Discours
Discours de Yamina Benguigui devant la communauté française en Uruguay (10.05.13)
"C’est une grande joie de me retrouver avec vous à Montevideo à la résidence de France. Les Uruguayens ont un lien profond, sentimental et chaleureux au français. Nous avons une relation entre nos deux pays basée sur la confiance mutuelle, l’estime et l’amitié. L’Uruguay vient de rentrer au sein de l’organisation internationale de la francophonie. C’est un ami qui vient de rentrer, c’est un membre de notre famille qui vient de nous rejoindre. C’est une nation qui partage avec la France tant de moments d’histoire, tant de valeurs communes."
"Avec le soutien des nations francophones membres de l’OIF, je fais le pari que la promotion des droits des femmes, que la lutte contre la violence qu’elles subissent, que la valorisation de leur rôle-pivot dans la francophonie deviendront la grande cause francophone d’aujourd’hui et de demain."
"C’est pour moi un immense plaisir d’avoir pu être à vos côtés à l’occasion de cette 23ème édition du Fespaco. Le cinéma c’est avant tout une fenêtre ouverte sur le monde, un outil incontournable pour éveiller les consciences et faire bouger le curseur des préjugés."
"Les droits de l’Homme font partie des valeurs fondatrices de la République française et de sa politique étrangère. C’est dans le but de promouvoir les plus hauts standards de protection des droits de l’Homme que la France présente en 2013 sa candidature au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2014 - 2016."
"Je voudrais vous dire combien je suis heureuse et honorée de participer avec vous à cette journée dédiée au Patrimoine malien. La France a souhaité s’associer à l’UNESCO pour attirer l’attention du monde sur la nécessité d’une action solidaire et efficace pour restaurer et préserver dans la durée le patrimoine du Mali."
"Je suis très heureuse aujourd’hui de constater qu’il en est de même pour les événements organisés par l’ambassade de Chine et les instituts Confucius, en coopération avec le ministère français de l’Éducation nationale. Le succès de l’année du chinois en France et de l’année du français en Chine n’est pas dû au hasard. Il est le fruit d’une amitié ancienne, profonde et durable entre nos deux pays. En clôturant l’année du chinois en France, c’est aussi cette amitié que je suis heureuse de célébrer avec vous ce soir. Cette amitié est fondée sur une histoire commune. Cette histoire commune, c’est la rencontre de deux grandes civilisations que beaucoup rapproche. Nous sommes deux cultures qui ont placé l’éducation, le savoir et la langue au sommet de leur échelle des valeurs."
"La francophonie, c’est avant tout un espace composé de 77 pays. Nous, francophones, nous sommes aujourd’hui 220 millions de francophones dans le monde ; en 2050 nous serons 750 millions, dont 80 % en Afrique. La francophonie, c’est un champ d’action pour une politique solidaire, culturelle, éducative et économique à laquelle nous croyons et que vous contribuez à faire rayonner chaque jour. La langue française, aujourd’hui n’appartient pas à la France. Elle est aussi une langue africaine, une langue asiatique, une langue du monde. Elle s’est débarrassée des oripeaux du colonialisme. C’est une langue égalitaire qui se parle à hauteur d’hommes."
"La francophonie, c’est d’abord un espace. C’est ce que j’appelle l’espace francophone. Il réunit aujourd’hui plus de 220 millions de personnes et nous pourrions être plus de 800 millions en 2050. C’est un espace d’avenir, un espace d’échange, un espace culturel, un espace d’opportunités. C’est aussi un espace où tout est à construire et nous avons vous comme moi, notre rôle à jouer dans sa construction. C’est pourquoi je promeus une francophonie solidaire, créatrice, égalitaire, ouverte."
"Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement la diffusion de notre langue mais notre capacité à former les nouvelles générations à ce monde nouveau, ou plutôt à ces mondes nouveaux qui se métissent. C’est notre capacité à offrir à ces millions d’enfants et d’adolescents un passeport vers de nouveaux horizons."
Tunisie - Allocution de Yamina Benguigui devant le monde de la culture (Tunis, 19 novembre 2012)
"La langue française n’appartient plus à la France seulement. Elle appartient au monde francophone. C’est une langue solidaire. C’est une langue qui se parle à hauteur d’hommes. C’est une langue africaine, c’est une langue du Maghreb, et c’est une langue dont je suis fière aujourd’hui de porter les couleurs devant vous."
"L’aide aux cinémas du monde, cogérée par le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) et par l’Institut français est née d’une volonté politique d’offrir un point d’entrée unique aux cinéastes du monde entier. Elle vise à rendre plus ouverte, plus attrayante et plus simple aussi le travail des cinéastes de toutes nationalités et des professionnels français du cinéma, en vue de leur permettre le montage de coproductions, vecteurs de promotion d’une diversité culturelle concrète, en actes et en oeuvres."
"Vous n’avez de cesse, avec votre gouvernement, de reconstruire, étape par étape, l’ensemble de l’édifice de l’État. Vos défis sont nombreux. Et je sais combien il est important pour le peuple congolais de travailler à la reconstruction des infrastructures routières, ferroviaires, du système éducatif, du système de santé ou encore celles liées à l’énergie, l’agriculture ou à l’agroalimentaire. Ce sont là autant de chantiers sur lesquels la France a toujours apporté son soutien."
"Être volontaire international de la Francophonie, c’est s’investir pleinement dans des projets culturels, pédagogiques ou de coopération, au sein de cet espace francophone pour y transmettre des valeurs humanistes de solidarité et de partage pour mettre douze mois de sa vie au service de ces valeurs avec une priorité, changer de regard sur l’autre, bousculer les préjugés et faire évoluer les mentalités."
"Le parlement de l’État de Louisiane, en décidant de refonder le Conseil pour le développement du français inscrit sa décision dans cette longue histoire commune.
Cette relance de la coopération se double aussi d’un élargissement de notre coopération commune au champ du développement économique francophone, comme en témoigne la présence avec vous, M. le Lieutenant-gouverneur, d’une délégation économique de haut niveau."
"Je salue l’ambition que traduit la déclaration de Kinshasa. Nous l’approuvons pleinement et je confirme l’engagement de mon pays à contribuer résolument à sa mise en oeuvre.
Les enjeux environnementaux et économiques sont essentiels pour la prospérité de nos populations. Les libertés fondamentales, la gouvernance démocratique et les droits de l’Homme sont le coeur de nos valeurs, avec la solidarité au sein de notre famille."
"Le jugement de la Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Mme Navi Pillay, est sans appel : « Les dirigeants du Mouvement du 23 Mars, a-t-elle dit, figurent parmi les pires responsables de violations des droits de l’Homme en République démocratique du Congo et dans le monde. Plusieurs d’entre eux ont un passif sordide incluant des allégations de viols de masse, de massacres et de recrutement d’enfants-soldats. Beaucoup d’entre eux sont susceptibles d’être des criminels de guerre »."
"Ce constat m’a amené à prendre une décision, à laquelle j’aimerai vous associer aujourd’hui : lancer un Forum mondial des Femmes francophones qui sera un lieu de débat, pour accroître la visibilité des femmes, mais qui sera aussi un lieu de transmission des valeurs garantes d’égalité et de solidarité dont elles sont privées. J’en parlerai tout à l’heure avec Michelle Bachelet, présidente d’ONU Femmes, et également avec Leïla Zerrougui, Représentante du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants dans les conflits armés."
"Q - Quel est l’objet de votre visite aujourd’hui à Dakar ?
R - Comme vous le savez je suis ministre de la Francophonie. Il y a un grand Sommet qui se prépare à Kinshasa. C’est un sommet qui a lieu tous les deux ans, dont le principal organisateur est l’OIF, avec à sa tête le président Abdou Diouf que vous connaissez. Je viens rencontrer le président Macky Sall, pour le tenir au courant de ce que j’ai vu à Kinshasa, comment le Sommet va se passer. Ensuite je vais voir votre ministre de la culture, Youssou N’Dour, pour parler des relations bilatérales autour de la culture, de ce que l’on peut faire ensemble, surtout autour du cinéma, de la musique, de la littérature. Il y a une volonté de la France d’aller un peu plus loin, d’accélérer les choses. Il y a aussi les accords sur le théâtre. Et puis, dans cette visite il y a eu aussi un volet éducation, pédagogie."
"La Chambre de commerce et d’industrie de Paris - la « CCIP » - est un partenaire ancien et bien connu du ministère des Affaires étrangères, d’abord bien sur de par son activité importante d’accompagnement des entreprises du Grand Paris, dans leur développement international. Extraordinairement active par le biais de ses séminaires, forums, salons, missions qu’elle organise à l’étranger, la CCIP soutient, complète l’action des pouvoirs publics. Son intervention auprès des élites politiques et économiques contribue indéniablement au rayonnement de notre pays dans le monde."
"Les enjeux en matière de Francophonie sont considérables et touchent à la fois à la défense de la langue française là où elle est en déclin et à sa promotion partout ailleurs. Ces enjeux touchent également à nos valeurs et à notre politique d’influence. Je sais que vous êtes toutes et tous impliqués dans cette bataille linguistique que nous devons mener partout et de façon permanente et je vous en suis très reconnaissante."
"Cette cinquième édition du festival a voulu rendre hommage au cinéma sénégalais, l’un des plus anciens et des plus vivants d’Afrique, pour ainsi marquer la relation d’amitié qui unit nos deux pays. Avec les films de Djibril Diop Mambety, Dyana Gaye, Sally Field, Moussa Touré, Ousmane Sembène, Alain Gomis, vous nous apportez toute la puissance de l’image sur les réalités quotidiennes d’hommes et de femmes de la société sénégalaise. Les films de ces réalisateurs sont des témoignages poignants, des moments de poésie et d’intenses émotions."
"Cette langue française doit aujourd’hui devenir cette langue égalitaire et solidaire, elle doit être le ciment de la diversité des peuples et le cinéma a un rôle essentiel à jouer dans la réussite de cet engagement car les réalisateurs des pays francophones nous apportent une vision singulière de leurs sociétés, mais ils ont en commun ce socle puissant qu’est la langue française et ils nous donnent à voir et à entendre une francophonie vivante, une francophonie moderne, une francophonie en pleine mutation."
"Ce que je veux vous dire aujourd’hui, c’est que vous êtes l’avenir du monde francophone, vous incarnez le lien que nous créons ensemble avec tous les pays du monde et pour tisser ce lien entre nous il n’y pas de plus beau socle que celui qui nous anime, la défense des droits de l’homme."
"Aujourd’hui, nous sommes tous tournés vers le 14ème Sommet de la Francophonie qui se tiendra en octobre prochain à Kinshasa et dont la préparation s’organise à grand pas. Cet évènement doit être le témoignage d’une Francophonie unie autour de ses valeurs, du respect de la démocratie, des droits de l’Homme et du bien-être des populations. Je voudrais saluer la volonté des autorités congolaises d’associer la population au Sommet. La France a d’ores et déjà apporté son soutien à différentes manifestations culturelles, qui accompagnent l’organisation du Sommet."
"Vous célébrez aujourd’hui la mémoire d’un homme qui a su donner aux Français le courage, aux heures les plus sombres, de continuer la lutte contre la barbarie totalitaire, de se dresser contre un projet abominable de domination de notre continent.
Charles De Gaulle et ses premiers compagnons, les premiers Français Libres ont su nous rendre notre honneur et notre liberté.
Les Français de l’étranger comme ceux de métropole sont aujourd’hui les héritiers de cette liberté."
"L’Alliance française de Bruxelles-Europe rayonne dans la capitale belge depuis 1945. Et ces nouveaux locaux lui permettent de rayonner davantage.
Pour toutes ces raisons, la France a décidé d’accompagner ce projet dans cette nouvelle étape décisive et de l’aider à se doter de ces splendides locaux.
Pour toutes ces raisons, je suis particulièrement heureuse d’assister à cette cérémonie qui marque un nouveau chapitre de l’histoire de l’Alliance française de Bruxelles-Europe. "
Discours de Yamina Benguigui devant des femmes journalistes du monde arabe (Paris, 4 juin 2012)
"Je suis très honorée de recevoir, aujourd’hui, des journalistes-blogueuses du monde arabe, qui ont su mettre la dignité et le courage au cœur de leur profession. Vous êtes allées toutes au-delà de votre métier, dans un monde qui laisse peu de place à l’expression des femmes et encore moins à leur expression journalistique. Vous avez dénoncé, vous avez témoigné et vous vous êtes mises en première ligne pour nous informer, avec vos mots, avec votre réalité, vous vous êtes exposées personnellement, au-delà de ce que demande ce métier."






