrétaire général des Nations Unies."

- Irak - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 20 juin 2014)

"La situation est d’une extrême gravité parce que c’est la première fois qu’un groupe terroriste, d’une cruauté épouvantable, l’EIIL, plus cruel encore qu’Al-Qaïda, menace de prendre le contrôle de l’intégralité d’un grand État, l’Irak, qui est un grand pays et un État très riche. Ce n’est jamais arrivé."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 20 juin 2014)

"Un rapport de l’OIAC vient d’être publié qui dit, comme nous l’avions pressenti d’ailleurs y compris jusqu’au mois de mai de cette année, qu’il y a eu utilisation d’armes chimiques. Le problème c’est qu’il s’agit de chlore et que le chlore se dilue assez rapidement. Nous avons les premiers porté l’alerte, et nous sommes convaincus que le régime de Bachar Al-Assad a continué à utiliser des armes chimiques."

- Algérie - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 20 juin 2014)

"Oui, selon mes informations mais je ne vois pas du tout ce que cela aurait de choquant puisque c’est pour la commémoration de tous les sacrifices qui ont été faits. Et évidemment qu’il y avait des Algériens."

- Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 20 juin 2014)

"Parce qu’il va y avoir la semaine prochaine un sommet européen. Et pour préparer ce sommet européen, qui va prendre des décisions sur les orientations futures de l’Europe et sur les personnes qui vont diriger l’Europe, ces sept pays ont souhaité se concerter. C’est l’objet de la réunion de demain matin."

- Tourisme - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC/BFMTV » (Paris, 20 juin 2014)

"Aujourd’hui, il y a 1 milliard de touristes dans le monde, il y en avait 25 millions en 1950, et dans 15 ans il y en aura 2 milliards, soit 1 milliard en plus. Si nous attirons une partie de ces touristes étrangers, beaucoup de nos problèmes vont être réglés et l’emploi va augmenter. Avec mes collègues, j’ai fait toute une série de propositions, puisque je m’occupe maintenant du tourisme aussi. Celle que vous mentionnez est l’une parmi beaucoup d’autres."

- Climat - Entretien de Laurent Fabius avec "Le Parisien Magazine" (20 juin 2014)

"Je le répète partout où je vais, à Washington comme à Pékin, à New Delhi comme à Niamey : nous n’avons que 500 jours pour éviter une catastrophe climatique. L’avenir de l’humanité se joue là, sur notre capacité à limiter à moins de 2 °C le réchauffement de l’atmosphère d’ici à 2100, seuil au-delà duquel, sous l’effet des gaz à effet de serre, nous entrerions dans l’inconnu et le chaos. En accueillant et en présidant la conférence Paris Climat 2015, la France prend ses responsabilités face à l’Histoire."

- Assises du Tourisme - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Monde » (Paris, 20 juin 2014)

"Première priorité, l’offre. Elle doit être de qualité et diversifiée. Nous avons décidé de constituer cinq pôles d’excellence. Le programme d’investissement d’avenir les financera pour 15 millions d’euros. Le premier regroupe la gastronomie et l’oenotourisme, le deuxième le sport et la montagne, le troisième l’éco-tourisme, le quatrième concerne l’ensemble des savoir-faire (artisanat d’art, luxe, etc.), et le cinquième, c’est le tourisme urbain."

- Irak - Propos de Laurent Fabius avec divers médias (Paris, 13 juin 2014)

"Ce qu’il y a de mieux à faire face à cette situation, c’est que la communauté internationale se réunisse. Il y a une réunion du Conseil de sécurité pour prendre des décisions, et que le gouvernement irakien, avec les différentes forces politiques, puisse répliquer. Nous suivons l’évolution de la situation d’heure en heure. J’ai évoqué ce sujet avec mes collègues américain et saoudien et, bien entendu, nous sommes en relation avec les autorités irakiennes."

- Irak - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 12 juin 2014)

"Je suis très vivement préoccupé par la situation en Irak. La progression de l’organisation terroriste « État islamique en Irak et au Levant » met gravement en danger l’unité et la souveraineté de l’État irakien, auxquelles la France est attachée. Elle fait peser une menace sérieuse sur la stabilité de l’ensemble de la région. La communauté internationale doit impérativement se saisir de la situation."

- Algérie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 9 juin 2014)

"J’étais là pour une visite de travail et d’amitié. Nous avons travaillé, nous avons fait le point sur nos relations politiques et fait le « tour du monde », à commencer par cette région. Nous sommes d’accord sur l’analyse des grandes questions et en particulier sur la façon d’appréhender les problèmes régionaux."

- Algérie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 8 juin 2014)

"C’est une visite importante, à la fois de travail et d’amitié, qui fait suite à la visite exceptionnelle du président de la République française il y a maintenant un an et demi, à de nombreux échanges dans les deux sens et ceci vient avant d’autres déplacements - tu as fait allusion au grand comité qui devra réunir à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine nos deux Premiers ministres et les membres du gouvernement."

- Libye - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 8 juin 2014)

"Ce dont il s’agit maintenant, c’est d’essayer de trouver des solutions : une solution politique parce, même s’il y a des aspects de sécurité, on ne règle pas tout par des aspects de sécurité ; et éviter que ce que ce qui se passe en Libye ait une contagion sur les pays voisins."

- Syrie - Point de presse de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 8 juin 2014)

"Mais ces élections étaient décrédibilisées dès le début, c’est une mascarade tragique. Pourquoi ? Parce que, comme vous le savez, malheureusement, le pays est en état de guerre ; parce que seuls étaient autorisés à voter ceux qui résidaient depuis dix ans ; parce que le choix était entre M. Bachar Al-Assad et M. Bachar Al-Assad."

- Iran - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 9 juin 2014)

"En tout cas, les trois discussions que je connais sont celles avec les Russes, avec les Américains et avec les Français. Les Américains nous ont prévenus de ces discussions et nous avons prévenu que nous aurons de notre côté des discussions avec les Iraniens."

- Politique étrangère - Afrique - Point de presse de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 8 juin 2014)

"La France n’a aucune vocation à être le gendarme de tel ou tel pays. Mais la France est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et lorsqu’il y a une demande des Nations Unies, pour qu’un pays intervienne, au sacrifice de ses soldats, il n’y a pas beaucoup de pays qui se lèvent à part la France…"

- Mali - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 8 juin 2014)

"La France a pris la bonne décision. Là encore, avec le soutien des Nations Unies, et de l’Union africaine. Les Français sont intervenus avec les Africains et cela a permis : un, de chasser les groupes terroristes ; deux, de faire que quelques mois plus tard une élection démocratique ait lieu dans ce pays ; trois, qu’une Assemblée nationale puisse être constituée ; quatre, que des crédits substantiels soient attribués à ce pays pour lui permettre de se remettre."

- RCA - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue algérien - Propos de M. Fabius (Alger, 8 juin 2014)

" La situation actuelle est difficile parce que nous avons là-bas des hommes et des femmes qui sont opposés en particulier sur le plan religieux. La tâche des soldats français et de leurs collègues africains, à la demande des Nations Unies et de l’Union africaine qui ne sont pas les ennemis de la République centrafricaine, c’est d’essayer d’opérer le désarmement."

- États-Unis - BNP Paribas - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

"On peut parler des banquiers et des gens nous demandent pourquoi nous intervenons. Nous sommes au gouvernement et nous essayons de défendre les intérêts de la France. Mais il ne faut pas qu’il y ait d’ambiguïté, si des fautes ont été commises, il est tout à fait normal qu’elles soient sanctionnées mais il faut, comme nous l’avons dit que la sanction ne soit pas disproportionnée."

- États-Unis - BNP Paribas - Partenariat transatlantique - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Chacun est dans son rôle. Je ne vais pas revenir longuement là-dessus, puisque je me suis exprimé plusieurs fois. Mais la BNP Paribas c’est l’une des deux premières banques d’Europe. Et lorsqu’on entend dire qu’il y a des menaces de sanctions avec des milliards de dollars d’amende, un gouvernement ne peut pas s’en désintéresser. Le président de la République, le ministre des finances et moi-même avons dit que s’il y avait une faute, c’était normal qu’il y ait sanction, mais il faut qu’elle soit proportionnée."

- États-Unis - Politique étrangère - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"C’est une longue discussion mais il est vrai qu’aux États-Unis il existe ce qu’on appelle dans la population le « war fatigue », c’est-à-dire qu’il y a une lassitude vis-à-vis de la guerre qui vient de l’engagement en Irak qui était infondé, de l’engagement en Afghanistan…"

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Nous avons dit clairement que nous honorions nos contrats, de la même façon que les Américains honorent leurs contrats quand ils en passent."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Il y avait deux aspects dans les événements de Normandie : l’aspect commémoration et l’aspect diplomatique. Je pense que sur ces deux plans la France a bien servi la paix."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Kiev, 7 juin 2014)

"Analysant sa propre élection, le président Porochenko a estimé que les gens qui ont voté pour lui veulent un ancrage vers l’Union européenne. Et c’est indiscutable, j’en ai parlé avec lui et c’est une priorité, c’est la priorité. Nous, notre position est bien sûr de revendiquer aussi cet ancrage européen, mais aussi de dire que l’Ukraine n’a pas à être contre la Russie. Géographiquement, l’Ukraine est à la fois près de la Russie et près de l’Union européenne. Mais cet ancrage européen était manifeste dans son discours, vous avez raison."

- Algérie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

"Donc, le président Bouteflika connaît des difficultés physiques évidentes mais fait preuve d’une alacrité intellectuelle totale."

- Libye - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

" Il y a deux plans sur lesquels on travaille effectivement. Sur le plan politique car il n’y a pas[AS1] d’État. Normalement il y a des élections prévues le 25 juin, j’espère qu’elles auront lieu, et qu’elles permettront de dégager un pouvoir solide. Il y a également l’aspect sécuritaire."

- Israël/Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Je pense que quand il s’agit de la paix, tout peut être utile et je trouve que ce geste est fort. Est-ce qu’il donnera des résultats, bon ! Mais il crée quand même… Shimon Peres, Mahmoud Abbas, le Pape François c’est la volonté de paix. Et j’ai vu que ce geste était dédié non seulement au conflit israélo-palestinien mais à l’ensemble des conflits du monde. Donc tout ce qui peut servir la paix, la France est en soutien."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

" Lorsqu’une décision vient de Bachar Al-Assad, il n’arrive jamais qu’elle soit favorable. Là, on va voir s’il s’agit d’une amnistie, de libérer un certain nombre de prisonniers. Ce serait une excellente chose mais nous avons appris à être prudents avec ce monsieur qui - je le rappelle - est considéré comme un criminel contre l’humanité par le Secrétaire général des Nations Unies."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Il est vrai que c’est une tragédie absolument épouvantable. Maintenant on en est à 160.000 morts avec des réfugiés.."

- Iran - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

"Le 16 juin, nous allons reprendre la négociation, les Six d’un côté (5 + 1) et l’Iran de l’autre mais avant, il a été décidé qu’il y aurait des rencontres séparées entre les Iraniens et un certain nombre d’entre nous. Les Américains ont vu les Iraniens hier, nous les verrons mercredi ainsi que les Allemands et les Russes."

- République dominicaine - Détenus français - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

"Vous avez raison. Ils ont été arrêtés dans des conditions qui sont très contestables et ensuite, pendant très longtemps, le gouvernement local a refusé que la justice puisse examiner leur recours et qu’ils puissent passer en jugement."

- Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

"Le président du Conseil a été chargé de dégager les quatre ou cinq propositions pour la future Commission. Nous allons proposer ce que nous souhaitons être ces quatre ou cinq lignes de forces."

- Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"D’une façon générale je trouve que monsieur Draghi - que j’ai connu alors que j’étais ministre des finances et qu’il était au sein de l’Union européenne et au nom de l’Italie, il présidait le groupe de travail sur les affaires économiques - est un homme très pragmatique, efficace, compétent. Je trouve que les dernières décisions qui ont été prises - à l’unanimité d’ailleurs - sont des décisions qui vont dans le bon sens."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 10 juin 2014)

"S’agissant de la conférence mondiale sur le climat, cela va être probablement le principal événement diplomatique de l’année prochaine. Nous avons, sans faire de catastrophisme, 500 jours pour éviter un chaos climatique. C’est de cela qu’il s’agit. Il se trouve que la conférence a lieu en France, et qu’elle sera présidée par la France. Il s’agira de prendre des mesures au niveau mondial, donc au niveau de chaque pays, pour arriver à rester sous la limite des deux degrés d’élévation des températures."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius sur « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Cette économie verte peut être le moteur de la croissance future. Et je ne le dis pas simplement pour la France. En tant que futur président de ce qu’on appelle la « COP 21 », je parcours le monde et à chaque fois je discute de ces questions climatiques et environnementales. Je perçois une évolution très générale pour aller dans ces directions avec deux pays qui sont en train de bouger. Et, s’ils bougent comme ils le disent, cela va avoir une grande influence : les États-Unis d’un côté, avec les dernières décisions prises pour économiser le programme."

- 70e anniversaire du Débarquement - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 8 juin 2014)

"Le fait de voir les anciens combattants qui étaient là, les foules, le fait qu’on a parlé pour la première fois des victimes civiles et puis la constatation que quelques kilomètres de plages ont déterminé le sort du monde ; les gens l’ont oublié et il faut le redire."

- 70ème anniversaire du Débarquement - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Caen, 6 juin 2014)

"C’est très bien que, pour ce grand conflit et pour d’autres, le président de la République ait pu rendre hommage aux victimes civiles."

- 70ème anniversaire du Débarquement - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 6 juin 2014)

"Je pense que l’une des leçons que l’on tirera de ces journées, c’est que la France peut être un trait d’union entre les Nations, c’est cela que nous voulons faire."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info », (Caen, 6 juin 2014)

"Avec le président Poutine, nous avons surtout parlé de l’Ukraine. Et, sur ce dernier point - puisqu’aujourd’hui sont réunis à l’invitation de la France, à la fois et en particulier le président Poutine et le président Porochenko, le nouveau président qui sera investi demain à Kiev où je me rendrai -, nous avons travaillé sur ce sujet et, concernant la France, comme nous sommes une puissance de paix, nous avons exprimé notre souhait que l’on puisse parvenir à un cessez-le-feu, que les droits de différentes régions soient respectés, que le conflit gazier qui existe en ce moment entre la Russie et l’Ukraine soit résolu."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 6 juin 2014)

"Qu’est-ce que nous souhaitons ? Nous avons discuté avec le président Poutine pour lui dire que c’est quasiment la guerre en Ukraine. Comment peut-on aider à obtenir un cessez-le-feu et c’est la première chose qui est nécessaire. Comment peut-on aider à ce que le conflit gazier soit résolu ? Comment peut-on aider à ce que toutes les régions d’Ukraine voient leurs droits reconnus ? Et nous avons discuté de cela d’une façon très franche pendant deux heures."

- États-Unis - BNP Paribas - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Caen, 6 juin 2014)

"Il y a un contentieux qui existe en ce moment aux États-Unis où la plus grande banque française, qui est aussi la plus grande banque d’Europe, est menacée de sanctions financières considérables. Pour l’instant, il n’y a pas encore de décision."

- États-Unis - BNP Paribas - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 6 juin 2014)

"Le président français, comme c’est son rôle, a abordé la question BNP Paribas en expliquant à la fois au président Obama et à John Kerry, le ministre des affaires étrangères, qu’il s’agissait d’une affaire très importante pour l’Europe et pour la France."

- Mali - Otage français - Propos de Laurent Fabius avec « Public Sénat » (Paris, 3 juin 2014)

"Je peux vous dire, dans un domaine où il faut être très discret, que nous continuons de travailler pour essayer de retrouver notre compatriote qui est le dernier otage. Nous travaillons en recherchant le maximum d’efficacité mais aussi avec beaucoup de discrétion."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 3 juin 2014)

"La réalité, c’est que l’on connait déjà les résultats à l’avance, que c’est un pays en guerre et, surtout, que ce monsieur, M. Bachar Al-Assad, est qualifié de criminel contre l’humanité par le secrétaire général des Nations Unies. Un tel personnage ne peut pas être l’avenir de son peuple. Ce qui se passe en Syrie est un drame épouvantable et ce personnage est méprisable."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 3 juin 2014)

"François Hollande verra le président Poutine, le président Obama et d’autres présidents, comme M. Porochenko, le nouveau président de l’Ukraine. Moi-même, j’assisterai à ces entretiens et je me rendrai samedi à l’investiture du président ukrainien."

- Espagne - Abdication du roi - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 3 juin 2014)

"J’étais hier dans le bureau de François Hollande lorsqu’il s’est entretenu au téléphone avec le roi d’Espagne. Le président français lui a dit - ce que je crois chacun pense - qu’il avait eu un rôle extrêmement important au moment de la transition démocratique en Espagne. Je pense que tout le monde lui en est reconnaissant."

- États-Unis - Sanctions contre BNP Paribas - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 3 juin 2014)

"Bien sûr, cela pose un très gros problème. S’il y a eu une faute, une infraction, il est normal qu’il y ait une sanction mais la sanction doit être proportionnée et raisonnable. Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables."

- Dérèglement climatique - Communiqué de Laurent Fabius (Paris, 3 juin 2014)

"Nous saluons l’annonce par l’Agence américaine de la protection de l’environnement, d’un projet de réglementation des émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques et au charbon. Cette mesure témoigne de la volonté de l’administration américaine de réaliser son objectif d’atténuation en 2020."

- Égypte - Élections présidentielles - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 30 mai 2014)

"Les élections en Égypte se sont déroulées du 26 au 28 mai 2014 et elles ont abouti à la victoire d’Abdel Fatah al-Sissi. La France lui souhaite du succès dans l’accomplissement de sa haute mission."

- New York forum Africa - Entretien de Laurent Fabius avec « TV5 Monde » (Libreville, 24 mai 2014)

"C’est la première fois que je participe à ce forum et j’ai trouvé cela intéressant. Je trouve très positif qu’il y ait des occasions où l’Afrique parle à elle-même et au monde. Beaucoup de choses bougent en Afrique. Souvent on ne retient que l’aspect des crises et des violences qui existent dans quelques pays, mais il y a aussi des réussites absolument magnifiques."

- Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « TV5 Monde » (Libreville, 24 mai 2014)

"S’agissant du Mali, il faut conserver à l’esprit la situation où l’on se trouvait il y a un an et demi : les terroristes étaient sur le point de prendre tout le pays. Grâce à l’intervention de la France, aux renforts des Africains et à toute une série de pays, nous sommes parvenus à repousser les terroristes. Beaucoup d’entre eux ont été neutralisés. Des élections présidentielles et législatives se sont tenues, et les choses sont reparties dans le bon sens. Il est vrai que dans le nord, et notamment à Kidal, la situation reste difficile."

- Nigeria - Entretien de Laurent Fabius avec « TV5 Monde » (Libreville, 24 mai 2014)

"La situation de ces pauvres petites lycéennes est absolument abominable. Plusieurs pays, dont la France au premier rang, agissent pour essayer de les retrouver. À la demande du président du Nigeria, un sommet s’est tenu à Paris la semaine dernière, avec bien sûr le président français et d’autres chefs d’État."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « TV5 Monde » (Libreville, 24 mai 2014)

"S’agissant de la République centrafricaine, plusieurs aspects sont à prendre en compte. Sur le volet sécuritaire, les choses vont mieux dans une série de localités, en particulier à Bangui. Mais il reste des problèmes, notamment dans l’est du pays. Nous avons vu avec Mme Samba Panza comment essayer d’améliorer la sécurité. Vous savez qu’il n’y a pas seulement des troupes françaises, mais aussi africaines et internationales. L’ONU prendra le relais au mois de septembre."

- Rwanda - Entretien de Laurent Fabius avec « TV5 Monde » (Libreville, 24 mai 2014)

"Je suis le chef de la diplomatie française et mon rôle est d’essayer d’apaiser les crises. C’est vrai qu’il y a eu un moment très difficile au moment de la commémoration de ce terrible événement qu’a été le génocide. Le président Kagamé a souhaité que l’on puisse se rencontrer et nous l’avons fait. Nous avons examiné toute une série d’aspects. J’espère qu’à partir de là, nos relations, c’est notre souhait, vont devenir comme elles doivent l’être entre deux grands pays comme la France et le Rwanda."

- Syrie - Tribune de Laurent Fabius sur le site « Lemonde.fr » (Paris, 22 mai 2014)

"Il existe une institution en mesure d’enquêter sur ces crimes et de punir leurs auteurs : la Cour pénale internationale (CPI). C’est pourquoi la France a décidé de soumettre au Conseil de sécurité un projet de résolution autorisant la Cour pénale internationale à se saisir de la situation en Syrie."

- Syrie - Tribune de Laurent Fabius dans le quotidien « The Wall Street Journal » (New York, 21 mai 2014)

"An institution exists that is capable of investigating these crimes and punishing those who commit them : the International Criminal Court (ICC). That is why France has decided to submit a draft resolution to the U.N. Security Council referring the situation in Syria to the ICC."

- Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 21 mai 2014)

"Il y aura deux élections, en fait, dimanche. Vous avez les élections en Europe, dans l’Union européenne, qui vont avoir lieu, et on a la chance de pouvoir voter. Et puis, en Ukraine, le problème, c’est aussi le 25 mai, c’est aussi dimanche, les gens voudraient voter mais ce n’est pas sûr que ce soit possible. Donc l’Europe c’est la paix, l’Europe c’est la démocratie, il faut voter."

- Affaire Leonarda - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 21 mai 2014)

" S’il y a eu une tentative de fraude – ce qui est le cas si je comprends bien -, eh bien la réponse a été non. Et donc cette dame et sa famille, qui n’ont pas leur place en France, n’auront pas leur place en France, point à la ligne."

- Ukraine - Propos de Laurent Fabius avec « RFI » (Pékin, 19 mai 2014)

"Notre position est d’appeler à la désescalade. Pour y parvenir, il faut bien évidemment qu’il y ait cette perspective de l’élection présidentielle. Lorsqu’il y a une crise de cette nature et que l’on veut une issue démocratique, il faut appeler au vote."

- Nigeria - Propos de Laurent Fabius diffusés dans divers médias (Pékin, 17 mai 2014)

"En plus de la coordination de patrouilles et de la fourniture de renseignements, des éléments de formation, que nous allons pratiquer ensemble, sont prévus. Cela vise un mal qui menace non seulement les Africains, mais aussi indirectement tous les autres pays, il est normal que nous entreprenions des actions coordonnées."

- Nigeria - Entretien de Laurent Fabius avec « BBC World News » (Paris, 16 mai 2014)

"Sur la question du Nigeria et de ces pauvres jeunes filles, nous avons envoyé immédiatement un certain nombre d’experts pour aider, si c’est possible, à retrouver ces jeunes filles. Nous disposons de moyens divers pour aider le Nigeria. Tout ce que nous souhaitons évidemment, c’est qu’elles soient libérées. Mais nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas dicter ce comportement aux autorités nigérianes. D’autant qu’en face il y a Boko Haram qui est une secte barbare."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « BBC World News » (Paris, 16 mai 2014)

"Vous avez une crise gravissime en Ukraine, nous ne sommes pas loin de la guerre civile, il y a des affrontements considérables. Cela peut paraître complètement fou parce que c’est à quelques centaines de kilomètres de chez nous, mais c’est la situation. Notre objectif est donc de favoriser les élections prévues le 25 mai. Nous allons tout faire, en envoyant des observateurs, en facilitant les choses, pour que ces élections aient lieu."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « BBC World News » (Paris, 16 mai 2014)

"La réalité est celle-là : pour le moment, nous avons pris deux degrés de sanctions et, bien évidemment, c’est une décision unanime. Nous allons voir ce qui se passe. Si les Russes bloquaient, par exemple, les élections du mois de mai et du mois de juin, nous passerions vraisemblablement, tous, nous tous, au troisième degré de sanctions."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « BBC World News » (Paris, 16 mai 2014)

"Nous avons recueilli, depuis quelques semaines, des indications - « hints » - de l’utilisation de chlore. Nous sommes en train de les faire examiner. Je crois d’ailleurs que nos amis anglais et nos amis américains font aussi des examens. Ce n’est pas facile parce que le chlore est une matière volatile. Le chlore est un produit interdit à des fins militaires. De ce que nous avons repéré, 14 fois, au moins, le régime de M. Bachar Al-Assad a utilisé, dans les derniers mois, des barils de poudre avec du chlore, à partir d’hélicoptère, pour tuer des gens. Nous aurons bientôt les résultats."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « BBC World News » (Londres, 16 mai 2014)

" Nous avons recueilli, depuis quelques semaines, des indications - « hints » - de l’utilisation de chlore. Nous sommes en train de les faire examiner. Je crois d’ailleurs que nos amis anglais et nos amis américains font aussi des examens. Ce n’est pas facile parce que le chlore est une matière volatile. Le chlore est un produit interdit à des fins militaires. De ce que nous avons repéré, 14 fois, au moins, le régime de M. Bachar Al-Assad a utilisé, dans les derniers mois, des barils de poudre avec du chlore, à partir d’hélicoptère, pour tuer des gens. Nous aurons bientôt les résultats."

- République centrafricaine/Décès de la journaliste Camille Lepage - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 13 mai 2014)

"J’ai appris avec une très vive émotion le décès de Camille Lepage, journaliste et photographe de grand courage. Son corps sans vie a été retrouvé aujourd’hui par la force française Sangaris, à l’ouest de Bangui, en République centrafricaine."

- Nigeria - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"Il faut également aborder les questions qui concernent le Nigeria, avec la tragédie causée par Boko Haram. Vous savez que nous avons envoyé dans ce pays une équipe, qui est à pied d’oeuvre, composée de spécialistes."

- Nigeria - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"Dès que nous avons appris cela, nous avons envoyé une équipe d’experts au Nigeria. Samedi prochain à Paris, les présidents du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun seront réunis. J’ai invité aussi mes collègues du Royaume-Uni, des États-Unis et ma collègue européenne afin qu’autour du président français, une réunion se tienne pour voir comment nous pouvons aider à la sécurité du Nigeria et faire le maximum pour retrouver ces jeunes filles."

- Ukraine - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue allemand, à l’issue du conseil des ministres (Paris, 14 mai 2014)

"Nous sommes en liaison constante avec Frank-Walter Steinmeier sur toute une série de questions et en particulier, bien sûr, concernant l’Ukraine. Je vous rappelle que nous étions ensemble à Kiev au mois de février et nous avions à l’époque, dans des conditions très difficiles, stoppé ce qui était le début d’une guerre civile à Kiev. Ensuite les choses se sont développées autrement mais nous restons en contact constant, à la fois la France et l’Allemagne mais aussi la France, l’Allemagne, la Russie, l’Ukraine, les États-Unis et nous agissons en permanence et de concert."

- Ukraine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"La situation en Ukraine est extrêmement difficile, situation de crise grave, avec les derniers événements, dimanche dernier, ce référendum qui n’a aucune valeur. Il n’y a aucun recensement d’aucune sorte et les pays d’Europe, et pas seulement eux, ont considéré le référendum comme n’ayant pas de valeur probante, mais là-bas la situation est extrêmement tendue."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"Sur l’Ukraine - nous en avons parlé -, notre position est simple, c’est à la fois le dialogue, parce qu’on veut arriver à une élection présidentielle le 25 mai et à une solution pacifique, et la fermeté. Parmi les éléments de fermeté, il y a les sanctions. Nous avons déjà pris deux degrés de sanctions. Vous le savez, encore hier à Bruxelles, nous avons sanctionné treize personnes et deux entités."

- Russie - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"À propos de ces contrats concernant deux bateaux, je tiens à dire qu’ils ont été signés en 2011, c’est-à-dire il y a maintenant trois ans, qu’ils concernent deux bateaux, qu’ils ont un montant d’un milliard deux cent millions, dont plus de la moitié ont déjà été versés et la règle dans le domaine des contrats, c’est que les contrats qui ont été passés sont honorés et nous n’avons pas juridiquement la possibilité de ne pas les honorer. Mais la décision finale devra être prise en octobre, c’est à ce moment-là que nous verrons quel sera le contexte juridique de cette décision. Bien évidemment la France fait toute sa part du chemin mais il faut bien réaliser que les sanctions sont dirigées contre les Russes et pas contre l’Europe."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"Sur la question des Mistral, c’est un contrat qui a été passé en 2011 - donc cela fait déjà trois ans - qui est en train d’être exécuté. Les Russes ont déjà acquitté, sur un milliard deux cents millions, sept cents millions et il n’y a pas de rétroactivité dans ce domaine. Donc j’ai dit à mon interlocuteur américain, comme je dis aux autres, que bien évidemment, nous allons respecter le droit. Aujourd’hui, le droit fait que le contrat est exécuté. La décision définitive sera prise au mois d’octobre."

- Syrie - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"En ce qui concerne la Syrie, dont nous allons parler dans un instant, on se rappelle, mais je vais vous donner de nouveaux éléments intéressants, que lorsqu’il s’est agi de déceler et de tirer les conséquences des armes chimiques, quel a été le pays qui a pris position le plus rapidement et qui a été le plus ferme ? C’est la France ! Quel a été le pays qui a proposé qu’il y ait des frappes sur le régime de M. Bachar Al-Assad, pour tirer les conséquences de l’utilisation des armes chimiques ? C’est la France ! Quel a été le pays qui, ensuite, aujourd’hui, propose de déférer, devant la Cour pénale internationale, les responsables syriens pour les crimes contre l’humanité qu’ils ont commis ? C’est la France !"

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"On ne peut pas donner de leçon de fermeté à la France. Lorsqu’en Syrie, il s’est agi de dénoncer l’utilisation d’armes chimiques, c’est la France qui l’a fait. Lorsqu’on a menacé - finalement, cela n’a pas été possible à cause du comportement de tel ou tel autre pays - de frapper sur M. Bachar Al-Assad, c’est la France qui l’a fait. Lorsqu’aujourd’hui, nous disons qu’il faut mettre devant la cour pénale internationale M. Bachar Al-Assad, c’est la France qui le fait."

- Iran - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"S’agissant de l’Iran, et je pense que vous aurez quelques questions là-dessus, puisque les négociations reprennent aujourd’hui même, vous êtes suffisamment avertis de ces choses pour savoir que, si un accord a pu être trouvé dans des conditions qui ont été jugées satisfaisantes, c’est parce que - en particulier la France -, à un certain moment, a dit non à ce qui était proposé et que le résultat final a été rendu possible parce que la France a fait preuve de fermeté."

- Iran - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"Aujourd’hui même reprennent les négociations avec l’Iran sur l’arme nucléaire. Vous savez notre position qui a encore une fois été et demeure extrêmement ferme : nous disons oui pour le nucléaire civil ; mais non pour la bombe atomique : il n’est pas question que l’Iran puisse l’obtenir. Et là encore, on peut compter sur la France. "

- Allemagne - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue allemand, à l’issue du conseil des ministres (Paris, 14 mai 2014)

"Depuis la guerre, il n’y avait jamais eu de ministre des affaires étrangères d’un pays ami invité au Conseil des ministres. Le président de la République, le Premier ministre et moi-même avons souhaité que Frank-Walter Steinmeier puisse venir participer avec nous à cette instance qui est la plus haute du pouvoir exécutif français."

- États-Unis - Entretien de Laurent Fabius avec « CNN » (Washington, 12 mai 2014)

"You have on the one hand, Bashar, who is a dictator and on the other hand terrorist groups We can’t support either of them. And therefore, we have to support the moderate opposition. President Al-Jarba was there in Washington a few days ago."

- États-Unis - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue américain - Propos de M. Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"John Kerry est à travers le monde, c’est notre cas à tous, et nous travaillons étroitement ensemble. Il n’y a pas de semaine sans que, soit nous nous voyons, soit nous nous passions un coup de fil. C’est vrai que les sujets à traiter sont très nombreux : l’Iran, puisque les négociations recommencent aujourd’hui, les questions qui touchent la Syrie, et nous aurons ensemble jeudi prochain à Londres une réunion des Amis de la Syrie, les questions qui touchent bien sûr l’Ukraine, et puis nos relations bilatérales qui sont très bonnes."

- États-Unis - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"Je vais vous dire dans quel cadre se situe mon déplacement et ensuite je suis à votre disposition pour répondre à vos questions. Je suis donc aux États-Unis depuis dimanche. J’ai commencé par Chicago où j’ai eu l’occasion de me rendre à l’université de Chicago où j’ai été pendant longtemps professeur. Ensuite j’ai rencontré le gouverneur de l’Illinois et j’ai discuté avec lui, puisque maintenant ça fait partie de mon portefeuille, des questions de tourisme. J’ai eu des contacts avec des représentants d’affaires qui investissent en France."

- Peine de mort - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"Chaque année, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies - et je le ferai de nouveau au mois de septembre lorsque je serai là-bas -, je réunis, en général avec deux ou trois collègues d’autres continents, tous ceux qui sont opposés à la peine de mort pour élargir le cercle, soit des pays qui pratiquent un moratoire, soit des pays qui ont complètement aboli la peine de mort. À chaque fois, nous disons la même chose : le caractère de dissuasion de la peine de mort n’existe pas."

- Dérèglements climatiques - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"C’est à Paris que doivent normalement être prises les décisions pour limiter la progression des températures. Cette limite a été fixée à 2 degrés, alors que les dernières études des scientifiques du GIEC nous disent que la hausse pourrait atteindre 4 ou 5 degrés. Ce qui n’est pas, comme on dit parfois, un réchauffement climatique ni même un changement climatique, mais ce que j’appelle « a climate chaos », un « chaos climatique »."

- Dérèglements climatiques - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"Nous avons examiné plusieurs sujets (…). J’ai parlé aussi de la question du climat puisque - on n’a pas le temps de l’aborder ici - nous avons cinq cents jours, pas un de plus, pour éviter le chaos climatique mondial. Et c’est la France qui va porter un grand poids sur ses épaules puisque c’est nous qui allons accueillir l’an prochain la grande conférence sur le climat."

- Attractivité de la France - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"J’ai vu, aussi bien à Chicago où j’étais avant-hier qu’hier à Washington, les responsables du tourisme américain. Nous avons vu ensemble comment améliorer l’accueil : il faut bien sûr que nos gares et en particulier nos aéroports soient accueillants, que tout soit sûr - il y a un aspect de sécurité. Ils adorent la France mais encore faut-il que la France les accueille bien."

- Politique de défense - Capacité de projection - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 13 mai 2014)

"Je suis depuis plusieurs jours aux États-Unis, puis je repars pour la Chine. Je n’ai donc pas suivi ce débat. Vous m’en excuserez. Mais la position qui était celle du président, chef des armées, est toujours la même : il faut avoir les moyens suffisants pour que nos armées, qui font un travail magnifique, puissent le faire. Jusqu’à présent, cela a été toujours le cas. J’en porte témoignage. Que ce soit au Mali, que ce soit en Centrafrique, partout, l’armée française est admirée."

- Situation de M. Kedadouche - Conférence de presse de Laurent Fabius (Washington, 13 mai 2014)

"Q - L’ambassadeur Zahir Kedadouche qui était en poste en Andorre a donné sa démission en disant qu’il avait été victime de discrimination, de racisme et de racisme social dans les pratiques du Quai d’Orsay. Qu’est-ce que vous répondez ? R - Que c’est sans aucun fondement."

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Washington, 12 mai 2014)

"Ce contrat a été conclu en 2011 et il est en train d’être exécuté. Il a d’ailleurs été payé pour plus de la moitié par les acquéreurs. C’est au mois d’octobre que la décision finale devra être prise, nous verrons à ce moment-là mais la règle est que les contrats qui ont été passés sont en général exécutés. S’il doit y avoir des sanctions supplémentaires dans le futur, il faut que ces sanctions s’appliquent aussi à la finance ou à l’énergie par exemple. Généralement, le principe est qu’il n’y a pas de rétroactivité. Ce contrat représente un milliard 200 millions d’euros."

- États-Unis - Entretien de Laurent Fabius avec le « Washingtonpost.com » - extraits (Washington, 9 mai 2014)

"We have a very good relationship with the American government. On the subject of this Syrian tragedy - and it is still a tragedy, even though people are talking less about it - every day hundreds of people are killed. We think there is no alternative to a political negotiation. But up to now, the negotiation goes nowhere.."

- Union européeenne - Journée de l’Europe - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 09/05/2014)

"En cette journée de Fête de l’Europe, je salue l’action des Européens pour faire avancer la croissance et la solidarité sur notre continent."

- Ukraine - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 08/05/2014)

"Je me suis entretenu aujourd’hui au téléphone avec le ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov. Je lui ai fait part de notre inquiétude devant les violences en Ukraine, en particulier les événements tragiques d’Odessa. Les récentes déclarations du président Poutine semblent aller dans la bonne direction. Elles s’inscrivent dans la logique des contacts de haut niveau entre la France et la Russie. Ces perspectives doivent maintenant se traduire sur le terrain. L’urgence est l’arrêt des violences et un dialogue national incluant toutes les parties, dans la perspective des élections présidentielles du 25 mai."

- Ukraine - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 09/05/2014)

"Je me suis entretenu au téléphone avec le Premier ministre ukrainien, Arseni Yatseniouk. Je l’ai assuré de la solidarité de la France à l’égard de l’Ukraine et de notre détermination à rechercher une solution politique à la crise ukrainienne. Dans ce moment crucial, il importe que toutes les parties fassent preuve de retenue et de sens du dialogue."

- Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « RTL » (Paris, 06/05/2014)

"Quand on a une crise aussi grave que celle qui a lieu en Ukraine, la façon de s’en sortir, c’est d’organiser des élections. Elles sont prévues pour le 25 mai. Nous souhaitons vivement que les tensions puissent s’apaiser pour que les élections aient lieu. Nous espérons qu’il n’y aura pas de sabotage de ces élections."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 5 mai 2014)

"Je remarque d’ailleurs - ce que peu de gens font - que c’est le même jour qu’il y a des élections paisibles, pacifiques dans l’Union européenne et que, en Ukraine, aux porte de l’Union européenne, la question de savoir si on peut organiser les élections est posée. Qu’est-ce que cela veut dire, en termes clairs ? Cela veut dire que l’Union européenne c’est la paix - on l’a oublié -, c’est la garantie de la paix, alors qu’aux frontières de l’Union européenne, il reste des risques graves d’affrontements."

- Ukraine - Libération des observateurs de l’OSCE - Déclaration Laurent Fabius (Paris, 3 mai 2014)

"Je salue la libération des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, enlevés le 25 avril dans l’Est de l’Ukraine."

- Union européenne - Élections européennes - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 5 mai 2014)

"Je ferai deux remarques : premièrement ce sont les partis politiques qui font la campagne et deuxièmement, c’est une élection européenne. Je ne sais pas si vous avez prévu que les têtes de listes européennes puissent s’exprimer, j’imagine que oui. Ce sera très intéressant car pour la première fois, lorsque l’on va voter, cela aura une incidence sur la personne qui sera désignée comme président de la Commission."

- Union européenne - Partenariat transatlantique - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 5 mai 2014)

"Que veut dire « traité transatlantique » ? Il y a une discussion entre les États-Unis et la Commission européenne pour savoir si nous passerons de nouveaux accords. Il y a des côtés positifs, et il y a aussi des risques."

- Réforme de l’ONU - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 5 mai 2014)

"Il faut réformer l’ONU, bien sûr, en particulier la pratique au Conseil de sécurité. Nous avons fait une proposition, très difficile à faire accepter par nos partenaires, mais essentielle, disant que lorsqu’il y a des crimes de masse, il faudrait que les cinq membres permanents ne puissent pas opposer leur veto. Cela aurait évité un drame en Syrie, cela aurait peut-être évité d’autres drames. "

- Journée mondiale de la liberté de la presse - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 3 mai 2014)

"En cette journée mondiale de la liberté de la presse, je rends hommage aux journalistes qui, partout dans le monde, oeuvrent au nom du devoir d’information et de vérité."

- Angola - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du président de la République d’Angola, José Eduardo dos Santos - Propos de M. Fabius (Paris, 29 avril 2014)

"Nous avons sur le plan diplomatique qui est le mien, énormément de champs de convergence. Nous apprécions beaucoup ce que vous faites en Afrique et dans le reste du monde. Je veux rendre hommage en particulier à votre action très efficace pour résoudre les conflits, non seulement dans les Grands Lacs mais en République centrafricaine, au Mali et dans d’autres régions. Sur le plan politique, nos approches sont donc convergentes et vous êtes d’une grande aide pour trouver une solution aux conflits. Votre sagesse est efficace et reconnue."

- Allemagne - Interview conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, sur « France 24 » et « RFI » - Propos de M. Fabius (Paris, 25 avril 2014)

"Une chose me parait claire : c’est l’intérêt de l’Allemagne que la France se porte bien, c’est l’intérêt de la France que l’Allemagne se porte bien et c’est l’intérêt de l’Union européenne que ces deux pays se portent bien."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde » - extraits (Paris, 27 avril 2014)

"La situation est très inquiétante et c’est vrai que lorsque des populations ont les nerfs à vif et que les incidents se multiplient, il peut toujours y avoir un dérapage aux conséquences incalculables."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Parisien » - extraits (Paris, 26 avril 2014)

"Ce sont des partenaires à la fois importants et difficiles. Importants, car pour des raisons historique, géographique et politique, il faut entretenir des relations suivies avec ce vaste pays, membre permanent du Conseil de sécurité. Difficiles, car annexer comme ils l’ont fait une partie d’un État, la Crimée, est totalement contraire au droit international. D’où notre choix : fermeté et dialogue."

- Ukraine - Interview conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, sur « France 24 » et « RFI » - Propos de M. Fabius (Paris, 25 avril 2014)

"La position qui est la nôtre, c’est la fermeté et le dialogue. Fermeté car ce qu’a fait la Russie en annexant la Crimée est inacceptable. Un pays n’a pas le droit, sur le plan international, d’annexer un autre. Il faut aussi être ferme car les évènements qui se déroulent dans la partie Est de l’Ukraine sont graves, avec des incidents de part et d’autre. C’est la raison pour laquelle l’Europe a décidé d’appliquer des sanctions."

- Ukraine - Déplacement conjoint franco-allemand en Tunisie - Propos de M. Fabius (Tunis, 25 avril 2014)

"Je partage tout à fait les observations de mon collègue allemand. J’ajouterai simplement ceci : d’abord, sur le plan des principes, la Russie doit respecter la souveraineté des autres pays autant qu’elle est attachée à sa propre souveraineté."

- Géorgie / Moldavie - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde » - extraits (Paris, 27 avril 2014)

"Je viens d’effectuer un déplacement dans ces deux pays avec mon collègue allemand. Le fait que les Allemands et les Français envoient leurs deux ministres des affaires étrangères ensemble a été reçu de manière très positive par ces pays. En Moldavie, la Transnistrie est dans une situation particulière parce que de fait, elle est sous la dépendance russe aujourd’hui."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde » - extraits (Paris, 27 avril 2014)

"Compte tenu de la situation épouvantable de la Syrie, beaucoup de Syriens sont partis à l’étranger et on le comprend. La France a pris sa part. Des Syriens ont fait des demandes pour pouvoir bénéficier du droit d’asile et sont accueillis en France."

- Syrie - Déplacement conjoint franco-allemand en Tunisie - Propos de M. Fabius (Tunis, 25 avril 2014)

"La seule solution est politique. Il faut qu’il y ait, de nouveau, des discussions politiques et quand on ne souhaite ni soutenir le dictateur Bachar Al-Assad, ni soutenir les groupes terroristes, à l’évidence, on doit essayer de trouver une solution politique en soutenant l’opposition modérée."

- Mali / République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde » - extraits (Paris, 27 avril 2014)

"Militairement, vous avez raison, cela a été un succès et il faut rendre hommage aux soldats français et aux soldats africains qui sont intervenus. Il s’agit également d’un succès sur le plan démocratique, puisqu’un président, parfaitement légitime, a été élu, M. Ibrahim Keita, et qu’une assemblée nationale a été mise en place."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde » - extraits (Paris, 27 avril 2014)

"Le réseau français est le troisième du monde en matière diplomatique mais ce réseau doit aider nos entreprises à être plus présentes à l’étranger. On a un problème de commerce extérieur. Aussi, ce réseau doit aider davantage le tourisme, les touristes à venir en France. Il doit aider sur les plans éducatif, culturel et sportif aussi. Donc la diplomatie, le mot est exactement celui-là, est désormais une action globale."

- Tourisme - Point de presse de Laurent Fabius - extraits (Aéroport de Paris Charles-de-Gaulle, 28 avril 2014)

"Ici il y a près de 100 millions de voyageurs qui arrivent ou qui partent chaque année et, pour la plupart d’entre eux, c’est leur premier contact avec la France. Donc il est très important - maintenant, vous savez que mon ministère s’occupe du tourisme - que tout soit fait pour accueillir comme il faut ces touristes, qu’ils soient étrangers ou Français. J’ai voulu me rendre compte sur place de ce qui se passe pour voir avec les responsables comment le dispositif d’accueil pouvait être amélioré."

- Otages français - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde » - extraits (Paris, 27 avril 2014)

"Le président de la République et moi-même avons eu l’occasion de dire que l’État français ne versait aucun argent et donc c’est une information qui est sans aucun fondement."

- Ukraine - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Frank-Walter Steinmeier - Propos de M. Fabius (Tbilissi, 24 avril 2014)

"Notre choix vis-à-vis des actions de la Russie, c’est le choix à la fois de la fermeté et du dialogue. S’agissant de la Crimée, nous avons condamné et nous condamnons de la façon la plus nette, l’annexion qui a été opérée, qui est contraire au droit international. Et ceci a été reconnu par la communauté internationale, et il n’est pas question d’entériner juridiquement ce qui a été fait."

- Moldavie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Frank-Walter Steinmeier - Propos de M. Fabius (Chisinau, 23 avril 2014)

"La Moldavie a paraphé en novembre dernier un accord d’association avec l’UE, elle doit le signer d’ici fin juin. Cet accord comprend notamment la création d’une zone de libre-échange (« DCFTA » en anglais) entre la Moldavie et l’Union européenne. Les progrès déjà réalisés dans cette perspective sont remarquables. Nous avons voulu, par cette visite conjointe, témoigner de notre soutien au projet et aux efforts de la Moldavie pour se réformer."

- Géorgie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de Frank-Walter Steinmeier - Propos de M. Fabius (Tbilissi, 24 avril 2014)

"Cette année, toute une série d’opportunités s’offrent à la Géorgie, dans le cadre du Partenariat oriental. Une fois signé, l’accord d’association va être mis en oeuvre et il va constituer un levier de modernisation puissant pour ce pays au service de l’attractivité de la Géorgie. Il y a des dispositions de soutien financier, des dispositions techniques, afin d’accompagner la mise en oeuvre des réformes qui sont ambitieuses."

- Tunisie - Déclaration de Laurent Fabius (Carthage, 24 avril 2014)

"C’est la première fois que le ministre des affaires étrangères allemand et le ministre des affaires étrangères et du développement international français se déplacent ensemble à l’étranger, en dehors de l’Europe. Et nous avons choisi à dessein la Tunisie. Parce que deux mots résument notre sentiment vis-à-vis de la Tunisie : la confiance et la mobilisation."

- Tunisie - Déclaration de Laurent Fabius à l’occasion de l’inauguration de l’Ambassade d’Allemagne (Tunis, 24 avril 2014)

"Un journaliste me demandait comment résumer notre déplacement et je lui disais deux mots : confiance et mobilisation. D’ailleurs, il n’y a pas de plus grand signe de confiance que de construire une nouvelle ambassade. Confiance dans ce qu’a engagé le peuple tunisien, confiance dans l’avenir de ce beau pays que nous aimons et mobilisation parce qu’il ne s’agit pas simplement de voir cela de l’extérieur mais il s’agit d’aider un allié. C’est ce que nous faisons et que nous ferons directement et c’est ce que nous recommandons à l’Union européenne."

- Australie - Relations bilatérales - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue australienne, Julie Bishop - Propos de Laurent Fabius (Paris, 23 avril 2014)

"Nos relations bilatérales sont excellentes, nous voulons encore les développer. L’Australie va accueillir à la fin de l’année le G20. Ce sera une très grande rencontre et à cette occasion, le président de la République effectuera une visite en Australie, la première d’un chef d’État français."

- Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue australienne, Julie Bishop - Propos de M. Laurent Fabius (Paris, 23 avril 2014)

"Nous avons des indications, qui ne sont pas encore des preuves documentées, montrant qu’il y aurait eu plusieurs attaques et utilisations de gaz à base de chlore interdit au cours des derniers mois en Syrie. Nous travaillons avec nos partenaires pour recueillir des indications précises et si nous les obtenons, des démarches précises devront être faites, à la fois auprès des Nations Unies et auprès de l’organisme international chargé de lutter contre les armes chimiques."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1, I-télé et Le Monde » (Paris, 20 avril 2014)

"Nous, nous disons que ce gouvernement est légitime et nous souhaitons, compte tenu de l’intensité de la crise ukrainienne, qu’il y ait cette élection le 25 mai. Et donc tous les efforts de la communauté internationale, au moins de ceux qui sont sincères, doivent porter vers cette élection, parce que nous aurons un président qui sera légitimement élu. Et je ne voudrais pas qu’au travers de telle ou telle attitude de façade, certains organisent l’impossibilité de tenir l’élection le 25 mai."

- Russie - Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1, I-télé et Le Monde » (Paris, 20 avril 2014)

"En ce qui concerne la Russie, elle a des contacts bien sûr étroits avec la Chine, géographiquement, c’est tout à fait compréhensible. Je considère que la Russie ne fait pas partie de l’Union européenne mais que c’est un pays qui est tourné culturellement vers l’Europe, et il ne faut pas que l’Europe la repousse. Mais s’agissant de l’Ukraine par exemple, il faudrait que l’Ukraine puisse avoir à la fois des relations proches avec l’Union européenne et avec la Russie, les deux."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 22 avril 2014)

"Je laisse le soin au ministre de l’Intérieur de présenter ce plan. Beaucoup d’actions ont déjà été menées, notre action consiste à prendre les choses depuis l’amont jusqu’à l’aval. Alors l’amont, c’est quoi ? C’est déceler tous ceux, en particulier les jeunes, qui sont portés vers cette dérive tragique. Cela suppose notamment une surveillance du cyberespace parce que beaucoup de choses se font sur Internet."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1, I-télé et Le Monde » (Paris, 20 avril 2014)

"Il existe une complicité objective entre M. Bachar Al-Assad et des groupes terroristes. Pourquoi ? Parce que les groupes terroristes disent : « nous combattons Assad, si vous voulez combattre Assad venez avec nous », mais nous ne pouvons pas accepter d’être au côté de groupes terroristes. Bachar, quant à lui, dit : « si vous voulez repousser les terroristes, il faut me soutenir ». Comme nous ne voulons ni de M. Bachar Al-Assad, dictateur responsable de la mort de 150.000 personnes, ni des terroristes, c’est la raison pour laquelle nous soutenons depuis le début l’opposition modérée."

- Libération des otages français - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1, I-télé et Le Monde » (Paris, 20 avril 2014)

"Nous avons accueilli, il y a maintenant 1 heure, les 4 ex-otages - c’est comme ça qu’il faut les appeler - avec les familles. C’était une immense joie. Ils sont partis et ils ont été enlevés il y a maintenant 10 mois. On n’est jamais sûr, vous savez, de récupérer les otages. Il s’agit d’un travail très long, très discret et très dangereux et à la fin des fins on se dit : c’est fait, ils sont rentrés."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 22 avril 2014)

"Aujourd’hui, je vais recevoir, les responsables du tourisme et il faut traiter les Français qui visitent la France ou les étrangers qui viennent en France. Il faut vraiment mettre l’accent là-dessus et avec mon collègue de l’économie je vais m’en occuper."

- 11-Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1, I-télé et Le Monde (Paris, 20 avril 2014)

"Vous savez, la diplomatie, c’est quelque chose de global. Je ne sépare pas la diplomatie stratégique de la diplomatie culturelle dont je suis responsable, de la diplomatie économique et des autres formes de diplomatie. La France a une position qui est reconnue internationalement. Nous sommes un des cinq membres du Conseil de sécurité, nous avons agi en Afrique et on reconnaît la voix de la France sur le plan diplomatique mais cette voix, si économiquement nous nous affaiblissons, elle ne sera plus entendue."

- Lutte contre le terrorisme/Filières djihadistes - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1, I-télé et Le Monde » (Paris, 20 avril 2014)

"Bien sûr, c’est une priorité absolue pour l’ensemble de l’Europe, vous avez raison de le dire, et singulièrement pour la France. Parce que le terrorisme est un mal absolu, qu’il utilise à la fois des techniques anciennes, barbares et de nouvelles techniques notamment le cyber terrorisme. Il faut bien voir que tous ces terroristes sont parfaitement au courant, seconde par seconde, de ce que nous faisons, de la façon dont nous réagissons."

- Birmanie - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de Mme Aung Sang Suu Kyi, députée du Parlement birman - Propos de M. Fabius (Paris, 15/04/2014)

"La France a constamment soutenu les aspirations des Birmans à la démocratie, au développement et aux droits de l’Homme. C’est dans cet esprit que nous sommes tenus à vos côtés, Madame, vous qui avez su incarner ces aspirations communes à tous les habitants de votre beau pays. Nous avons suivi votre chemin."

- Dérèglements climatiques - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de Mme Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (Paris, 14/04/2014)

"Les travaux du GIEC et l’appel de ses membres à la coopération internationale constituent un repère essentiel pour la préparation de l’accord sur le climat que la communauté internationale doit adopter à Paris en décembre 2015. La France est totalement mobilisée pour qu’un accord ambitieux soit conclu à cette occasion. Elle est également déterminée à contribuer à l’adoption par l’Union européenne d’un ensemble de normes énergie-climat robuste à l’horizon 2030, avec une réduction de nos émissions de - 40% par rapport à 1990."

- Ukraine - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à l’issue du Conseil affaires étrangères (Luxembourg, 14/04/2014)

"L’objectif, c’est à la fois de faire preuve de fermeté et de garder le dialogue ouvert, et c’est exactement de cela qu’il s’agit, c’est la position de la France, c’est la position de l’Europe : augmenter la pression sans rendre le dialogue impossible, et c’est là que la diplomatie intervient."

- Ukraine - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 13/04/2014)

"La France condamne très fermement les violences survenues hier et aujourd’hui dans cette région. Nous appelons toutes les parties à la retenue et au dialogue, afin qu’une solution pacifique à la crise se dégage rapidement. Chacun doit oeuvrer à la désescalade."

- République centrafricaine - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 10/04/2014)

"Je salue profondément cette très importante décision qu’est l’adoption à l’unanimité par le conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2149, qui autorise le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU en République centrafricaine, la MINUSCA. C’est un succès pour la paix et pour la diplomatie. Il vient soutenir les efforts des autorités de transition pour rétablir la sécurité et la stabilité en RCA."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec « France Inter » (Paris, 11/04/2014)

"C’est un accord unanime qui a été obtenu aujourd’hui-même aux Nations Unies. La France y avait beaucoup travaillé pour qu’enfin, les Nations Unies décident d’envoyer une force de 12.000 hommes, qui s’appellera la MINUSCA, en République centrafricaine."

- Entretien de Laurent Fabius avec "Les Echos" (8 avril 2014)

"Le commerce extérieur et le tourisme sont des priorités et ils relèvent désormais du Quai d’Orsay. La division de nos réseaux a été souvent critiquée, notamment par la Cour des comptes et plusieurs de mes prédécesseurs. Avec un organigramme simplifié, nous serons plus efficaces."

- Entretien de Laurent Fabius avec "Le Parisien" : « Le gouvernement peut et doit aider les entreprises » (extraits - 6 avril 2014)

"Le Quai d’Orsay aura compétence pour la diplomatie en général, ainsi que pour les affaires européennes, le développement, les Français de l’étranger, la francophonie. En plus, le commerce extérieur et le tourisme en relèveront désormais. Cela permettra d’unifier l’action extérieure de l’Etat sous une même autorité. Le but est l’efficacité et la cohérence, au service notamment du redressement économique, priorité du gouvernement."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius avec « I-télé » (Paris, 27 mars 2014)

"Avec le président de la République, nous avons pris une décision. Je vais vous en donner la primeur. Désormais en Chine, pour les Chinois, les visas sont délivrés en 48 heures. Le nombre des visas délivrés aux Chinois en février a ainsi augmenté de 48 % ; 48 % d’une année sur l’autre !"

- Russie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « I-télé » (Paris, 27/03/2014)

"Ce qu’a fait la Russie en Crimée, c’est une violation des règles internationales, c’est une remise en cause de toutes les frontières. Il faut donc marquer le coup. Cela ne veut pas dire du tout que l’on rompt les relations avec la Russie. Nous avons des relations, je m’entretiens souvent au téléphone en ce moment avec mon collègue M. Lavrov, mais il faut aller vers la désescalade et il faut marquer ce que nous n’acceptons pas."

- Égypte - Entretien de Laurent Fabius avec « I-télé » (Paris, 27 mars 2014)

"À propos des condamnations à mort, qui ont été absolument massives, nous disons que ce processus de condamnation en bloc n’est pas acceptable avec nos normes. En même temps, pour ce qui est de l’élection présidentielle proprement dite, nous allons voir quels sont les candidats, mais nous souhaitons que très vite on revienne à la feuille de route démocratique."

- Ukraine - Propos à la presse de Laurent Fabius (La Haye, 24 mars 2014)

"Nous avons eu une réunion extrêmement dense et très unitaire. Le G7 s’est réuni pendant 90 minutes. Toute une série de conclusions ont été tirées par rapport à l’annexion de la Crimée par la Russie, avec une condamnation uniforme. Parmi les décisions principales, il y a le fait que le G8 qui devait avoir lieu à Sotchi, au mois de juin prochain, est supprimé et remplacé par un G7 qui aura lieu, en juin prochain, à Bruxelles. Il ne comprendra donc pas la Russie."

- Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 22 mars 2014)

"Nous avons aujourd’hui deux priorités : prévenir toute nouvelle escalade ; accompagner l’Ukraine dans la transition politique et les réformes économiques."

- Espagne - Décès d’Adolfo Suarez - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 23 mars 2014)

"Homme de conviction, Adolfo Suárez a su favoriser la réconciliation et ouvrir la voie à la construction d’un État de droit, respectueux des libertés."

- Ukraine - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’Institut du Monde Arabe (Paris, 19/03/2014)

"Et dans ces discussions il y a un rapport avec l’Ukraine. Sur le plan du droit international nous considérons, comme l’ensemble du conseil de sécurité des Nations Unies à l’exception de la Russie, que ce qui a été fait ne le respecte pas."

- Syrie - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’Institut du Monde Arabe (Paris, 19/03/2014)

"Parmi les échecs, figure la tragédie syrienne, qui est entrée dans sa quatrième année. Faisons preuve de lucidité : il n’y a pas d’autre solution que politique puisque que ce conflit est devenu international. Ceux qui se battent du côté de Bachar al-Assad sont des Syriens mais il y a aussi beaucoup d’Iraniens et d’Irakiens avec des armements russes, c’est la vérité."

- Iran - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’Institut du Monde Arabe (Paris, 19/03/2014)

"Nous devons rester très vigilants sur la question du programme nucléaire iranien. L’Iran est un grand peuple, un grand pays et nous souhaitons qu’il puisse retrouver son rang dans la communauté internationale. Mais il y la question nucléaire. La position de la France est nette, et se résume en deux phrases : oui pour le nucléaire civil et non pour l’arme atomique. L’Iran a le droit à l’énergie nucléaire civile mais pas à son volet militaire. Nous sommes contre la prolifération nucléaire surtout dans cette région. À partir du moment où l’Iran posséderait l’arme nucléaire, d’autres pays, par volonté d’équilibre, souhaiteraient s’en doter également."

- Liban - Investiture du gouvernement - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 20/03/2014)

"La France se réjouit de la confiance accordée à une large majorité par le parlement libanais au gouvernement de M. Tammam Salam. Ce vote, sur la base de la déclaration ministérielle du 15 mars dernier, témoigne de l’esprit de responsabilité prescrit par les circonstances et les défis auxquels notre ami le Liban est confronté."

- Politique de la France dans le monde arabe - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’Institut du Monde Arabe (Paris, 19/03/2014)

"À la fin du colloque, compte tenu de la manière dont il s’est déroulé, la réponse était évidente et négative. Pendant les deux jours de ce colloque, les experts s’étaient disputés. Je constate avec plaisir que ce n’est pas du tout le cas ici et que vos travaux seront suivis d’un effort positif."

- Francophonie - Fonds de solidarité prioritaire « 100.000 professeurs pour l’Afrique » - Discours de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 20/03/2014)

"Pour s’adresser à la jeunesse, il faut montrer que le « français est une chance ». C’est la devise de cette journée internationale de la francophonie. Elle constitue le coeur du message porté aujourd’hui par l’OIF. J’en profite pour saluer l’action de cette organisation et de son Secrétaire général, mon ami le président Abdou Diouf."

- Ukraine - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue brésilien - Propos de M. Fabius (Paris, 19 mars 2014)

"La question de l’Ukraine va être abordée à nouveau, dans les jours qui viennent, par les chefs d’États et de gouvernement européens qui se réunissent jeudi et vendredi. De plus, il y aura, au début de la semaine prochaine, une réunion des membres du G7 afin que ceux-ci puissent se concerter."

- Brésil - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue brésilien - Propos de M. Fabius (Paris, 19 mars 2014)

"Cet entretien intervient trois mois après la visite d’État du président Hollande au Brésil qui a donné un nouvel élan à notre partenariat stratégique conclu en 2006. Cet élan, il faut le concrétiser, ce fut l’objet principal de nos échanges ce matin."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 18 mars 2014)

"La ligne que nous avons choisie, c’est de refuser ce fait accompli, c’est la ligne de fermeté. En même temps, nous ne faisons pas la guerre - il faut être clair - et il faut donc essayer de retrouver les voies du dialogue. Il y a toute une échelle de sanctions qui sont prévues. Nous sommes au niveau 2 des sanctions et nous pouvons passer au niveau 3."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « TF1 » (Paris, 17 mars 2014)

"Vous l’avez dit, c’est un score soviétique mais, surtout, ce référendum n’a absolument aucune valeur parce qu’il est contraire à la Constitution ukrainienne et contraire au droit international. Faisons bien attention, c’est la crise la plus sérieuse depuis la fin de la Guerre froide. Pourquoi est-ce gravissime ? Parce que si un pays, en l’occurrence la Russie, peut mettre la main sur une région, cela veut dire qu’il n’y a plus aucune frontière qui soit sûre dans le monde et cela peut être à l’origine de conflits épouvantables."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 18 mars 2014)

" Pour la Syrie, il n’est malheureusement pas utile. Parce que, dans ce drame syrien qui est épouvantable avec ses cent cinquante mille morts et ses millions de gens déplacés, il y a deux pays qui fournissent ses armes et ses combattants à M. Bachar Al-Assad, c’est la Russie et l’Iran. C’est clair et c’est net."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 18 mars 2014)

"Il faut que l’Europe joue son rôle. Si l’on veut une sécurité européenne, il faut que, lorsqu’il y ait une intervention, l’ensemble des participants fasse un effort. La France ne doit pas être la seule à participer."

- Ukraine - Propos de Laurent Fabius à l’issue du Conseil Affaires étrangères (Bruxelles, 17 mars 2014)

"Après le vote intervenu hier, qui est totalement illégal et inconstitutionnel, nous avons pris trois séries de décisions. La première décision, c’est toute une série de sanctions contre des dirigeants de Crimée et des dirigeants russes. Ces sanctions consistent à la fois à geler leurs avoirs et à les empêcher de se déplacer à l’étranger."

- Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 16 mars 2014)

"Le referendum qui s’est tenu aujourd’hui en Crimée est illégal et contraire à la Constitution ukrainienne. Il est d’autant plus illégitime qu’il s’est déroulé sous la menace des forces d’occupation russe."

- République centrafricaine - Déclaration conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense (Paris, 14/03/2014)

"L’Union européenne doit assumer ses responsabilités en matière de sécurité internationale. La France appelle vigoureusement ses partenaires à s’en donner les moyens."

- Irlande - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue irlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 13/03/2014)

"Nous nous rencontrons souvent lors des conseils des affaires étrangères, nous avons des relations officielles et personnelles excellentes et c’est donc un plaisir particulier de t’accueillir ici. Ta présence a une importance particulière pour au moins deux raisons : d’abord, c’est bientôt le week-end de la Saint Patrick, au cours duquel nous aurons l’occasion de nous laisser emporter par l’amitié entre l’Irlande et la France. Je me suis laissé dire aussi que samedi après-midi, il y aura également une échéance très importante pendant laquelle nous allons, les uns et les autres, par personnes interposées, déployer toute notre énergie."

- Processus de paix au Moyen-Orient - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue irlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 13/03/2014)

"De fait, nous avons de bonnes relations à la fois avec les autorités israéliennes et avec les autorités palestiniennes : François Hollande s’est rendu récemment à la fois en Palestine et en Israël où il a été très bien accueilli ; moi-même, j’y suis allé plusieurs fois. Nous avons reçu le Premier ministre Netanyahou. Il y a encore quelques jours, le président Abbas était à Paris où il a rencontré le président de la République. Donc nos relations sont bonnes."

- Ukraine - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue irlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 13/03/2014)

"La position de la France, qui est d’ailleurs commune à beaucoup de pays, en particulier l’Irlande et la France, c’est à la fois d’être ferme - parce ce qu’on ne peut pas juger acceptable une action qui fait fi de la légalité internationale et qui finalement bouscule les frontières avec toute une série de conséquences possibles extrêmement lourdes - et, en même temps, nous voulons retrouver la voie du dialogue pour arriver à la désescalade. C’est très difficile, mais si la France peut y contribuer, elle le fera et ce serait le sens de notre déplacement de mardi."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » - extraits (Paris, 11 mars 2014)

"Il y aura des sanctions parce que le vote est illégal et l’annexion de la Crimée par la Russie serait également illégale. On ne peut pas accepter quelque chose qui est illégal et qui, en même temps, va avoir des conséquences très lourdes, parce que cela entraîne la déstabilisation de l’Ukraine."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » - extraits (Paris, 11 mars 2014)

"La République centrafricaine, comme la France, souhaite que les forces actuelles, qui sont à la fois françaises et africaines, soient relayées par une opération de maintien de la paix décidée par l’ONU. Cela a été difficile à obtenir et, finalement, c’est en voie d’être obtenu. Simplement, il y a des délais entre le moment où on le décide et le moment où les casques bleus sont sur le terrain."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 7 mars 2014)

"Je suis un ami de la Russie et j’ai toujours défendu le partenariat entre la Russie et la France, qui est quelque chose d’historiquement très important et souhaitable. Cela se traduit par l’effort que nous faisons pour la désescalade. Mais le partenariat ne veut pas dire faiblesse et l’amitié ce n’est pas l’aveuglement. Il faut donc être clair et je trouve qu’il est très important que l’Europe soit unie - et c’est le cas - dans cette crise, qui est, peut-être, l’une des plus graves depuis la Guerre froide. Nous travaillons, en particulier, très étroitement avec nos amis allemands - c’est une instruction du président de la République que nous suivons - et nous travaillons aussi avec les Américains."

- Ukraine - Entretiens de Laurent Fabius avec différents médias (Rome, 6 mars 2014)

"La situation nouvelle est la proposition du parlement de Crimée, qui est sous contrôle, d’organiser un référendum rapidement, c’est-à-dire le 16 mars, dont les questions seraient le choix entre plus d’autonomie et le rattachement à la Russie."

- Ukraine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Rome, 6 mars 2014)

" Il est évident que par rapport aux actions qui ont été menées par les Russes et à ce qui se passe en Ukraine, on ne peut pas rester sans rien faire. Mais en même temps, il ne faut pas prendre des actions qui empêcheraient cette désescalade. Donc c’est de cela que les chefs d’État et de gouvernement sont en train de discuter en ce moment, et la réponse sera apportée dans quelques dizaines de minutes."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « ITélé » (Rome, 06/03/2014)

"Nous allons être dans la ligne de ce que nous avons décidé lundi avec les ministres des affaires étrangères, c’est-à-dire de prendre des sanctions, sauf s’il y a désescalade."

- Ukraine - Propos de Laurent Fabius à l’issue de ses contacts diplomatiques (Paris, 5 mars 2014)

"Nous avons travaillé toute la journée. C’est la première fois que, depuis le début de la crise ukrainienne, nous nous réunissions tous - à la fois M. Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, M. Kerry pour les États-Unis, le ministre des affaires étrangères ukrainien, nos partenaires européens et moi-même."

- Libye - Déclaration de Laurent Fabius (Rome, 6 mars 2014)

"C’est une conférence importante sur la situation en Libye. La situation en Libye est très préoccupante parce qu’il y a une sécurité qui est très mal assurée, des actes terroristes et des risques terroristes, notamment au sud du pays, et puis aussi parce que la situation politique est instable. Cette conférence, qui pour la première fois regroupait énormément de pays - et des pays qui jusqu’à présent n’étaient pas là, je pense à la Russie à la Chine - est là pour soutenir la Libye."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV/RMC » - extraits (Paris, 5 mars 2014)

"La position de la France - qui est partagée par l’Allemagne et par d’autres - est la suivante. D’une part, être très ferme vis-à-vis de M. Poutine et de la Russie et, d’autre part, aller vers le dialogue, parce que la bonne solution est politique, elle n’est pas militaire."

- Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius à l’issue de son entretien avec son homologue ukrainien (Paris, 5 mars 2014)

"La France, dans la crise ukrainienne causée par l’intervention russe, a une position très claire. C’est une position de fermeté aux principes que je viens d’énoncer et en même temps de recherche du dialogue. Il se trouve qu’aujourd’hui à Paris, il y a beaucoup de représentants de la communauté internationale. Nous allons essayer, avec mes collègues, de faire en sorte que le dialogue puisse s’établir pour chercher des solutions à cette situation inacceptable."

- Liban - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV/RMC » - extraits (Paris, 5 mars 2014)

"Notre réunion d’aujourd’hui a trois objets : premièrement, traiter la question des réfugiés avec l’ensemble des pays concernés ; deuxièmement, apporter un appui économique en liaison avec l’ONU, la Banque mondiale, etc. ; et, troisièmement, conforter l’armée libanaise qui est en quelque sorte le ciment du pays."

- Algérie - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV/RMC » - extraits (Paris, 5 mars 2014)

"L’Algérie se dirige librement, le président Bouteflika, que nous connaissons bien, s’il souhaitait être candidat, il sera candidat. Nous n’avons pas d’autre commentaire à faire. Le seul commentaire que je me permettrai de faire, c’est que nos relations avec l’Algérie sont excellentes."

- Ukraine - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue du Conseil extraordinaire des affaires étrangères (Bruxelles, 3 mars 2014)

"Nous avons décidé d’être fermes. Il a été décidé que les membres européens qui participent au G8 - la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, - suspendent immédiatement la préparation du G8 de Sotchi. Deuxièmement, s’il n’y avait pas des mesures extrêmement rapides et concrètes de désescalade de la part des Russes, toute une série de contacts serait coupés, avec des décisions précises : l’interruption des discussions sur les visas et des discussions sur l’accord économique."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV », à l’issue du Conseil extraordinaire des affaires étrangères (Bruxelles, 3 mars 2014)

"Tous les ministres des affaires étrangères qui ont été réunis ont considéré que c’était la crise la plus grave depuis vingt ans. C’est le sentiment d’une très grande inquiétude. Premier point, nous avons choisi la fermeté, les membres européens qui participent au G8 - la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni - suspendent immédiatement la préparation du G8 de Sotchi."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - extraits (Paris, 3 mars 2014)

"Pour le moment nous essayons de stopper le mouvement russe en Ukraine et d’établir le dialogue. Vous avez vu que la France a été l‘un des premiers pays à dire : « en ce qui concerne le G8, qui lui aussi doit fonctionner selon les lois internationales, nous suspendons notre participation » et je pense que les autres pays du G7 vont faire la même chose."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

" J’ai eu les autorités ukrainiennes au téléphone, et il y a eu différents appels. Le Premier ministre Arseni Iatseniouk est sur la ligne que vous dites. Mais c’était avant un certain nombre de décisions russes. De son côté, Vitali Klitschko a pris une position plus dure, nous n’en sommes pas là."

- Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 1er mars 2014)

"Nous appelons les parties à s’abstenir d’actions susceptibles d’alimenter les tensions et de porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine."

- Libye - Assassinat d’un ressortissant français - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 2 mars 2014)

"Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cet acte odieux et lâche. Ses auteurs doivent être recherchés et condamnés dans les meilleurs délais."

- Maroc - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

"La France et le Maroc sont amis et ils le resteront. Mais c’est vrai qu’il y a eu un incident, qui n’est pas celui-là, je reviendrai à celui-là, mais qui est le fait que le directeur de l’équivalent de la DST, a reçu, au domicile de l’ambassadeur du Maroc en France, une convocation judiciaire. À partir de là il y a eu des dysfonctionnements."

- Chine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

"Puisque vous parlez de la Chine, je m’y suis rendu après mon séjour à Kiev. Je m’y suis rendu pour rencontrer le président chinois. C’est mon sixième voyage depuis que j’exerce mes fonctions. Alors nous avons parlé de beaucoup de choses, notamment de l’Ukraine. Il existe bien sûr une préoccupation par rapport à tout ce qui pourrait être éclatement du pays - il faut faire très attention à cela, dans un pays aussi vaste que la Chine(…)."

- Républicaine dominicaine - Prisonniers français - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 3 mars 2014)

" C’est une situation tout à fait choquante. Ce sont deux pilotes qui ont été interpellés parce que l’on a trouvé de la drogue dans leur avion. Ils disent qu’ils sont absolument innocents. Ce qui est très choquant, c’est que, depuis tout ce temps, jamais leur procès n’a pu être « audiencé » comme l’on dit et je crois que cela fait dix ou douze fois."

- Politique étrangère - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/ i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

" La France accueille, mercredi prochain, une conférence internationale sur le Liban, autour du président du Liban, M. Sleimane et avec le Secrétaire général adjoint des Nations Unies. Nous allons réunir autour de nous, à Paris et sous la présidence de François Hollande, beaucoup des amis du Liban, parce que vous savez que la France et le Liban sont très proches."

- Politique économique- Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/ i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

"Au moment où François Hollande a fait sa déclaration sur le Pacte de Responsabilité, les choses ont été très bien accueillies au plan international. Mais, ce très bon accueil - à mon avis légitime, parce que je soutiens tout à fait cette action - est conditionné au fait que les économies soient explicites. Et nous avons quelques semaines pour cela, puisqu’au moment où on présentera le Pacte dit de Responsabilité, il faudra en face qu’on présente les économies."

- Climat - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1/ i-Télé/Le Monde » - extraits (Paris, 2 mars 2014)

"Mais ce qui m’a frappé aussi lors de ma visite en Chine, et ce n’est pas une anecdote, c’est la situation climatique épouvantable. Je me suis rendu à Pékin et à Tianjin, qui se trouve à 150 kilomètres de la capitale, et on ne pouvait pas sortir, pendant une semaine ! Le taux de pollution était dix-huit fois supérieur au maximum autorisé. Les Chinois sont parfaitement conscients de cela, les autorités chinoises commencent à prendre des mesures, mais il va falloir prendre des mesures encore plus audacieuses."

- Maroc - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec son homologue tunisien - Propos de M. Fabius (Paris, 26/02/2014)

"Le président de la République et le Roi se sont parlé. J’ai échangé avec mon collègue et ami, le ministre des affaires étrangères marocain et il en a été de même avec les deux ministres de l’intérieur. Nous avons donné les explications utiles et regretté les incidents qui ont pu se produire. Nous avons aussi déploré que l’on donnait à cette situation un tour qu’elle ne devait pas avoir. "

- Tunisie - Relations bilatérales - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec son homologue tunisien - Propos de M. Fabius (Paris, 26/02/2014)

"La France se mobilise donc par elle-même et aussi au sein de l’Union européenne, du FMI, du G8 et de la BERD. Pour que chacun contribue à la Tunisie en transition. Nous souhaitons en particulier renforcer encore les liens de la Tunisie avec l’Union européenne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la première visite conjointe franco-allemande dans le monde arabe aura lieu, avec mon collègue Steinmeier, en Tunisie. Ce sera un beau symbole à la fois de la mobilisation franco-allemande et européenne et de la mobilisation aux côtés de la Tunisie démocratique."

- Ukraine - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec son homologue tunisien - Propos de M. Fabius (Paris, 26/02/2014)

" Nous sommes tout à fait hostiles à ce qui pourrait être une partition. Il y a un pays qui s’appelle l’Ukraine, avec des spécificités, mais nous souhaitons que les Russes apportent leur concours aux solutions qui doivent être trouvées, évidemment dans un cadre pacifique car il n’est pas question que la violence, sous une forme ou sous une autre, puisse l’emporter."

- Cameroun - Libération de M. Atangana - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 25/02/2014)

"Nous avons eu l’occasion, le président de la République et moi-même d’en discuter avec le président du Cameroun, Paul Biya, et je veux dire ma satisfaction que ce Franco-Camerounais soit maintenant libre après de longues années passées en prison."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 25/02/2014)

"S’il n’y avait pas eu l’opération Sangaris, aujourd’hui la RCA serait en situation de génocide. Donc les Français ont eu raison d’intervenir. Et nous ne sommes pas seuls car nous le faisons avec la MISCA, la force africaine, et maintenant les Européens vont venir nous aider. Constitutionnellement au bout de quatre mois, il est tout à fait normal, légitime et même essentiel que le Parlement donne son avis pour prolonger notre action."

- Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 25/02/2014)

"L’Ukraine est en Europe, mais elle n’est pas dans l’Union européenne. Et donc il ne faut pas opposer d’un côté la Russie, de l’autre l’Union européenne. Il faut que l’Ukraine puisse travailler à la fois avec la Russie et avec l’Union européenne. Et je pense que si les Ukrainiens prennent cette attitude et nous aussi, les Européens, je pense que les Russes, en tout cas je l’espère, vont maintenir un soutien à un pays qui est très important pour eux."

- Ukraine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Pékin, 24 février 2014)

"Il y a donc, pour répondre à votre question, cinq mots clés par rapport à la situation : démocratie, car c’est aux Ukrainiens de faire leur choix ; unité, parce qu’il faut respecter l’unité de ce pays, de ce peuple ; intégrité car il s’agit de respecter l’intégrité du territoire ; solidarité, les Ukrainiens ont besoin de notre solidarité et de celle de l’ensemble des pays du monde pour se redresser économiquement ; enfin non-violence, car tout ceci ne peut se faire selon nous que dans le calme et en refusant les affrontements. C’est autour de ces cinq principes que nous souhaitons qu’il soit procédé."

- Ukraine - Point de presse de Laurent Fabius (Pékin, 23 février 2014)

"Dans ces circonstances, quelle doit être l’attitude de l’Europe et de la France ? Accompagner cette transition démocratique, souhaiter qu’elle soit pacifique et que l’intégrité et l’unité de l’Ukraine soient respectées. Je me suis entretenu avec mes homologues européens, j’ai eu un contact avec mon collègue russe et, bien évidemment, je me tiens en contact permanent avec le président de la République et c’est dans ce sens-là que nous allons continuer d’agir."

- Syrie - Résolution 2139 du conseil de sécurité des Nations Unies - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 22 février 2014)

"La France salue cette résolution à laquelle elle a beaucoup contribué. Elle contient des demandes précises : l’arrêt des violences indiscriminées contre les civils, l’arrêt immédiat notamment des tirs d’obus et des bombardements aériens, tels que l’utilisation des barils d’explosifs. Il exige que l’accès des Nations Unies et des acteurs humanitaires soit facilité, à travers les routes les plus directes, y compris depuis les pays voisins. Il demande la levée immédiate des sièges imposés aux villes, dont la majorité le sont, il faut le souligner, par les forces du régime."

- Chine - Relations bilatérales - Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 24 février 2014)

"Le développement de la relation stratégique entre la Chine et la France est une priorité de la politique étrangère française et c’est la volonté des deux chefs d’État, Français et Chinois."

- Chine - Afrique - Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 24 février 2014)

"L’Afrique est un grand continent d’avenir. C’est peut-être le continent qui a les capacités de développement et les ressources les plus prometteuses même si en même temps il existe beaucoup de difficultés."

- Ukraine - Point de presse, de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’issue de la réunion avec l’opposition, à la délégation de l’Union européenne en Ukraine (Kiev, 20/02/2014)

"Nous avons rencontré le président Yanoukovitch pendant cinq heures, nous venons de nous entretenir avec les représentants de l’opposition, nous allons retourner dans quelques instants revoir le président avec les représentants de l’opposition. Nous avons cherché tous les moyens, à la fois regarder comment un nouveau gouvernement pourrait être mis en place, et aussi procéder à de nouvelles élections, regarder comment cesser la violence. "

- Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « Europe 1 » (Pékin, 21/02/2014)

" Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il ne faut pas, s’agissant de l’Ukraine, dire qu’elle doit choisir entre la Russie et l’Union européenne. Ce n’est pas du tout la réalité ; la réalité, vous la vivez sur le terrain. Bien évidemment, l’Ukraine est en Europe mais les Ukrainiens parlent russe, et toute une partie du pays est non seulement russophone mais extrêmement russophile. D’autres sont plutôt tournés vers l’Union européenne. Mais si on veut garder l’intégrité de l’Ukraine et permettre son développement, il faut qu’il n’y ait pas d’opposition entre ces deux réalités géographiques et historiques. C’est ce qu’il faut essayer de construire dans le futur. Je ne vous dis pas que c’est facile, mais c’est ce qu’il faut tenter de faire dans le futur."

- Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « Europe 1 » (Kiev, 20/02/2014)

" Je vais d’abord rencontrer des dirigeants de l’opposition et, ensuite, je verrai le président Ianoukovitch. Je lui dirai d’une part qu’il faut arrêter la violence, qui est évidemment inacceptable, et que nous nous apprêtons cet après-midi à prendre des sanctions contre ceux qui sont responsables de la violence. D’autre part, je lui dirai que si on veut trouver une solution, il faut organiser des élections ou, en tout cas, changer les données politiques."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV », à l’issue du conseil des ministres (Paris, 19 février 2014)

"Il faut le plus vite possible que la situation redevienne plus apaisée et que les uns et les autres arrivent au dialogue. C’est une situation épouvantable : on parle de 25 morts et de plusieurs centaines de blessés. Et cela, à quelques centaines de kilomètres de chez nous."

- Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius à l’occasion de sa rencontre avec M. John Kerry - Propos du ministre (Paris, 19 février 2014)

"Ce qui s’est passé au cours des dernières 24 heures est totalement inacceptable. Plus de 25 morts, des centaines de blessés, une violence effrayante, nous condamnons cela avec une très grande fermeté. Le président français et la chancelière allemande se sont exprimés là-dessus : nous condamnons ces actes et les responsables de ces actes ne peuvent pas rester sans sanctions."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « LCI-Radio Classique » (Paris, 18 février2014)

" L’objet de la Conférence de Genève était de préparer un gouvernement de transition, c’est-à-dire avec des gens du régime, mais sans Bachar Al-Assad, et avec l’opposition. Ce qui s’est passé concrètement, c’est que les représentants de l’opposition sont venus, ont fait des propositions très raisonnables ; en revanche, les envoyés du régime de Bachar Al-Assad ont saboté l’affaire."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « LCI-Radio Classique » (Paris, 18 février2014)

"Il y a les Français et la MISCA. Les Français sont au nombre de 1.600 et le président de la République a décidé l’envoi de 400 hommes supplémentaire. Il y aura donc 2.000 soldats français. L’effectif des forces africaines de la MISCA est en train d’augmenter pour atteindre 6.000 soldats. Nous avons par ailleurs obtenu - et cela demande une action diplomatique très ferme - le concours des Européens. Mme Ashton, la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a dit qu’elle pourrait obtenir 1.000 hommes, bien formés, bien équipés, au mois de mars ; c’est très important. Cela va nous donner une capacité supplémentaire."

- Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « LCI-Radio Classique » (Paris, 18 février 2014)

"Ce dont je peux témoigner c’est que la France, sur le plan international, bénéficie d’un grand crédit politique. On l’a vu encore la semaine dernière aux États-Unis avec François Hollande. La France a été reçue de façon tout à fait exceptionnelle. Je vois, dans l’ensemble de mes contacts internationaux, que la France est un des grands pays en matière de politique étrangère et, évidemment, c’est le président de la République qui imprime la direction des affaires."

- Syrie - Négociations de Genève - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 15/02/2014)

"La deuxième session de négociations vient de s’achever sans succès à Genève. Je condamne l’attitude du régime syrien qui a bloqué toute avancée sur l’établissement d’un gouvernement de transition et multiplié les violences et les actes de terreur à l’encontre des populations civiles."

- Liban - Formation d’un gouvernement d’entente - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 15/02/2014)

"Je me suis entretenu au téléphone avec M. Tammam Salam, Premier ministre du Liban. J’ai salué chaleureusement, au nom de la France, la formation d’un gouvernement d’entente et tous ceux qui ont contribué au rassemblement des forces politiques libanaises."

- Finlande - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue finlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 17/02/2014)

"La Finlande et la France partagent beaucoup de choses. Tout d’abord, nous avons, je crois que l’on peut le dire, une même conception des relations internationales, une conception qui implique, quand c’est nécessaire, un engagement robuste au soutien d’un certain nombre de valeurs. Ainsi, nos deux pays sont engagés fortement dans les opérations européennes, qu’elles soient civiles ou militaires. J’ai remercié Erkki pour le soutien de son pays aux actions entreprises en Afrique."

- Climat - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue danois - Propos de M. Fabius (Paris, 14/02/2014)

"C’est un enjeu absolument décisif puisque cela conditionne la survie de l’humanité. Pour arriver à un résultat positif à la fin de 2015 nous avons à prendre, rapidement, des décisions. En ce qui concerne l’Europe nous avons un Conseil européen au mois de mars qui a mis à son agenda l’examen des propositions de M. Barroso. Nous sommes très favorables à l’adoption, dès le mois de mars, de décisions européennes qui permettront ensuite à l’Europe d’être convaincante lorsqu’il s’agira de demander aux États-Unis, à la Chine, à l’Inde et à d’autres pays d’effectuer chacun sa part du chemin avec des décisions qui nous engagent tous."

- Danemark - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue danois - Propos de M. Fabius (Paris, 14/02/2014)

"Le Danemark est un ami et un allié majeur de la France, et les faits le montrent. Il a été l’un des tout premiers alliés à apporter un soutien à l’opération Serval au Mali. Il s’implique fortement sur le plan humanitaire, sur le plan du développement, à la fois au Mali et, d’une autre façon, en Centrafrique."

- Israël - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue israélien - Propos de M. Fabius (Paris, 14/02/2014)

"Nous avons consacré une partie de notre conversation aux discussions entre Israël et les Palestiniens et avec les Américains, d’autant que nous étions encore jusqu’à hier aux États-Unis. J’ai retenu en particulier une expression du ministre des affaires étrangères, que je partage tout à fait : « il y a là une opportunité qu’il faut saisir ». Bien sûr, les discussions sont difficiles, on connaît les différents points. Mais, pour moi qui, ce matin même, ai reçu le ministre des affaires étrangères de l’Autorité palestinienne et qui, en cet instant, reçois le ministre des affaires étrangères d’Israël, je mesure à quel point cette opportunité doit être saisie."

- République centrafricaine - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue danois - Propos de M. Fabius (Paris, 14/02/2014)

"La situation est effectivement préoccupante en Centrafrique. Le ministre de la défense s’y est rendu ainsi que dans d’autre pays voisins. J’ai aussi pu rencontrer la présidente, Mme Samba Panza, qui est une femme remarquable. Un certain nombre d’évolutions se sont produites ces derniers jours. Le secrétaire général des Nations Unies nous a lancé un appel. Un conseil de défense s’est également tenu ce matin. Il a permis de définir la position de la France par rapport à ces évènements. Le président de la République a pris un certain nombre de décisions."

- Syrie : situation à Homs - Déclaration de Laurent Fabius (13 février 2014)

"La France condamne l’arrestation par le régime syrien des personnes évacuées récemment de la ville de Homs. Ces civils doivent être libérés dans les plus brefs délais. "

- États-Unis - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

"C’est un voyage important qui se présente bien parce que la France a un crédit politique en ce moment qui est très élevé aux États-Unis, notamment grâce à sa politique extérieure. Donc les choses vont bien se passer et nous sommes extrêmement heureux de ce voyage."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

"Nous demandons qu’il y ait une action beaucoup plus forte en ce qui concerne l’humanitaire, et qu’on ouvre les villes aux médicaments et aux vivres. Il est absolument scandaleux qu’on discute depuis déjà pas mal de temps, et qu’on continue à affamer les populations tous les jours. Donc en liaison avec toute une série d’autres pays, nous allons déposer une résolution aux Nations Unies en ce sens."

- Libye - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

"Non, pas d’intervention. En revanche, nous avons une réunion début mars à Rome avec plusieurs pays pour aider davantage la Libye, parce que c’est vrai qu’il y a des regroupements de terroristes dans le sud libyen."

- Suisse - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

"C’est un vote préoccupant parce qu’il signifie que la Suisse veut se replier sur elle-même. C’est dans l’air du temps, d’une part, et d’autre part, c’est paradoxal, puisque la Suisse fait 60% de son commerce extérieur avec l’Union européenne, et elle vit très largement de l’Union européenne."

- Irlande - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 10 février 2014)

"Je peux vous dire que les dispositions fiscales font que, non seulement GOOGLE, mais beaucoup d’autres sociétés de ce secteur ne sont pas domiciliées fiscalement en France, la plupart sont domiciliées en Irlande."

- Mali - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du Premier ministre du Mali - Propos de M. Fabius (Paris, 7 février 2014)

"Dans les circonstances que vous savez, grâce au courage de nos amis maliens, à l’intervention des troupes françaises, africaines, et à la mobilisation de la communauté internationale, les choses ont pu être redressées. Ce qui fait qu’aujourd’hui, sur le plan de la sécurité, même s’il reste encore des problèmes, la situation s’est évidemment formidablement redressée."

- Libye - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du Premier ministre du Mali - Propos de M. Fabius (Paris, 7 février 2014)

" La situation est difficile en Libye, vous avez raison de le souligner, pour toute une série de raisons et notamment pour des raisons sécuritaires. Mais il n’est pas envisagé une intervention militaire si c’est à cela que vous faites allusion, non."

- États-Unis - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du Premier ministre du Mali - Propos de M. Fabius (Paris, 7 février 2014)

"Pour ce qui est de l’état de nos relations avec les États-Unis, elles sont excellentes et nous nous réjouissons d’aller aux États-Unis lundi prochain. Nous resterons deux jours à Washington avant de nous rendre à San Francisco ; nous serons de retour vendredi matin. Il y aura des conversations substantielles, avec le président Obama, avec les autorités américaines. Le programme est tout à fait bien conçu."

- Syrie - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Paris-Normandie » (Paris, 7 février 2014)

"C’est vrai que cette tragédie syrienne n’en finit pas ! Nous soutenons, nous, l’opposition modérée, qui récuse à la fois le criminel de masse Bachar Al-Assad et les groupes terroristes."

- Politique africaine - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Paris-Normandie » (Paris, 7 février 2014)

"Notre intervention au Mali était nécessaire afin d’agir contre le terrorisme et pour la démocratie, elle a été un succès."

- Royaume-Uni - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Paris-Normandie » (Paris, 7 février 2014)

"Le Royaume-Uni est un pays ami, mais c’est vrai qu’il a une attitude double : proche de nous en matière de défense, de politique étrangère et nucléaire, mais très réticent envers la construction européenne."

- Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Paris-Normandie » (Paris, 7 février 2014)

"Il faut faire la différence entre, d’une part, le projet européen qui est positif (face à la Chine, à l’Inde, au Brésil, aux Etats-Unis, nous avons besoin d’avancer unis entre Européens) et, d’autre part, la gestion européenne, qui est souvent discutable et qu’il faut améliorer. "

- Otages - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Paris-Normandie » (Paris, 7 février 2014)

"Tous les services concernés travaillent activement et quotidiennement pour la libération des otages, dont Pierre Torres."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 4 février 2014)

"Malheureusement, pour le moment, elles ne débouchent pas sur grand-chose, mais on comprend bien qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une solution politique en Syrie. Pour qu’il y ait une solution politique, il faut que ces discussions aient lieu."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 4 février 2014)

"Il faut bien comprendre que ce n’est pas ou la Russie ou l’Europe, c’est une présentation qui est mauvaise. C’est aux Ukrainiens de choisir. S’ils choisissent l’accord d’association avec l’Europe, ce sera positif pour tout le monde, y compris pour la Russie. La Russie a des intérêts en Ukraine, mais à partir du moment où l’Ukraine pourrait se redévelopper, ce serait positif pour tout le monde."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 4 février 2014)

"Sur le terrain sécuritaire, les choses ne sont pas encore réglées, mais il y a des éléments d’apaisement et les troupes africaines montent en régime. Des troupes européennes vont nous rejoindre. Il y a donc un gros travail à faire, mais il est en train d’être fait."

- Rwanda - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 4 février 2014)

"Je suis périodiquement en relations avec ma collègue ministre des affaires étrangères. Nos relations sont redevenues normales et apaisées. Cela ne veut pas dire, évidemment, que l’histoire n’existe pas, elle a laissé des traces extrêmement lourdes."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

"J’ai participé à la conférence de Genève, et c’était absolument manifeste : d’un côté, vous avez les hommes de Bachar Al-Assad dont l’objectif est de protéger son clan ; et de l’autre, vous avez l’opposition modérée qui veut protéger le peuple syrien."

- Iran - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

"La première partie de l’accord que nous avons négociée est bonne et on est en train de l’appliquer. Mais elle ne dure que six mois."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

"Je suis en contact avec les responsables du gouvernement, dont le ministre des affaires étrangères ukrainien et avec les responsables de l’opposition. Il faut essayer de faire tout ce qu’on peut - et la France y contribue, l’Allemagne aussi et d’autres - pour rétablir un dialogue. On ne va pas aller vers la guerre civile."

- Libye- Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

"Oui, je suis inquiet, de même que les Algériens, de même que les Tunisiens, de même que les Américains, de même que les Italiens. Donc il faut aider le gouvernement libyen à être plus efficace en matière de sécurité."

- Tunisie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

" C’est une très bonne nouvelle, il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles en ce moment, notamment dans le monde arabe, mais le fait que les Tunisiens aient adopté à la quasi-unanimité une Constitution ouverte qui garantit l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté de conscience, le fait qu’il y ait maintenant un nouveau Premier ministre - que j’ai félicité -, le fait qu’on aille vers des élections, c’est une très, très bonne nouvelle (…)."

- Russie- Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

"Je pense que si on veut aider justement la société russe à évoluer, et si on veut développer le mouvement d’échanges, il faut supprimer l’obligation de certains visas pour les Russes souhaitant se rendre en France et réciproquement (…) ."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 30 janvier 2014)

"Bien sûr, il faut une meilleure attractivité, et puis, il faut faire des économies. Cela rejoint le pacte de responsabilité qui a été proposé. Donc c’est absolument clair et net."

- Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 28 janvier 2014)

"La France salue l’abrogation, par le Parlement ukrainien, des lois qui restreignaient de façon inacceptable les libertés publiques."

- République centrafricaine - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 28 janvier 2014)

"La France se félicite de l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2134 sur la République centrafricaine."

- Institut français de Berlin - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 28 janvier 2014)

"Le déménagement de l’Institut français de Berlin dans les locaux de l’ambassade de France avait été envisagé dans un souci de rationalisation de la gestion du patrimoine immobilier de l’État à l’étranger."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Davos, 24 janvier 2014)

" Il y a 1.600 Français et 4.000 Africains, qui seront bientôt 6.000. Nous avons obtenu, et c’est une très bonne chose, que les Européens envoient environ 500 hommes. La décision de principe a été prise lundi. Il faut probablement, à terme, plus d’hommes. Et c’est la raison pour laquelle nous disons que l’opération actuelle doit devenir une opération de maintien de la paix sous contrôle des Nations Unies"

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Davos, 24 janvier 2014)

"Si on est optimiste, on se dit que c’est pour l’extérieur. Les vraies discussions vont commencer après. Ils ont accepté de venir à Genève, il y a des discussions entre M. Brahimi d’une part, l’opposition modérée et, d’autre part, les partisans de Bachar Al-Assad. Cela donnera-t-il des résultats ? On le souhaite évidemment. Mais les positions sont très éloignées. M. Bachar Al-Assad ne se sent responsable de rien et pense que tous ceux qui ne sont pas avec lui sont des terroristes. C’est évidemment une position absurde."

- Iran - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » (Davos, 24 janvier 2014)

"Il y a des forces diverses. Le discours du président Rohani, de même que celui du ministre des affaires étrangères, est ouvert. Maintenant, la question est de savoir quels seront les actes. Nous avons signé un accord intérimaire ; il indique que durant cette période : il n’y aura pas de montée du nucléaire en Iran ; de notre côté, nous suspendons quelques sanctions."

- Chine - Cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine - Propos de Laurent Fabius avec « RFI » (Paris, 27 janvier 2014)

"C’est un enjeu important ; il y a 50 ans, le général de Gaulle avait véritablement eu une vision de l’avenir. À l’époque, la Chine n’était pas le très grand pays économique qu’il est aujourd’hui. Néanmoins, le général de Gaulle avait voulu reconnaître la Chine, le premier, huit ans avant les autres. La Chine s’en est souvenue."

- Ukraine - Entretien avec M. Vitali Klitschko - Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 26/01/2014)

"Je me suis entretenu ce dimanche avec M. Vitali Klitschko, l’un des principaux dirigeants de l’opposition ukrainienne. Je lui ai exprimé la solidarité de la France, notre appel à l’arrêt immédiat des violences et à la poursuite du dialogue entre le gouvernement et l’opposition."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « ITélé » - extraits (Paris, 24 janvier 2014)

"Commence aujourd’hui la vraie discussion, entre d’un côté l’opposition syrienne, de l’autre les représentants du gouvernement syrien, et au milieu M. Brahimi qui est le représentant de l’ONU et de la Ligue arabe. Le premier jour, c’était très tendu, mais cela ne peut pas être autrement, quand on voit le comportement de Bachar Al-Assad."

- Ukraine - Entretien de M. Laurent Fabius avec « ITélé » - extraits (Paris, 24 janvier 2014)

"D’ailleurs j’ai donné instruction au Quai d’Orsay de convoquer aujourd’hui l’ambassadeur d’Ukraine en France. C’est un geste pour montrer que vraiment il y a une condamnation de la part de la France."

- Climat - Entretien de M. Laurent Fabius avec « ITélé » - extraits (Paris, 24 janvier 2014)

"Cette année à Davos, il y a une session importante sur le climat, et il se trouve, vous le savez, que l’année prochaine, en 2015, la France va accueillir la grande conférence mondiale sur le climat. Donc, il faut prendre les choses très en amont. Toute la journée je vais participer à une série de tables rondes, rencontrer un certain nombre de gens, pour préparer la conférence climat."

- Union européenne - Entretien de M. Laurent Fabius avec « ITélé » - extraits (Paris, 24 janvier 2014)

"Il faut qu’on pousse notre croissance, parce que le grand problème de l’Europe, c’est l’emploi. Si on veut plus d’emploi, il faut plus de croissance et donc mettre du carburant dans le moteur."

- République centrafricaine - Investiture de Mme Catherine Samba-Panza - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Bangui, 23 janvier 2014)

"Ce que tout le monde constate, c’est qu’elle est, pour le moment, extrêmement bien accueillie par la population."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Paris-Match » (Paris, 23 janvier 2014)

"Bachar Al-Assad est le bourreau de son propre peuple, il ne peut évidemment pas incarner son avenir. Le but de cette conférence, c’est de construire en Syrie un gouvernement de transition, doté du pouvoir exécutif, afin de trouver une solution politique qui permette de faire cesser ce drame atroce, déjà plus de 130.000 morts, avec des conséquences terribles dans les pays voisins. La solution est politique, pas militaire."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Paris-Match » (Paris, 23 janvier 2014)

"Si nous n’étions pas intervenus dès le lendemain, à la demande de l’ONU et de nos amis africains, on en serait aujourd’hui à 50.000, peut-être 100.000 victimes !"

- Russie - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Paris-Match » (Paris, 23 janvier 2014)

"La France ne boycotte pas les Jeux. Notre délégation à Sotchi, conformément à notre tradition pour des JO d’hiver, sera menée par la ministre des sports. Nous avons de nombreuses coopérations avec la Russie, qui est une vieille amie de la France, même si nous ne sommes pas d’accord sur tout."

- Qatar - Arabie saoudite - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Paris-Match » (Paris, 23 janvier 2014)

"Nous coopérons depuis longtemps avec ces pays. Nous cherchons avec eux une solution en Syrie et ailleurs, pour la stabilité et la sécurité. Ce qu’ils apprécient, c’est notre indépendance et notre fermeté. Quand la France prend un engagement international, elle le respecte."

- Syrie - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’issue de la Conférence de Genève II (Montreux, 22/01/2014)

" La réunion de la conférence elle-même était déjà très difficile à obtenir. D’abord parce qu’il s’agit d’un conflit très long, très dur. Ensuite parce que depuis la conférence de Genève I, un très long délai s’est écoulé, ce qui montrait la difficulté de cette réunion, mais aussi parce que les positions sont très antagonistes. Mais le fait que la conférence se tienne, il faut saluer le Secrétaire général des Nations Unies, le fait que la conférence se tienne est un signe positif."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères avec « BFM/TV » (Montreux, 22/01/2014)

"La seule solution au drame en Syrie est une solution politique, et non une solution militaire. Mais nous avons mis un an et demi avant de réunir cette conférence. Cela montre que c’est très difficile. Au moment même où nous parlons, il y a des dizaines de morts chaque jour. La France va mettre tout son poids pour mettre en œuvre une solution politique. "

- Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand - Propos de M. Fabius (Paris, 21 janvier 2014)

"L’idéal c’est évidemment la paix. La situation en Syrie et dans les pays voisins est une situation tragique, épouvantable, plus de 130.000 morts, des millions de réfugiés, de déplacés, au moment même où nous parlons des dizaines et des dizaines de gens qui se font tuer, une responsabilité écrasante de M. Bachar Al-Assad, tout cela vous le savez."

- République centrafricaine - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand - Propos de M. Fabius (Paris, 21 janvier 2014)

"Pour la République centrafricaine, la journée d’hier a été marquée par trois décisions très positives. La première, c’est l’élection d’une femme remarquable à la présidence de transition en Centrafrique. La seconde décision, prise à Bruxelles, c’est la promesse de 500 millions de dollars consacrés essentiellement à l’humanitaire et au développement. La troisième décision, c’est que l’Europe accepte la mise en place d’une opération militaire européenne dans ce pays, aux côtés des Africains, des Français, et dans le cadre des Nations Unies. La France est donc très satisfaite."

- Allemagne - Relations bilatérales - Union européenne - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue allemand - Propos de M. Fabius (Paris, 21 janvier 2014)

"La France et l’Allemagne vont connaître une phase de trois années sans élection nationale. Le Parlement européen et la Commission seront renouvelés dans quelques mois. Il y a là une séquence, un calendrier que nous voulons utiliser pleinement pour donner une impulsion nouvelle à la coopération entre l’Allemagne et la France au bénéfice à la fois de nos deux pays et de l’Union européenne."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec le mensuel « La Revue Parlementaire » (Paris, 1er janvier 2014)

"La diplomatie économique consiste à mobiliser le réseau diplomatique français, son influence et ses outils au service des intérêts économiques français. Elle constitue la contribution du Quai d’Orsay au redressement économique de la France, priorité que tous les ministères doivent appliquer."

- République centrafricaine - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue du Conseil affaires étrangères (Bruxelles, 20 janvier 2014)

"Ce conseil est terminé, je vais me concentrer sur la République de Centrafrique. Vous connaissez la situation très difficile de ce pays et, dans ce contexte, nous enregistrons aujourd’hui trois nouvelles positives."

- Syrie - Réunion du Core Group - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Paris, 12/01/2014)

"Nous savons que contrairement à ce qui est répété, il n’y a pas d’un côté le régime de Bachar Al-Assad et de l’autre côté les terroristes mais que c’est ce régime qui nourrit le terrorisme et qu’il faut donc, si l’on veut se débarrasser du terrorisme, faire en sorte que ce régime voit sa fin."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « RMC/BFMTV » (Paris, 13/01/2014)

"Nous souhaitons vivement que Genève II ait lieu. Simplement, la décision n’est pas acquise parce que Bachar et les terroristes font le maximum pour qu’il n’y ait pas de négociation. En fait, Bachar et les terroristes - je parle des terroristes, des extrémistes - c’est l’endroit et l’envers du même décor. Nous, nous soutenons ce qu’on appelle l’opposition modérée, c’est-à-dire les gens qui veulent une Syrie libre, démocratique…"

- Syrie - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’issue de son entretien avec son homologue grec (Paris, 13/01/2014)

"Hier, j’ai présidé la réunion des Amis de la Syrie, qui je pense a été utile ; j’ai vu M. Brahimi. Aujourd’hui, je me suis entretenu avec M. Kerry et M. Lavrov. Cela a permis de faire le tour des questions syriennes, mais aussi de la question iranienne, et de quelques autres."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « RMC/BFMTV » (Paris, 13/01/2014)

"L’accord comporte deux parties, une partie, je dirais provisoire, et c’est celle-là qui va être appliquée [à partir du 20 janvier], donc c’est très bien : à la fois les Iraniens doivent prendre un certain nombre de décisions et nous, suspendre quelques sanctions."

- Iran - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, à l’issue de son entretien avec son homologue grec (Paris, 13/01/2014)

"Nous nous sommes mis d’accord sur l’application de la première phase. C’est déjà une très bonne chose et la France, qui a participé à ces discussions, se réjouit de cet aboutissement. Ensuite, l’accord intermédiaire dure six mois. Nous devons commencer les préparations avant la fin de ces six mois."

- République centrafricaine - Mali - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « RMC/BFMTV » (Paris, 13/01/2014)

"Nous aidons les Africains, mais nous ne voulons pas nous substituer à eux. Il est vrai que la situation était paralysée, puisque M. Djotodia, qui lui-même est un ancien Séleka, ne parvenait pas à rétablir le calme. Il y a eu une convocation de l’ensemble des pays de la région, qui avaient pris acte du fait que la transition politique en RCA ne marchait pas. Par conséquent, M. Djotodia a quitté le pouvoir. Désormais, il y a dix jours pour désigner un nouveau président."

- États-Unis d’Amérique - Syrie - Iran - Afrique - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères avant la rencontre avec son homologue américain (Paris, 13/01/2014)

"Nos amis américains sont tout à fait au soutien de ce que nous pouvons faire en Afrique. Nous avons de très bonnes relations à tous égards et nous serons heureux de confirmer cela, en particulier lors de la visite que fera le président français, en février prochain, à l’invitation du président Obama."

- Grèce - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et de son homologue grec - Propos de M. Fabius (Paris, 13/01/2014)

"La Grèce, qui a pris la présidence au début de l’année, va avoir une grande responsabilité dans la conduite de nos affaires européennes au cours de ce semestre. C’est un semestre particulièrement important dans la mesure où, à la fois, il y a plusieurs dossiers qu’il faut résoudre, et aussi parce que c’est un semestre important du point de vue politique avec les élections européennes."

- Union européenne - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « RMC/BFMTV » (Paris, 13/01/2014)

"La France est pour l’Europe, pour une Europe qui soit différente, plus sociale, et qui s’oriente vers la croissance, mais on ne peut pas faire quelque chose à la carte. Nous sommes 28 Etats membres, si chacun dit : « voilà mes règles, et les autres, je ne les accepte pas », cela ne fonctionnera pas."

- République centrafricaine - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 10 janvier 2014)

"À l’issue de la réunion de la Communauté des États d’Afrique centrale, le président et le Premier ministre de transition de la République de Centrafrique ont annoncé leur démission. La France prend acte de cette décision."

- Politique de la France en Afrique - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 10 janvier 2014)

"C’est aux Africains d’assurer leur propre sécurité, mais les pays africains ne sont pas tous en mesure de le faire, et il n’existe pas aujourd’hui de force interafricaine capable d’une réponse rapide aux crises : la France aide donc les Africains et soutient le projet de l’Union africaine de développer à l’horizon 2015 cette force interafricaine."

- Diplomatie économique - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 10 janvier 2014)

"Nous allons continuer notre diplomatie économique - inséparable d’ailleurs de notre diplomatie culturelle - et y ajouter des actions notamment vers trois filières à fort potentiel : le sport, vaste domaine, pour lequel a été nommé un ambassadeur expérimenté, Jean Lévy ; la transition énergétique, parallèlement à la préparation de la Conférence mondiale sur le climat fin 2015 à Paris ; enfin le tourisme, qui peut être une véritable mine d’or et d’emplois. Exemples concrets : la France accueille déjà 1,2 million de touristes chinois qui dépensent en moyenne chez nous 1.600 euros. Si, d’ici quelques années, nous en accueillons 5 millions - c’est à notre portée -, nous réduisons notre déficit commercial d’environ 10 % ! L’objectif, à chaque fois, c’est d’être efficaces. Et tous les ministres sont attelés à cette tâche."

- Japon - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense et de leurs homologues japonais (Paris, 09/01/2014))

"Notre dialogue politique et de sécurité est global. Il a porté et il porte sur l’Asie, sur l’Afrique, sur le Moyen-Orient et sur le Pacifique. Et c’est dans cet esprit que nous soutenons ce qui est l’action internationale du Japon qui est très présent en faveur de la paix, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. Nous apprécions en particulier - nous en avons beaucoup parlé ce matin - l’engagement du Japon en faveur de la stabilité et de la paix en Afrique ainsi que du développement puisque vous savez que c’est un continent où nous souhaitons travailler de plus en plus ensemble."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 09/01/2014)

"une réunion des États d’Afrique centrale se tient aujourd’hui. Il y a des décisions à prendre mais la France sera simplement pays observateur. Ce n’est pas à nous de dicter les décisions. C’est aux Africains qu’il appartient de les prendre."

- Syrie - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec son homologue japonais (Paris, 09/01/2014)

"nous considérons que Genève II, à condition que son mandat soit respecté, est nécessaire. Nous demandons aux uns et aux autres de faire un effort pour y participer, mais dans le respect du mandat. Si Genève II se réunit - ce que nous souhaitons -, il y aura une deuxième difficulté, c’est d’aboutir à des résultats concrets. Si on veut une solution politique, il faut se parler. Parallèlement, il faut bien sûr - c’est une demande que je renouvelle à la communauté internationale - que l’on fasse cesser les exactions, les bombardements épouvantables qui se produisent et que l’on accède aux besoins humanitaires. L’opposition a raison lorsqu’elle demande que, parallèlement à Genève II, il y ait des couloirs humanitaires et que les bombardements cessent."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec « France 2 » (Paris, 09/01/2014)

"Aujourd’hui nous soutenons toujours l’opposition modérée. Nous ne voulons ni d’un criminel contre l’humanité, ni du terrorisme. Nous soutenons donc cette opposition, mais c’est très difficile, et nous plaidons pour la conférence, dite Genève II, qui doit se réunir le 22. Seulement c’est compliqué, parce que l’opposition dit : « Je veux bien y aller, mais à condition que l’objectif ne soit pas de maintenir M. Bachar Al-Assad ». Et si Bachar Al-Assad est prêt à envoyer des émissaires, je ne suis pas du tout sûr qu’il soit prêt à discuter de son propre départ."

- Entretien de Laurent Fabius avec "Les Echos" (9 janvier 2014)

"En RCA, il ne s’agissait pas de terrorisme, mais d’un peuple qui se déchire et qui se noie. La question posée était la suivante : lorsque, en décembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies à l’unanimité et les Africains ont demandé à la France de porter secours à un pays ami, devons-nous répondre : « Cela ne nous concerne pas » ? Ce n’est pas cela, la France ! Nous sommes donc intervenus en déployant 1.600 soldats en appui des contingents Africains de la MISCA, qui vont, eux, être bientôt 6.000. La mission n’est pas facile car il faut à la fois aider à désarmer de manière impartiale, développer l’aide humanitaire et appuyer la transition démocratique dans une situation politique instable. Mais c’est une mission nécessaire. Et nous souhaitons que l’Europe soit bien présente, elle aussi."

- UE/Relations franco-allemandes - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec le quotidien « Aujourd’hui en France » (Paris, 08/01/2014)

"Nous devons redonner aux citoyens le goût de l’Europe. C’est compliqué, car on a tendance à confondre la gestion européenne, critiquée, et l’idée européenne elle-même, qui se trouve ainsi remise en cause. Plutôt que des révisions institutionnelles, les gens veulent du concret."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec le quotidien « Aujourd’hui en France » (Paris, 08/01/2014)

"Restera à conclure un accord permanent où l’Iran accepte de renoncer définitivement à l’arme nucléaire. La France jouera là encore son rôle pour la sécurité et la paix."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec le quotidien « Aujourd’hui en France » (Paris, 08/01/2014)

" En Syrie, la France a pris une position juste : Bachar Al-Assad ne peut pas conduire l’avenir de son pays après y avoir commis des crimes contre l’humanité. On peut regretter que nous n’ayons pas été davantage suivis dès le début, à une époque où la situation était un peu moins tragique. Dimanche, je présiderai à Paris la réunion des onze pays qui forment le coeur du soutien à l’opposition modérée."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec le quotidien « Aujourd’hui en France » (Paris, 08/01/2014)

"Nous n’avons pas vocation à nous substituer aux Africains. La Misca (force d’interposition africaine) monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes. Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes. Une stabilisation politique de la situation sera capitale."

- Cameroun - Libération du père Georges Vandenbeusch - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » (Paris, 31 décembre 2013)

"Je pars pour Yaoundé retrouver le père Georges, que je viens d’avoir au téléphone : il est en bonne santé, il est très sensible à tout ce qui se passe pour sa libération. Je serai là-bas en fin d’après-midi. Ensuite je ramène le père Georges à Paris. Nous y serons demain matin très tôt, accueillis par François Hollande. Ce sera une excellente manière de commencer l’année. Il s’agit d’une très bonne nouvelle."

- Mali - Élections législatives - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 18/12/2013)

"La tenue réussie des élections législatives, après celle de l’élection présidentielle, vient parachever la mise en place de l’ordre constitutionnel et démocratique au Mali."

- République centrafricaine - Union européenne - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue du Conseil affaires étrangères (Bruxelles, 16 décembre2013)

"Un certain nombre de pays sont engagés sur le plan logistique, notamment à travers l’envoi d’avions : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne."

- Iran - Point de de presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à l’issue du Conseil affaires étrangères (Bruxelles, 16/12/2013)

"D’abord, la question du nucléaire iranien : l’ensemble de mes collègues a soutenu l’accord que nous avions obtenu et il a été décidé, conformément à cet accord, que les sanctions seraient levées pour la partie européenne, dès que l’agence internationale pour l’énergie atomique aurait fait les vérifications nécessaires."

- Otages - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"On pense vraiment à eux tous les jours. Nous travaillons pour leur libération et, comme je l’ai fait dans le passé pour les otages que nous sommes parvenus à libérer, nous ne donnons pas de détails, pour des raisons que vous comprenez."

- Afrique du Sud - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"Les autorités sud-africaines nous ont confirmé que l’action de la France était bienvenue. Nous avons parlé du Mali, de la Centrafrique, dans les pays francophones, dans les pays anglophones, dans les pays lusophones, dans les pays arabophones. Il y a donc une évolution de l’Afrique du Sud qui longtemps a considéré que l’ancien colonisateur n’avait pas sa place, mais qui maintenant reconnait que la France est un pays ami."

- Chine - Entretien du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"Nous voulons que cette année franco-chinoise soit traitée de manière exceptionnelle. Le président chinois Xi Jinping va venir en France, à la fin du mois de mars. Il y aura toute une série de manifestations, d’actions, à la fois en France et en Chine. Parmi ces manifestations, il y aura des envois d’oeuvres d’art, dans les deux sens."

- Russie - Jeux Olympiques - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

" Je souhaite beaucoup de succès à ces Jeux, mais il n’est pas prévu que les plus grandes autorités françaises s’y rendent."

- Union européenne - Allemagne - Entretien du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"Je disais qu’il faut avoir une convergence des projets. Je pense à trois ou quatre domaines en particulier. Il y a le domaine économique et social, la fiscalité. Il y a ce que l’on appelle l’Union bancaire ; on va y arriver dans les jours qui viennent. Cela veut dire que l’argent que déposent les épargnants dans les banques sera garanti ; donc, quelles que soient les difficultés, ils ne perdront pas leur argent. Cela veut dire également que même s’il y a des crises financières, ce ne sera pas une crise du budget des États. Il va y avoir sur le plan social des choses à faire ; on a commencé. On a corrigé la directive sur les travailleurs détachés."

- Union européenne - Ukraine - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"En Ukraine, il faut avoir les idées claires : qu’est-ce qu’on veut, qu’est-ce qu’on ne veut pas ? Ce que l’on veut c’est, par rapport à la crise qui existe en Ukraine, qu’elle ne se résolve pas dans la violence et dans la force. Nous demandons donc à M. Ianoukovitch et aux gens qui sont autour de lui de ne pas faire usage de la force et de respecter la population. Ce que nous voulons, c’est que l’Ukraine décide librement, sans chantage, et nous voulons, nous souhaitons qu’elle choisisse l’accord d’association avec l’Union Européenne."

- Mali - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 14/12/2013)

"J’ai appris avec indignation et tristesse l’attentat à la voiture piégée qui s’est produit ce matin à Kidal, dans le Nord du Mali, causant la mort de plusieurs soldats de la MINUSMA et blessant des soldats des forces armées maliennes.La France condamne cet acte lâche, qui intervient à la veille du second tour des élections législatives au Mali."

- Mali - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"Au début de l’année, en janvier, le Mali était sur le point de devenir le premier État terroriste du monde. Nous sommes au mois de décembre et, grâce à l’action de la France, le Mali a recouvré son intégrité et son indépendance, il y a un président légitimement élu et, ce soir, il y a une Assemblée nationale. Je tiens à saluer l’action que la France a effectuée avec les Africains."

- République centrafricaine - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I-télé/Europe1 » (Paris, 15/12/2013)

"Quelle est cette mission ? Premièrement, le désarmement impartial. Si la France n’était pas intervenue, avec d’autres pays africains, la République centrafricaine aurait sombré dans la guerre civile et interreligieuse. Je comprends que les Français se disent que c’est loin, que cela peut coûter cher, mais quand vos amis sont sur le point d’être massacrés, quand l’Organisation des Nations Unies, à l’unanimité, vous demande d’intervenir, la France a la responsabilité de le faire. Vous allez là-bas pour désarmer de manière impartiale. Vous allez là-bas pour aider l’action humanitaire et vous allez là-bas pour préparer la transition démocratique."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

"Ce matin va commencer le désarmement de l’ensemble des milices. Nous allons là-bas, avec les autres pays africains, pour rétablir la sécurité, pour permettre de faire face au défi humanitaire, pour engager la transition démocratique. Cela demande évidemment que les milices soient désarmées. Ce n’est pas un travail facile mais nos militaires sont très professionnels et préparés."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 3 » (Paris, 8 décembre 2013)

"Notre rôle est clair et net, c’est d’abord un rôle sécuritaire. Si nous n’étions pas intervenus, il y aurait peut-être 5.000 ou 10.000 morts au lieu des 394 que j’ai mentionnés. Pour éviter cela, l’ordre a été donné de désarmer et de cantonner. Nous ne le faisons pas tout seuls, nous le faisons avec les Africains ; il y a plus de troupes africaines que de troupes françaises."

- Disparition de Nelson Mandela - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris,9 décembre 2013)

"Je trouve que c’est bien. Il y a une tradition - pas en France mais aux États-Unis, dans d’autres pays - où quand il y a un très grand événement de ce type, l’opposition et la majorité sont présentes. Il est bien que la France dans sa diversité soit rassemblée pour les funérailles de cet homme, qui était à la fois un combattant magnifique et un rassembleur extraordinaire. C’est cela Mandela. Je l’ai bien connu, il était à la fois en permanence un homme de combat, il disait lui-même, mais dans son combat il songeait déjà à rassembler. Et là vous voyez, il rassemble même après sa mort."

- Disparition de Nelson Mandela - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 8 décembre 2013)

"Combattant et rassembleur, Mandela était ces deux choses et c’est cela qui en fait un personnage absolument extraordinaire. Quand on le rencontrait, on avait à la fois le sentiment d’autorité et, en même temps, il faisait preuve d’une très grande gentillesse et d’une très grande humanité. J’ai dit à propos de lui qu’il avait un physique moral. Il y a comme cela quelques personnages : vous voyez une image de Gandhi, immédiatement c’est l’idée de la non-violence qui s’impose ; vous voyez une image de de Gaulle, l’indépendance ; vous voyez une image de Mandela, la réconciliation et c’est cela qui restera."

- Disparition de Nelson Mandela - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 6 décembre 2013)

" Plusieurs pays soutenaient en fait l’apartheid pour des raisons économiques. J’ai connu à deux moments de ma vie Nelson Mandela. Tout d’abord quand j’étais Premier ministre aux côtés de François Mitterrand. La France avait pris la tête du combat contre l’apartheid en obtenant un embargo aux Nations Unies contre toute une série de livraisons économiques."

- Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

" La France veut, à long terme, avoir une Syrie démocratique libre qui reconnaisse la diversité des communautés, voilà notre objectif. À court terme, très court terme, ces jours-ci, nous voulons une amélioration de la situation humanitaire qui est épouvantable. On en parle moins parce qu’l y a d’autres conflits dans le monde mais la situation est effrayante. Entre les deux, nous voulons qu’à Genève, conformément au mandat de Genève I, on puisse bâtir un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs et qui prépare les élections."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

" L’accord conclu à Genève et où la France a joué - on le sait - un grand rôle est un signe de confiance beaucoup plus fort qu’auparavant. Il faut que cet accord soit respecté et je pense qu’il le sera. De toutes les manières, on a prévu des mécanismes de vérification par l’Agence internationale de l’énergie atomique et par une commission."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 9 décembre 2013)

" La situation est plus complexe que ce qui se présente. Nous avons proposé à l’Ukraine un accord d’association. Cela ne veut pas dire : « vous adhérez directement à l’Europe » ; cela veut dire : « nous passons un accord avec des avantages économiques, financiers et autres ». Et puis le président Ianoukovytch et le Premier ministre disent : « non, ce n’est pas suffisant » ; et une pression est exercée par les Russes."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 8 décembre 2013)

"Nous sommes favorables à la signature d’un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne."

- Relations franco-allemandes - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 3 » (Paris, 8 décembre 2013)

"Un gouvernement allemand va être formé le 16 ou le 17 décembre. Immédiatement après, une rencontre aura lieu entre la chancelière et le président, et il faut que nous nous mettions d’accord sur quelques priorités. Le président et la chancelière ont quatre ans devant eux. Il faut donc que ce qui constitue le socle aille dans le même sens pour, à la fois, que l’on ait une Europe simplifiée, mieux contrôlée, et surtout avec des initiatives nouvelles, dans le domaine de l’emploi, dans le domaine de l’énergie, dans le domaine de la défense. C’est cela qu’il faut bâtir avec les Allemands."

- Otages - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France 3 » (Paris, 8 décembre 2013)

"Il y a des violences terribles dans ces zones, et il y a malheureusement un certain nombre de nos compatriotes qui sont pris. Mais il y a aussi des pays qui sont beaucoup moins engagés que la France qui ont des otages. Évidemment, nous suivons tout cela très activement, vous avez vu que nous avons pu libérer un certain nombre d’otages, mais nous continuons jour après jour à nous occuper de cela. Je suis désolé de ne pas pouvoir donner de détails…"

- RCA - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 6 décembre 2013)

" le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé, à l’unanimité, la résolution française. Celle-ci prévoit que les forces africaines, qui forment la MISCA, puissent rétablir la sécurité dans ce pays, appuyées par les forces françaises. C’est ce qui va être fait."

- Disparition de Nelson Mandela - Déclaration de M. Laurent Fabius (Paris, 5 décembre 2013)

"Avec Nelson Mandela disparaît le père de l’Afrique du Sud, le pilier du combat pour la liberté reconquise et pour la réconciliation."

- Disparition de Nelson Mandela - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 6 décembre 2013)

"Il y a peu de personnages dans l’histoire dont la silhouette incarne une idée. Gandhi, c’est la non-violence ; Einstein, la science ; de Gaulle, l’indépendance. Et il y aura Mandela, la lutte contre le racisme et la réconciliation nationale."

- Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 6 décembre 2013)

"Il a été fait référence à l’architecture de paix de l’Afrique et aux méthodes pour faire monter en régime le plus vite possible la capacité africaine de réponse immédiate aux crises, la CARIC. Il s’agit d’une décision de l’Union africaine. Beaucoup d’orateurs ont insisté sur le fait qu’il devait y avoir une organisation sous-régionale, puis une organisation au niveau du continent dans son ensemble. Les principaux problèmes posés étant, évidemment, ceux du financement et la qualité des équipements. Des propositions très précises ont été faites. Elles vont permettre de faire avancer la mise en place rapide de cette force au niveau du continent."

- RCA - Adoption de la résolution 2127 - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 5 décembre 2013)

"Je souhaiterais faire un dernier commentaire. Cet après-midi a été adoptée, sur proposition de la France, la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui porte sur la situation en République centrafricaine. Je souligne que ce texte a été adopté à l’unanimité, ce qui est un gage de grande solidité internationale. Ce texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Il donne pouvoir aux forces africaines et à la France d’intervenir pour des missions humanitaires, alors que des exactions très graves sont commises en République centrafricaine, pour ramener la sécurité nécessaire, préparer une transition démocratique, avec la tenue d’élections avant février 2015, et pour permettre une relance du développement économique."

- RCA - Entretien de M. Laurent Fabius avec « RMC-BFM » (Paris, 5 décembre 2013)

"Concrètement, la résolution va être votée aujourd’hui et le président de la République, dans les jours qui viennent, prendra la décision de l’appliquer. Cela tombe bien puisque se tient, entre aujourd’hui et samedi à Paris, le sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique. Il réunit à la fois les États africains, le secrétaire général des Nations Unies et le président de l’Union européenne. Nous avons prévu une réunion samedi après-midi autour de la Centrafrique."

- Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique - Réunion ministérielle - Déclaration de M. Laurent Fabius (Paris, 05/12/2013)

"Ce sommet va réunir 53 pays d’Afrique, plus de 35 chefs d’État et de gouvernement. L’Union africaine, le Secrétaire général des Nations Unies M. Ban Ki-moon, M. Barroso et M. Von Rompuy pour l’Union européenne y participeront également. La participation à ce sommet est donc assurément un grand succès. Sa préparation est aussi originale. Nous avons tenu à avoir un dialogue pour que les trois thèmes qui seront au coeur du sommet soient au préalable examinés conjointement avec nos partenaires. Il n’était pas question pour la France d’imposer seule un ordre du jour et une déclaration."

- Entretien de M. Laurent Fabius avec « RMC-BFM » (Paris, 5 décembre 2013)

"Q - L’Ukraine, c’est un coup d’État ou pas ?
R - Non, ce n’est pas un coup d’État. Aucun militaire n’est intervenu. Le problème est le suivant : faut-il passer un accord d’association avec l’Union européenne ou le refuser ? Le président de l’Ukraine, M. Yanoukovitch, a discuté avec les Russes qui ont fait pression sur lui. Du coup, M. Yanoukovitch a dit : « Moi, je ne peux pas signer cet accord d’association. Les Russes me proposent des choses très intéressantes ». Une partie de la population n’est pas d’accord, d’où les mouvements que vous voyez."

- Ukraine - RCA - Sommet africain - Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius avec "RFI" (Paris, 3 décembre 2013)

"L’objectif que nous poursuivons, aux côtés des forces africaines - qui sont prioritaires -, c’est d’assurer la sécurisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Ce qui veut dire que nous aurons une action en matière humanitaire, sécuritaire et démocratique, afin que ce pays se dote d’un gouvernement démocratique. Une action en matière de développement sera également menée. Nous serons aux côtés des Africains, qui sont engagés au sein de la MISCA, et nous souhaitons agir en liaison et avec le partenariat des Européens."

- Présidence française du Conseil de sécurité des Nations Unies - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 2 décembre 2013)

"La France a pris au 1er décembre la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour un mois. À cette occasion, j’ai souhaité que la France porte un programme centré sur quatre priorités."

- Politique étrangère - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 26/11/2013)

"Au Mali, cela a été un grand succès puisqu’au début de cette année - le temps passe si vite qu’on l’oublie - nous étions à deux doigts de voir des terroristes occuper l’ensemble du Mali. Là, nous avons désormais des terroristes qui ont été neutralisés pour l’essentiel, un président de la République légitimement élu, une Assemblée nationale qui va se mettre en place et un pays qui recommence à fonctionner."

- République centrafricaine - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 26/11/2013)

"Il va y avoir un renforcement de notre présence. Pour cela, nous attendons qu’une nouvelle résolution des Nations Unies soit adoptée. Cela devrait normalement intervenir la semaine prochaine. Cette résolution devrait prévoir un renforcement des troupes africaines, la MISCA, et un renforcement des troupes françaises. Dès lors que nous aurons cette autorisation par la communauté internationale, en appui à l’Union africaine et la demande des autorités centrafricaines elles-mêmes, nous procéderons à un renforcement de notre présence. Nous annoncerons les modalités le moment venu."

- Iran - Entretien de M. Laurent Fabius avec « France Culture » (Paris, 26/11/2013)

"Pour caractériser cet accord et la position constante de la France, j’emploie deux mots : avancées et vigilance. Et il ne faut pas employer un mot sans l’accoler à l’autre. Avancées, on saura si il est historique ou pas lorsqu’on arrivera au bout du processus. Vous l’avez rappelé, c’est pour le moment un accord intérimaire. Mais les avancées sont considérables."

- République centrafricaine - Tribune du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, dans le quotidien « Le Figaro » (Paris, 25/11/2013)

"La France, avec l’Union africaine, a fait de la mobilisation internationale en faveur de la République centrafricaine une priorité. Il s’agit, tout en évitant les erreurs du passé, de prévenir une situation dramatique et d’accompagner les Centrafricains et leurs partenaires africains dans leurs efforts pour la République centrafricaine. Nous ne voulons pas, demain, payer et subir le prix, beaucoup plus lourd, de l’inaction. La France sera au rendez-vous. Dans le respect du droit et avec ses partenaires, notamment européens, elle agira afin que, un an après le déclenchement de la rébellion, la République centrafricaine puisse reprendre espoir"

- Iran - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « Europe1 » (25 novembre 2013)

" Il y a deux termes fondamentaux pour comprendre ce qui est en train de se passer et la position de la France, c’est, en permanence, « avancée » et « vigilance ». Quand on regarde l’accord qui a été signé - qui est un premier accord -, ce sont ces deux termes qui sont importants. Avancée, parce ce que c’est en effet une avancée considérable ; et vigilance parce qu’on n’est pas au bout du processus, ce n’est qu’une première étape. Il va falloir à chaque instant contrôler l’avancée de ce processus."

- Iran - Déclaration de Laurent Fabius (Genève, 24 novembre 2013)

"Après des années de blocage, l’accord de Genève que nous venons de signer sur le nucléaire iranien est une avancée importante pour la sécurité et pour la paix. Cet accord confirme le droit de l’Iran à l’énergie nucléaire civil, mais il exclut totalement la possibilité d’accès au nucléaire militaire."

- Conférence sur le climat - Déclaration à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Varsovie, 22 novembre 2013)

"La conférence de Varsovie a été conçue comme une conférence d’étape. J’espère que cette étape sera respectée. Il y a des points majeurs qui ne sont pas résolus. Par exemple, il y aura peut-être une avancée sur la question des financements, qui est posée à juste titre, mais le problème ne sera pas réglé complètement."

- Conférence sur le climat - Conférence de presse du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius (Varsovie, 22 novembre 2013)

"Nous avons voulu avec mes deux collègues et amis, Philippe Martin et Pascal Canfin, tenir un point de presse immédiatement après que la COP ait désigné la France pour accueillir, en 2015, la COP 21. Nous sommes heureux de cette désignation. C’est une grande responsabilité. Nous prenons cette responsabilité avec plaisir. C’est un acte très militant, de la part de la France, pour l’environnement et pour la lutte contre le dérèglement climatique. Nous prenons également cette désignation avec esprit de responsabilité parce que nous savons que c’est très difficile. Mais nous pensons que c’est une nécessité, compte tenu à la fois de l’importance de ces problèmes et aussi de ce que représente la France."

- Entretien du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « France 2 » - Extraits (Paris, 21 novembre 2013)

"Nous avons une négociation sur cette grande question qu’est le nucléaire iranien. La position de la France est tout à fait simple : le nucléaire civil, c’est-à-dire l’énergie nucléaire civile, l’Iran a parfaitement le droit de l’utiliser mais la bombe atomique non. Notre position est rejointe par les autres membres permanents du conseil de sécurité, c’est-à-dire les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Chine et l’Allemagne. C’est cette position commune, après l’avoir élaborée - et la France y a bien sûr contribué -, que nous défendons à Genève. J’espère que les Iraniens finiront par accepter cette position qui est sage."

- Conférence régionale ministérielle sur les frontières - Libye - Sahel - Enlèvement d’un prêtre - Conférence de presse de Laurent Fabius (Rabat, 14 novembre 2013)

"On a appris que la nuit dernière, au Nord du Cameroun et à proximité du Nigeria, un prêtre avait été enlevé, à peu près au même endroit où avait été enlevée la famille Moulin-Fournier, que nous avons pu faire libérer. Ce prêtre avait été informé qu’il s’agissait d’une zone extrêmement dangereuse. Néanmoins il avait souhaité continuer de rester là-bas. Évidemment, tous les moyens ont été déployés pour essayer de le localiser et de le libérer."

- Syrie - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 12 novembre 2013)

"Je salue la décision de la Coalition nationale syrienne de participer à la conférence de Genève II. Elle constitue une avancée majeure vers la possibilité d’une solution politique."

- Iran - Philippines - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (11 novembre 2013)

"C’est une tragédie, un drame absolument épouvantable. On parle de 10.000 morts mais peut-être malheureusement plus et d’abord il faut envoyer une pensée de solidarité à tous ceux qui sont là-bas.
Concrètement, nous avons décidé d’envoyer 10 tonnes de fret qui partent ce matin : des tentes, des moyens de s’abriter, etc. Deux PC de crise ont été installés : l’un au Quai d’Orsay et j’ai demandé à notre ambassadeur à Manille d’installer un PC de crise, ce qui est fait. "

- Iran - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec France Inter (9 novembre 2013)

"Nous voulons un accord. Simplement, pendant des années, l’Iran a développé un programme nucléaire dont nous suspectons qu’il soit militaire, à finalité militaire. Or, autant on accepte parfaitement que l’Iran utilise l’énergie nucléaire civile, autant on ne peut accepter qu’il possède la bombe atomique, parce que ce serait extraordinairement dangereux pour toute la région et plus généralement. Donc on est en train de discuter de cela et il y a eu des avancées. Il y avait un texte initial que nous, nous n’acceptons pas parce qu’il y a quelques points – et j’y reviendrai – qui ne sont pas satisfaisants. On est en train de discuter de ça, on a un peu avancé mais à l’heure où je parle, je ne peux pas dire que j’ai la certitude qu’on puisse conclure"

- Iran - Nucléaire - Réunion de Genève - Propos du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius (Genève, 8 novembre 2013)

"Il s’agit d’obtenir un accord qui constitue une premier étape solide pour répondre aux inquiétudes concernant le nucléaire iranien.
Il y a déjà des avancées mais, à l’heure où je m’exprime, rien n’est encore acquis."

- Mali - Syrie - Iran - République centrafricaine - Otages français - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « ITélé » - extraits (Paris, 7 novembre 2013)

"La première chose que l’on sait d’une manière certaine, c’est qu’à 13 heures 10, nos deux compatriotes sont sortis. Ils ont été kidnappés par une voiture. L’alerte a été déclenchée mais il n’y a pas eu de contacts entre les hélicoptères et les véhicules qui ont été envoyés et la voiture des ravisseurs."

- Mexique - Point de presse conjoint de Laurent Fabius avec son homologue mexicain, José Antonio Meade - Propos de M. Fabius (Paris, 6 novembre 2013)

"Nos relations sont vraiment excellentes dans tous les domaines. Dans le domaine politique, nous venons de confronter nos analyses qui sont identiques sur les grands problèmes du monde, dans le domaine des relations bilatérales, sur le plan économique, sur le plan éducatif, culturel."

- Mali- Mort de deux journalistes - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « RFI » (5 novembre 2013)

"L’instruction a été donnée pour que 150 militaires partent du Sud du Mali pour se rendre à Kidal - ce qui a été fait hier soir - afin d’y renforcer la sécurité. Par ailleurs, des enquêteurs venus de Paris sont arrivés sur place et nous sommes, sur toutes ces opérations, en relation étroite avec nos amis maliens."

- Mali : Mort de deux journalistes - Otages français - Entretien du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « RTL » (4 novembre 2013)

"Il y a plusieurs hypothèses. On parle d’Aqmi, on parle du Mujao - qui maintenant a pris une nouvelle forme qui s’appelle Al-Mourabitoune -, on parle de dissensions possibles entre les uns et les autres. Actuellement, il n’y a pas de réponse précise à cette question.
Les instructions ont été données par le président de la République, qui suit cela très précisément, pour que, premièrement, on remonte la piste et, deuxièmement, que les personnes soient punies."

- Mali - Mort de deux journalistes - Déclaration du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius à l’issue de la réunion ministérielle avec le président de la République (3 novembre 2013)

"Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient des journalistes aguerris et ils ont été assassinés alors qu’ils exerçaient leur métier. À l’instant, le président de la République a reçu les responsables de RFI et je me rendrais moi-même avec la ministre de la culture en fin de matinée pour rencontrer les équipes de ce média."

- Chine - Relations bilatérales - Syrie - Sahel - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue chinois - Propos de M. Fabius (Paris, 30 octobre 2013)

"Les relations entre la Chine et la France, comme vous le savez, sont excellentes. Elles sont fondées sur la confiance, la stabilité, la réciprocité. Le président de la République a été, dans le cadre de sa visite d’État en Chine, le premier président d’un grand pays occidental à être reçu par le président Xi Jinping. L’année prochaine, il y aura un grand événement, la visite du président chinois en France dans le cadre d’un autre très grand événement, le cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France."

- Libération des otages - Niger - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius avec « TF1 » (Paris, 30 octobre 2013)

"La France n’abandonne jamais ses ressortissants. Il y a des services, il y a le Quai d’Orsay, il y a d’autres personnes qui travaillent, et même dans les circonstances les pires, on n’abandonne personne."

- Libération des otages français - Niger - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « BFM » (Niamey, 29 octobre 2013)

" Nous sommes extrêmement heureux parce que c’est quand même un calvaire de plus de trois ans. Imaginez ce que cela veut dire, trois années dans des conditions extrêmement difficiles. Nous sommes vraiment très heureux.
Je voudrais souligner le rôle tout à fait déterminant qu’a joué M. Mahamadou Issoufou, le président du Niger. Vous savez qu’ils ont été enlevés au Niger, ils ont ensuite été emmenés au Mali. Il y a eu plusieurs tentatives de libération. Finalement, c’est cette tentative-là qui a permis d’atteindre ce résultat.
Je pense que les familles sont très heureuses, et nous aussi, que ce calvaire se termine enfin."

- Libération des otages français - Niger - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « France 3 » (Niamey, 29 octobre 2013)

"Il y a eu plusieurs tentatives, et la consigne du président de la République française était de faire en sorte que leur vie soit préservée, ce qui était absolument fondamental."

- Libération des otages français - Niger - Entretien du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « RTL » (Niamey, 29 octobre 2013)

" Parfois il y a une confusion parce que, comme il y a des opérations militaires en ce moment, l’un de vos collègues m’a demandé si cela avait un rapport, mais non, cela n’a aucun rapport.
C’était une discussion, une négociation extrêmement difficile. Et finalement, ils sont parvenus à les libérer, en voiture puis en hélicoptère et ce soir, ils sont absolument libres."

- Union européenne - Lituanie - Propos à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Vilnius, 28/10/2013)

"La Lituanie est un pays indépendant, et donc aucune pression s’exerçant de l’extérieur sur la Lituanie ne pourrait avoir notre soutien. La Lituanie doit pouvoir agir librement et évidemment toute action qui, de près ou de loin, s’identifierait à une sorte de chantage économique ne peut avoir le soutien de la France."

- Immigration - Propos à la presse du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, à l’issue du Forum économique 5+5 (Barcelone, 23/10/2013)

"Si l’on veut résoudre des questions très graves comme ce que vous voyez actuellement à Lampedusa ou des questions de sécurité et de développement, il faut à la fois que nous ayons ce contact politique et en même temps que nous ayons ce mouvement d’affaires qui se développe entre le nord et le sud de la Méditerranée. Il va y avoir demain une série de propositions faites pour essayer de résoudre cette question terrible des gens qui se noient dans la Méditerranée. La Méditerranée est devenue une espèce de cimetière à ciel ouvert, ce qui est dramatique. L’idée est de prendre le problème du début à la fin. Le début c’est le développement. Les personnes qui viennent du continent africain jusqu’en Europe ne le font pas par plaisir."

- Conférence de presse de Laurent Fabius - Syrie - États-Unis/Système d’écoutes - Iran (Londres, 22 octobre 2013)

"La réunion d’aujourd’hui était une réunion fructueuse des 11 pays qui constituent ce que l’on appelle le Core group des Amis de la Syrie. Nous avons apporté un double soutien fort à la fois à la coalition nationale syrienne, et au processus de Genève."

- États-Unis - Système d’écoutes - Propos de Laurent Fabius à sa sortie du conseil Affaires étrangères (Luxembourg, 21 octobre 2013)

"En premier lieu, les informations publiées dans le journal « Le Monde » font état de pratiques qui sont inacceptables. Nous avons une coopération extrêmement utile avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme mais cette coopération ne justifie pas tout. Et nous demandons, de manière extrêmement rapide, des éclaircissements, des explications et des justifications aux États-Unis sur ces pratiques."

- États-Unis - Système d’écoutes - Propos de Laurent Fabius à son arrivée au conseil Affaires étrangères (Luxembourg, 21/10/2013)

"Au vu des informations du « Monde », j’ai convoqué immédiatement l’ambassadeur des États-Unis et il sera reçu ce matin-même au Quai d’Orsay. Nous avions déjà été alertés au mois de juin. Nous avions agi fortement, mais, visiblement, il faut aller plus loin. Ce type de pratiques, qui porte atteinte à la vie privée, est totalement inacceptable entre partenaires. Il faut en tout cas s’assurer très rapidement qu’elles ne sont plus pratiquées."

- Laos - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 16 octobre 2013)

"Je viens d’apprendre avec une vive émotion et beaucoup de tristesse la catastrophe aérienne qui s’est produite dans le sud du Laos et dans laquelle au moins sept de nos compatriotes ont perdu la vie."

- République centrafricaine - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bangui, 13 octobre 2013)

"Au Mali, il s’agissait de libérer un pays du terrorisme. En Centrafrique, il s’agit d’aider les Centrafricains à reconstruire leur pays et leur État. J’ai effectivement rencontré les autorités de transition et aussi les autorités religieuses. J’ai effectué une visite, trop rapide mais très impressionnante, auprès d’une unité de pédiatrie qui fait un travail remarquable. Je vais aussi m’entretenir avec nos propres militaires et, de tout ceci, je retire quelques conclusions pour répondre à votre question."

- République centrafricaine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Bangui, 13 octobre 2013)

"La situation ici en Centrafrique est effrayante. Pour vous donner une idée : il y n’a que sept chirurgiens pour une population de cinq millions d’habitants. Nous avons décidé, nous les Français, de relever le défi avec les Européens, avec la communauté internationale. Il faut agir pour rétablir la sécurité. Cela passe par la dissolution d’une milice, la Seleka, ainsi que par l’intervention des pays africains de la région, avec le soutien de la France."

- Iran - Syrie - Centrafrique - États-Unis - UE - Allemagne - Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe1 » (Paris, 6 octobre 2013)

"Mardi, il y aura une réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur. Les Italiens et les Français ont demandé que le drame de Lampedusa soit porté à l’ordre du jour. La Méditerranée ne peut pas rester un immense cimetière à ciel ouvert, ce n’est pas possible. Le Pape s’est exprimé avec une grande force ; c’est une honte. Il faut agir et beaucoup mieux qu’on ne l’a fait jusqu’ici. Cela veut dire qu’il faut davantage de développement, de contrôles, de sanctions. Les gens qui viennent sur nos côtes et sur les côtes de l’Europe ne viennent pas par plaisir ; ils sont chassés par la misère, par des régimes politiques abjects et il faut donc absolument aider le développement de ces pays. Il y a quelques pays qui ont réussi : l’Espagne par exemple, qui a beaucoup moins de migrants venant de l’extérieur qu’avant, a fait des choses très positives en liaison avec le Maroc."

- Suspendre le droit de veto en cas de crimes de masse - Tribune de Laurent Fabius (4 octobre 2013)

"La France est favorable à une ONU plus représentative – notamment par un élargissement du Conseil de sécurité –, mais nous sommes encore loin de l’accord qui permettrait un tel progrès. Sauf à accepter une perte de légitimité, nous devons tirer les leçons des blocages intervenus afin d’éviter à l’avenir de tels dysfonctionnements."

- Syrie – Remarques à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (27 septembre 2013)

En même temps, il faut avoir à l’esprit que cette résolution, pour positive qu’elle soit, ne résout pas toute la question. Aujourd’hui même, ce soir même, demain malheureusement encore, il va y avoir des massacres en Syrie et le drame humanitaire continue. C’est la raison pour laquelle il faut non seulement, comme nous l’avons fait, voter, il faut non seulement appliquer ce vote, mais il faut aller plus loin et entamer ce processus politique que nous appelons de nos vœux.

- Assemblée générale des Nations Unies - Syrie - Propos de Laurent Fabius diffusés par « Europe 1 » (New York, 27 septembre 2013)

"Il y a toujours la possibilité pour les Russes de mettre leur veto mais je dirais que là, ils sont vraiment au pied du mur."

- Assemblée générale des Nations Unies - Sahel - Propos de Laurent Fabius diffusé par « France24 » (New York, 26 septembre 2013)

"Le problème du Sahel demeure et ce qui est arrivé au Mali aurait pu arriver ailleurs. Comme vous le savez, la France est le deuxième bailleur mondial pour le Sahel, avec 300 millions d’euros à titre bilatéral."

- Assemblée générale des Nations Unies - Violences et discriminations contre les personnes LGBT - Déclaration du ministère des affaires étrangères (Paris, 27/09/2013)

Plus de 76 pays pénalisent encore l’homosexualité, et les personnes LGBT continuent de faire l’objet, partout dans le monde, de nombreuses violences et de violations de leurs droits fondamentaux. Cette situation n’est pas acceptable. La France est résolument engagée à promouvoir, en lien avec les États partenaires et la société civile, le respect des droits de l’Homme de tous les individus, quelle que soit leur orientation sexuelle ou identité de genre.

- Syrie - Iran - Entretien de Laurent Fabius avec « Itele » (New York, 25 septembre 2013)

"Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que le secrétaire général des Nations Unies, auront une réunion pour discuter de la perspective de Genève II."

- Assemblée générale des Nations Unies - Kenya - Syrie - Iran - Mali - RCA - Climat - Conférence de presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (New York, 23/09/2013)

"J’aimerais tout d’abord dire un mot de la tragédie de Nairobi qui est dans tous les esprits. Je veux bien sûr transmettre aux familles des victimes mes sentiments de compassion, d’affection et dire au gouvernement et au peuple kenyan que nous serons à leurs côtés. "

- Assemblée générale des Nations Unies - Kenya - Mali - Syrie - Iran - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius avec « BFM TV » (New York, 23/09/2013)

"Le président de la République vient délivrer, mardi 24, le discours de la France et il s’entretiendra aussi avec un certain nombre de chefs d’État. Il verra le Secrétaire général des Nations Unies, le nouveau président iranien, le président turc et d’autres responsables comme le Premier ministre japonais. Tout cela parce que la France veut travailler, ce n’est pas facile, mais travailler pour la paix. Mais la paix, ça passe par la fermeté."

- Assemblée générale des Nations Unies - Syrie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « RFI » (New York, 24/09/2013)

"Nous pensons qu’il y a trois exigences à satisfaire :
D’abord, bien montrer que le Conseil de sécurité des Nations Unies peut à tout moment se saisir de cette question, je ne crois pas que cela fera une grande difficulté enfin du moins je l’espère ;
Deuxièmement, prévoir que des mesures sous chapitre VII puissent être prises en cas de non respect par la Syrie de ses engagements ;
Et troisièmement, que ceux qui ont commis ces actes puissent être tenus pour responsables devant la justice."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal plus » (Paris, 18 septembre 2013)

"Q - Vous revenez de Moscou où vous avez rencontré votre homologue russe. Ma première question est simple : êtes-vous optimiste ?
R - Sur la Syrie, pas tellement parce que c’est une tragédie épouvantable. Cela fait deux ans que cela dure. Il y a déjà 120.000 morts, 7 millions de personnes déplacées ou réfugiées. On essaie de trouver une solution. Pour le moment, on n’en a pas."

- Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal plus » (Paris, 18 septembre 2013)

"J’ai reçu effectivement les familles et je comprends tout à fait leur situation, qui est effrayante. Cela fait maintenant trois ans que leurs proches ont été enlevés. Il y a eu des phases où on avait de l’espérance et des phases de recul. Ce qu’on a pu leur dire et c’est l’essentiel, c’est que les otages sont en vie. Il y a des discussions qui sont engagées avec les preneurs d’otages. Mais pour le moment, ces discussions…"

- Syrie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue espagnol - Propos de M. Fabius (Paris, 18 septembre 2013)

"J’ai étudié attentivement ce rapport. Comme le dit le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon qui est un homme objectif, c’est un rapport accablant qui confirme en tous points ce que nous-mêmes, à partir des indications de nos services secrets, avions dit."

- Egypte - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue espagnol - Propos de M. Fabius (Paris, 18 septembre 2013)

- Espagne - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue espagnol - Propos de M. Fabius (Paris, 18 septembre 2013)

"Je veux, à cette occasion, souligner à quel point l’Espagne et la France, dans la quasi-totalité des domaines, ont une immense communauté de vues et en particulier sur tous les sujets importants. Cette communauté de vues a de multiples causes mais elle tient en particulier au fait que nous avons, les Espagnols et les Français, été confrontés aux mêmes épreuves."

- Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue russe - Propos de M. Fabius (Moscou, 17 septembre 2013)

"Sur la Syrie, bien évidemment nous avons parlé de l’accord russo-américain. J’avais eu l’occasion de dire que c’était une avancée importante mais, en même temps, ce n’est pas la fin de l’histoire. Il faut maintenant traduire cette avancée à la fois dans les faits et les textes, qu’il s’agisse de l’organisation qui s’occupe des armes chimiques ou qu’il s’agisse du conseil de sécurité des Nations Unies à l’aide de mécanismes, et enchâsser cela dans les décisions de l’ONU"

- Russie - Iran - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue russe - Propos de M. Fabius (Moscou, 17 septembre 2013)

"Nous avons parlé bien sûr des questions qui touchent la Syrie. Nous avons parlé à cette occasion et d’une manière générale de l’Iran puisqu’il y a des contacts entre nos amis russes et les responsables iraniens. J’ai écouté l’analyse que fait Sergueï Lavrov de ces sujets. "

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 16 septembre 2013)

"D’abord, cela confirme l’emploi massif de gaz sarin. Ensuite, quand on regarde précisément les données, les quantités de gaz toxique qui ont été utilisées, la complexité des mélanges, la nature et la trajectoire des vecteurs, tout cela ne laisse absolument aucun doute sur l’origine de l’attaque."

- Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec ses homologues américain et britannique - Propos de M. Fabius (Paris, 16 septembre 2013)

"Ce qui importe maintenant, c’est que cet accord soit rapidement mis en oeuvre pour éliminer une fois pour toutes la menace chimique que le régime syrien fait peser sur sa propre population et sur ses voisins. Nous voulons très vite des actes concrets et vérifiables, en gardant à l’esprit que toutes les options doivent rester sur la table si les déclarations ne sont pas suivies d’effet sur le terrain. C’est pourquoi ce que l’on appelle le P3, c’est-à-dire les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, nous voulons obtenir du conseil de sécurité des Nations Unies, dans les jours prochains, une résolution forte."

- Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius, avec son homologue chinois - extraits (Pékin, 15 septembre 2013)

"La France, bien sûr, a des décisions à prendre puisqu’elle est membre permanent du Conseil des Nations Unies, qu’elle aide à trouver une solution. Je note d’ailleurs à cet égard - ce qui est à l’esprit de chacun - que si la France et les États-Unis n’avaient pas eu l’attitude de fermeté qu’elles ont eue, bien évidemment, rien n’aurait bougé."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius, avec « France 2 » et « France 3 » (Pékin, 15 septembre 2013)

"C’est une avancée importante parce qu’il y a encore quelques jours, les Russes disaient qu’il n’y avait pas d’arme chimique en Syrie. Maintenant, nous sommes parvenus à un projet d’accord qui dans l’ensemble est bon."

- Chine - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue chinois - extraits (Pékin, 15 septembre 2013)

"Mais, bien sûr, nous avons abordé d’autres sujets qui, eux concernent la relation bilatérale franco-chinoise qui est tout à fait excellente. Nous avons parlé en particulier de ce qui va se passer l’année prochaine et qui sera une grande année franco-chinoise avec le cinquantième anniversaire de la reconnaissance de la Chine par la France du général de Gaulle. Nous avons parlé de nos échanges sur le plan électro nucléaire, et sur le plan aéronautique notamment."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 12 septembre 2013)

"Il faut donc que la pression soit extrêmement ferme pour qu’il y ait à Genève une discussion entre d’une part, les envoyés de M. Bachar Al-Assad et, de l’autre, non pas les terroristes avec lesquels nous n’accepterons jamais de discuter mais la partie des résistants qui sont une partie modérée de l’opposition, ce que l’on appelle la Coalition nationale syrienne. La diplomatie française va dans ce sens. C’est évidemment extrêmement difficile mais je pense que cela doit être la solution responsable pour parvenir à sortir de la guerre."

- Syrie - Conférence de presse de Laurent Fabius (10 septembre 2013)

"Depuis le massacre chimique de Damas le 21 août, nous avons poursuivi sans cesse deux objectifs, la sanction des responsables et la dissuasion pour qu’ils ne puissent pas recommencer. Notre attitude de fermeté réfléchie nous a permis de recevoir le soutien d’un nombre grandissant d’États et d’infléchir certaines positions. Hier, le ministre des affaires étrangères russe a fait un pas en ce sens, appelant je cite : « les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d’armes chimiques et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. »"

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Paris, 10 septembre 2013)

Cette proposition, nous l’accueillons à la fois avec intérêt et avec prudence. Intérêt, parce que c’est la première fois qu’il y a cette ouverture et cela peut permettre peut-être de trouver une piste de solution ; prudence, d’abord parce que c’est un revirement quand même brusque et ensuite, parce que, pratiquement, c’est quand même très difficile à organiser, à appliquer.

- Syrie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et du secrétaire d’État américain, M. John Kerry - Propos de M. Fabius (Paris, 7 septembre 2013)

"Nous sommes d’accord pour dire que la solution à la crise syrienne sera politique. Ce que nous constatons, c’est qu’il est illusoire d’espérer une solution politique sans une réponse déterminée à ce crime abominable. Voilà ce qu’en quelques mots je voulais dire, en terminant pour souligner une évidence : les États-Unis et la France sont côte à côte. Certains disent : pourquoi ? Il suffit de se référer à l’histoire : chaque fois que la cause est juste et que c’est l’essentiel qui est là, les États-Unis et la France sont côte à côte."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 3 » - extraits (Paris, 8 septembre 2013)

" Personne n’est pour la guerre, mais la question qui se pose est celle-ci : si on veut aboutir à une négociation politique, est-ce que M. Bachar Al-Assad va accepter, si rien ne se passe ? Évidemment non ! Il faut qu’il y ait une réponse, puisqu’il a gazé 1.500 personnes de son peuple. Donc la guerre, bien sûr que non. Mais en revanche, il faut qu’il y ait une réponse très ferme pour pousser à la négociation politique."

- Syrie - Lituanie - Points de presse de Laurent Fabius à l’occasion de la réunion informelle des ministres européens des affaires étrangères en Lituanie (Vilnius, 7 septembre 2013)

"Je viens de Saint-Pétersbourg où nous avons discuté de beaucoup de choses, en particulier de la Syrie. Je vais maintenant rejoindre mes collègues européens puisque nous avons plusieurs sujets notamment la Syrie, pour examiner ensemble le massacre chimique du 21 août et les conséquences à en tirer. De même, notre collègue américain vient demain matin pour aborder le même sujet avec nous, mais nous tenions à en parler entre Européens. Je suis sûr qu’après la réunion, nous aurons davantage de choses à vous dire."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 5 septembre 2013)

"La position de la France, c’est à la fois la sanction et la négociation. Nous avons la conviction que s’il n’y a pas de sanction à l’égard de monsieur Bachar Al-Assad, il n’y aura pas de négociations. Imaginez-vous, s’il n’y a pas de sanction, que M. Bachar Al-Assad va venir à Genève, ou ailleurs, pour discuter de la façon dont il va se dessaisir de son pouvoir ? On rêve. Donc il faut une sanction, parce que la légalité internationale a été violée, mais il faut la négociation, car la solution sera politique."

- Syrie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France Info » (Paris, 4 septembre 2013)

"Bachar Al-Assad possède non seulement des armes chimiques, en proportion incroyable, mais aussi des lanceurs. Aujourd’hui, le lanceur maximal a une portée de 500 kilomètres, mais on peut se procurer, sur le marché international, des lanceurs qui vont plus loin. Il y a donc un risque, pas seulement de la part de Bachar, mais aussi de tous les dictateurs de la terre."

- Territoires palestiniens - Israël - Moyen-Orient - Point de presse conjoint du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas - Propos de M. Fabius (Ramallah, 24/08/2013)

"Vous avez souligné depuis longtemps que la France est l’amie du peuple palestinien, c’est vrai. Nous l’avons montré à plusieurs reprises et je confirme que l’analyse reste la même, nous pensons que dans cette partie du monde il faut aller vers la paix. Il n’y a pas de paix sans justice. Justice n’est pas rendue aux Palestiniens. Il faut que justice leur soit rendue pour qu’à la fois le peuple palestinien et Israël puissent vivre dans deux États en paix."

- Syrie - Égypte - Iran - Moyen-Orient - Français de l’étranger - Tunisie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « BFM TV - RMC » - extraits (Paris, 22/08/2013)

"Nous avons fait saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies puisqu’il se trouve qu’il y a en ce moment-même à côté de Damas des enquêteurs des Nations Unies sur le chimique. Ce qu’il faut faire, si le régime de Bachar n’a rien à se reprocher, qu’il laisse les enquêteurs enquêter puisqu’ils sont là. C’est ce que nous avons demandé au conseil de sécurité. La réponse a été assez ambigüe, vous l’avez vue."

- Égypte - Syrie - Point de presse conjoint du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue britannique, M. William Hague - Propos de M. Fabius - (Paris, 21/08/2013)

"Nous avons examiné la situation égyptienne, les différents pays d’Europe ont pris une position unie, ce qui est une bonne chose. Vous avez vu certainement les principaux éléments : nous avons bien sûr condamné les violences, appelé au dialogue politique, parce qu’en fin de compte c’est par un dialogue inclusif et puis le moment venu par des élections qu’on va sortir - nous l’espérons - de cette situation très difficile."

- Égypte - Qatar - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue qatari, Kahlid Ben Mahommad Al-Attiya - Propos de M. Fabius (Paris, 18/08/2013)

"C’est aux Egyptiens de prendre leurs décisions, c’est une évidence. Mais lorsque je dis qu’il faut essayer d’arrêter ces violences, de part et d’autre d’ailleurs, et faire en sorte qu’on arrive à un dialogue inter égyptien, c’est l’expression du bon sens."

- Égypte - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France 2 » - extraits (Paris, 18/08/2013)

"La France, pas plus qu’aucun autre pays extérieur à l’Égypte, ne peut prendre des décisions à la place des Égyptiens. Mais quand on aime l’Égypte, quand on est ami de l’Égypte - ce qui est le cas de la France - on ne peut pas laisser la situation se détériorer sans réagir. Alors réagir, cela veut dire faire le maximum pour que les violences diminuent…"

- Égypte - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « BFM STORY » (Paris, 16/08/2013)

"De plus en plus on assiste vraiment à un clivage : d’un côté, le gouvernement, les militaires, et de l’autre, les frères musulmans. C’est ce clivage-là qui est extraordinairement dangereux. Il est certain que la répression faite par le gouvernement a été beaucoup trop brutale."

- Égypte - Liban - Mali - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « RTL » (Paris, 16/08/2013)

"Nous avons demandé et obtenu hier soir, vous le savez, la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies - instance internationale la plus élevée dans le monde - et qui a demandé à toutes les parties le maximum de retenues et d’essayer d’aller vers une solution politique."

- Déplacement au Vietnam - Relations bilatérales - Situation dans la région - Entretien de Laurent Fabius avec « Itélé » (Hanoi, 5 août 2013)

"Il faut au maximum éviter les conflits. Il y a des potentialités de conflits dans cette partie du monde, en lien avec ce nous appelons la mer de Chine du Sud. Nous n’avons pas à trancher entre les uns et les autres. S’il y a différend, il faut le régler selon le droit international et pacifiquement."

- Déplacement au Vietnam - Droits de l’Homme - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Hanoi, 5 août 2013)

"La France est très attachée aux droits de l’Homme à travers le monde. Il est vrai qu’il y a là un problème spécifique qui concerne les blogueurs. Un décret qui menace de sanctions lourdes les blogueurs qui diffusent un certain nombre de messages vient en effet d’être pris ; certains d’entre eux ont été condamnés. J’ai fait part de ce qu’on appelle, en termes diplomatiques, notre préoccupation. Ce qui veut dire que nous n’avons pas du tout la même approche."

- Déplacement de Laurent Fabius en Indonésie et au Vietnam - Relations bilatérales - Yémen/menaces terroristes - Conférence de presse de Laurent Fabius (Hanoi, 5 août 2013)

"Dans ce pays, c’est la première visite officielle d’un ministre français des affaires étrangères depuis 20 ans. Le gouvernement français a décidé de mettre l’accent sur l’Asie, notamment l’Asie du Sud Est, ce qui explique les contacts nombreux du président de la République avec les responsables des différents pays et les voyages du Premier ministre ainsi que les miens dans cette région du monde. Concernant le Vietnam, et c’est le but de mon voyage, je veux renforcer les liens de la France et du Vietnam et rééquilibrer les échanges économiques entre nos deux pays."

- Vietnam - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien vietnamien « Tuoi Tre » (Hanoi, 2 août 2013)

"L’année 2013, celle des célébrations des 40 ans de l’établissement de nos relations diplomatiques et celle de l’Année France-Vietnam, est l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre de notre relation. C’est l’objet de ma venue dans votre pays."

- Indonésie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue indonésien - Propos de M. Fabius (Jakarta, 1er août 2013)

"Il y a ici des investissements français importants, avec à la clef beaucoup d’emplois pour nos amis indonésiens, et il y a, phénomène encourageant, des investissements indonésiens en France ; nous voulons développer ce mouvement. De même, sur le plan éducatif, nous avons signé il y a un instant des accords en ce sens. Sur le plan du tourisme, nous souhaitons rapidement qu’une ligne directe soit ouverte entre Jakarta et Paris."

- Mali - Syrie - Égypte - Tunisie - Point de presse de Laurent Fabius (Paris, 30 juillet 2013)

"S’agissant des élections au Mali, nous ne disposons pas encore des résultats officiels au moment où je vous parle. Ce sera aux autorités maliennes, de les rendre publics. Nous disposons cependant de quelques informations. Premièrement, ces élections se sont déroulées dans le calme. Deuxièmement, la participation électorale a été probablement la plus élevée depuis l’indépendance du Mali. C’est donc, pour les Maliens eux-mêmes, un succès considérable ainsi que pour la communauté internationale qui les a soutenus."

- Tunisie - Assassinat de Mohamed Brahmi - Entretien de Laurent Fabius, avec « France-info » (Ljubljana, 25 juillet 2013)

"La France condamne cet assassinat de la façon la plus absolue. Non seulement nous la condamnons, mais nous demandons évidemment que la recherche des criminels soit la plus rapide et la plus efficace possible."

- Espagne - Catastrophe ferroviaire - Lettre de Laurent Fabius adressée au ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération (25 juillet 2013)

"Face à cette terrible catastrophe, le peuple et les autorités espagnols peuvent compter sur notre totale solidarité."

- Union européenne - Conseil affaires étrangères - Point de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 22 juillet 2013)

"Nous avons passé en revue la situation en Afrique, aussi bien dans la région des Grands Lacs qu’en Somalie et au Mali. S’agissant du Mali, le Conseil a apporté son soutien au processus en cours, le premier tour des élections présidentielles au Mali ayant lieu dimanche."

- Journée de Nelson Mandela - Déclaration de Laurent Fabius (18 juillet 2013)

"Le monde célèbre aujourd’hui la journée de Nelson Mandela, qui a quatre-vingt quinze ans ce jour. Je m’associe à cet hommage, mondial, unanime, en faveur de cet homme qui a rendu au peuple sud-africain sa liberté et sa dignité."

- Mexique - Relations bilatérales - Décès de Philippe Verdon - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre des relations extérieures des États-Unis du Mexique, M. José Antonio Meade Kuribreña - Propos de M. Fabius (Mexico, 15 juillet 2013)

"Cette visite souhaitée par le président de la République française marque et ouvre une nouvelle page positive, très positive même dans les relations entre le Mexique et la France. Nos deux pays ont toutes les raisons non seulement d’être amis mais, sur le plan économique, sur le plan culturel, diplomatique, sur le plan éducatif et culturel cette amitié nous permet d’être extrêmement proches."

- Mexique - Tribune de Laurent Fabius et du ministre mexicain des relations extérieures, M. José Antonio Meade Kuribreña, dans le quotidien « La Croix » (Paris, 16 juillet 2013)

"Aujourd’hui, plus que jamais, la proximité entre les populations mexicaine et française rejoint la volonté de nos gouvernements de nouer une relation plus ambitieuse et plus riche, nourrie de notre amitié et respect mutuels."

- Mexique - Relations bilatérales - Entretien de Laurent Fabius avec la télévision mexicaine « Televisa » (Mexico, 15 juillet 2013)

"Ma visite, qui a lieu le 14 juillet, c’est-à-dire le jour de la Fête nationale, est là pour symboliser cette nouvelle étape. D’ailleurs, l’année prochaine le président François Hollande viendra au Mexique. Il sera reçu en visite officielle."

- Mexique - Entretien de Laurent Fabius avec « France24 » (Mexico, 14 juillet 2013)

"Le 14 juillet, lors de notre fête nationale, j’ai voulu marquer l’amitié franco-mexicaine. Vous savez que cette amitié a été un peu empêchée au cours de ces dernières années parce qu’il y a eu des problèmes sur lesquels je ne vais pas revenir. Le président mexicain et le président français ont décidé de relancer cette amitié. L’année prochaine, le président Hollande viendra en visite ici au Mexique, le président mexicain est venu à la fin de l’année dernière en France et moi-même, avec beaucoup d’hommes d’affaires, je suis ici pour relancer nos relations."

- Politique culturelle extérieure - Tribune du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius et de la ministre de la culture, Mme Aurélie Filippetti, avec « Le Figaro » (Paris, 15 juillet 2013)

"Notre ambition pour une diplomatie culturelle au XXIe siècle. Rien de grand ne s’est accompli en France sans culture. La diplomatie et l’action extérieure n’échappent pas à cette règle. La France est forte et respectée quand elle porte ses valeurs, son patrimoine, sa créativité. La culture représente un de nos principaux atouts, notre héritage et une part de notre avenir."

- Égypte - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 11 juillet 2013)

"M. Laurent Fabius s’est entretenu le 11 juillet avec le vice-président égyptien chargé des relations Internationales, M. Mohamed El Baradei. Ils ont évoqué la situation en Égypte et ses perspectives."

- Mali - Élections - Entretien de Laurent Fabius avec « RFI » (Paris, 10 juillet 2013)

"Les Maliens qui sont inscrits voteront. Vous avez des personnes déplacées qui se trouvent à l’intérieur du Mali ; ces personnes, selon des conditions pratiques qui ont été définies, vont pouvoir voter. Il y a des personnes dans des camps et à l’extérieur, dans un certain nombre de pays : on peut penser notamment au Niger. Pour l’élection présidentielle, ces personnes-là pourront voter. En liaison avec ces pays, des dispositions sont prises pour organiser, à côté de ces camps, les éléments pratiques pour qu’ils puissent le faire. Ils voteront comme ils voudront mais ils voteront."

- Syrie/Situation à Homs - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 8 juillet 2013)

"La France exprime son indignation devant la poursuite des bombardements massifs sur la ville martyre de Homs. Nous condamnons avec la plus grande force l’utilisation indiscriminée, par le régime syrien, de l’ensemble des moyens militaires à sa disposition, pour frapper massivement une population civile otage des combats.
La France souhaite que ces crimes ne restent pas impunis."

- Égypte - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 3 juillet 2013)

"Dans la situation très dégradée et d’extrême tension de l’Égypte, de nouvelles élections ont finalement été annoncées, après une période de transition."

- USA/UE - E. Snowden - Égypte - Tunisie - Turquie - Syrie - Iran - Otages - Mali - Sida - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « I TÉLÉ » - extraits (Paris, 02/07/2013)

"J’en reviens à l’essentiel. L’essentiel est qu’entre pays partenaires - les Américains sont nos amis, nous sommes les alliés des Américains -, ce sont des choses qui ne doivent pas se faire. Donc, première demande : explications, informations. Et ceci doit être fait au niveau européen."

- Syrie - Mali - Union européenne - Afrique du Sud - Otages français - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV - RMC » - extraits - (Paris, 26 juin 2013)

"Quand j’étais Premier ministre, nous avons pris la tête du combat contre l’apartheid. À l’époque, nous avons demandé et obtenu un embargo sur le charbon qui venait d’Afrique du Sud, et c’est ce qui a contribué, Mandela me l’a dit, à détacher la bourgeoisie blanche, qui dirigeait les choses, de l’apartheid."

- Conseils aux voyageurs - dispositif Ariane - Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 21/06/2013)

"Nous sommes dans un monde où les problèmes de sécurité existent et les gens, avant de se déplacer, souhaitent être bien informés. Nous sommes évidemment ceux qui avons le plus d’éléments mais cela ne veut pas dire du tout, j’insiste, que les Français ne doivent pas aller à l’extérieur. Quand on a la possibilité de voyager, c’est magnifique mais il faut avoir tous les éléments en sa possession et il y a évidemment un rapport entre les deux dispositions - Conseils aux voyageurs et Ariane - car si on est inscrit sur Ariane, cela permet de voyager avec d’autant plus de sécurité. On est d’un côté informé par les « Conseils aux voyageurs » et on peut être directement sensibilisé et alerté par Ariane. Et comme formalité, tout cela ne demande que deux minutes, ce n’est rien du tout."

- Syrie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France-Info » (Paris, 20/06/2013)

"Nous avons toujours dit que nous étions là pour aider la résistance, et pour trouver une solution politique. S’agissant des armes, il n’est pas question de les livrer dans des conditions qui ne seraient pas sûres en ce qui nous concerne. C’est-à-dire que nous n’allons pas livrer des armes pour qu’elles se retournent contre nous."

- Syrie - Livraison de médicaments - Déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères (Paris, 21/06/2013)

"Ces médicaments permettront de soigner plusieurs milliers de personnes dans une vingtaine de centres de santé sur l’ensemble du territoire syrien, et particulièrement dans le nord du pays. La France demeure pleinement mobilisée aux côtés du peuple syrien."

- Iran - Élection à la présidence de la République - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 15 juin 2013)

"Les attentes de la communauté internationale à l’égard de l’Iran sont fortes, notamment sur son programme nucléaire et son engagement en Syrie. Nous sommes prêts à y travailler avec le nouveau président iranien."

- Espagne - Syrie - Mali - UE - États-Unis/espionnage - Grèce - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et son homologue espagnol, José Manuel García Margallo - Propos de M. Fabius (Madrid, 13 juin 2013)

"Nous avons en effet, Français et Espagnols, une coopération extrêmement diverse et nous nous retrouvons sur les principaux dossiers en cours. D’abord, évidemment, nous avons traité la question de la Syrie qui nous préoccupe beaucoup. Nous sommes à un moment critique. La chute de la ville de Qousseir est une évolution dramatique, avec des exactions qui sont insoutenables. Tout indique que la prochaine cible du régime de Bachar Al-Assad sera Alep, qui est une ville encore plus importante. Et si nous voulons aller vers une solution politique, symbolisée par la conférence de Genève II, nous devons pouvoir rétablir un équilibre sur le terrain et c’est ce à quoi nous travaillons en ce moment."

- Espagne - Abolition de la peine de mort - Syrie - Mali - Rencontre de Laurent Fabius avec différents médias (Madrid, 13 juin 2013)

"Vous avez réuni des gens de tous les continents, extrêmement courageux et des militants qui travaillent pour l’abolition de la peine de mort. En ce qui concerne la France, j’ai fixé à notre diplomatie, comme l’une de ses priorités, le fait qu’il faut expliquer partout pourquoi l’abolition de la peine de mort est nécessaire."

- Syrie - Déclaration à la presse de Laurent Fabius (Madrid, 12 juin 2013)

"Concernant la Syrie, je me suis entretenu hier avec mon homologue américain, John Kerry. Les États-Unis sont en train de réfléchir à leur attitude en général. Je ne sais pas s’ils décideront la levée de l’embargo, mais il est vrai que la situation sur le terrain se détériore. La ville d’Alep risque d’être menacée et il y a, d’autre part, les preuves que la France a apportées en matière d’armes chimiques. Chacun doit évidemment prendre cela en considération."

- Syrie - Mali - Turquie - Otages français - Réchauffement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (12 juin 2013)

"Il faut qu’il y ait un rééquilibrage. Au cours des derniers jours, des dernières semaines, les troupes de Bachar Al-Assad et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable. Il faut que l’on puisse arrêter cette progression avant Alep, la prochaine cible du Hezbollah et des Iraniens. Il faut l’arrêter parce qu’il n’y aura pas de conférence de la paix à Genève sans rééquilibrage sur le terrain ; l’opposition n’acceptera pas d’y participer. Or il faut qu’il y ait une solution politique."

- Roumanie - Syrie - Turquie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et du ministre des affaires étrangères de Roumanie, M. Titus Corlatean - Propos de M. Fabius (Paris, 11 juin 2013)

"Lors de la visite du Premier ministre roumain en février dernier, nous avions eu le plaisir de renouveler notre partenariat stratégique qui promeut la coopération entre nos deux pays en matière économique, sur le plan culturel et scientifique. Il y a de bonnes relations entre nos sociétés civiles et donc il y a un acquis important de liens avec la Roumanie, pays à la fois francophile, francophone et avec lequel nous travaillons étroitement."

- Mali - Syrie - Turquie - Union européenne - Japon - Entretien de Laurent Fabius avec « France 24 » - extraits (Paris, 5 juin 2013)

"Premièrement, nous demandons, avec les Britanniques et avec d’autres, que la commission Sellström puisse aller en Syrie. Nous verrons quelle réponse sera apportée. À partir de ce moment-là, on peut saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies. D’autre part, nous nous réservons - c’est la formule qui a été utilisée à la fois par les Américains, par nous-mêmes et par d’autres - : « Toutes les options sont sur la table. »"

- Syrie/Armes chimiques - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Paris, 4 juin 2013)

"Nous n’avons aucun doute sur le fait que des gaz ont été utilisés. Pourquoi ? D’une part, parce que vos collègues du Monde - qu’il faut féliciter- nous ont remis des échantillons que nous avons fait analyser. D’autre part, dans une autre circonstance, nous avons remonté toute la chaîne et nous avons également fait analyser les autres échantillons. La conclusion du laboratoire est claire : il y a du gaz sarin."

- Syrie – Armes chimiques - Déclaration de Laurent Fabius (4 juin 2013)

"Les analyses démontrent la présence de sarin dans les échantillons en notre possession. Au regard de ces éléments, la France a désormais la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée. Nous avons décidé de communiquer aussitôt à la mission compétente des Nations Unies et publiquement les éléments en notre possession. Il serait inacceptable que les coupables de ces crimes puissent bénéficier de l’impunité."

- Mali - Libye - Syrie - Iran - Turquie - Tunisie - États-Unis - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « ITélé » et « Europe1 » (Paris, 2 juin 2013)

"Je pense qu’on ne peut pas comparer les situations, mais ce qui se passe en Turquie est effectivement très préoccupant. Au départ, c’est un conflit d’urbanisme, le pouvoir de M. Erdogan voulait raser 600 arbres et construire à la place une caserne. Et puis la réaction de la population a été forte, il y a eu des affrontements extrêmement violents et beaucoup de blessés. La position de la France est de demander qu’on fasse preuve de retenue et qu’on aille vers l’apaisement ; c’est d’ailleurs aussi la position qu’a prise le président turc, M. Gül. Mais je ne pense pas pour autant qu’on puisse comparer cela trop rapidement avec d’autres situations."

- Traité sur le commerce des armes - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 3 juin 2013)

"La France a signé ce jour, à New York, le traité sur le commerce des armes. Elle se félicite que de nombreux autres membres de la communauté internationale, et notamment au sein de l’Union européenne, aient suivi la même démarche, marquant une fois encore leur soutien à ce texte."

- Syrie - CAE - Point de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 27 mai 2013)

"Ce que nous souhaitons, nous Français, c’est d’abord qu’il y ait une solution de consensus qui puisse être trouvée, parce qu’il nous semble qu’il est très important que l’Europe prenne une position unique sur cette question de la levée de l’embargo. Ensuite, nous voulons évidemment que les combattants, les résistants puissent disposer des moyens armés pour résister à toutes les attaques du régime de Bachar Al-Assad. Ceci est un deuxième aspect. Troisièmement, si des armes peuvent être livrées, il faut qu’elles puissent être contrôlées."

- Niger - Lutte contre les groupes terroristes - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue de son audience avec le président de la République du Niger (Niamey, 28 mai 2013)

"Il y a eu deux attaques extrêmement meurtrières sur deux sites ici, à la fois à Arlit et sur un site voisin. Nous avons donc parlé de cela, de l’origine, des mesures à prendre. Nous avons abordé aussi, bien sûr, les questions de fond : comment lutter contre le terrorisme, parce que le Niger est très engagé dans la bataille contre les groupes terroristes, sans oublier les problèmes de développement économiques, puisque le Niger est un grand pays mais qui n’a pas beaucoup de ressources. La France, comme vous le savez, est à ses côtés."

- Syrie/Liban/Iran - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Paris, 27 mai 2013)

"La branche armée du Hezbollah est impliquée dans toute une série d’exactions commises à l’étranger. Vous savez d’autre part que le Hezbollah lui-même a déclaré intervenir - et il le fait massivement - dans le conflit syrien. Et puis, il y a d’autres éléments qui conduisent la France à considérer que la branche armée du Hezbollah doit être mise sur la liste des Européens, au titre de ce que l’on appelle les organisations terroristes."

- Relations franco-allemandes - Syrie - Mali - Niger - Libye - Conférence de presse conjointe dLaurent Fabius avec le ministre des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, M. Guido Westerwelle (Paris, 24 mai 2013)

"S’agissant de la France, vous savez qu’elle apporte un soutien clair à la coalition nationale syrienne d’abord et à la perspective d’une conférence à Genève. Nous faisons en sorte, l’un et l’autre que le succès puisse être au rendez-vous. Nous en avons discuté mercredi soir à Amman et nous en avons parlé aujourd’hui aussi. Nous y reviendrons lundi avec nos collègues de l’Union européenne durant le Conseil affaires étrangères qui abordera à nouveau et également la question de l’embargo sur les armes."

- Syrie - Point de presse de Laurent Fabius avant à la réunion ministérielle des Amis du peuple syrien (Amman, 22 mai 2013)

"La France est présente à cette réunion avec deux idées principales. La première, c’est que la réaffirmation de notre soutien plein et entier à la coalition nationale syrienne. La deuxième idée, notre soutien à la perspective d’une conférence à Genève, à condition que le succès puisse être au rendez-vous, ce qui signifie un certain nombre de choses en termes de participation et en termes d’ordre du jour. Il n’est pas question d’aller à Genève si c’est pour échouer. Ce serait une grande déception, donc il y a des conditions à réunir et nous allons en discuter ce soir."

- Syrie - Point de presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, après la réunion ministérielle des Amis du peuple syrien (Amman, 22 mai 2013)

"La France soutient pleinement et totalement la coalition nationale syrienne. La coalition va se réunir demain, elle prendra des décisions, mais je tiens à rappeler que la France est aux côtés de la coalition nationale syrienne."

- Tunisie - Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tunis, 14 mai 2013)

"Le message que je suis venu porter à mes amis tunisiens est un message d’amitié, un message de confiance et un message de solidarité. L’amitié, c’est tout simplement le lien qui existe entre le peuple tunisien et le peuple français. Ce n’est pas inutile de rappeler que pour nous les Tunisiens sont des amis, des proches. Et beaucoup de choses, dans un monde qui est dur, sont liées à l’amitié."

- Tunisie - Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - extraits (Tunis, 14 mai 2013)

"Sur le plan économique, bien sûr la Tunisie a subi le contrecoup d’un certain nombre d’événements, mais il y a cette année une croissance en Tunisie de 3,5 %. Même si ce n’est pas suffisant, ce n’est pas une croissance nulle. Et puis, il y a un processus de transition démocratique. Les Tunisiens sont en train de mettre au point une constitution qui devrait être adoptée d’ici quelques semaines. Des élections sont prévues d’ici la fin de l’année. Bien sûr, ce n’est pas facile."

- Mali/Conférence des donateurs - Point de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 15 mai 2013)

"Les Maliens, en concertation avec les bailleurs de fonds, ont chiffré à environ 4 milliards d’euros le budget nécessaire au développement des services, des infrastructures et de l’économie au cours des deux prochaines années. La moitié de cette somme sera financée par les ressources des Maliens eux-mêmes. Pour l’autre moitié, ils sollicitent l’aide de la communauté internationale. L’enjeu de la conférence de Bruxelles est donc d’obtenir des engagements à la hauteur des besoins sous la forme de dons et de prêts."

- Syrie - Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - Extraits (Paris, 14 mai 2013)

"Aujourd’hui, le conflit syrien menace de devenir international. C’est déjà un conflit international. Donc clairement, la France est pour « Genève 2 » ; même si c’est très difficile, nous y travaillons. Je me suis entretenu hier avec John Kerry et avec toute une série d’autres collègues et on avance. La France y prend sa part."

- Japon - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien japonais « Nikkei » (Tokyo, 7 mai 2013)

"La France est la 5ème puissance économique du monde, le Japon est la 3ème puissance économique du monde, nous avons d’excellentes relations, sur le plan politique et culturel, sur tous les plans, mais il faut que nous renforcions encore nos relations économiques."

- Japon - Déclaration de Laurent Fabius (Tokyo, 7 mai 2013)

"Mon déplacement aujourd’hui avait deux objets. D’une part, prendre un contact direct avec à la fois le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères, ce qui a été possible grâce à eux, et puis préparer la visite du président français. Et bien, je pense que les deux objectifs sont remplis et je me réjouis d’être à nouveau avec vous au début du mois de juin."

- Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien Le Monde (9 mai 2013)

"La tragédie syrienne, si elle se poursuit, peut être la pire catastrophe humanitaire et politique de ce début de siècle. Les morts, les blessés, les déplacés, les réfugiés se chiffrent par centaines de milliers en Syrie ou dans les pays voisins. Si on ne porte pas un coup d’arrêt au conflit, c’est l’éclatement du pays qui se profile, l’ultra-radicalisation sectaire des deux camps, la déstabilisation de toutes les composantes de cette zone déjà éruptive. Le chaudron syrien constitue, avec le nucléaire iranien – et d’ailleurs les deux sont liés –, la plus grande menace actuelle contre la paix."

- Relation franco-allemande - Libye - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » - Extraits (Paris, 29 avril 2013)

"La France et l’Allemagne, c’est le coeur de la construction européenne. La France et l’Allemagne sont chacune le premier client et le premier fournisseur l’une de l’autre. Alors, qu’il puisse y avoir - surtout que ce ne sont pas les mêmes orientations politiques - des différences, oui ; discutons-en. Mais il n’y a aucune raison d’opposer de manière absolument frontale un pays et un autre. Nous sommes amis."

- Afrique-Mali-Otages-Libye-Tunisie-Algérie-Maroc- Israël/Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec l’hebdomadaire « Jeune Afrique » - extraits (Paris, 28 avril 2013)

"Quelques heures après l’attentat, je me suis rendu à Tripoli pour apporter le soutien du gouvernement aux deux gendarmes français blessés et pour organiser, avec nos diplomates et les autorités libyennes, le renforcement de la sécurité de nos implantations. L’attentat n’a à ce jour fait l’objet d’aucune revendication, mais une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris, qui doit permettre, en liaison avec les autorités libyennes, de faire la lumière sur les circonstances de cet acte lâche et odieux et identifier ses auteurs. En s’attaquant à notre ambassade de France, ces derniers ont voulu s’en prendre non seulement à la France, mais aussi à l’amitié entre les peuples libyen et français et, d’une façon plus large, à tous ceux qui luttent contre le terrorisme, partout dans le monde. Ils devront rendre des comptes."

- Fusillade à Rome alors que le nouveau gouvernement prête serment - Déclaration de Laurent Fabius (28 avril 2013)

"Face à cet acte criminel, le gouvernement et le peuple italiens peuvent compter sur notre totale solidarité."

- Adoption de la résolution 2100 - Déclaration de Laurent Fabius (25 avril 2013)

"La résolution 2100 marque une étape importante. Elle s’inscrit dans une approche globale souhaitée par la France qui inclut la stabilisation et le retour à la sécurité, l’accompagnement de la transition politique et l’aide à la reconstruction et au développement du Mali. Le déploiement des casques bleus sur le terrain débutera en juillet prochain. Il viendra appuyer les efforts en faveur du dialogue et de la réconciliation, indispensables au bon déroulement des élections."

- Libye - Attentat contre l’ambassade de France à Tripoli - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV, I-TÉLÉ et LCI » (Paris, 23 avril 2013)

"Un attentat à la voiture piégée a eu lieu à Tripoli, en Libye, devant notre ambassade. Cet attentat aurait pu être un carnage. Deux gendarmes ont été blessés, dont l’un grièvement. Il s’en est fallu de quelques minutes ; si le personnel avait été là, cela aurait effectivement été un drame épouvantable."

- Libération des otages au Cameroun - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Paris, 19 avril 2013)

"Cela fait deux mois que nos compatriotes ont été pris en otage. Nous nous sommes immédiatement mobilisés, je me suis déplacé voir le président du Cameroun et le président du Nigeria quelques jours après. Ensuite, des contacts ont été noués. Il y a une règle dans toutes ces affaires, c’est l’efficacité et la discrétion. D’ailleurs, les deux choses sont liées et j’ai toujours été un partisan de la discrétion."

- Mauritanie - Mali - Point de presse de Laurent Fabius (Nouakchott, 15 avril 2013)

"L’intervention qui a eu lieu a permis de rétablir la sécurité, mais il faut conforter cet élément-là et vous savez sans doute que d’ici quelques jours, l’ONU va décider d’une opération de maintien de la paix qui va permettre d’avoir une force de sécurité très importante au Mali, afin de continuer à sécuriser le pays. Et nos amis mauritaniens envisagent, sous certaines conditions bien sûr, ils les définiront eux-mêmes, de pouvoir participer à cette opération. Mais il y a aussi l’aspect politique, parce qu’il faut que le Mali s’engage dans le dialogue et la réconciliation et aille vers des élections. Nous en avons parlé avec le président mauritanien qui a une analyse très fine des choses et nous partageons vraiment, c’est ce qui m’a frappé dans notre conversation, leur approche. Il faut qu’il y ait un véritable dialogue entre le sud et les populations du nord, pour que chacun se sente à l’aise et qu’un certain nombre de difficultés qui ont existé dans le passé puissent être résorbées. Et puis il y aura des élections qui sont prévues au mois de juillet."

- Syrie - Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Strasbourg, 18 avril 2013)

"Nous avons une réunion à Istanbul samedi soir avec les amis réels de la Syrie, mais je ne cache pas mon inquiétude, parce que si la situation actuelle perdure, avec Bachar Al-Assad qui continue ses exactions, quel est le risque ? C’est qu’on va avoir de plus en plus de morts, de blessés, de réfugiés, et, à la fin, la Syrie risque d’exploser avec, de part et d’autre, les extrémistes qui risquent de l’emporter, ce qui serait catastrophique à la fois pour la Syrie et pour toute la région."

- États-Unis/Explosion de West (Texas) - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 18 avril 2013)

"J’ai appris avec une vive émotion la nouvelle de l’explosion d’une usine d’engrais qui a endeuillé la ville de West, au Texas.
Mes pensées vont aux familles des victimes, aux blessés et à tous ceux dont la vie est affectée par cette catastrophe."

- Lettre de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères à John Kerry, Secrétaire d’Etat américain (16 avril 2013)

"J’ai appris avec beaucoup d’émotion la nouvelle des explosions qui ont endeuillé Boston. Mes pensées vont aux familles des victimes et aux nombreux blessés. Face à cet acte lâche et barbare, le peuple américain peut compter sur notre totale solidarité."

- Chine - Corée du Nord - Mali - Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec la presse française - extraits (Pékin, 12 avril 2013)

"Cette visite a marqué l’importance que nous attachons aux relations franco-chinoises, à la fois, vous le savez, parce que ces relations sont anciennes - la France, on le rappelle souvent, a été le premier pays, le premier grand pays d’occident, sous le général de Gaulle à reconnaître la République populaire de Chine -, mais aussi parce que, au travers des années, une coopération étroite s’est développée et parce que nous partageons, sur beaucoup de points, des approches communes."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « France-Inter » (Pékin, 12 avril 2013)

"Si rien n’est fait en Syrie, nous allons nous diriger vers une radicalisation des deux côtés, c’est le premier point. De plus, il faut une solution politique qui est très difficile à tracer maintenant."

- Déplacement de Diango Cissoko à Gao - Déclaration de Laurent Fabius (11 avril 2013)

"Je salue la visite ce jour à Gao du Premier ministre malien de transition, Diango Cissoko. Ce geste fort vient symboliser le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ce qui aurait pu devenir l’un des bastions du terrorisme."

- Disparition de Zao Wou-Ki - Déclaration de Laurent Fabius (10 avril 2013)

"Je salue la mémoire d’un grand artiste, attaché à la France, devenue son pays en 1964. Il a su mêler les influences occidentales avec son identité chinoise, pour donner à son œuvre une portée universelle."

- Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bamako, 5 avril 2013)

"Des progrès très importants ont été faits, notamment sur la plan de la sécurité puisque les troupes maliennes, les troupes françaises, les troupes tchadiennes l’ensemble des troupes africaines ont fait un travail remarquable et je veux leur rendre hommage."

- Otages - Mali - Syrie - Corée du Nord - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « BFM TV - RMC » - extraits (Paris, 3 avril 2013)

"Sur le plan politique, les Maliens se sont engagés à ce qu’un dialogue s’établisse entre le Sud et le Nord, parce que l’absence de dialogue est une des grandes difficultés. Nous avions demandé que soit créée une commission de la réconciliation. Elle a été créée samedi dernier avec un président et deux vice-présidents qui sont des gens estimables, en particulier quelqu’un qui est un touareg de Kidal. Vendredi je vais regarder tout cela concrètement. Et puis des élections doivent avoir lieu au mois de juillet pour créer une nouvelle légitimité démocratique."

- Egypte - Syrie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue égyptien - propos de M. Fabius (Paris, 2 avril 2013)

"Nous avons abordé la question syrienne sur laquelle nous avons une grande convergence de vues. Nous soutenons la Coalition nationale, nous apportons notre soutien à la personnalité et au choix de cette coalition autour de Moaz al-Khatib. Nous voulons trouver une solution politique qui permette à la Syrie, aujourd’hui déchirée, de retrouver une perspective. Nous sommes extrêmement inquiets, à la fois de ce qui se passe en Syrie mais aussi dans les pays voisins, au Liban et en Jordanie, et nous avons échangé sur ce point."

- Chypre - RCA - Mali - Syrie - Otages - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « Europe 1 » - extraits (Paris, 25/03/2013)

"Nous suivons les événements en Centrafrique heure par heure. Il y a eu, comme vous le savez, une attaque par le mouvement qu’on appelle « Séléka ». Le président Bozizé, qui s’était engagé à faire un certain nombre de choses qu’il n’a pas faites, a quitté son pays et nous suivons tout cela très attentivement. Nous avons envoyé un certain nombre de troupes supplémentaires pour protéger nos ressortissants. Les choses sont, de notre point de vue en ce qui concerne les Français, sous contrôle. Mais nous restons extrêmement vigilants."

- Pays-Bas - UE - Syrie - ONU - Environnement - Réponses de Laurent Fabius devant les étudiants de l’Université de Leyde - extraits (La Haye, 21 mars 2013)

"Je crois à la nécessité d’un monde multipolaire. Je crois qu’un monde unipolaire serait extrêmement dangereux et que même un monde bipolaire - on parle parfois de G2 en pensant à la Chine et aux États-Unis - ne correspond pas à un bon équilibre. Au fond, la vision que l’on peut avoir, sans angélisme, c’est celle d’une organisation internationale, les Nations Unies, qui doit avoir des capacités de régulation sur l’ensemble du monde. Chaque continent ayant lui-même sa capacité de régulation, que ce soit l’Afrique, l’Asie ou l’Europe. On arriverait là à une vision beaucoup plus équilibrée des choses. C’est d’ailleurs la vision que je développe et je travaille à l’avènement de ce monde multipolaire."

- Pays-Bas - Syrie - Mali - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue, M. Frans Timmermans - Propos de M. Fabius - extraits (La Haye, 21/03/2013)

"Nous avons le sentiment que si l’on n’évolue pas sur le plan politique ni sur le terrain, le risque est donc extrêmement grand que la Syrie éclate. Et à la fin, ce soit les extrémistes et les terroristes qui profitent de la situation avec des conséquences redoutables, non seulement pour la Syrie, mais pour l’ensemble de la région. Or, nous voulons absolument éviter cela pour protéger la population syrienne et compte-tenu de l’enjeu régional. Si on veut faire bouger la situation politique, il faut que la situation sécuritaire et militaire elle-même évolue car, actuellement, M. Bachar Al-Assad est convaincu, à tort, qu’il va l’emporter et jouit d’une impunité presque totale puisqu’il dispose d’avions. Ces derniers bombardent les résistants et ils n’ont pas les moyens de se défendre. "

- Syrie - Déclaration à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à l’issue de la réunion informelle des ministres européens des affaires étrangères (Dublin, 22/03/2013)

"J’ai insisté en particulier, et c’est un point très important, sur l’attention très forte qu’il fallait porter à la possible utilisation par Bachar Al-Assad d’armes chimiques. Vous le savez, celles-ci représentent un danger extrême et Bachar Al-Assad en possède beaucoup. Il y a des indications selon lesquelles il pourrait les avoir utilisées ou il pourrait les utiliser et c’est un point que toute la communauté internationale, y compris d’ailleurs les Russes, considère comme inacceptable. J’ai beaucoup insisté là-dessus parce que leur utilisation peut engendrer des dégâts épouvantables."

- République Centrafricaine - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 24/03/2013)

"La France, conformément à ses principes, ne peut que condamner le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir en République centrafricaine. Elle estime que les principes des accords de Libreville du 11 janvier, conclus sous l’égide de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, avec l’appui de l’Union africaine, doivent fournir le cadre d’une transition politique."

- Syrie - Propos du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Dublin, 22 mars 2013)

"La question est la suivante : comment empêcher Bachar Al-Assad de continuer à bombarder et à massacrer la population syrienne. Voilà la question qui est posée. Et donc les Britanniques et les Français souhaitent alimenter la discussion sur une levée de l’embargo pour permettre aux résistants syriens de se défendre étant bien entendu que si l’embargo est levé il faudra que ces armes ne puissent pas tomber dans les mains adverses."

- Situation en République centrafricaine - Déclaration de Laurent Fabius (24 mars 2013)

"Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j’appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.
Nous renouvelons à nos compatriotes, avec lesquels notre ambassade est en contact permanent, nos consignes de prudence. Nous leur demandons de rester chez eux. Notre dispositif sur place a été renforcé afin d’assurer leur sécurité."

- Otages - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM-TV » (Paris, 19 mars 2013)

"Nous sommes extrêmement déterminés et tous les services français sont mobilisés pour obtenir la libération des otages. En même temps, nous sommes obligés, j’espère que vous le comprendrez, à une extrême discrétion parce que, tout renseignement que nous pourrions donner peut être utilisé par les ravisseurs contre les otages."

- Nigeria/Otages - Point presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Abuja, 16/03/2013)

"Sur la question des otages, nous disons très clairement que nous souhaitons de toutes nos forces qu’ils soient libérés sains et saufs et nous ne donnons pas d’informations sur les détails concernant l’ensemble de nos concitoyens retenus. Il va de soi que les Français doivent prendre des mesures de sécurité, de vigilance importantes."

- Syrie - Mali - UE - Otages - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France 3 » - extraits - (Paris, 17/03/2013)

"Aujourd’hui, prévaut une situation absolument abominable : on évoque 70.000 morts, certains disent 100.000 morts, plus d’un million de réfugiés, et plusieurs millions de personnes déplacées. Non seulement en Syrie, mais dans les pays voisins : la situation est extrêmement dure. Bachar Al-Assad ne veut pas bouger. Si cela continue comme aujourd’hui, non seulement il va y avoir de plus en plus de morts, mais le risque est que les extrémistes, c’est-à-dire Al-Qaïda, prennent finalement le dessus. Et donc nous nous sommes dit : si on veut arriver à une solution politique, ce qui est nécessaire, il faut faire évoluer la situation militaire sur le terrain et pour ce faire, il faut que les résistants puissent avoir des armes pour lutter contre les avions qui les mitraillent."

- Syrie - Tribune du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius dans le quotidien « Libération » (Paris, 14/03/2013)

"Nous devons convaincre nos partenaires, notamment en Europe, que nous n’avons désormais plus d’autre choix que de lever l’embargo sur les armes, en faveur de la coalition. Sur le plan international, la France a été la première à soutenir à chaque étape la cause du peuple syrien. Elle doit l’être également en ce moment charnière. L’embargo européen sur les armes partait d’une idée généreuse : ne pas ajouter des morts aux morts, et des combats aux combats. Mais, aujourd’hui, cet embargo se retourne contre ceux qu’il avait l’ambition de protéger : il ne contraint pas ceux qui livrent des armes au régime Assad et il empêche de soutenir ceux qui luttent légitimement contre lui. Les modalités de cette levée de l’embargo sont à définir en urgence. C’est lorsqu’il mesurera qu’il ne peut survivre par la force des armes que Bachar Al-Assad bougera ou que la situation bougera sans lui."

- Syrie/Mali/Otages français/Élection du Pape - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « France Info » (Paris, 14/03/2013)

"La position que nous avons prise avec François Hollande, c’est de demander la levée de l’embargo sur les armes. Pourquoi ? Depuis le début, la France est en pointe pour soutenir la résistance syrienne. On le fait sur le plan humanitaire car il faut les aider. On le fait sur le plan politique en soutenant l’opposition. Vous avez dit vous-même le bilan est absolument épouvantable - il y a plus de 70.000 morts, plus d’un million de réfugiés et la région elle-même est à feu et à sang. On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec, d’un côté, l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre, des résistants qui ne peuvent pas se défendre."

- Mali/TV5 Monde - Intervention du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius - extraits (Paris, 13/03/2013)

"Je crois qu’il faut bien avoir à l’esprit que quand on parle du Mali, il y a trois actions en permanence : il y a l’action de sécurité - s’il n’y a pas de sécurité, rien n’est pas possible, c’est l’aspect militaire, - il y a l’action démocratique - le dialogue démocratique, la préparation des élections - et puis il y a l’action économique pour le développement. Et il faut avoir tout cela en tête. Nous sommes en train de parler de l’action militaire, sécuritaire, qui a commencé il y a déjà maintenant deux mois. C’est un très grand succès, il faut le dire et il faut dire bravo et notre admiration à toutes les forces qui se sont concentrées sur cette tâche. Elles font un travail absolument admirable"

- Corée du Nord - Syrie - Mali - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « CNN » - extraits - (Paris, 11/03/2013)

"Nous sommes clairement en présence d’une réelle catastrophe humanitaire - je veux dire par là un bain de sang - non seulement concernant la Syrie, mais aussi les pays voisins : la Jordanie, le Liban, etc. Nous devons agir sur de très nombreux tableaux à la fois : la dimension humanitaire, la dimension politique, un embargo sur les armes aussi, car la situation est désormais très, très grave. Nous ne pouvons tolérer ce déséquilibre entre le camp de Bachar Al-Assad, qui est soutenu par l’Iran et la Russie, et celui d’en face, avec la Coalition nationale syrienne, qui, elle, est dépourvue de véritables armes en nombre suffisant."

- Mali - Syrie - Otages - Venezuela - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien « Aujourd’hui en France » - extraits - (Paris, 10/03/2013)

"Tous les services de l’État, en France et à l’étranger, sont mobilisés pour obtenir la libération des otages et leur retour en France aussi vite que possible. Le centre de crise du Quai d’Orsay est en permanence à la disposition des familles, elles sont très courageuses. S’agissant de nos compatriotes enlevés au Cameroun le 19 février, j’ai reçu leur famille mercredi dernier pour leur redire notre détermination et notre profonde solidarité et je me rendrai au Cameroun et au Nigéria en fin de semaine prochaine."

- Syrie - Conseil affaires étrangères - Déclaration à la presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Bruxelles, 11/03/2013)

"Nous avons évoqué avec M. Brahimi ce qui pouvait être fait et, en ce qui concerne la France, il est très clair qu’il faut que la communauté internationale augmente son aide matérielle à la Syrie et aux pays voisins. Il est évident aussi, sur le plan politique et diplomatique, qu’il faut utiliser tous les contacts, tous les canaux, et nous le faisons en liaison avec les Américains, les Russes, les Arabes, pour essayer de trouver une solution politique, mais - j’insiste là dessus -, il me paraît évident aussi que la question d’une levée de l’embargo sur les armes se pose de plus en plus, car nous avons un déséquilibre évident entre Bachar Al-Assad, qui reçoit des armes puissantes venues d’Iran et de Russie, et la Coalition nationale qui ne dispose pas de ces mêmes armes."

- Otages au Cameroun - Déclaration de Laurent Fabius (6 mars 2013)

"Je viens de recevoir les familles de nos compatriotes enlevés au Cameroun le 19 février. J’ai confirmé aux familles notre détermination totale pour parvenir à la libération de leurs proches. Je leur ai aussi redit la profonde solidarité des autorités françaises face à leur angoisse dans ce moment si difficile."

- Réouverture au public du lycée français Liberté de Bamako - Déclaration de Laurent fabius et de Hélène Conway (6 mars 2013)

"Les efforts menés conjointement avec les autorités maliennes permettent d’assurer la reprise complète des activités de l’établissement. Nous avons donc décidé que le lycée français de Bamako rouvrira ses portes aux élèves le lundi 11 mars. "

- Kazakhstan - Déclaration de Laurent Fabius (Astana, 1er mars 2013)

"Nous avons naturellement évoqué toutes les grandes questions internationales qui préoccupent légitimement tant la France que le Kazakhstan. Qu’il s’agisse de l’Afghanistan, de l’Iran, de la Syrie, nous avons constaté une très grande convergence de nos analyses et j’ajouterai, s’agissant notamment de l’Afghanistan, une volonté de coopération active."

- Décès de Stéphane Hessel - Déclaration de Laurent Fabius (27 février 2013)

"Avec Stéphane Hessel disparait un combattant de la liberté et de la dignité humaine. Engagé avec courage au service de causes justes et généreuses, à travers la diversité des époques qu’il a traversées, il est resté le témoin exigeant des valeurs de la Résistance."

- Otages - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 25 février 2013)

"Une vidéo de la famille française enlevée au nord du Cameroun mardi dernier vient d’être diffusée par le groupe Boko Haram. Pour nous tous, ces images sont terriblement choquantes. Elles démontrent une cruauté sans limites."

- Panama - Point de presse conjoint du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue panaméen, M. Francisco Alvarez de Soto - Propos de M. Fabius (Panama, 22/02/2013)

"J’ai choisi de visiter trois pays d’Amérique latine : le Pérou, Panama et la Colombie. Ce voyage témoigne de l’intérêt majeur que la France porte à l’Amérique latine. Nous pensons qu’une grande partie de l’avenir du monde se construit ici et la France, qui est un grand pays, doit être présente là où se construit l’avenir du monde."

- Colombie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien colombien « El Tiempo » (Paris, 24/02/2013)

"Notre partenariat économique est dense et les échanges commerciaux ainsi que les investissements ont augmenté. Cependant, nous pouvons et devons faire davantage, notamment en proposant à l’Amérique latine le savoir-faire des entreprises françaises qui correspond aux besoins de son développement. Je pense en particulier aux transports, aux infrastructures, aux communications, à l’énergie. Il en va de même du partenariat politique. Nous nous consultons beaucoup sur des sujets globaux comme le climat ou la lutte contre le terrorisme. Les années où la Colombie siégeait au Conseil de sécurité des Nations Unies ont montré que nous travaillons facilement ensemble. Je souhaite que nous le fassions plus largement. "

- Syrie/Décès du journaliste Olivier Voisin - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 25/02/2013)

"Avec la mort d’Olivier Voisin s’allonge la trop longue liste des journalistes tués en Syrie depuis le début de ce conflit, dont nos compatriotes Gilles Jacquier, Rémi Ochlik et, le mois dernier, Yves Debay. Je souhaite rendre hommage à l’action des femmes et des hommes qui chaque jour risquent leur vie pour informer."

- Amérique latine - Entretien de Laurent Fabius avec la chaîne d’information colombienne « NTN 24 » (Paris, 21 février 2013)

"Le but de ce voyage est de rapprocher la France et l’Amérique latine. Nous avons une tradition de proximité ; les idéaux de la France sont très présents en Amérique latine mais nous n’avons pas encore les relations politiques et économiques à la hauteur de ce que nous voudrions. Mon objectif, c’est d’aller vers un rapprochement, une proximité plus forte entre la France et l’Amérique latine."

- Panama - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien panaméen « La Prensa » (Paris, 22 février 2013)

"La France et le Panama, c’est une longue histoire. Bien entendu, il y a eu cette audacieuse entreprise que fut le percement, sous la direction de Ferdinand de Lesseps, du canal. La France a plus tard accompagné la création de l’État panaméen et fut l’un des premiers à le reconnaître. Elle est le seul pays dont la représentation diplomatique au Panama est installée dans le Casco Antiguo. Tous ces symboles témoignent d’une étroite relation, que je suis ici pour développer."

- Pérou - Mali - Otages - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue péruvien, à l’issue de la signature des accords, et de la remise au Ministre d’une décoration péruvienne - Propos de M. Fabius (Lima, 21 février 2013)

"Les textes que nous avons signés montrent de nouveaux champs de coopération, mais, au-delà de ces textes, tout nous est ouvert. Nous travaillons et nous allons travailler de plus en plus ensemble dans tous les domaines que vous avez cités cher collègue : l’éducation, la culture, la science, le commerce, l’investissement, le transport, l’énergie, le tourisme, la sécurité. Et beaucoup d’autres champs encore. Tout nous est ouvert et nous souhaitons, nous la France, avancer côte à côte avec vous."

- Pérou - Rencontre de Laurent Fabius avec les correspondants de la presse française au Pérou (Lima, 21 février 2013)

"Il y a une soif de France ici et nous sommes complètement décidés de développer très fortement nos relations avec le Pérou. Nous avons passé en revue nos champs d’actions avec le Pérou : éducation, culture, recherche. Et puis, il y a beaucoup à faire sur le plan économique, sur le plan de la défense et de la sécurité."

- Pérou - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien péruvien « La Republica » (Lima, 21 février 2013)

"Nos deux pays ont toujours eu d’excellentes relations. Au Pérou, la présence française est importante ; réseau des Alliances française, lycée franco-péruvien, organismes de recherche (IRD, IFEA). Je m’en réjouis. Cependant, en dépit d’investissements français significatifs, nos relations économiques restent en deçà de ce qu’elles devraient être. La France n’est que le 22ème partenaire du Pérou, et le Pérou le 76ème pour la France. Il faut renforcer tout cela. Ma visite doit y contribuer."

- Otages - Déclaration de Laurent Fabius (Lima, 21 février 2013)

"Depuis l’enlèvement, beaucoup d’informations, souvent fausses, ont été données par les uns et les autres. Nous suivons la situation, le président de la République, le ministre de la défense et moi-même, en permanence. "

- Mali - Propos de Laurent Fabius (Lima, 22 février 2013)

"L’intervention française au Mali poursuit plusieurs objectifs.
Le premier, bloquer les terroristes dans leur descente vers le Sud, a été accompli."

- Mali - Syrie - Printemps arabe - Proche Orient - Amérique latine - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien « 20 minutes » (Paris, 21 février 2013)

"Tout est mis en oeuvre, avec les autorités camerounaises et nigérianes, pour localiser nos ressortissants et obtenir leur libération. Cet enlèvement dramatique confirme qu’il est indispensable de lutter contre les groupes terroristes avec détermination dans toute la zone. Une action d’ensemble est nécessaire, avec tous les États africains et le soutien de la communauté internationale."

- Amérique latine - Tribune de Laurent Fabius dans le quotidien "Le Figaro" (Paris, 20 février 2013)

L’Amérique latine : un objectif majeur de notre politique étrangère
À partir du 21 février, je me rends dans trois pays d’Amérique latine - Colombie, Panama, Pérou - pour travailler à la relance de nos relations avec ce continent. Mon déplacement dans la région, après ceux du président et du premier ministre, a un sens clair : nous voulons un rapprochement durable avec l’Amérique latine, qui constitue désormais un objectif majeur de notre politique étrangère.

- Mali - Enlèvements de Français au Cameroun - Conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et du Premier ministre du Mali, M. Diango Cissoko - Propos de M. Fabius (Paris, 19/02/2013)

"Une partie des terroristes de Boko Haram ont en effet été formés au Nord du Mali. Comme nous l’avons souvent dit, la lutte contre les différents groupes terroristes est une nécessité absolue, Ces groupes terroristes menacent non seulement le Mali, mais l’ensemble de l’Afrique. Le président du Nigéria, qui était présent en France il y a quelques jours, a notamment confirmé ce point de vue. Cela confirme une nouvelle fois la nécessité, de la part de toute la communauté internationale, de lutter contre ces groupes de terroristes et de narcoterroristes."

- Mali - UE - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « RTL » - extraits - (Paris, 19/02/2013)

"Il y a un succès militaire qui est incontestable et dont il faut se féliciter. Maintenant, la prochaine étape, c’est à la fois de conforter le succès militaire, mais aussi de le transformer en des avancées pour la démocratie et le développement. "

- UE/Conseil affaires étrangères - Point de presse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Bruxelles, 18/02/2013)

"Sur le Mali, notre action a, de nouveau, bénéficié d’un soutien extrêmement fort. D’autre part, le lancement effectif de l’opération de formation par l’Union européenne des troupes maliennes a été décidé et confirmé, ce qui est une bonne chose. Un certain nombre de précisions ont été apportées sur le calendrier et sur la volonté que le dialogue, la réconciliation nationale, aient lieu effectivement au Mali. Ce sont des thèses que nous développons depuis longtemps et nous sommes très satisfaits que l’Union européenne les appuie."

- Syrie - Mali - Iran - Liban - Égypte - Tunisie - Question israélo-palestinienne - Sahel/otages français - Entretien de Laurent Fabius avec « Al Arabiya » (Paris, 14 février 2013)

"La situation en Syrie est dramatique puisque tous les jours des dizaines et des dizaines de personnes meurent ; il y a des blessés ; des réfugiés. Non seulement c’est une situation dramatique en Syrie, mais qui a des conséquences lourdes dans les pays voisins ; je pense à la Jordanie et à d’autres pays. Il faut donc arrêter ce massacre. Tout le monde sait que pour arrêter ce massacre il faut, et le plus tôt sera le mieux, que M. Bachar Al-Assad se retire. Mais il ne suffit pas qu’il se retire. Il faut que le régime qui va succéder soit stable, qui reconnaisse toutes les communautés en Syrie et que les droits de chaque communauté soient respectés."

- Irak/Libération de MM. Nadir Dendoune et Haqi Mohammed - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 14 février 2013)

"Je me réjouis de la libération de M. Nadir Dendoune, journaliste français, qui avait été arrêté à Bagdad le 23 janvier dernier, ainsi que de celle de M. Haqi Mohammed qui lui avait servi de guide lors de son séjour en Irak."

- Diplomatie économique - Mali - Syrie - Printemps arabes - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Les Échos » (Paris, 13 février 2013)

"Une clef de voûte de notre prospérité et de notre influence, c’est l’économie. Le ministère des affaires étrangères, présent dans le monde entier, a pour mission sur le long terme de renforcer notre influence, il s’occupe également des crises : dans ces conditions, il aurait été étonnant qu’il ne se préoccupe pas d’économie. J’ai donc assigné comme mission prioritaire à notre réseau, à nos ambassadeurs, de soutenir au maximum notre effort de redressement. Bien sûr, l’administration ne remplace pas les entreprises, mais le Quai d’Orsay doit leur être grand ouvert et les appuyer. C’est ce qu’il fait. Cette action est complémentaire de notre présence internationale politique, éducative, culturelle, scientifique."

- Corée du Nord - Mali - Inde - Irak - UE/USA - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal+ » (Paris, 13 février 2013)

"Ce que l’on a décidé, c’est de regarder si vraiment cela peut aboutir ; dans ce cas, on entamera la négociation. S’il n’y aucune chance que cela aboutisse, parce que ce n’est pas dans l’intérêt mutuel de l’Union européenne et des États-Unis, il n’y aura pas de négociation."

- Iran/Assignation à résidence de MM. Moussavi et Karoubi - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 13 février 2013)

"La France condamne cette situation intolérable et appelle les autorités iraniennes à honorer leurs engagements internationaux en matière de liberté d’opinion et d’expression, en libérant immédiatement toutes les personnes arbitrairement détenues. Je pense aux défenseurs des droits de l’Homme Nasrin Sotoudeh, Mohammad Ali Dadkhah, Abdolfattah Soltani, parmi tant d’autres, mais aussi aux journalistes qui ont été incarcérés à la fin du mois de janvier."

- Libye - Mali - Turquie - Corée du Nord - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius avec son homologue libyen, à l’issue de la réunion ministérielle internationale de soutien à la Libye dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’État de droit (Paris, 12 février 2013)

"Cette conférence manifeste notre volonté commune et notre engagement durable aux côtés de la Libye à un moment cruciale de sa transition. À quelques jours près, cela fait deux ans que la révolution libyenne a eu lieu. Depuis, beaucoup de changements sont intervenus et on peut dire qu’un chemin considérable a été parcouru, mais il reste - et nous en avons discuté ce matin - un certain nombre de problèmes et notamment des problèmes de sécurité. Ces problèmes prennent différentes formes : la protection des frontières ; le contrôle des armements qui sont nombreux ; le développement de l’État de droit et d’autres aspects encore."

- Renonciation du Pape - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 12 février 2013)

"Au lendemain de la décision du Saint-Père de démissionner, je veux souligner la grande qualité des relations que la France a entretenues avec le Saint-Siège durant le pontificat de Benoît XVI."

- Mali - Tunisie - Égypte - Iran - UE - Libye - Qatar - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - extraits - (Paris, 10/02/2013)

"D’abord, nous avons repris - quand je dis « nous », c’est à la fois la France et les pays d’Europe - notre aide au Mali qui avait été interrompue. Nous prévoyons pour le mois d’avril ou de mai une réunion coprésidée à la fois par Bruxelles et par nous-mêmes pour réunir tout ce qui est nécessaire, notamment des fonds en matière de développement. C’est indispensable. Il y aura de même en France une réunion, plus modeste, de toutes les collectivités qui sont en contact avec le Mali. Vous savez que de très nombreuses collectivités françaises travaillent en contact avec le Mali."

- Mali - Tunisie - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « RMC » - extraits - (Paris, 07/02/2013)

"Les ennemis de la révolution. La révolution, au départ, était une lutte pour la dignité, pour la liberté, et maintenant c’est la violence qui s’installe. Donc, moi, je veux condamner de façon extraordinairement ferme ce qui s’est passé en Tunisie. Il s’agit d’un assassinat politique. Je veux apporter mon soutien et le soutien de la France à ceux qui souhaitent arrêter la violence, et dire qu’on ne peut pas laisser se développer l’obscurantisme et la violence. Donc, les Tunisiens ce sont nos amis, nos frères, nos cousins."

- Mali - Syrie - Iran - Irak - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Metro » (Paris, 6 février 2013)

"L’action nécessaire au Mali comporte trois volets : militaire, politique et de développement. S’agissant du volet militaire, une première phase a été menée, très efficace, pour bloquer les groupes terroristes et reconquérir les villes. La France n’a pas vocation à rester durablement au Mali. Ce sont les Africains et les Maliens eux-mêmes qui doivent être les garants de la sécurité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de ce pays. C’est pourquoi nous allons, progressivement, passer le relais à la Misma. Nous-mêmes, nous allons continuer à agir au Nord, où il reste des foyers terroristes. Je pense qu’à partir de mars, si tout se passe comme prévu, le nombre de troupes françaises devrait diminuer."

- Grèce - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et de son homologue grec, M. Dimitris Avramopoulos - Propos de M. Fabius (Paris, 04/02/2013)

"Avec mon collègue et ami Dimitris, nous avons fait le tour de la situation nationale grecque, de la situation régionale et de la situation internationale. Nous avons aussi bien sûr parlé de l’Europe. Comme vous le savez, il y a, à la fin de cette semaine, un important sommet consacré aux perspectives financières. La Grèce va prendre la présidence de l’Union européenne en 2014. Nous avons abordé nos relations bilatérales et insisté en particulier sur la nécessité de développer nos relations économiques. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble. Nous avons parlé de la situation internationale, nous avons bien sûr parlé de la Syrie, du Mali."

- Mali - Syrie - UE - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » (Paris, 04/02/2013)

"Nous avons fixé trois buts, ils sont très précis : le premier but, c’est de bloquer les terroristes pour qu’ils ne descendent pas au Sud, et puis de les éradiquer ; le deuxième but, c’est de faire en sorte que l’intégrité territoriale du Mali soit restaurée ; et le troisième but, c’est que les résolutions internationales puissent s’appliquer."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et de son homologue jordanien, Nasser Joudeh - Propos de M. Fabius - (Paris, 01/02/2013)

"Tout d’abord je voudrais dire la grande amitié qui existe entre la France et la Jordanie. Nous travaillons ensemble, nous avons un partenariat excellent et nous apprécions beaucoup les positions prises par la Jordanie sur différents sujets. Nous connaissons en même temps les difficultés rencontrées par ce pays dans le contexte régional. C’est un plaisir et un honneur pour moi de recevoir le ministre des affaires étrangères de Jordanie et je lui ai demandé de transmettre à sa Majesté le Roi le témoignage de notre estime et de notre amitié."

- Syrie - Point de presse conjoint de Laurent Fabius et des représentants de la Coalition nationale syrienne - Propos de M. Fabius (Paris, 28/01/2013)

"Je suis entouré des vice-présidents de cette Coalition, que la France a été la première à reconnaître et que beaucoup d’autres pays ont reconnu, notamment à la suite de la conférence de Marrakech. Cette conférence a un but concret. Bachar Al-Assad continue, tous les jours, d’assassiner son peuple. Nous en sommes à plus de 60.000 morts avec beaucoup de personnes déplacées et de réfugiés dans les pays voisins. La communauté internationale doit donner les moyens à la Coalition nationale syrienne d’agir en soutien du peuple syrien. Cela passe par des fonds, des aides de toutes sortes. Des promesses ont été faites, certaines ont été honorées, d’autres pas encore. Et donc l’objet de cette réunion très concrète, à laquelle assiste plus de 50 pays, c’est de donner les moyens à la Coalition pour qu’elle exerce sa mission qui est d’aider le peuple syrien, de préparer l’alternance et de travailler pour une Syrie libre et démocratique."

- Mali - Syrie - Égypte - Entretien de Laurent Fabius avec « France2 » (Paris, 28/01/2013)

"La France a le soutien de la communauté internationale, des Nations Unies, maintenant des Américains, des Européens. Sur le terrain, la France était la seule à pouvoir intervenir très rapidement, concrètement, avec ses forces militaires. Le mérite du président de la République a été de décider l’intervention en quelques heures. Sinon, je vous le répète, il n’y aurait plus de Mali."

- Libération de Florence Cassez - Point de presse de Laurent Fabius (Roissy, 24/01/2013)

"Nous sommes formidablement heureux pour Florence. Il lui a fallu un courage formidable car, tenir durant sept ans, cela demande une ténacité absolument magnifique. Maintenant, elle va se reconstruire mais je voudrais remercier tous les gens qui, depuis longtemps, en France, au Mexique ou ailleurs, l’ont soutenue dans ce combat."

- Libération de Florence Cassez - Déclaration de Laurent Fabius (Roissy, 24/01/2013)

"Je veux dire à Florence à quel point nous sommes fiers et heureux de l’avoir parmi nous. Je remercie tous les gens qui, au Mexique, en France et ailleurs se sont mobilisés pour elle durant toutes ces années. Je veux ajouter un mot pour les juges qui ont rendu ce jugement. Cela veut dire qu’il y a des juges qui sont très courageux et qui ont agi en toute indépendance."

- 50ème anniversaire du Traité de l’Élysée - Mali - Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec la radio allemande « Deutschland Funk » (Berlin, 22/01/2013)

"Le champ de coopération s’est considérablement élargi. La coopération de nos deux pays concerne tous les domaines. Tous les jours, il y a des sujets dont nous avons à discuter avec nos amis allemands. Prenons par exemple l’économie : souvent, nous partageons les mêmes avis, parfois, nos opinions divergent. Nous élaborons conjointement des analyses de la situation internationale, nous discutons des questions de sécurité, d’immigration, nous discutons des sujets sociaux. En d’autres termes, il y a un grand nombre de questions que nous, Français et Allemands, souhaitons résoudre ensemble. "

- Israël - Mali - Mexique/Affaire Cassez - Royaume-Uni/Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec « France Info » (Paris, 23/01/2013)

"On prévoyait - c’est ce que disaient des études d’opinion - une poussée importante de la droite et une difficulté de la gauche et du centre. Et ce n’est pas ce qui s’est passé, puisque M. Netanyahu arrive en tête."

- Algérie/attaque terroriste - Mali - Sahel/otages - Entretien de Laurent Fabius avec « Le Grand Rendez-vous iTélé - Europe 1 - Le Parisien-Aujourd’hui en France » (Paris, 20/01/2013)

"Les forces des pays africains sont déjà formées. Certaines d’entre elles sont arrivées. D’autres seront à pied d’oeuvre dans les prochaines semaines. S’agissant de l’armée malienne, une partie des troupes est déjà engagée. Mais en même temps il faut améliorer son équipement, sa formation. C’est là qu’intervient l’Europe. La semaine dernière, il a été décidé d’assurer cette formation, en envoyant notamment 250 formateurs."

- Mali - Sommet de la CEDEAO - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » (Abidjan, 19 janvier 2013)

"Le président de la Côte d’Ivoire M. Ouattara, qui préside également la CEDEAO, a convoqué ce sommet d’urgence. Son objectif est de préparer le déploiement de la MISMA, la mission internationale de soutien au Mali. Les militaires africains sont là pour l’organiser et pour faire en sorte qu’ils puissent arriver sur place très rapidement. Certains sont déjà arrivés. À présent, a commencé la reconquête du Mali."

- Conférence de presse de Laurent Fabius au Conseil Affaires étrangères de Bruxelles (17 janvier 2013)

"À l’issue d’une conversation avec Mme Ashton, nous étions convenus qu’une réunion des ministres européens des affaires étrangères était nécessaire, compte tenu de la situation au Mali. Nous avons invité le ministre des affaires étrangères du Mali, M. Coulibaly, à s’exprimer à cette occasion. Nous avons ensuite pris un certain nombre de décisions. Ces dernières concernent essentiellement la reconstruction urgente de l’armée malienne. L’Europe avait envisagé le principe, il y a déjà quelques mois, d’y contribuer en fournissant l’aide en hommes nécessaire. Mais, en raison de l’urgence, sur laquelle nous avons insisté, il a été décidé de passer immédiatement à l’acte."

- Entretien avec la presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 17 janvier 2013)

"Concernant notre réunion d’aujourd’hui, j’ai souhaité que nous ayons cette réunion des ministres européens pour parler du Mali, en présence du ministre des affaires étrangères du Mali. Bien évidemment, la France est un précurseur mais il est normal que la solidarité européenne s’exprime."

- Entretien de Laurent Fabius avec « Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro » - Extraits (13 janvier 2013)

"L’intervention française poursuit trois objectifs. Le premier consiste à bloquer l’avancée des terroristes. Vous savez en effet que si la France n’était pas intervenue, les groupes terroristes risquaient d’aller jusqu’à Bamako avec des conséquences épouvantables, à la fois pour le Mali mais aussi pour les quelque 6.000 Français et 6.000 Européens qui y sont établis."

- Mali - Conférence de presse de Laurent Fabius (11 janvier 2013)

"Cela fait maintenant plusieurs mois que nous attirons l’attention du monde entier sur la gravité de la situation du Mali. Se sont installés en effet au nord du Mali, comme vous le savez, des groupes terroristes et criminels qui non seulement ont porté atteinte à l’intégrité du Mali mais de plus, compte tenu des armements puissants dont ils disposent, des ressources financières, de leur idéologie et de leurs pratiques effrayantes, menacent le Mali, les pays voisins, l’ensemble de l’Afrique et l’Europe. Ce sont des groupes terroristes et criminels."

- Conférence de presse de Laurent Fabius et du ministre des Relations extérieures de l’Inde, Salman Khurshid - Propos de M. Fabius (Paris, 10/01/2013)

"L’Inde est un partenaire stratégique pour la France. Notre partenariat est exceptionnel par son dynamisme, par son amplitude, par son caractère équilibré. Il couvre de nombreux domaines. Je citerai particulièrement l’énergie, la défense, l’espace, la sécurité, le domaine culturel, éducatif, le domaine scientifique. Dans tous ces champs, nous travaillons ensemble et nous avons l’intention de travailler encore plus ensemble."

- Laurent Fabius rencontre les familles de 4 otages français (3 janvier 2013)

"J’ai confirmé aux familles que leurs proches étaient vivants et en bonne santé, même si leurs conditions de détention sont évidemment très dures."

- Italie - Point de presse informel de Laurent Fabius (Rome, 21 décembre 2012)

"Ce que je constate à ce sujet, en discutant avec Pier-Luigi Bersani, c’est que nous sommes tout à fait d’accord sur les orientations que pourrait avoir l’Europe. Il faut concilier le sérieux budgétaire avec, dans le même temps, la nécessité d’une relance de la croissance, ainsi que les dimensions sociale et environnementale. De ce point de vue-là, je pense que le travail qu’ont commencé à réaliser ensemble la France et l’Italie doit être continué et amplifié dans la période qui vient, c’est manifeste dans nos conversations."

- Etats-Unis - Désignation de John Kerry au poste de Secretaire d’Etat - Déclaration de Laurent Fabius (21 décembre 2012)

"J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à John Kerry, désigné par le Président Barack Obama pour succéder à Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat. Les Français connaissent sa compétence, son expérience des dossiers internationaux difficiles ainsi que ses qualités d’homme de dialogue. Je connais également son attachement personnel à l’amitié franco-américaine."

- Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre italien des affaires étrangères, M. Giuliomaria Terzi di Sant’Agata - propos de M. Fabius (Rome, 21 décembre 2012)

"C’est donc vraiment une période extrêmement faste pour les relations entre l’Italie et la France et j’ai eu l’occasion ce matin, et l’honneur, de m’exprimer devant tous les ambassadeurs italiens - on connaît la qualité de la diplomatie italienne - pour leur dire la façon dont je voyais, dont la France percevait, à la fois les changements du monde, les principales crises auxquelles nous allons faire face et la façon dont nous pouvions aborder les questions européennes et les questions économiques."

- Algérie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du ministre algérien des affaires étrangères, M. Mourad Medelci - Propos de M. Fabius - (Alger, 19 décembre 2012)

"Il y a non seulement une volonté, mais une décision parfaite, claire, de nouer un partenariat absolument exemplaire, de ce que pour sa part le président a appelé le nouvel âge des relations entre l’Algérie et la France. Quand on voit la liste des accords qui ont été signés, on se rend compte que le partenariat va couvrir tous les domaines. Nous savons bien que cela a donné lieu à un travail préparatoire important, mais ce qui compte - au-delà de ce travail préparatoire - c’est la mise en application de ces accords. De ce point de vue, les mécanismes de rendez-vous périodiques qui ont été décidés rendent certain que les fruits seront à la hauteur des engagements pris."

- États-Unis - Syrie - Mali - Conseil européen - Afghanistan - Algérie - Côte d’Ivoire - Entretien de Laurent Fabius avec « TV 5 Monde - RFI - Le Monde » - extraits (Paris, 16/12/2012)

"Je pense que la fin se rapproche pour M. Bachar Al-Assad. D’ailleurs, vous avez vu, même si c’est controversé, que même les Russes l’envisagent. Je pense aussi que le meilleur rempart contre l’extrémisme - car la difficulté, c’est que plus la guerre continue, plus il y a des risques à cet égard -, c’est la coalition nationale syrienne. On voyait sur les images ce qui s’est passé cette semaine à Marrakech, où je me trouvais. Il y a eu la réunion des amis du peuple syrien. Le président et la vice-présidente de la coalition nationale syrienne se sont exprimés. Vous savez que la France est le premier pays à avoir reconnu cette coalition ; aujourd’hui, nous sommes plus de cent."

- Syrie - 4e Réunion des amis du peuple syrien - Conférence de presse de Laurent Fabius (Marrakech, 12/12/2012)

"Il y a un point sur lequel beaucoup d’entre nous ont insisté, moi le premier - et le président de la coalition l’a dit - que la coalition respecte et respectera toutes les communautés syriennes et toutes les minorités. Vous savez Bachar Al-Assad va faire courir le bruit que si son régime tombe - et ce sera le cas bientôt - il y aura des communautés, on pense aux alaouites et aux chrétiens, qui seront menacées. C’est exactement le contraire. La coalition s’est engagée à ce que dans la Syrie de demain toutes les communautés soient respectées."

- Mali-Sahel-Otages français/Syrie/Égypte/Qatar/Algérie/Mexique affaire Cassez/UE-Prix Nobel de la paix/Diplomatie économique/Changement climatique - Entretien de Laurent Fabius avec « Le Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro » - extraits - (Paris, 09/12/2012)

"En Afrique - Afrique noire - qui est un grand continent du futur, j’ai le sentiment que depuis que nous sommes là, ce n’est plus l’ancien discours de Dakar qui domine mais le nouveau et que nous avons avancé, que ce soit sur le Mali - on en parlait - que ce soit sur la francophonie, sur d’autres dossiers. Quand je regarde le Proche et le Moyen-Orient, l’action de la France n’a pas été nulle dans l’obtention d’un cessez-le-feu et dans l’affirmation qu’il devait y avoir un État en Palestine, nous avons pris nos responsabilités…"

- Climat/Égypte/Syrie/Sahel/Qatar - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius, de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Delphine Batho, et du ministre délégué chargé du Développement, M. Pascal Canfin (Doha, 06/12/2012)

"Quel est l’objectif que nous poursuivons à Doha ? Il y a principalement deux objectifs. D’une part, lancer la deuxième période de l’engagement de Kyoto et mettre sur les bons rails ce qu’on appelle la plate-forme de Durban, enfin la négociation de l’instrument universel contraignant de 2015. Des discussions se déroulent en ce moment comme c’est toujours le cas dans ce genre de conférence. Nous espérons parvenir à un résultat positif ; nous y travaillons avec, en particulier, mes deux collègues et amis. Le deuxième objectif - je l’ai confirmé officiellement -, c’est la proposition qu’avait faite le président français en disant que nous étions disponibles pour accueillir en 2015 la conférence des parties. Bien évidemment, nous allons voir quelle est la réaction des uns et des autres mais, dans la mesure où il apparaît que nous sommes les seuls candidats, cela facilite le choix."

- Climat/Égypte/Syrie /Qatar - Rencontre avec la presse française de Laurent Fabius (Doha, 06/12/2012)

"Le premier objectif de mon voyage était de participer à la conférence sur le climat avec Mme Delphine Batho, ministre de l’environnement, et Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement. J’ai confirmé notre disponibilité à accueillir la Conférence sur le climat en 2015 qui sera une conférence importante. Ce déplacement m’a aussi donné l’occasion de voir un certain nombre d’autres ministres importants américain, brésilien, sud africain ou péruvien notamment. "

- Climat/Qatar - Allocution de Laurent Fabius devant la communauté française (Doha, 06/12/2012)

"Notre disponibilité pour accueillir cette conférence se fait dans la mesure où nous sommes le seul candidat. Est-ce un risque ou est-ce une chance ? En tout cas, c’est une occasion historique que nous voulions saisir parce la question du climat est tellement importante qu’il était nécessaire que la France et l’Europe fassent le maximum pour essayer d’avancer."

- OTAN/Réunion des ministres des affaires étrangères - Conférence de presse de Laurent Fabius (Bruxelles, 04/12/2012)

"Nous sommes six mois après le sommet de Chicago de mai et cette réunion ministérielle visait à faire le point sur un certain nombre de progrès accomplis dans la mise en oeuvre des décisions qui avaient été prises alors. Nous avons d’abord, à l’heure du déjeuner, évoqué en présence du ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov les relations entre l’Otan et la Russie. La discussion a été intéressante, parce que la Russie est un partenaire important de l’Alliance dans de nombreux domaines, par exemple sur l’Afghanistan, la lutte contre la piraterie et la lutte contre le terrorisme. La position de la France, est d’essayer de développer ce partenariat avec l’Alliance, En 2013, c’est-à-dire l’année prochaine, nous espérons aussi que nous pourrons avancer sur la coopération dans le domaine de la défense anti-missile sur des bases nouvelles."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien « Le Parisien » - Paris, 5 décembre 2012

"L’opposition syrienne est maintenant rassemblée au sein d’une coalition que la France a été la première à reconnaître comme le seul représentant légitime du peuple syrien. L’embargo sur les armes, qui interdit toute livraison sur le territoire syrien, s’impose aujourd’hui à l’ensemble des États européens. Mais cette coalition souhaite pouvoir se défendre contre les attaques du régime, surtout venant de l’aviation qui largue des bombes au TNT sur des villages, des villes, des hôpitaux. C’est la question que nous avons soulevée auprès de nos partenaires européens et on ne peut pas y échapper"

- La France et l’OTAN - Tribune de Laurent Fabius (International Herald Tribune - 5 décembre 2012)

"la France est un allié exerçant sa responsabilité de membre fondateur, engagé au service de valeurs communes, mais qui n’hésite pas, si nécessaire, à faire valoir loyalement ses différences. Cette position est conforme à celle que nous avions défendue notamment lors du débat de 2009 sur la réintégration de la France dans le commandement intégré : allié oui, aligné non."

- Israël/Territoires palestiniens - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » - extraits - Paris, 2 décembre 2012

"La décision qui a été prise par les deux tiers des pays du monde, c’est un État palestinien. Alors on appelle cela un État non membre mais c’est un État. Simplement nous avons dit, nous Français qui avons voté oui, que ce n’était qu’une étape. Il faut entrer rapidement, Israéliens et Palestiniens, dans la négociation."

- Tribune conjointe de Laurent Fabius et William Hague dans le JDD : "Pour le droit des Palestiniens à un État" (2 décembre 2012)

"L’essentiel, c’est que les deux parties entrent dans ces négociations sans conditions préalables. Créer des obstacles aux négociations ne peut que retarder la paix. Les deux parties doivent, en particulier, s’abstenir de toute décision incompatible avec le dialogue et de toute mesure remettant en cause la viabilité de la solution des deux États."

- Libye - Sahel/Mali - Israël/Territoires palestiniens - Égypte - Conférence climat de Doha - Russie - Entretien de Laurent Fabius avec « France Inter » - extraits - Paris, 28 novembre 2012

"Nous allons voter oui, parce que nous sommes à la fois pour la reconnaissance d’Israël, son droit à la sécurité qui est absolument indispensable, et dans le même temps, pour la reconnaissance d’un État palestinien qui va dans ce sens-là. Mais il se peut malheureusement que l’effet immédiat de tout cela soit une recrudescence des tensions parce qu’il est possible que les Israéliens aient une attitude de sanction vis-à-vis de Mahmoud Abbas, car ils sont en période électorale. Il ne demeure pas moins qu’il faut voir dans ces choix une dimension historique. Il faut qu’Israël puisse vivre en paix et que les Palestiniens aient un État et, pour cela, il faut qu’il y ait deux États."

- Syrie/Versement à la coalition d’une aide d’urgence de 1,2 million d’euros - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 26 novembre 2012)

"Alors que la Coalition nationale syrienne organise, aujourd’hui et demain au Caire, une réunion avec la communauté internationale sur l’aide à la population syrienne, la France décide de lui allouer une aide d’urgence humanitaire de 1,2 million d’euros."

- Israël/Gaza - Syrie - Mali - Union européenne - Entretien de Laurent Fabius avec BFM TV/RMC - extraits - Paris, 22 novembre 2012

"Sur le nucléaire, les choses se présentent ainsi. La dissémination nucléaire est un grave danger et l’Agence internationale de l’énergie atomique a établi que l’Iran avait accumulé un nombre de centrifugeuses au-delà de seuil qui était nécessaire pour produire de l’énergie civile nucléaire. On admet tout à fait que l’Iran, qui est un grand peuple, puisse posséder de l’énergie civile nucléaire. Mais nous ne voulons pas, quand je dis nous, ce sont les Russes, les Chinois, les États-Unis, les Anglais, les Français, les Allemands, enfin la communauté internationale, que l’Iran ait l’arme nucléaire. Donc il y a des négociations qui ont lieu et dans le même temps il y a des sanctions…"

- Israël/Gaza - Annonce d’un cessez-le-feu - Déclaration de Laurent Fabius (Paris, 21 novembre 2012)

"La France a, dès le début des hostilités, oeuvré à un cessez-le-feu et multiplié les contacts avec ses partenaires. Je me suis rendu en Israël et dans les Territoires palestiniens le 19 novembre pour porter ce message, mettre en garde contre les risques d’escalade et exprimer la solidarité de la France avec les victimes du conflit."

- Mali/Enlèvement d’un ressortissant français - Communiqué de Laurent Fabius - Paris 21 novembre 2012

"Tout est mis en oeuvre pour retrouver notre compatriote. Les services de l’État sont pleinement mobilisés à Paris comme à Bamako et les autorités maliennes nous apportent leur totale coopération. Je demande une nouvelle fois à nos compatriotes de ne pas se rendre dans cette partie du Mali, où ils exposent leur vie et leur sécurité."

- Israël-Gaza/Syrie/ RDC/Afghanistan - Entretien de Laurent Fabius avec « France Culture » - Paris, 21 novembre 2012

"la guerre n’est absolument pas une solution. À la demande du président de la République, j’étais dimanche dans la région où j’ai vu les différents responsables. Je suis en contact permanent avec les Égyptiens qui jouent un rôle très important dans cette affaire. Je suis en contact avec les Israéliens, avec Hillary Clinton et d’autres collègues. Il y a une volonté d’aller vers le cessez-le-feu."

- Israël/Gaza - Syrie - Iran - Mali - République démocratique du Congo - Brésil - Colombie - Mexique - Chine - Grèce - Entretien de Laurent Fabius avec l’association de la presse étrangère - extraits (Paris, 20 novembre 2012)

"Depuis quelques jours et en moins d’une semaine, mes déplacements m’ont conduit à Tripoli, en Libye, au Caire, à Varsovie, à Tel Aviv et Jérusalem et à Ramallah. C’est une activité assez intense qui est tout simplement liée aux crises actuelles même s’il y a quelques autres crises dont, évidemment, j’ai à m’occuper. Je pense, en particulier, pour avoir passé une partie de ma soirée d’hier et de ma matinée à ce qui se passe tristement en République démocratique du Congo autour de Goma et il y a, évidemment, beaucoup d’autres crises dans le monde."

- Israël/Gaza - Attentat à Tel Aviv - Déclaration de Laurent Fabius - Paris, 21 novembre 2012

"Je condamne avec la plus grande fermeté l’attentat qui vient de se produire à Tel Aviv, prenant pour cible des civils au moment même où tout doit être mis en oeuvre pour parvenir à un cessez-le-feu."

- Entretien de Laurent Fabius avec le quotidien allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (21 novembre 2012)

Q- Y a-t-il encore dans le nord du Mali une alternative à la solution militaire ? R - Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous devons aider le Mali et le Sahel parce que le terrorisme qui s’y est installé menace l’Afrique et nous concerne directement aussi. Dès la frontière du Mali franchie, vous êtes en pays limitrophe de la Méditerranée. A la suite du conflit libyen, des groupes terroristes se sont en effet installés au nord du Mali avec beaucoup d’armes et beaucoup d’argent provenant des trafics de drogue et des rançons liées aux otages. Ils menacent non seulement le Mali et les pays d’Afrique voisins, mais l’Europe elle-même : France, Allemagne, Grande-Bretagne etc. C’est pourquoi l’Europe ne peut pas s’en désintéresser.

- Israël/Gaza - Échange avec la presse de Laurent Fabius à son arrivée au Conseil affaires étrangères (Bruxelles, 19 novembre 2012)

"J’ai eu ce matin mon collègue égyptien au téléphone. La France est un facilitateur. Un cessez-le-feu est urgent parce que ce qui se passe à Gaza et en Israël est extrêmement grave. Les Égyptiens font un bon travail. La France aide et j’espère que l’Europe va aider aussi."

- Israël/Gaza - Propos de Laurent Fabius avec « ITélé » (Ramallah, 18 novembre 2012)

"Ce qui se passe en Israël, ce qui se passe dans la bande de Gaza est d’une grande gravité. Il y a des morts, des blessés, il y a une escalade. Nous pensons que la guerre doit être évitée et peut être évitée"

- Israël/Gaza - Propos de Laurent Fabius avec « Canal + » (Ramallah, 18 novembre 2012)

"Nous sommes très inquiets parce que la tension et l’escalade sont de plus en plus fortes. Ce que nous voulons, nous Français, en tant que puissance de paix, c’est aider à la désescalade."

- Israël/Gaza - Propos de Laurent Fabius, avec « France-info » (Ramallah, 18 novembre 2012)

"La guerre n’est pas une solution. Nous discutons avec tout le monde. Nous avons des contacts avec les Israéliens, nous sommes proches des Égyptiens, du Qatar et de la Ligue arabe."

- Israël/Gaza - Déclaration à la presse de Laurent Fabius au siège de la présidence de l’Autorité palestinienne (Ramallah, 18 novembre 2012)

"La situation à Gaza et en Israël est une situation urgente. Nous sommes très inquiets parce que la tension et l’escalade sont de plus en plus fortes. Nous voulons, nous Français, en tant que puissance de paix, aider à la désescalade car la guerre peut et doit être évitée. La guerre n’est jamais une bonne solution."

- Israël/Gaza - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » (Tel-Aviv, 18 novembre 2012)

"Les responsabilités sont partagées. Selon que l’on parle aux Palestiniens ou aux Israéliens, évidemment, l’interprétation n’est pas la même. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a des roquettes de longue portée tirées depuis Gaza et Israël a droit à sa sécurité. Mais ce qui est vrai aussi, c’est que des attaques extrêmement meurtrières sont portées contre les Gazaouis et c’est pourquoi il faut aller vers un cessez-le-feu, c’est tout le travail que fait la France avec l’Égypte, la Turquie, le Qatar et beaucoup d’autres pays."

- Israël/Gaza - Conférence de presse de Laurent Fabius (Tel Aviv, 18 novembre 2012)

"Il y a des discussions qui ont lieu au Caire en ce moment et il y a des discussions qui ont lieu ici. Le président de la République française a eu, dans l’après-midi, le président égyptien qui joue un rôle important et nous espérons pouvoir contribuer à l’avancée sur ce cessez-le-feu."

- "L’Europe doit retrouver une vraie politique de l’énergie" - Tribune conjointe de Laurent Fabius et Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, publiée dans "Les Echos" (16 novembre 2012)

"Le moment est venu de renouer avec cette intuition fondatrice pour construire une politique européenne de l’énergie à la mesure des enjeux du XXI siècle."

- Réunion ministérielle sur l’Europe de la Défense/Syrie/Sahel - Conférence de presse conjointe des ministres des affaires étrangères et des ministres de la défense d’Allemagne, d’Espagne, de France, d’Italie et de Pologne - Propos de M. Fabius et de M. Le Drian (Paris, 15 novembre 2012)

"Laurent Fabius - Par ce groupe des cinq pays du groupe « Weimar + », par cette réunion, nous avons voulu contribuer, à travers cette initiative concrète, aux travaux sur la relance de l’Europe de la défense. Ce texte est le point auquel nos conversations ont permis d’aboutir. Nous avons à l’idée de préparer les prochaines échéances européennes qui vont avoir lieu sur les sujets dont nous avons traité."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « RTL » - Extraits (Paris, 15 novembre 2012)

"Il y a eu des tirs de roquettes pendant tout le week-end contre le sud d’Israël ; du coup, Israël a répliqué. Le Conseil de sécurité s’est réuni cette nuit et la Ligue arabe est appelée à se réunir samedi. J’appelle, au nom de la France, à la retenue parce que dans une région déjà très troublée ce serait une catastrophe qu’il y ait encore une escalade."

- Égypte/Syrie/Libye - Entretien de Laurent Fabius, avec la presse française (Le Caire, 13 novembre 2013)

"Ensuite j’ai participé à la réunion proprement dite, entre la Ligue arabe et l’Union européenne. J’ai développé deux séries d’arguments. Le premier est que l’année 2013 allait être l’année internationale de tous les dangers, puisque nous avions à la fois le risque nucléaire iranien, la question israélo-palestinienne, la question syrienne, sans oublier la question du Mali ; tout cela étant à la fois différent et lié. Dans ce contexte, il est absolument indispensable que l’Union européenne et la Ligue arabe travaillent très étroitement ensemble pour essayer de trouver des solutions de paix à ces problèmes si difficiles."

- Égypte/Ligue arabe - Entretien de Laurent Fabius avec la presse (Le Caire, 13 novembre 2012)

"Il y a un embargo sur les armes de la part de l’ensemble des pays européens et bien évidemment la France respecte cet embargo. Cela étant dit, la décision qui a été prise de créer une coalition nationale syrienne est une excellente décision parce que cela va permettre à l’opposition syrienne de s’unir dans sa diversité. La France soutient tout à fait cette nouvelle coalition nationale qui va rendre possible et crédible, et d’une façon beaucoup plus forte, la lutte de l’opposition et l’alternative au régime de Bachar Al-Assad. Et nous allons donc voir sur les plans humanitaire, administratif et médical, ce que nous pouvons faire pour aider la coalition."

- Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec divers médias (Le Caire, 13 novembre 2012)

"La France a toujours été à l’avant-garde. Vous étiez avec moi hier en Libye, nous avons été les premiers à reconnaître le Conseil national libyen. De la même façon, nous avons été les premiers à dire qu’il fallait un gouvernement provisoire. Maintenant, ils ont fait l’effort. Je vais m’adresser dans un instant à l’ensemble de la Ligue arabe et des pays européens."

- Libye - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius et du Premier ministre libyen, M Ali Zeidan - Propos du ministre (Tripoli, 12 novembre 2012)

"Nous voulons bâtir un partenariat stratégique concret avec nos amis libyens. Il existe déjà, dans le même temps, et il faut s’en réjouir, un mouvement d’échanges entre nos deux pays. . Par exemple, aujourd’hui même, la compagnie libyenne Afriquia, une compagnie publique, a annoncé la commande de 10 Airbus, 4 nouveaux Airbus, - c’est une commande ferme - et la conversion de six commandes de A350 800 et un A350 900, le tout pour un montant de l’ordre d’un milliard d’euros."

- Formation d’une coalition des forces révolutionnaires et de l’opposition syrienne - Déclaration de Laurent Fabius (11 novembre 2012)

"Cet accord constitue une étape majeure dans le processus indispensable d’unification de l’opposition syrienne. La France lui apporte son plein outien, afin que cette coalition puisse constituer une alternative crédible au régime de Bachar El Assad. Je constate avec satisfaction que le Conseil National syrien, présidé par Georges Sabra que je félicite pour son élection, fait partie de cette alliance."

- Sahel - Tribune conjointe de Laurent Fabius et du ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle, dans le quotidien "Le Figaro" (10 novembre 2012)

"Face à l’urgence de la situation, nous pensons, ensemble, utile que l’Union européenne soutienne le déploiement et l’engagement d’une force internationale au Mali. Nous souhaitons que l’Union européenne mette en place une mission de formation des forces armées maliennes sur le modèle de ce qu’elle fait déjà avec succès en Somalie."

- Élection présidentielle américaine/Union européenne/Compétitivité - Entretien de Laurent Fabius avec « BFM TV » - Extraits (7 novembre 2012)

"Sur la croissance, je pense qu’il gardera la même attitude. Je vais avoir un entretien téléphonique avec Hillary Clinton, juste après votre émission, pour faire le point sur différents sujets. Je pense que la ligne du président Obama sera maintenue : une Europe forte, stable, qui soit en capacité d’engendrer de la croissance et qui, en même temps, soit sérieuse budgétairement."

- Réactions de Laurent Fabius à l’élection de Barack Obama (7 novembre 2012)

"C’est une bonne nouvelle. Parce que je pense que le président Obama est le plus capable de faire face aux défis qui attendent les Américains : problèmes budgétaires, problèmes de l’emploi, problèmes de l’immigration. "

- Syrie/France-Russie - Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian et de leurs homologues russes - Propos de MM. Fabius et Le Drian - (31 octobre 2012)

"Notre objectif commun est de rechercher le plus de convergences possible entre deux pays qui sont traditionnellement amis et qui sont tous les deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ces convergences, on les retrouve en particulier sur le Mali et l’Afghanistan, ainsi qu’en matière de lutte contre la piraterie, mais ce ne sont pas les seuls sujets sur lesquels des convergences existent."

- États-Unis/Diplomatie économique/Libye/Mali - Entretien de Laurent Fabius avec « France 2 » - extraits - Paris, 30 octobre 2012

"J’ai pris la décision de créer, ce sera une nouveauté, des postes d’ambassadeurs en région. Des ambassadeurs du Quai d’Orsay vont être mis à disposition des régions, si elles le souhaitent, pour aider les PME à l’international. Il y aura également autour de l’ambassadeur, dans chaque pays étranger, une sorte de conseil économique associant les entrepreneurs présents sur place pour arriver à développer notre présence. C’est vraiment ma priorité numéro un."

- Ouragan Sandy - Déclaration de Laurent Fabius (30 octobre 2012)

"Face aux effets dévastateurs de l’ouragan Sandy, j’exprime ma pleine solidarité au peuple américain qui, après les pays des Caraïbes, vit des heures particulièrement difficiles. J’adresse aux familles des victimes mes plus sincères condoléances. La France se tient à la disposition des autorités américaines pour leur apporter toute l’aide qu’elles estimeront nécessaire."

- Sahel/Syrie - Entretien de Laurent Fabius avec « Canal + » - extraits (22 octobre 2012)

"En Syrie, il se trouve que, pour arriver à vaincre M. Bachar Al-Assad, il faut avoir une autorisation militaire d’intervenir et elle ne peut être donnée que par les Nations Unies. Il y a deux États, la Russie et la Chine qui bloquent. Le pouvoir de la France n’est malheureusement pas de contraindre les Russes et les Chinois à changer. Cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien. On agit sur le plan humanitaire, on agit pour rassembler l’opposition, on agit aussi sur le plan diplomatique et politique. Mais c’est vrai qu’à nous seuls, nous n’avons pas la possibilité d’éliminer les 550 avions de M. Bachar Al-Assad et je le regrette."

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