Le projet Ambassades vertes

Lancé en 2015 dans la perspective de la COP21, le projet « Ambassade verte » est une démarche globale et progressive de réduction de l’empreinte environnementale des représentations diplomatiques françaises à l’étranger.

Les défis du projet Ambassades Vertes

Le réseau diplomatique français est constitué de 160 ambassades, 89 consulats, 133 sections consulaires et 16 représentations permanentes.
Les émissions globales de gaz à effet de serre générées en 2014 par les activités du réseau diplomatique et consulaire du MAEDI ont été évaluées à 130 000 téqCO2 et se répartissent de la manière suivante :

Les défis sont nombreux :

  • Diminuer les émissions de gaz à effet de serre
  • Maitriser les consommations d’énergie et d’eau
  • Promouvoir les énergies renouvelables
  • Favoriser des achats plus durables
  • Encourager la mobilité durable
  • Protéger la biodiversité et l’environnement
  • Réduire et trier les déchets
  • Sensibiliser en interne et en externe au développement durable

Un projet en trois phases

Le projet en action

Diminuer les émissions de gaz à effet de serre

L’accord de Paris sur le climat en 2015 fixe l’objectif de limitation de l’élévation de la température moyenne mondiale « bien en-deçà de 2°C ». Dans le cadre du projet « Ambassade verte » la réduction des émissions de gaz à effet de serre du réseau diplomatique constitue un objectif prioritaire.
Exemple : l’ambassade de France à Rome a réalisé un bilan de ses émissions de gaz à effet de serre en 2014 en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Deux mesures en particulier ont permis d’obtenir diminution des émissions de 27 % entre 2014 et 2015 : la fourniture d’énergie électrique certifiée 100% renouvelable et le remplacement de l’éclairage par des LED.


Maitriser les consommations d’énergie et d’eau

L’énergie est le premier poste d’émission du réseau diplomatique avec 41 % des émissions de gaz à effet de serre. Les ambassades s’engagent à travers la mise en œuvre de multiples actions : construction de nouveaux bâtiments à basse consommation énergétique, réalisation d’audits énergétiques, sensibilisation des agents aux éco-gestes, achat de matériels performants, réglages des appareils etc.
Exemple : en 2010, l’ambassade à Washington a réalisé un audit énergétique des bâtiments. Sur cette base, plusieurs mesures ont été engagées : installation d’une gestion technique du bâtiment (GTB) pour un pilotage centralisé et automatisé des consommations, remplacement des éclairages par des lampes basse consommation, installation de détecteurs de présence et de minuteurs, mise en place d’un toit végétalisé. Grâce à ces efforts, la consommation d’électricité de l’ambassade a diminué de 25 % entre 2009 et 2015.


Favoriser des achats plus durables

Diffuser des pratiques écologiques par le biais d’achats publics durables contribue à positionner la France comme un acteur positif de changement, partout où elle est implantée. Les ambassades lancent des initiatives pour promouvoir les achats durables : choix de produits certifiés, bio / locaux / de saison, formation des acheteurs, insertion de clauses environnementales dans les marchés etc.
Exemple : l’ambassade de France à Londres a mis en place une politique d’achats durables transversale à travers l’achat d’électricité d’origine renouvelable, l’utilisation du papier recyclé pour toutes les imprimantes, le remplacement progressif de la flotte automobile de l’ambassade par des véhicules « propres » et le choix de produits d’entretien labellisés.


Encourager la mobilité durable

Les déplacements représentent le second poste d’émission du réseau diplomatique, soit 29 % des émissions de gaz à effet de serre. Si les trajets en avion sur les longues distances sont difficilement évitables, au niveau local, il est possible d’agir tout en tenant compte de la disparité des infrastructures selon les pays. Les ambassades mettent progressivement en œuvre certaines initiatives : achat de véhicule hybride ou électrique, promotion du co-voiturage, de l’usage des vélos et utilisation de la visioconférence etc.
Exemple : l’ambassade de France à Oslo a mis en place en 2015 une journée vélo/transport en commun. L’ambassade de Lisbonne a acheté une Renault Zoe électrique et forme ses chauffeurs à l’éco-conduite.


Promouvoir les énergies renouvelables

Consommer moins d’énergie c’est bien, mais consommer durable c’est encore mieux ! Installation d’énergies renouvelables, contrats énergétiques 100 % ou incluant une part de renouvelables… les ambassades s’engagent dans ce domaine.

Exemple : dans le cadre de son projet « Ambassade verte », l’ambassade de France à Pretoria a installé 172 panneaux solaires sur le toit de la chancellerie en février 2016.


Protéger la biodiversité et l’environnement

Les ambassades à travers une gestion durable de leurs espaces verts et la mise en œuvre certaines actions spécifiques agissent afin de réduire leurs impacts sur l’environnement et promouvoir la biodiversité : jardinage biologique, utilisation de produits certifiés, création d’un potager, installation d’une ruche, promotion des espèces locales etc.
Exemple : certaines ambassades ont fait le choix d’installer des ruches. C’est notamment le cas des ambassades de France à Sofia, à Addis Abeba et à Beyrouth.


Réduire et trier les déchets

Dématérialisation, réglages des imprimantes, tri des déchets, sensibilisation des agents, partenariats avec les acteurs locaux : les ambassades se mobilisent pour réduire leur production de déchets et promouvoir leur valorisation.
Exemple : depuis 2012, l’ambassade française au Mozambique fait appel à une association locale pour la collecte de ses déchets papiers.


Sensibiliser en interne et en externe au développement durable

Le succès de la démarche « Ambassade verte » passe par la mobilisation en interne des agents autour d’objectifs et de projets communs. L’ambassade de France à Rome a par exemple créé un groupe de travail des « Correspondants Ambassades vertes » : ces agents volontaires ont permis de faire remontrer des propositions, d’arbitrer sur les priorités et de sensibiliser leurs collègues aux éco-gestes.
La sensibilisation aux enjeux du développement durable des acteurs locaux fait aussi partie intégrante du projet « Ambassade verte » : organisation de conférences, d’évènements auprès du grand public et soutien de projets au niveau local etc. A l’occasion de la semaine de la diplomatie climatique européenne 2016, l’ambassade de France en Bolivie a ainsi organisé avec la délégation de l’UE et l’ambassade d’Allemagne plusieurs « Rencontres vertes et créatives » à destination du public bolivien.


Pour aller plus loin :

  • La page Facebook « Ambassade verte »
  • Le guide Ambassade verte : un Monde en transition, les ambassades françaises passent au vert » réalisé en partenariat avec Commissariat général au développement durable et le soutien de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) offre des conseils méthodologiques et un panorama des actions mises en œuvre dans nos postes à l’étranger.

Contact : mae-vert.dga-dil-scl chez diplomatie.gouv.fr

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