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Promotion des relations bilatérales

D’après la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques et le décret de 1979 sur les pouvoirs des ambassadeurs, la promotion des relations amicales, notamment économiques, est citée parmi les fonctions des missions diplomatiques ; de fait, on devrait plutôt parler ici de relations dans tous les domaines.

Relations amicales et relations politiques

La convention de Vienne parle de relations amicales et ne dit mot des relations politiques. Cela implique que les relations politiques ne peuvent être qu’amicales. Pourtant ce n’est pas toujours le cas. Il arrive qu’un État condamne ouvertement la politique d’un autre. La mission diplomatique devra alors marquer sur place une froideur délibérée. Pourtant, aussi longtemps que les relations ne sont pas rompues, l’ambassade doit sauvegarder ce qui peut l’être. C’est encore une façon de promouvoir des relations amicales.

De l’intérêt égoïste à l’avantage mutuel

La promotion des relations entre les États vise les mêmes domaines que la protection de leurs intérêts, mais dans un esprit plus dynamique. Elle ne concerne pas seulement les États, mais l’ensemble des forces vives du pays.

Cela dit, il est bien vrai que les missions diplomatiques ont à promouvoir les relations bilatérales dans tous les domaines, les mêmes où elles ont à défendre les intérêts de leur pays. Mais ici les affaires sont envisagées sous un jour différent, qui tient compte d’un principe fondamental dans la réalité des relations internationales, celui de la réciprocité. On n’obtient pas de concession tarifaire ou autre en faveur de ses exportations sans contrepartie. La défense des intérêts de l’un se paie par l’octroi d’un avantage à l’autre. La promotion de relations mutuellement avantageuses, c’est en somme le développement positif de la protection des intérêts.

Des relations entre États aux relations entre personnalités

La promotion des relations comme la protection des intérêts regarde en premier lieu les États.

Elle passe par l’échange de visites officielles à tous les niveaux celles des ministres et des chefs d’État et de gouvernements déclenchent celles des hauts fonctionnaires et des techniciens.

À ces rencontres, il faut ajouter les contacts entre les organes du pouvoir législatif et entre les collectivités territoriales, moteurs d’une coopération décentralisée en plein essor.

Le chef de mission doit aussi encourager les relations bilatérales entre personnes morales privées ou semi-publiques : universités, instituts d’étude et de recherche, syndicats ouvriers et patronaux, organisations professionnelles.

En dernière analyse, si la mission diplomatique veut vraiment promouvoir les relations bilatérales, c’est sur toutes les composantes de l’opinion qu’il lui faut agir ; c’est une affaire de communication.

A noter : une loi de 1992 a accordé aux collectivités locales le droit de négocier - dans des limites précises - avec leurs homologues étrangères.


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