Presse et média
"Chaque année, quelques 150.000 jeunes quittent le système scolaire sans même maîtriser les bases de la langue française. Or, cette carence constitue une barrière infranchissable pour l’accès au marché du travail. Cette population se trouve reléguée en périphérie du monde du travail, comme oubliée. C’est donc en direction de cette population que j’ai décidé de lancer le plan « Francophonie : objectif emploi » que j’annoncerai ce vendredi à Lyon."
"Q - Cette mesure a soulevé un vif débat. Le comprenez-vous ?
R - Le débat s’est apaisé. Mais j’entends les inquiétudes. L’article 2 a été enrichi par les échanges. Un nouvel amendement de compromis a d’ailleurs été voté à l’unanimité : l’introduction des langues étrangères devra être justifiée par des nécessités pédagogiques. Je ne pense vraiment pas que la francophonie soit en danger."
Droits des femmes - Entretien de Yamina Benguigui avec « DirectMatin.fr » (Paris, 19 mars 2013)
"La régression du droit des femmes est un sujet qui m’interpelle depuis des années. Dans l’un de mes premiers documentaires, Femmes d’islam que j’ai réalisé en 1993, j’évoquais les conséquences de l’avènement en Iran de l’ayatollah Khomeiny avec l’émergence d’une femme musulmane radicale, voilée de noir et pilier du nouveau pouvoir politique. Ces femmes ont tenté d’imposer ce modèle, entraînant la régression de leurs droits."
"Aujourd’hui qu’est-ce que la francophonie ? C’est un espace de 77 pays, 220 millions de locuteurs. Ils seront 800 millions en 2050, dont 80 % en Afrique. Et on voit aujourd’hui la montée en puissance de l’Afrique. C’est un continent que l’on donnait moribond, c’est un continent que la France ne regardait plus. Prenez l’exemple d’un pays énorme, comme la République démocratique du Congo, qui fait 4 fois la France, avec des ressources énormes. Nous avons cette langue française en partage qui peut être une mobilité, qui peut organiser une mobilité économique."
"En fait, le ministère de la francophonie est au service des valeurs et des peuples de langue française. Le 17 octobre dernier, j’ai présenté en Conseil des ministres un plan de relance de la francophonie. Il s’agit de donner un nouvel élan à l’enseignement du français, de promouvoir la francophonie en France et dans le monde. Nous sommes 220 millions de personnes à avoir le français comme langue. En 2050, nous serons 750 millions, dont 70 % en Afrique. Et les francophones auront moins de trente ans. Être ministre de la francophonie, c’est aussi militer pour un espace francophone où les barrières à la mobilité s’estompent."
"Au Kivu, on viole et massacre dans le silence" (25 décembre 2012)
"L’horreur, ces derniers jours, a franchi un nouveau degré. Des escadrons, dont le groupe baptisé M23, font des incursions à Goma et sèment la terreur dans sa périphérie. Ils portent de beaux uniformes et brandissent des armes neuves."
"Je défends une diplomatie francophone. La France ne regarde pas la francophonie, elle est à l’intérieur de cet espace. Nous avons cette langue en partage et nous nous devons de former des enseignants pour que partout soit dispensé un excellent français, car, bien maîtrisée, la langue française est source de mobilité, de croissance économique et d’ouverture culturelle. La langue française a muté. Elle est une langue égalitaire et solidaire et se parle à hauteur d’homme"
"L’audiovisuel est, pour un pays, un puissant outil d’influence dans le monde. Avec TV5 Monde, France 24 et RFI, les pouvoirs publics français ont fait en sorte de constituer un dispositif moderne et compétitif, dont la vocation et les missions principales sont le rayonnement de la France et de ses valeurs. La retransmission du regard de la France sur l’actualité internationale auprès du plus grand nombre de personnes fait partie de ces missions, avec un objectif de francophonie mais également de francophilie."
"Le docteur Mukwebe est une figure combattante des droits des femmes dans les conflits armés. Son hôpital de Bukavu, grâce à la prise en charge de très nombreuses victimes de viols, est un bel exemple d’action concrète et réparatrice dans une région des Kivus hélas tristement célèbre pour les multiples agressions sexuelles perpétrées par des groupes armés."
"Le numérique est au centre de nos stratégies. Notre langue est présente dans cet espace. La convergence entre le monde de l’édition et le monde internet est irréversible. C’est pour cela que nous allons créer plus de contenus en français sur Internet et mieux utiliser la Toile et les outils numériques pour dynamiser l’édition francophone, apprendre, enseigner, développer les formations professionnelles en français comme le font déjà les universités libanaises, l’École supérieure des affaires et l’Agence universitaire de la Francophonie, avec ses campus numériques."
"L’Algérie est un très grand pays, c’est une nation et une des nations les plus proches de la nôtre. Elle s’inscrit aussi dans cet espace francophone. L’Algérie parle en français, l’Algérie a eu une histoire douloureuse, il y a eu une autodétermination.
A-t-on pu faire définitivement la paix avec l’Allemagne ? Oui, alors aujourd’hui faut-il faire quelques pas en avant, c’est un grand mot repentance."
"Concernant le discours de 2007, comme beaucoup, j’avais été choquée. Le discours de François Hollande est naturellement très attendu, attendu par les Sénégalais mais également attendu par l’ensemble du continent africain. Le président de la République l’a dit lui-même ce soir sur TV5Monde, RFI et F24 : « Je ne viens pas faire un discours pour effacer un précédent. Je viens prononcer un discours pour écrire avec l’Afrique une nouvelle page parce que la France et l’Afrique ont des relations historiques »."
"L’Afrique est en attente de ce que va dire le président, déjà de son regard sur l’Afrique et aussi de restaurer avec des mots. Je crois que l’Afrique est en attente de mots. On l’a malmenée, on l’a aussi vexée, on l’a humiliée avec des mots."
"Ce Sommet devait déjà avoir eu il y a 21 ans à Kinshasa. Il a été reporté en raison d’une grave crise. La RDC, c’est le plus grand pays francophone au monde et notre décision a été prise en lien avec tous ces chefs d’État. Pour eux, c’est très important, c’est aussi la voix de l’Afrique. La voix de l’Afrique n’a pas demandé à boycotter ce sommet."
"Le cinquantième anniversaire de l’indépendance est extrêmement important, et ce plus personnellement pour moi. Cette année, le président François Hollande va rendre visite à l’Algérie (…). Je le rappelle, l’Algérie est le deuxième pays francophone et cette langue française a muté, elle a laissé tomber ses habits du colonialisme - définitivement - et le dialogue doit se faire de façon égalitaire, à hauteur d’homme. Le président François Hollande est très sensible à cette question d’humanisme et surtout d’égalité. (…)"
"Je viens préparer la visite du président François Hollande. Nous préparons cela avec beaucoup de joie, même si ce n’est pas un terme que l’on emploie souvent en diplomatie. Il y a beaucoup d’entrain, une envie, on connaît aussi les relations qu’a le président Hollande avec l’Algérie, il y a passé du temps, il y est venu quand il était étudiant, et plus récemment comme vous le savez."
"Ce sommet n’est pas une rencontre bilatérale entre la France et la RDC. C’est le sommet de la Francophonie, soit en tout de 73 pays. Il ne s’agit pas simplement d’y parler de la place du français dans le monde, même si cela est important. Ce sera aussi l’occasion d’aborder des volets politiques, économiques et environnementaux. Nous allons ainsi consacrer la première journée aux crises malienne, sahélienne, malgache et de la Guinée-Bissau. La deuxième journée sera réservée au développement et à la défense de l’environnement."
"Je suis ici en tant que ministre de la Francophonie et représentante personnelle du président de la République française auprès de l’OIF. Ma présence s’inscrit dans le cadre de la visite que le président François Hollande effectuera avant la fin de l’année."
"Q - Le président François Hollande se rendra au Sommet de l’OIF à Kinshasa. Y étiez-vous favorable ?R - Absolument. Avec Abdou Diouf, le secrétaire général de l’OIF, nous avons longuement discuté de l’importance de tenir ce sommet en Afrique. Sa localisation a été décidée lors du Sommet de Montreux, en 2010. La RD Congo est le plus grand pays francophone du monde. Les élections de 2011 y ont été contestées, mais validées par la communauté internationale. On ne pouvait pas pratiquer la politique de la chaise vide."
" Aujourd’hui, je pense qu’il faut parler d’égal à égal, à hauteur d’homme et ce Sommet de la Francophonie s’y prête. Ce n’est pas une réunion bilatérale, ce sont 75 États qui seront présents. Il y a aussi des pays émergents et exemplaires quant à leur démocratie. Ce qui est très important, c’est d’être aussi souvent ensemble que possible. Il faut parler et nouer des relations sur toutes ces questions que vous soulevez, les droits de l’Homme notamment."
Attribution du Prix Hervé Deluen de la Francophonie à Monsieur Olivier Barrot (30 juin 2012)
"Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie adresse ses plus chaleureuses félicitations à Monsieur Olivier Barrot, qui vient de recevoir le Prix Hervé Deluen de la Francophonie, l’un des prestigieux Prix de l’Académie Française, pour son action au service de la littérature française."
Entretien de Yamina Benguigui avec « RTL » - Extraits (Paris, 20 juin 2012)
"On a commencé par la révolution du Jasmin. Le Printemps arabe était porteur de valeurs incroyables : la démocratie, la liberté, l’indépendance, avec beaucoup de femmes. Le visage féminin dans le monde arabo-musulman a émergé. On a oublié les histoires de voile. Il y avait un tel engouement ! Mais on n’a jamais imaginé le retour de bâton, en se disant que la démocratie… Ce sont des révolutions qui se sont fait un peu prendre au piège de ce mot car le parti le plus organisé, partout, c’est le parti de la mosquée que j’appelle le parti religieux. En occident, on a porté ce Printemps avec nos propres codes, nos us et coutumes et on n’a pas imaginé que l’on ne pouvait plus arrêter la machine. "
Yamina Benguigui a accueilli le 4 juin dès leur arrivée en France, 10 journalistes blogueuses activistes qui ont couvert les révolutions arabes, pour la plupart d’entre elles en prenant de sérieux risques.
Accident d’avion au Nigeria - Déclaration de Yamina Benguigui (4 juin 2012)
"Parmi les victimes, je dois malheureusement confirmer que nous dénombrons une passagère française. J’adresse à sa famille mes plus sincères condoléances.
Je suis l’évolution de la situation en liaison avec notre Ambassade à Lagos et le Centre de Crise du Ministère des Affaires étrangères, mobilisés sur cette catastrophe aérienne."
Entretien de Yamina Benguigui avec le quotidien "Metro" - extraits (Paris, 1er juin 2012)
"J’ai pour mission d’être proche des Français de l’étranger, je veux être à leur écoute et à leur service. Pendant vingt ans, j’ai cherché à répondre à ces questions : qu’est-ce qu’un immigré ? Qu’est-ce que ça veut dire partir de chez soi quand on est poussé par la nécessité ? Ce sont des questions que se sont sans doute posées de nombreux Français en partant."
Entretien de Yamina Benguigui avec « TV5 Monde » (Paris, 30 mai 2012)
"C’est une grande nouveauté parce que l’on va déjà pouvoir voter de façon électronique puisqu’il y a à peu près 800 bureaux de vote dans le monde mais on sait que, parfois, il y a des distances énormes pour aller voter. Et pouvoir utiliser ce vote - et voilà, il y a déjà 130.000 personnes qui ont voté de manière électronique -, c’est une grande évolution. C’est aussi un signe fort envers ces Français qui ont parfois la sensation d’être immensément seuls. "
Entretien de Yamina Benguigui avec "France 24" (Paris, 30 mai 2012)
"Q - Onze députés vont être élus par les Français de l’étranger. Qu’est-ce que cela changera, concrètement pour eux ?
R - Cela va changer parce que, déjà, c’est une première. Ce qu’il y a de très important, c’est de donner une visibilité de ces Français à l’étranger qui sont éparpillés dans le monde entier. Il faut entendre leurs besoins, leur situation. C’est vrai que l’on a rarement l’occasion de les entendre et il y a de réels problèmes pour ces Français qui sont expatriés loin de la Nation mère, et ce vote les ramène dans l’unité républicaine."
Entretien de Yamina Benguigui avec "LCI" - Extraits (Paris, 29 mai 2012)
"Je suis vraiment la ministre de tous les Français et ma parole aujourd’hui est de leur dire qu’il faut voter. Voter, c’est exister, c’est quelque chose de très important. Il y a quelques années, j’ai travaillé sur cette notion de vote, de s’inscrire sur les listes électorales pour pouvoir voter. C’est essentiel de pouvoir voter. Donc, mon message aujourd’hui n’est pas du tout clivant, il est vraiment en direction de tous les Français, d’impulser le vote, même si on est très loin…"
Qatar : Incendie dans un centre commercial à Doha - Déclaration de Yamina Benguigui (28 mai 2012)
"J’ai appris avec une très vive émotion qu’un incendie s’était déclaré lundi dans le plus grand centre commercial de Doha, faisant un nombre encore indéterminé de victimes.
Dans ces circonstances tragiques, j’apporte mon réconfort aux victimes et à leurs familles et j’exprime aux autorités du Qatar toute la solidarité de la France."






