Accès rapide :

Interventions à l’Assemblée nationale et au Sénat

- Dérèglement climatique - COP20 - COP21 - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 17 décembre 2014)

"Quel est l’objet de la COP21 qui aura lieu l’année prochaine, au mois de décembre, et qui sera la plus vaste réunion diplomatique jamais organisée en France puisqu’il y aura 20 000 délégués, 20 000 invités et 3 000 journalistes ? C’est dire l’ampleur de ce qui nous attend."

- Proche-Orient - Processus de paix - Reconnaissance de l’État de Palestine - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (Paris, 3 décembre 2014)

"C’est une bonne chose si le Sénat peut apporter une contribution constructive au débat actuel. Plusieurs propositions de résolution ont été déposées et, si je peux émettre un souhait, c’est que l’expression finale soit aussi rassembleuse que possible. À l’Assemblée nationale, il n’a pas été possible de parvenir à un texte commun : je souhaite que ce soit possible ici. Certains se sont interrogés sur le droit des assemblées à se prononcer sur un tel sujet : elles ont bien sûr le droit de s’exprimer, dès lors qu’il ne s’agit pas d’une injonction. Le gouvernement est à l’écoute du Parlement ; reste que selon la Constitution de la Vème République, le gouvernement et le président de la République sont en charge de la politique extérieure."

- Attractivité - Tourisme - Réponses de Laurent Fabius à des questions au Sénat (Paris, 4 décembre 2014)

"Une réforme de la taxe de séjour était nécessaire et souhaitée. La formule retenue initialement était sans doute excessive. Après concertation, nous aboutissons à une solution raisonnable, en ayant relevé la taxe sur les séjours dans les 5 étoiles et palaces. S’agissant des plates-formes de réservation, la taxe de séjour sera étendue, selon des modalités de prélèvement à définir, afin que la concurrence joue normalement."

- Union européenne - Canada - Accord commercial - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 4 décembre 2014)

"Le texte du CETA (accord commercial entre l’UE et le Canada) tel qu’il a été négocié comprend un mécanisme d’arbitrage États-investisseurs. D’une manière générale, l’objet d’une telle clause est d’assurer la protection des investissements réalisés par les entreprises françaises et européennes hors du territoire national et de l’Union européenne."

- Épidémie d’Ebola - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 4 décembre 2014)

"Dès les premiers signalements de la maladie, en mars 2014, la France a assuré l’information de ses ressortissants via les postes diplomatiques concernés et le site Conseils aux voyageurs du ministère des affaires étrangères et du développement international sur la nature de la fièvre hémorragique Ebola, son mode de transmission et les mesures de prévention de la contagion."

- Débat à l’Assemblée nationale – Proposition de résolution relative à la reconnaissance de l’Etat palestinien - Discours de Laurent Fabius (28 novembre 2014)

"La position du gouvernement français se veut à la fois positive et équilibrée. Pas question d’un statu quo qui, en réalité, menace la solution des deux États. Pas question non plus de céder sur la sécurité d’Israël. Et pas question d’« importer » chez nous le conflit israélo-palestinien. Dans notre esprit, les votes qui vont intervenir n’opposeront pas d’un côté ceux qui soutiennent les Palestiniens et de l’autre ceux qui soutiennent les Israéliens : la reconnaissance de l’État de Palestine est en effet nécessaire aussi pour assurer durablement le développement et la sécurité d’Israël, elle devrait donc logiquement être soutenue par tous les amis d’Israël. Inversement, nous pensons qu’être un ami d’Israël n’est nullement être un ennemi de la Palestine. Le point de rencontre est la recherche de la paix qui implique de reconnaître l’État palestinien, selon la méthode et au moment les plus efficaces pour servir cette paix. Sur ce chemin escarpé, nous ne ménageons pas nos efforts. Car nous savons comme vous que le temps est compté à celles et ceux qui, dans cette région et pour cette région, veulent sincèrement la paix."

- Israël - Reconnaissance de l’État de Palestine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale, (Paris, 26 novembre 2014)

"Je pense que sur la question très difficile et très sérieuse qu’est la situation en Palestine et en Israël, il faut que les uns et les autres, quelles que soient par ailleurs nos convictions, nous fassions le maximum - et c’était le sens de votre question - pour ne pas importer ici - je reprends vos termes - ce qui se passe là-bas."

- Mexique - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 13 novembre 2014)

"Une réunion entre la France et le Mexique s’est tenue en juillet dernier afin de faire le bilan à mi-parcours, conformément à l’article 9 de l’accord franco-mexicain du 29 mars 2007 sur les activités de pêche dans les 200 milles marins entourant l’île de Clipperton."

- Dérèglement climatique - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 13 novembre 2014)

"C’est vrai que la Conférence de Paris en décembre 2015 sera, sans doute, le plus grand évènement diplomatique jamais organisé. Il y aura 20 000 délégués plus 20 000 invités supplémentaires et son objectif est de permettre que la planète soit encore vivable d’ici quelques années. C’est évidemment un objectif très difficile à atteindre et c’est un grand honneur pour la France d’avoir été choisi pour accueillir et présider cette conférence."

- Action extérieure de l’État - Audition de Laurent Fabius devant la commission des Affaires économiques du Sénat (Paris, 29 octobre 2014)

"Si j’ai souhaité élargir le périmètre du ministère des Affaires étrangères au Commerce extérieur et au Tourisme, c’est que dans le monde ouvert qui est le nôtre, une politique étrangère efficace est indissociable d’un rayonnement économique fort. Avec l’accord du président de la République et du Premier ministre, j’ai transformé le ministère des Affaires étrangères en ministère de l’Action extérieure de l’État."

- Tourisme - Audition de Laurent Fabius devant la commission des Affaires économiques du Sénat (Paris, 29 octobre 2014)

"Le tourisme est une mine d’or extraordinaire pour la France. Nous devons l’exploiter davantage. Les économistes diraient que notre pays dispose d’un avantage comparatif en matière de tourisme, car c’est le plus beau pays du monde. Dans le classement des destinations qui font rêver, la France est au premier rang - sur 193 pays."

- Partenariat commercial transatlantique - Audition de Laurent Fabius devant la commission des Affaires économiques du Sénat (Paris, 29 octobre 2014)

"Le traité transatlantique devra faire l’objet d’une double ratification par le parlement européen et par les parlements nationaux. Un voyage est prévu au Canada, en fin de semaine, où j’accompagne le président de la République. Ce sera l’occasion de faire le point sur ce traité. L’ISDS (investor-state dispute settlement) continue de poser problème."

- Mali - Assassinat de journalistes - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 29 octobre 2014)

"Dimanche prochain, il y aura exactement un an que les deux journalistes ont été assassinés. Vous vous rappelez comme moi l’émotion que cela avait soulevé à l’époque, à la fois compte-tenu de leur personnalité - c’étaient des journalistes appréciés de tous - et du fait qu’ils étaient des journalistes."

- ONU/Droit de véto - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 16 octobre 2014)

"Le blocage du Conseil de sécurité des Nations unies dans des situations d’atrocités de masse, comme c’est le cas en Syrie, est inacceptable et contraire à l’esprit de la Charte des Nations unies. C’est une question essentielle pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale car la radicalisation et le terrorisme trouvent un terreau fertile lorsque la communauté internationale donne le sentiment de ne pas vouloir agir."

- Action extérieure de l’État - Loi de finances 2015 - Audition de Laurent Fabius devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat (Paris, 14 octobre 2014)

"Compte tenu des contraintes budgétaires de la France, nous avons essayé de construire un budget avec efficacité et intelligence. Tout en prenant sa part au redressement économique, le Quai d’Orsay doit préserver sa capacité d’action et de gestion des crises, malgré son lot d’économies, qui ne sont jamais agréables. J’ai donc souhaité un budget économe."

- Désarmement nucléaire - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 octobre 2014)

"La France, parce qu’elle soutient pleinement l’objectif du désarmement nucléaire conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, avait participé à la première réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur le désarmement nucléaire du 26 septembre 2013. Pour la même raison, elle a participé à nouveau à la réunion de haut niveau sur la journée internationale pour l’élimination des armes nucléaires, le 26 septembre 2014. La France y réaffirmait sa conviction que seul un processus global, progressif et concret permettra des progrès réels et réguliers de désarmement, qui préservent la sécurité et la stabilité internationales. Il n’y a pas d’autre voie pour parvenir à un monde plus sûr et créer les conditions d’un monde sans arme nucléaire."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 octobre 2014)

"Le martyre de Kobané, puisque ce que vous avez dit est malheureusement exact, se déroule sous les yeux de la communauté internationale. Même si la France n’est pas à l’origine de cela, aucun Français ne peut en détourner les yeux. Pour Kobané, comme vous l’avez souligné, il y a urgence et face à cette urgence, la position de la France est que tous ceux qui sont en position d’agir sur le terrain, doivent le faire immédiatement."

- Territoires palestiniens - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 octobre 2014)

"Il faut aller au fond de la question. La France, depuis très longtemps, a dit qu’elle était partisane de la solution des deux États - et je pense qu’il y a une immense majorité pour aller dans ce sens dans cette Assemblée : deux États vivant en sécurité, sur la base des frontières de 67, ayant Jérusalem pour capitale."

- Irak - Protection des minorités religieuses - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 9 octobre 2014)

"La France défend partout dans le monde la liberté de religion ou de conviction. Elle intervient auprès des États concernés, dans le cadre de sa politique de défense des droits de l’Homme, afin qu’ils assurent la protection du libre exercice des cultes par leurs citoyens et éliminent toute forme de discrimination fondée sur la religion ou la conviction."

- Israël/Territoires palestiniens - Colonisation - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 7 octobre 2014)

"La France a condamné la décision des autorités israéliennes de confisquer 400 hectares de terres situées dans le gouvernorat de Bethléem (Cisjordanie) au bénéfice de la colonie voisine de Gva’ot. Elle a appelé Israël à revenir sur sa décision."

- Lutte contre le trafic d’organes humains - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 7 octobre 2014)

"La lutte contre le trafic d’organes humains, s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains, est une priorité de la France, qui est partie au Protocole additionnel à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, ainsi qu’à la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains."

- Français de l’étranger - Santé des enfants - Réponse de Laurent Fabius à une question de l’Assemblée nationale (Paris, 7 octobre 2014)

"La mise en place d’un suivi d’éléments clés de la santé des enfants français résidant à l’étranger ne fait pas l’objet de mesures particulières de la part de l’autorité consulaire car elle ne relève de la compétence ni des services consulaires, ni du ministère des Affaires étrangères et du Développement international."

- Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Réponse de Laurent Fabius (Paris, 7 octobre 2014)

"Les drapeaux noirs des terroristes de Daech flottent désormais aux abords de Kobané, ville kurde située à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Malheureusement, rien n’a encore pu endiguer l’assaut de Daech contre cette ville, ni la proximité des forces turques qui sont à quelques kilomètres et qui ont accueillis depuis plusieurs jours 200.000 réfugiés, ni les avions de la coalition américano-arabe dont les frappes n’ont pas pu stopper l’avancée terroriste."

- Otage/Algérie - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 1er octobre 2014)

"La décapitation d’Hervé Gourdel est une infamie. Nous étions aux Nations unies avec le président de la République lorsque nous avons appris cette nouvelle. Il a fallu réagir tout de suite et ma première réaction a été évidemment d’appeler la famille."

- Arménie et Azerbaïdjan - Conflit du Haut-Karabakh - Réponse de Laurent Fabius à une question de l’Assemblée nationale (Paris, 23 septembre 2014)

"Depuis 1997, la France assume avec les États-Unis et la Russie la co-présidence du Groupe de Minsk, chargée dans le cadre de l’OSCE, d’une médiation entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour trouver une solution négociée au conflit du Haut-Karabakh. À ce titre, la France est directement impliquée dans les négociations menées entre les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais. Le conflit du Haut-Karabakh est également régulièrement abordé lors des entretiens bilatéraux des autorités françaises avec les autorités de Bakou et d’Erevan."

- Irak - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"C’est pour moi un plaisir renouvelé d’être devant votre commission. Je traiterai pour commencer de l’Irak. Lorsque nous en avons parlé le 20 août, la crise avait franchi une nouvelle étape qui avait conduit la France à prendre plusieurs initiatives. Je m’étais ainsi rendu à Erbil le 10 août, avant que se tienne, le 15 août, la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"La France n’a pas la vision du monde de certains régimes - celui de M. Bachar Al-Assad - qui considèrent que tous leurs opposants sont des terroristes et que tous les groupes terroristes, où qu’ils soient, sont en cheville. Pour notre part, Monsieur Glavany, nous considérons que Daech a une particularité qui le distingue d’Al Qaïda et d’autres nébuleuses : il veut une implantation territoriale."

- Libye - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"Je pense que les propos du ministre de la Défense ont été mal interprétés. La situation en Libye est très préoccupante, nul n’en disconvient, et M. Le Drian a appelé pour cette raison à la mobilisation de la communauté internationale, mais il n’est pas question que la France intervienne."

- Iran - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"L’Iran, qui veut exercer une influence prépondérante dans les pays qui l’entourent, est très présent et très influent en Irak. "

- République centrafricaine - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"La MINUSCA se déploie en RCA ; nous adapterons le dispositif Sangaris, car nous n’avons pas vocation à demeurer sur place en permanence. "

- Mali - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"Au Mali, nous veillons, dans le strict respect du droit international, à ce que les entreprises françaises soient présentes et bien traitées."

- Ukraine - Russie - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"J’en viens à l’Ukraine, dont je me suis longuement entretenu lundi avec mon homologue russe, Sergueï Lavrov. Sur le terrain, le cessez-le-feu est modérément respecté, mais l’important est qu’aussi bien les Ukrainiens que les Russes disent qu’il doit l’être."

- ONU/Droit de veto - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"Partant du constat que le Conseil de sécurité des Nations unies, dont la fonction théorique est celle de juge de paix, se trouve souvent paralysé par l’utilisation abusive du droit de veto, nous allons, avec le Mexique, reprendre notre proposition. Dans le prolongement de l’idée de M. Hubert Védrine, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité suspendraient volontairement leur droit de veto en cas de « crime de masse », ainsi défini par le Secrétaire général de l’ONU."

- Virus Ebola - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"Mme Annick Girardin s’est courageusement rendue en Guinée et au Sénégal pour faire le point sur la propagation de la maladie à virus Ebola. Les chiffres relatifs à la contagion sont disparates mais tous extrêmement inquiétants. Le président Obama a décidé l’envoi de 3.000 soldats pour aider à combattre cette épidémie qui doit être prise très au sérieux."

- Opérations extérieures - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"On ne peut entonner le péan selon lequel nous conduirions trop d’opérations militaires. La France n’est pas un pays va-t-en-guerre mais l’état du monde est désespérant, et si nous n’agissions pas il serait pire encore."

- Francophonie - Audition de Laurent Fabius (Paris, 17 septembre 2014)

"Le président de la République et moi-même avons rencontré le président Diouf il y a peu. Il n’est pas prévu à ce stade d’annuler le Sommet de la Francophonie prévu à Dakar et tout est fait pour qu’il ait lieu."

- Union européenne - Partenariat commercial transatlantique - Réponse de Laurent Fabius à une question de l’Assemblée nationale (Paris, 16 septembre 2014)

"La négociation d’un accord avec les États-Unis peut être positive à condition qu’elle présente un intérêt économique avéré pour l’Europe. Or, les études d’impact commandées par la Commission européenne montrent que les gains potentiels sont significatifs pour la France et l’Union européenne : les bénéfices en termes de croissance et d’emploi sont estimés à environ 0,5 point de PIB sur dix ans, soit un bénéfice de 119 milliards d’euros par an - l’équivalent d’une augmentation du revenu disponible de chaque ménage de l’Union de 545 euros en moyenne."

- Irak - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 17 septembre 2014)

"Lundi dernier, l’Irak et la France ont réuni à Paris 26 nations dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, beaucoup de pays arabes, l’envoyé des Nations unies, le représentant de l’Union européenne et de la Ligue arabe."

- Irak - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 10 septembre 2014)

"Nous pensons que la conférence internationale qui doit avoir lieu lundi prochain peut être extrêmement utile en ce sens. La détermination des égorgeurs de Daech est forte, la nôtre doit l’être plus encore."

- Ukraine - Russie - Audition de Laurent Fabius devant les commissions des affaires étrangères et de la défense nationale de l’Assemblée nationale et des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (Paris, 20 août 2014)

"En Ukraine, la situation est évidemment tout autre. Je ferai seulement allusion aux développements les plus récents. Sur le théâtre d’opérations, alors que les séparatistes ont eu un moment le vent en poupe, les forces ukrainiennes ont désormais regagné du terrain. Elles assiègent les villes de Donetsk et Lougansk, au prix de très nombreuses pertes des deux côtés. La situation humanitaire y est dramatique : les vivres manquent, les gens mangent des rats, il n’y a plus ni eau ni électricité. Reste que, petit à petit, les forces ukrainiennes ont repris le dessus. Les forces séparatistes résistent cependant. Vous aurez noté que leurs deux chefs ont récemment changé. Mon collègue russe Lavrov m’assurait dimanche que ce remplacement était évidemment une affaire interne aux séparatistes. Cela tombe sous le sens… J’ai moi-même mon idée sur la question. Il n’en demeure pas moins que les séparatistes, bien qu’en difficulté, mettent à profit leur contiguïté avec la frontière russe pour bénéficier d’une alimentation permanente."

- Irak - Audition de Laurent Fabius devant les commissions des affaires étrangères et de la défense nationale de l’Assemblée nationale et des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (Paris, 20 août 2014)

"Le récent assassinat du journaliste américain James Foley montre à quel point le groupe que l’on appelle « l’État islamique » fait commerce de sa barbarie et de sa cruauté. James Foley était un homme remarquable ; sa mère avait été accueillie au Quai d’Orsay il y a peu. L’assassinat de son fils nous scandalise tous, et nous touche."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius devant les commissions des affaires étrangères et de la défense nationale de l’Assemblée nationale et des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (Paris, 20 août 2014)

" Lorsque, presque immédiatement après notre arrivée au pouvoir, s’est tenue, le 30 juin 2012, la première conférence de Genève, il n’y avait en Syrie ni le Hezbollah, ni troupes iraniennes, ni groupes terroristes. La seule question qui se posait alors était de savoir quel pays accueillerait M. Bachar Al-Assad, puisqu’il allait tomber - ce n’était encore qu’une petite révolte : n’oublions pas que cela a commencé avec quelques jeunes dans un coin. Et cela a été traité de telle sorte que nous en sommes aujourd’hui à 170.000 morts…"

- Politique étrangère - Audition de Laurent Fabius devant les commissions des affaires étrangères et de la défense nationale de l’Assemblée nationale et des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (Paris, 20 août 2014)

"Nous vivons une dépolarisation du monde. D’un monde bipolaire, où l’Union soviétique et les États-Unis à eux deux contrôlaient les crises, la chute du Mur de Berlin nous a fait d’abord passer à un monde unipolaire où la puissance américaine faisait à elle seule la pluie et le beau temps. Mais aucune puissance, même par un jeu d’alliances stables, ne peut plus désormais maîtriser toutes les crises. Si nous aspirons à un monde multipolaire organisé, force est de constater qu’aujourd’hui nous vivons désormais dans un monde « zéro-polaire ». Cela explique que les crises puissent se propager sans être maîtrisées, puisqu’il n’y a plus aucune puissance en mesure de le faire."

- Dérèglement climatique - Sécurité alimentaire - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 05/08/2014)

"La sécurité alimentaire est au coeur de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. L’article 2 y fait explicitement référence à la production alimentaire. Bien que l’agriculture soit un sujet délicat à aborder dans le cadre des négociations climat, les récentes négociations qui ont eu lieu à Bonn en juin 2014 ont permis des avancées. Toutefois, à ce stade, la place qui sera accordée à la sécurité alimentaire lors de la Conférence Paris Climat 2015 ne peut être anticipée car cela dépendra de la volonté des Parties d’avancer dans ce cadre."

- Liban - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 05/08/2014)

"Mesurant pleinement la précarité de la situation des réfugiés syriens au Liban et consciente de l’impact de leur présence dans le pays, la France met tout en oeuvre pour aider le Liban à faire face aux défis qu’impliquent l’accueil de plus d’un million de réfugiés syriens représentant plus du quart de la population libanaise. C’est ainsi qu’à l’initiative de la France a été créé, sous l’égide du secrétaire général des Nations unies, le Groupe international de soutien au Liban (GIS) qui concentre ses efforts sur les volets macro-économique, de sécurité et d’aide à l’accueil des réfugiés. Le président de la République l’a réuni le 5 mars dernier à l’Élysée pour inciter ses membres à se mobiliser."

- Nigeria - Boko Haram - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question au Sénat (Paris, 24/07/2014)

"La France contribue à l’effort international pour le sauvetage des lycéennes, en déployant au Nigéria, depuis le 9 mai, une équipe spécialisée qui travaille en lien étroit avec les autorités nigérianes. Par ailleurs, le président de la République a organisé le 17 mai dernier, à la demande du président de la république fédérale du Nigeria, un sommet des chefs d’État de la région sur la sécurité au Nigeria. La France a ainsi marqué son engagement aux côtés du Nigeria dans sa lutte contre le terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme, et a contribué à susciter une réponse régionale et internationale forte. Tous les voisins du Nigeria (Tchad, Bénin, Niger et Cameroun) étaient représentés par leurs chefs d’État, et les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union européenne ont été associés."

- Israël - Territoires palestiniens - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale, (Paris, 23 juillet 2014)

"J’étais encore il y a quelques jours au Proche-Orient. J’ai d’abord rencontré le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas qui m’a dit à quel point il appréciait l’attitude de la France et qui m’a demandé d’intervenir, ce que j’ai fait, auprès de ceux qui, dans la région, peuvent essayer de tempérer, si c’est possible, le Hamas."

- Israël - Territoires palestiniens - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale, (Paris, 23 juillet 2014)

"En ce qui concerne la question précise que vous avez posée, nous nous situerons exactement dans la ligne de la tradition française. Lorsque la question avait été posée à Genève, la France s’était abstenue, il en sera de même en ce qui concerne le vote qui interviendra cet après-midi"

- Israël - Territoires palestiniens - Détention administrative - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 22 juillet 2014)

"La France suit attentivement la situation de tous les prisonniers palestiniens. Elle est particulièrement préoccupée par l’état de santé des prisonniers placés en détention administrative, qui ont suivi une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention."

- Irak - Chrétiens d’Orient - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 23 juillet 2014)

"Concrètement, en plus de la saisine du conseil de sécurité ce lundi, nous avons, sur le plan pratique, financier, dépêché un certain nombre de crédits pour permettre que toute une série de personnes déplacées soient aidées."

- Afghanistan - Trafic de drogues - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 22 juillet 2014)

"Pleinement consciente de la menace que le trafic de drogues représente pour la stabilité de l’Etat afghan, mais aussi pour la paix et la sécurité internationales, la France agit sur les plans bilatéral, européen et multilatéral."

- Chine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 22 juillet 2014)

"Le ministre des affaires étrangères et du développement international s’est rendu en Chine du 16 au 19 mai où il a été reçu à Pékin par le Premier ministre Li Keqiang et s’est entretenu avec son homologue Wang Yi."

- Union européenne - Partenariat commercial transatlantique - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 22 juillet 2014)

"La négociation d’un accord avec les Etats-Unis peut être positive à condition qu’elle présente un intérêt économique avéré pour l’Europe. Le Partenariat commercial transatlantique pourrait permettre à nos entreprises de bénéficier du dynamisme de l’économie américaine et de sa demande intérieure."

- Nigeria - Lutte contre le terrorisme - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 17 juillet 2014)

"L’enlèvement de 279 lycéennes nigérianes par des membres de Boko Haram est survenu le 14 avril 2014 au coeur du fief de la secte terroriste, dans l’État de Borno (ville de Chibok). 53 lycéennes se sont enfuies, 226 seraient encore prisonnières. Depuis un an, l’État de Borno est le théâtre de violents combats opposant les forces armées nigérianes et le groupe terroriste. La population civile en paye le prix. Abubakar Shekau, le leader de la secte, a revendiqué l’enlèvement des jeunes filles le 5 mai et menacé de vendre ces dernières et de les marier de force. L’incertitude demeure quant à la localisation des captives."

- Israël - Territoires palestiniens - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 8 juilet 2014)

"La France a une position claire et constante vis-à-vis de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens. La colonisation est illégale au regard du droit international. Le président de la République, lors de sa visite d’État en Israël et de sa visite officielle dans les Territoires palestiniens, a appelé à l’arrêt de la colonisation."

- Israël - Territoires palestiniens - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 15 juillet 2014)

"À Gaza et en Israël, la situation est désastreuse. Vous avez rappelé les faits : d’un côté, plus de 150 victimes civiles et de l’autre des tirs de roquette sur Israël."

- Chrétiens d’Orient - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 1er juillet 2014)

"La France connaît les inquiétudes et les craintes des chrétiens du Proche et Moyen-Orient en cette période cruciale et demeure vigilante quant à leur situation. La visite du Président de la République au Vatican, le 24 janvier dernier, a permis d’échanger avec le Pape François sur la situation des chrétiens d’Orient et de réaffirmer la mobilisation constante de la France les concernant."

- Irak - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 10 juillet 2014)

"La situation en Irak est d’une gravité exceptionnelle. L’offensive menée par le groupe terroriste de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) compromet l’unité et la souveraineté de l’Irak à laquelle la France est attachée et fait peser une menace sérieuse sur la stabilité de toute la région."

- Union européenne/Etats-Unis - Partenariat commercial transatlantique - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 1er juillet 2014)

"Les enjeux de la négociation du partenariat commercial transatlantique sont importants. La nécessité de la transparence et de la communication sur la négociation de cet accord est avérée. D’ores et déjà, la France a lancé une consultation publique pour que tous les acteurs français concernés, en particulier les entreprises et les fédérations professionnelles, puissent faire part de leur opinion et de leurs attentes. Un groupe d’experts est réuni régulièrement pour faire le point sur l’avancement des négociations."

- Liberté de religion ou de conviction - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 1er juillet 2014)

"La France défend partout dans le monde la liberté de religion ou de conviction. Elle intervient auprès des États concernés, dans le cadre de sa politique de défense des droits de l’Homme, afin qu’ils assurent la protection du libre exercice des cultes par leurs citoyens et éliminent toute forme de discrimination fondée sur la religion ou la conviction."

- Iran - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Il y a, bien sûr, une politique générale de l’Iran et à l’égard de l’Iran. Et puis, c’est peut-être ce sur quoi j’insisterai, il y a la négociation nucléaire."

- Irak - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Ce que je pense de l’action du groupe terroriste, c’est qu’elle est d’une dangerosité extrême. Pourquoi ? Parce que, qu’on le veuille ou non, c’est la première fois qu’un groupe terroriste - groupe qui s’est séparé d’Al-Qaïda parce qu’il le trouvait trop mou - est sur le point de prendre le contrôle d’un État ou d’une grande partie d’un État, au demeurant riche."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Le renforcement de l’EIIL fait d’une certaine manière le jeu de M. Bachar Al-Assad, qui dit combattre l’EIIL sans vraiment le faire. J’ai dit, sans être démenti, que nous disposions de témoignages indiquant que l’EIIL vendait à M. Bachar Al-Assad le pétrole de puits dont ce groupe avait pris le contrôle en Syrie."

- Israël - Territoires palestiniens - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Des choses très fortes ont été dites, et avec beaucoup d’émotions par les uns et par les autres. C’est une situation épouvantable. Des exactions ont été commises. Ces jeunes gens israéliens assassinés, puis ce jeune Palestinien brûlé, tout cela est épouvantable. Le risque est à la fois de mettre en danger des vies humaines de part et d’autre, et puis de déclencher des mécanismes qui échappent au contrôle des uns et des autres."

- Mali - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"S’agissant du Mali, d’après les dernières conversations que j’ai eues à la fois avec les autorités maliennes, algériennes, et avec d’autres collègues des pays voisins, il ressort que les discussions menées par les Algériens se sont passées de manière positive. Le président malien a dit au président français son intention que ces négociations puissent déboucher. Elles sont coordonnées avec l’ensemble de la région. Une conférence est prévue à Alger le 16 juillet avec le gouvernement malien et les groupes du Nord."

- Ukraine - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"La situation sur le terrain est la suivante. Le 5 et le 6 juillet, les troupes ukrainiennes, les forces armées qui relèvent du gouvernement, ont remporté leur succès le plus important depuis le début sur les troupes séparatistes. Les bastions Slaviansk et Kramatorsk ont été repris par les troupes ukrainiennes. Le repli de bon nombre de ceux que l’on appelle les séparatistes, les rebelles ou d’autres qualificatifs, se fait dans la région du Donbass et singulièrement à Donetsk."

- États-Unis - Traité transatlantique - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Si nous sommes capables d’obtenir des avantages pour nous, en termes de pénétration des marchés publics, agricoles, et en même temps que nous savons défendre nos normes, défendre notre identité culturelle, s’il y a des tribunaux qui ne sont pas privés mais qui sont publics, si c’est dans l’intérêt de l’Europe et de la France, personne ici ne va s’opposer par idéologie : non."

- États-Unis - BNP Paribas - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Concernant l’affaire BNP Paribas, et sur les négociations du TTIP, j’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises là-dessus. Maintenant il y a eu un accord trouvé entre la banque et les diverses autorités américaines. La banque a reconnu que compte tenu de la législation, il y avait eu un certain nombre de fautes commises et s’apprête à verser ce qui a été demandé, ce qui est très lourd et en même temps ne menacera pas l’équilibre de la banque qui est très solide. Mais cela pose sur le plan général la question de l’extraterritorialité des législations. Vous vous rappelez cette déclarations du secrétaire d’État au trésor, dans les années 70, un journaliste demandait que pensez-vous du dollar, il disait : « c’est notre monnaie et votre problème »."

- États-Unis - Situation d’Edouard Snowden - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Je crois qu’il faut regarder cela d’une façon plus détaillée que certaines pétitions. M. Snowden fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Donc faisons attention : si la question posée est de savoir si nous n’allons pas envoyer M. Snowden dans un autre pays, je ne crois pas que c’est ce qu’il souhaite, et ce n’est pas ce que souhaitent les signataires. Donc quand on prend l’ensemble de la question, y compris juridique, ce n’est pas simple."

- Tourisme - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

"Si l’on veut développer le tourisme en France, à la fois pour l’emploi et le commerce international de la France, il faut trouver des solutions raisonnables. Or des augmentations fortes ne sont pas raisonnables. Il faut appuyer les mesures qui encouragent le tourisme et non pas qui le découragent."

- Irak - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 18 juin 2014)

"La question que vous soulevez, la situation actuelle de l’Irak, est probablement l’une des plus graves que nous ayons connue depuis la deuxième guerre mondiale. En effet, ce qui se passe est sans précédent. Un groupe terroriste, à la cruauté illimitée, est sur le point de prendre le contrôle d’un État, d’un grand État et d’un État riche."

- Assises du tourisme - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 17 juin 2014)

"Le tourisme au niveau mondial se développe très rapidement. En 1950, il y avait 25 millions de touristes, il y en a aujourd’hui un milliard et il y en aura deux milliards en 2030. Donc, toute la question pour nous, d’un point de vue économique, c’est de parvenir à attirer le maximum de touristes étrangers et de faire en sorte que le maximum de Français puisse prendre leurs vacances en France. C’est très important pour l’activité économique car le tourisme représente 7 % de notre richesse nationale. C’est également un secteur très important pour l’emploi avec deux millions d’emplois aujourd’hui."

- Questions budgétaires - Audition de Laurent Fabius devant la commission des finances du Sénat (Paris, 10 juin 2014)

"Me souvenant des temps anciens où je m’occupais des finances publiques, je me réjouis de vous retrouver… d’autant que vous n’avez pas tous changé… Ce que vous avez dit est parfaitement juste. Me voici pourtant dans une situation un peu difficile : s’il est vrai qu’on ne peut « racler l’os deux fois », en tant que membre du gouvernement, je comprends qu’on demande au ministère des affaires étrangères de réduire ses dépenses, sous peine de tomber dans le paradoxe des trains à grande vitesse, qui ne doivent passer nulle part, mais s’arrêter partout. Le principe de non-contradiction doit s’appliquer au gouvernement : je ne pourrai pas faire de réponses aussi enthousiasmantes que nous le souhaiterions."

- Ukraine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 10 juin 2014)

"Merci d’avoir salué en particulier l’action de la diplomatie. C’est vrai que, vous le rappeliez, avec mes collègues allemands et polonais, nous étions à Kiev au moment où il s’était agi d’arrêter la guerre civile à Kiev. De la même façon la France, vous avez eu la gentillesse de le dire mais c’est connu de tous, a été le principal artisan de la rencontre entre les présidents Porochenko et Poutine, ce qui a permis d’entamer ce que nous espérons être la désescalade."

- 70e anniversaire du Débarquement - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 10 juin 2014)

"La plus belle façon de rendre hommage à ceux qui se sont battus pour notre liberté, il y a maintenant 70 ans, c’est à la fois de commémorer ce qu’ils ont fait et, en même temps, d’avoir aujourd’hui une action effective pour la paix."

- Ukraine - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

"En Ukraine, où un vote décisif est imminent, les vents soufflent alternativement froids et tièdes. Côté froid, on observe qu’à l’Est du pays et singulièrement à Donetsk, certains s’organisent pour que l’élection n’ait pas lieu, non sans un début de conflit entre pro-Russes eux-mêmes, les appétits de pouvoir s’aiguisant ; visiblement, on ne pourra voter partout totalement."

- Iran - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

"Une séance de négociation avec l’Iran a eu lieu la semaine dernière. Il était prévu que l’on commencerait à rédiger un accord ; cela n’a pas été possible. Je rappelle que la négociation se termine théoriquement fin juillet mais qu’elle peut être prolongée de six mois en tant que de besoin."

- Mali - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

"Plusieurs d’entre vous s’interrogent à juste titre sur l’action que peut avoir la France au Mali après les événements qui se sont déroulés samedi. Vous connaissez les faits : le Premier ministre malien a souhaité se rendre à Kidal, mais cette visite a déclenché de très graves incidents. Alors que la population de Kidal manifestait contre sa présence, l’armée malienne et le MNLA se sont violemment affrontés."

- Nigeria - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

"La cause immédiate de la réunion du Sommet de Paris pour la sécurité au Nigeria a été l’épouvantable enlèvement de dizaines de lycéennes dans la zone où la famille Moulin-Fournier avait été prise en otage. Une fois localisé le lieu de rétention des jeunes filles, que faire ?"

- Libye - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

"J’en viens pour finir à la Libye, où la situation est extrêmement préoccupante. Il n’y a pas d’un côté les militaires et de l’autre le reste de la population : on y trouve des hommes en armes partout, qui appartiennent à diverses katibas ; certains se disent nationalistes, d’autres islamistes. Tout cela est très dangereux, parce qu’il y a beaucoup d’armes en circulation, que le pays est riche, qu’il n’y a pas d’État, que le Congrès général national, régulièrement envahi, est empêché d’agir, et que, au Sud et à l’Est, de nombreux groupes terroristes s’affairent."

- Négociations israélo-palestiniennes - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

"Pour le moment, les négociations israélo-palestiniennes sont bloquées. J’en ai parlé avec les Israéliens, les Palestiniens et les Américains ; ces derniers, toujours optimistes, considèrent que les discussions vont reprendre. Après la conclusion de l’accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah, j’ai rappelé que la France a toujours été favorable à l’unité palestinienne mais que tout nouveau gouvernement devra respecter les conditions connues : reconnaître l’existence de l’État d’Israël, refuser le recours à la violence et accepter l’ensemble des accords conclus."

- République centrafricaine/Décès de la journaliste Camille Lepage - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 mai 2014)

"Monsieur le Député, l’Assemblée nationale il y a quelques instants a rendu hommage avec raison à Mme Lepage. Assassiner un journaliste, c’est toujours commettre un double crime : un crime contre une personne et un crime contre la liberté d’informer."

- Nigeria - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 mai 2014)

"Vous avez abordé aussi la question du Nigeria et de l’enlèvement épouvantable de toutes ces jeunes filles. Le président du Nigeria a demandé au président de la République française de réunir samedi prochain un sommet à l’Élysée et d’y inviter, ce qui est fait, le président du Cameroun, du Niger, du Bénin et du Tchad ainsi que les représentants des États-Unis d’Amérique, de Grande-Bretagne et de l’Union européenne."

- Dérèglements climatiques - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 mai 2014)

"Nous avons cinq cents jours pour éviter une catastrophe climatique. Comme vous l’avez dit, c’est la France qui sera l’hôte, en décembre 2015, de la grande conférence sur le climat."

- Union européenne - Partenariat transatlantique - Audition de Laurent Fabius devant la Commission du développement durable du Sénat (Paris, 6 mai 2014)

"Vous aurez à débattre du traité transatlantique. À l’approche des élections européennes, plusieurs articles en traitent dans la presse, ce qui n’est pas illégitime. La plupart vont dans le même sens. J’ai vu ce matin à Paris le négociateur américain. Quel est l’objectif, pour l’Europe, pour la France ? Obtenir une part plus importante du marché américain, vendre plus de produits agricoles, d’appellations d’origine contrôlée (AOC), pénétrer davantage des marchés publics qui ne nous sont ouverts qu’à 20 % - quand les nôtres le sont à 85%, dit-on."

- Dérèglements climatiques - Conférence de Paris 2015 sur le climat - Audition de Laurent Fabius devant la Commission du développement durable du Sénat (Paris, 6 mai 2014)

"Le degré d’urgence et l’opportunité d’agir ne font plus guère débat. Les causes, manifestations et conséquences du changement climatique sont à présent bien connues. Le dernier rapport du GIEC fait état de changements climatiques sans précédents, et juge incontestable la responsabilité humaine en la matière. Al Gore me faisait observer en janvier que l’opinion publique avait considérablement évolué ces deux ou trois dernières années : personne ou presque ne conteste plus la gravité du phénomène ni la responsabilité de l’homme dans sa survenance. Les études scientifiques ont gagné en qualité, et leurs conclusions respectent largement les marges d’erreur usuelles dans ces domaines."

- Nigeria - Réponse de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question à l’Assemblée nationale (7 mai 2014)

"Devant une telle situation, l’indignation ne suffit pas. C’est pourquoi le président de la République nous a donné instruction, au ministre de la défense et à moi-même, dès la réalisation de cet horrible crime, de mettre les services à la disposition du Nigeria et des pays voisins. Ce matin-même, le président de la République nous a demandé de prendre contact avec le président du Nigeria pour lui dire qu’une équipe spécialisée, avec tous nos moyens de la région, était à la disposition du Nigeria pour aider à la recherche et à la récupération de ces jeunes filles."

- Normes sociales internationales - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 6 mai 2014)

"Le drame de Rana Plaza au Bangladesh auquel vous avez fait allusion a provoqué, vous l’avez rappelé, la mort de 1.138 personnes il y a maintenant un an. C’est un drame humain effroyable et, comme vous l’avez fort bien dit, qui ne peut pas rester sans suite. La sous-traitance et l’extrême complexité des chaînes de production et de valeur ne peuvent pas justifier une irresponsabilité de certaines entreprises."

- Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 30 avril 2014)

"Concernant la protection des minorités, je pense que nous serons absolument d’accord. Rien ne justifie, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser que des minorités, quelles qu’elles soient, soient massacrées comme elles le sont. C’est un point d’accord total entre nous."

- Égypte - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 30 avril 2014)

"Sur la question de la peine de mort, la position de la France c’est « non », partout et quelles que soient les circonstances."

- République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 30 avril 2014)

"Vous m’interrogez sur la situation en République centrafricaine. Dans ce pays où nous sommes intervenus, à la demande de la communauté internationale, et pour éviter ce qu’il faut bien appeler un risque de génocide, tout repose sur un triangle qui est d’ailleurs le même que celui du Mali. Il faut à la fois une action militaire, sécuritaire. Il faut une action démocratique, il faut une action pour le développement. C’est seulement si les trois côtés du triangle sont réunis que l’on peut avancer."

- Ukraine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’assemblée nationale (Paris, 29 avril 2014)

"Désescalade, voilà le seul objectif raisonnable et, puisque vous m’interrogez sur ce point, c’est l’objectif que poursuivent la diplomatie européenne et la diplomatie française."

- Ukraine - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"De nombreuses questions ont porté sur la très inquiétante situation en Ukraine, l’une des crises les plus graves qu’ait connue l’Europe depuis des décennies. Nous nous devons de définir notre attitude, sans démagogie. Il faut être cohérent : on ne peut dire que la France n’en fait pas assez tout en convenant qu’il n’est pas question d’entrer en guerre contre la Russie. Puisque la réponse ne peut être celle des armes, l’autre canal est celui de la diplomatie. D’autre part, on ne peut être obnubilé par le nécessaire dialogue avec la Russie au point, pour ne pas le compromettre, de rester tétanisé. Telles sont les limites qui s’imposent à nous."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"La crise en Ukraine fait que les médias ne parlent plus de la Syrie, mais les massacres continuent et la situation demeure effrayante. Nous continuons de penser que la solution d’un conflit devenu international et alimenté sans fin ne peut être militaire ; il faut donc persister dans la recherche d’une solution politique."

- Libye - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

" Le Premier ministre libyen a été démis de ses fonctions, le Sud du pays est le refuge de groupes terroristes de toute nature et la faiblesse de l’État nous inquiète. Une conférence internationale consacrée à l’aide à la Libye a eu lieu à Rome ; nous travaillons avec de nombreux pays dont l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, les États-Unis et l’Allemagne à la stabilisation du pays."

- République centrafricaine - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"Vous avez mis en valeur, madame la présidente, les bonnes nouvelles qui concernent la RCA. La première est l’adoption à l’unanimité, ce qui n’avait rien d’évident, de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, bâtie par la France, créant une mission de maintien de la paix en République centrafricaine. Ce fut l’occasion d’un discours très engagé du Secrétaire général de l’ONU."

- Iran - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"Les discussions avec l’Iran se poursuivent au niveau des directeurs politiques. Pour l’instant, le différend avec la Russie au sujet de l’Ukraine n’a pas d’incidence sur la négociation, mais le bruit court qu’un contrat gigantesque serait signé entre l’Iran et la Russie ; en ce cas, la notion de sanction internationale n’aurait plus grande réalité."

- Diplomatie économique - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"J’en viens pour finir à l’organisation du ministère. Comme vous le savez, dans le cadre du changement de gouvernement, le ministère des affaires étrangères est aussi devenu celui du développement international. Ses attributions précédentes sont restées inchangées, et s’y sont donc ajoutés le commerce extérieur et le tourisme international. Bien entendu, une collaboration étroite avec les ministères des finances et de l’économie est nécessaire, et je pense leur action complémentaire."

- Rwanda - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"Comme vous l’avez rappelé, une mission de votre Assemblée a établi la vérité des faits. Je la cite : « Si la France n’a pas apprécié à sa juste valeur la dérive politique du régime rwandais, elle a été le pays le plus actif pour prévenir la tragédie de 1994 et la seule à avoir tenté de mobiliser la communauté internationale pour aider les victimes. »
Ceci ne doit jamais être oublié lorsque l’on examine les responsabilités des uns et des autres. Nous avions rétabli de bonnes relations, vous l’avez soulignez, avec le gouvernement rwandais. Mais voilà que des propos, qu’il faut bien juger inacceptables, ont été tenus. Et lorsque des propos sont inacceptables, le rôle du gouvernement de la France, c’est de les juger et de le dire."

- Ukraine - Réponse deLaurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

"Les violences dans la partie Est du pays se sont développées et se développent au moment même où je vous parle. L’origine, il faut la qualifier clairement, c’est la Russie, et les condamnations qui ont été prononcées par la France et par d’autres pays sont donc parfaitement légitimes. Vous m’interrogez sur notre position : notre position, qui est reprise par les Européens, c’est à la fois celle d’une grande fermeté et celle d’une grande responsabilité. La fermeté, ce sont les sanctions. Nous avons défini trois niveaux de sanctions avec nos partenaires et, déjà, les deux premiers ont été appliqués."

- République centrafricaine - Prolongation de l’engagement des forces armées - Intervention au Sénat de Laurent Fabius (Paris, 25 février 2014)

"La France avait mis en garde la communauté internationale dès septembre 2013, par la voix du président de la République à la tribune des Nations unies. En vain. Fallait-il que la France, seul pays en mesure d’intervenir sans tarder, laisse se perpétrer des atrocités que certains à l’ONU qualifiaient de pré-génocidaires ? Fallait-il qu’elle abandonne ce pays au coeur d’une région déjà fragilisée par les conflits ? Fallait-il laisser se créer une zone de non-droit à la merci de tous les trafics et de tous les terrorismes ? Fallait-il rester sourd à l’appel au secours désespéré des Centrafricains et à la demande unanime des Africains ?"

- Ukraine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 25 février 2014)

" Très souvent, nous regrettons que l’Europe ne soit pas assez présente. En Ukraine, avec mes collègues polonais et allemand, dans des circonstances extrêmement difficiles, nous avons pu faire en sorte qu’un accord soit trouvé entre l’opposition et la majorité. Un accord qui a permis l’arrêt des meurtres - parce qu’il s’agit de cela à Kiev -, qui a permis le renversement de la majorité et d’anticiper l’élection présidentielle. Cet accord a été salué par l’ensemble des pays d’Europe, par le secrétaire général des Nations unies. Et quand l’Europe est au rendez-vous, je crois qu’il ne faut pas bouder sa satisfaction."

- Ukraine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 19 février 2014)

"Je commencerai par condamner, comme vous l’avez fait très justement, les violences inacceptables, gravissimes qui ont eu lieu depuis hier à Kiev. On parle de plus de 26 morts, de centaines de blessés, de scènes d’émeutes et de guerre civile. Le président français et la chancelière allemande, Mme Merkel, ont jugé cette situation inadmissible et je veux avec vous dire la solidarité de la Nation à l’égard de tous les Ukrainiens."

- Turquie - Union européenne - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 29 janvier 2014)

"Le président de la République a effectué une visite d’État hier et avant-hier en Turquie. C’était la première visite d’État depuis 22 ans dans ce pays qui est la 17e puissance économique mondiale. Ces prédécesseurs s’appelaient Charles de Gaulle et Jacques Chirac."

- Tunisie - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 29 janvier 2014)

"Dans une région du monde où il y a en ce moment peu de bonnes nouvelles, l’adoption, à la quasi-unanimité par les représentants de la Tunisie, de la Constitution tunisienne est une formidable nouvelle qu’il faut saluer comme telle."

- République centrafricaine - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"Je commencerai par la République centrafricaine. Dans le domaine politique, un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) réuni à N’Djamena a, selon son communiqué final du 10 janvier, « pris acte de la démission du chef de l’État centrafricain de transition et du Premier ministre ». Cette démission avait été demandée par le Conseil national de transition (CNT), c’est-à-dire le Parlement centrafricain, qui avait été convoqué à N’Djamena."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"J’ai présidé dimanche à Paris une réunion du « Core Group des Amis de la Syrie » qui rassemblait d’une part les ministres des affaires étrangères des onze pays qui soutiennent la coalition de l’opposition modérée, d’autre part une délégation de la Coalition nationale de l’opposition syrienne (CNS) conduite par son président, Ahmad Al-Jarba. La France a reçu de M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, l’invitation à participer à la conférence de paix dite « Genève II », prévue pour se tenir à partir du 22 janvier à Montreux, puis à Genève."

- Iran - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"J’en viens à l’Iran, avec lequel nous avons conclu, le 10 janvier, des négociations assez difficiles. Il a été convenu que la première étape de l’accord temporaire signé le 24 novembre 2013 à Genève s’engagerait le 20 janvier. À cette date, l’Iran commencera, sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à suspendre l’enrichissement à 20 %, à neutraliser son stock d’uranium enrichi à 20 %, à plafonner la capacité de ses installations d’enrichissement de l’uranium et à arrêter le chantier de construction du réacteur d’Arak."

- Afghanistan - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"Nous avons beaucoup réduit le nombre de nos soldats engagés en Afghanistan, où ils ne sont plus qu’environ 500. Comme vous, je suis persuadé qu’une solution durable à la question afghane suppose un accord associant les puissances régionales."

- Liban - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"La situation est dramatique au Liban, avec un quart de la population composé de réfugiés. Il ne faudrait pas que le pays, qui n’a pas de gouvernement, se trouve aussi sans président."

- République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 21 janvier 2014)

"Pour la République centrafricaine et tous ceux qui sont aux côtés des Centrafricains, la journée du 20 janvier 2014 a constitué une triple bonne nouvelle, dans un pays qui ne nous avait pas habitué à cela."

- Cambodge - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"nous sommes aux côtés du peuple cambodgien compte tenu de toute une série de raisons que vous avez très bien rappelée dans votre question : la culture, l’histoire, toute une série d’engagements en commun nous lient. Nous ne laisserons pas tomber le peuple cambodgien et nous appelons à une négociation pour apaiser un climat qui est beaucoup trop tendu."

- République centrafricaine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

"Sur le plan sécuritaire, Sangaris constitue son action avec les Africains, qui sont à présent un peu plus de 4.000. Une résolution sera discutée lundi à Bruxelles au Conseil des affaires étrangères où je me rendrai. Cette résolution vise à impliquer les Européens dans cette partie du problème centrafricain. Il y a une demande qui concerne la surveillance de l’aéroport, une autre qui concerne la route entre Bangui et le Cameroun. À terme, comme nous l’avons d’ailleurs vu au Mali, il y a une demande qui concerne l’aide à la reconstitution de l’armée de Centrafrique. Je suis prudent car les choses ne sont pas décidées mais je vous dirai simplement qu’elles sont en bonne voie. Mardi prochain, j’espère être en mesure de vous apporter de bonnes nouvelles."

- République centrafricaine - Réponse de à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 janvier 2014)

"Vous m’interrogez sur la situation en Centrafrique et sur ce qui peut se passer au cours des jours qui viennent. Je vais vous répondre sur les trois plans principaux : sécurité, humanitaire et transition, qui correspondent à votre question. Sur le plan de la sécurité, les soldats de Sangaris continuent leur action avec la MISCA qui fait un travail remarquable. Vous leur avez rendu hommage et vous avez eu raison. Il y a déjà 4.400 soldats de la MISCA et bientôt 6.000."

- Russie - Ukraine - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"Si nous ne sommes pas d’accord sur tout avec la Russie, il n’y a aucun doute : c’est un de nos grands partenaires. M. Chevènement le sait mieux que quiconque puisqu’il est mon représentant spécial pour la coopération économique et fait un travail remarquable. Malgré nos divergences politiques, nous entretenons une très bonne relation."

- Union européenne - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"L’Europe connaîtra cette année des échéances importantes avec la tenue des élections, une nouvelle Commission va s’installer. L’Europe de la défense, abordée lors du sommet de décembre, est un sujet à retravailler, en particulier avec nos amis allemands."

- Chine - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"La Chine est ouverte à un approfondissement du dialogue. J’ai été frappé par le bon accueil des autorités chinoises. Nos relations sont marquées par une estime mutuelle, nous avons beaucoup de points communs dont le riche héritage des civilisations anciennes. Dans un monde multipolaire, nous n’avons pas à choisir entre la Chine, la Russie ou encore le Japon. Approfondissons nos relations avec tous ces pays !"

- Mali - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"Les sommes engagées en faveur du développement ont suivi des circuits parfaitement transparents. Le partenariat avec l’Afrique, ce n’est pas la Françafrique.Nos soldats seront au nombre de 1.600 en février, avant que nous ramenions nos troupes à un millier. Les choses ne sont certes pas terminées, mais ne boudons pas ces résultats exceptionnels"

- Iran - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier /2014)

"Nous avons été très actifs. Nous sommes arrivés à un accord intermédiaire, il faut maintenant l’appliquer. À chacun de respecter les engagements pris ; pour nous, la suspension de certaines sanctions. Il y a un nouveau climat, c’est bien. Mais le plus dur reste à venir. En définitive, l’Iran entend-il renoncer, oui ou non, à l’arme nucléaire ? La question n’est pas encore tranchée. Pour autant, ne minimisons pas la portée de l’accord, c’est une première étape. Il y est écrit : « En aucune circonstance, l’Iran ne se dotera ni ne possèdera l’arme nucléaire ». L’Iran l’a signé ; reste à le vérifier."

- République centrafricaine - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"Lorsqu’un pays ami se trouve en difficulté et requiert votre intervention, on ne peut détourner le regard. Nous ne nous substituons pas pour autant aux Africains. Nous apportons un soutien sécuritaire à travers notamment le désarmement, et la protection de l’aéroport humanitaire, et une aide à la transition démocratique. Une élection ne suffit pas à régler les problèmes, mais rien n’est possible sans elle."

- Syrie - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"La France n’est ni l’Europe à elle seule, ni le conseil de sécurité des Nations unies à elle seule. Un de mes premiers actes, en arrivant au Quai d’Orsay, a été de réunir les amis de la Syrie. C’était une époque où il n’y avait pas l’Iran en Syrie, pas le Hezbollah, pas de terroristes, M. Bachar Al-Assad était sur le fil. Il aurait fallu pousser un peu… Mais il y avait les élections aux États-Unis, les pays arabes étaient divisés… L’affaire a été gelée jusqu’en février 2013. La position de la France n’a pas changé. Il existe une alliance objective entre Bachar Al-Assad et les terroristes, dont un groupe a pris le contrôle de puits de pétrole ; à qui croyez-vous qu’ils vendent leur pétrole ? Au régime… Le problème s’enkyste, a des excroissances au Liban, en Jordanie, en Irak, avec des conséquences redoutables."

- Débat de politique étrangère au Sénat - Propos introductifs de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

"On qualifie désormais le monde de multipolaire. Ce n’est pas exact : nous y tendons. Le monde est, pour l’heure, « zéro-polaire ». Aucune puissance, aucun accord de puissance, ne se dégage. Le conseil de sécurité des Nations unies est paralysé et aucune solution ne s’impose par son évidence. Dans cette situation, la France, membre permanent du conseil de sécurité, - merci de Gaulle ! - est une puissance globale par son appareil diplomatique, son rayonnement culturel, sa force nucléaire, Sa voix est entendue. Les États-Unis ont le pouvoir d’agir, mais ils ne veulent plus envoyer de soldats sur le terrain. Le Royaume-Uni affirme ses positions, que la Chambre des communes contredit, voyez la Syrie. Reste la France."

- République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 8 janvier 2014)

"Tout d’abord, s’agissant de l’information, le gouvernement et les commissions compétentes - commission des affaires étrangères, commission de la défense, à travers leur président - sont évidemment parfaitement d’accord pour fournir toutes les informations. Le ministre de la défense et moi-même, nous nous sommes rendus à plusieurs reprises devant ces commissions. Le Premier ministre a reçu à Matignon les responsables principaux du Parlement."

- République centrafricaine - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

"J’en viens à la Centrafrique dont la situation dramatique n’intéressait absolument personne jusqu’à ce que le discours du Président de la République aux Nations unies, nos quelques actions et celles des organisations humanitaires attirent l’attention sur ce pauvre pays. Pauvre, il l’est dramatiquement : sur 4,5 à 5 millions d’habitants, probablement 1,5 à 2 millions de personnes sont en situation de pré-famine ; il y a sept chirurgiens ; la mortalité infantile est terrible. On va probablement découvrir dans les campagnes plusieurs massacres, ceux-ci ayant pris un tour religieux dans la dernière période, avec d’un côté les Seleka, de l’autre les anti-balaka, les autorités religieuses, tant protestantes que catholiques ou musulmanes, se montrant au contraire très responsables."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius, devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

"La position américaine au Moyen-Orient est définie en théorie par plusieurs discours du président Obama dans son deuxième mandat. Il a marqué son intérêt pour les États-Unis, le pivot asiatique et le conflit israélo-palestinien et ne veut pas être impliqué dans de nouveaux conflits comme l’Irak et l’Afghanistan. Or quoi que fasse le leader d’un pays aussi décisif que les États-Unis, qu’il intervienne ou qu’il n’intervienne pas, il sera toujours critiqué. Quand les États-Unis ne sont pas là, qu’on s’en félicite ou qu’on le regrette, cela crée un vide."

- Iran - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

"S’agissant de l’Iran, nous avions déjà évoqué le danger inacceptable que représentait la détention par ce pays d’une arme nucléaire et les perspectives que nous avions. La bonne, c’était de pousser l’Iran à y renoncer par la négociation ; la mauvaise découlait de l’échec de la négociation et consistait à atteindre l’objectif en poursuivant le raisonnement jusqu’au bout - ce que l’on ne se résout jamais à faire -, c’est-à-dire par la force. J’avais indiqué notre préférence pour la négociation."

- Ukraine - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

"L’Ukraine est une affaire compliquée. L’un des paradoxes les plus saisissants est que les Européens n’ont pas une bonne opinion de l’Europe alors que les peuples qui y sont extérieurs la trouvent extraordinaire. En dépit des problèmes qu’elle connaît, l’Europe est porteuse, en matière de libertés et de développement, d’un projet qui reste fort."

- Politique africaine - Mali - Turquie - Otage - Jordanie - Pakistan/Corée du Nord - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

- République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (26 novembre 2013)

"Que visons-nous dans cette opération ? D’abord, venir en aide à la population centrafricaine, face à une situation humanitaire abominable. Ensuite, rétablir la sécurité dans un pays qui est en train d’imploser. Troisièmement, permettre une transition politique, car les autorités ne sont que transitoires. Et, quatrièmement, le moment venu, permettre un redémarrage du développement économique."

- Conférence sur le climat - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (26 novembre 2013)

"Je compte, Mesdames et Messieurs les Députés, avec mes collègues, sur vous tous pour faire en sorte que la France accueille la grande conférence climat de 2015 dans des conditions exemplaires. Nous ne pouvons pas échouer car c’est la condition même de la survie de l’humanité qui est en cause et cela se jouera à Paris en décembre 2015."

- Iran - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (26 novembre 2013)

" Vous connaissez suffisamment la diplomatie pour savoir que les Américains nous ont dit - et il n’y a pas de secret là-dedans entre eux et nous au niveau des responsables - qu’ils discutaient avec les Iraniens. Parallèlement, nous avions la discussion avec le 6+1. Cela nous a paru tout à fait pertinent et lorsque les Américains et les Iraniens sont revenus avec, théoriquement une solution, la France a dit : « cela ne nous convient pas » car il y avait des éléments qui manquaient et cette fermeté a payé."

- Iran - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (26 novembre 2013)

"Je dirai simplement que l’attitude de la France a été toujours la même, fermeté et vigilance. C’est ce qui se retrouve dans cet accord intérimaire. Nous allons continuer dans le même sens et je crois pouvoir dire, ayant entendu les réactions sur tous les bancs que vous êtes quasiment tous unanimes à dire que, sauf peut-être certains et ils s’exprimeront, que la France en cette occurrence a travaillé pour la paix."

- Iran - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (12 novembre 2013)

"La ligne qui est celle de la France, et qui est celle de la communauté internationale est la suivante. L’Iran a parfaitement le droit d’utiliser l’énergie nucléaire civile mais pas la bombe atomique. Voilà la ligne qui est la nôtre, et qui permet de décliner l’ensemble des éléments de la négociation."

- Mort de deux journalistes au Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 5 novembre 2013)

"Assassiner un journaliste, c’est toujours commettre un double crime : un crime contre une personne et un crime contre la liberté d’informer et d’être informé. Ghislaine Dupont a été tuée de deux balles dans la poitrine et Claude Verlon assassiné de trois balles en pleine tête.
Ce que souhaite le gouvernement d’abord, c’est que les auteurs soient poursuivis, rattrapés et châtiés."

- Libération des otages français - Niger - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 30 octobre 2013)

"Je voudrais simplement faire état de ce que nous avons vécu depuis hier avec Jean-Yves Le Drian. Comme vous le savez, nous avons accueilli nos compatriotes à Niamey. Et je voudrais essayer de répondre à une question : comment peut-on résister pendant plus de trois ans ? Il y avait deux groupes : d’un côté Daniel Larribe et Thierry Dol qui n’avaient absolument aucune nouvelle de ce qui se passait, et de l’autre côté Marc Feret et Pierre Legrand."

- PLF 2014 - Action extérieure de l’Etat - Réseau culturel - Afrique - Français de l’étranger - Diplomatie économique - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (Paris, 16 octobre 2013)

"Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, le budget de la mission « Action extérieure de l’État » s’inscrit dans les orientations que je vous avais présentées l’année passée, dans un contexte où la dépense publique doit être contenue. C’est un budget que j’ai souhaité efficace et économe."

- Union européenne - Immigration - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (17 octobre 2013)

"Le président de la République, en liaison avec le président du Conseil italien, a proposé de mettre ce sujet à l’ordre du jour du prochain sommet européen qui a lieu à la fin du mois d’octobre. Nous travaillons là-dessus, en liaison avec nos collègues bien sûr, notamment nos collègues de l’Europe du Sud. Un certain nombre de mesures ont déjà été esquissées, elles seront précisées au cours de cette réunion du 24 et du 25 octobre. Mais croyez que nous irons vraiment dans ce sens-là, en considérant, comme vous toutes et vous tous, Mesdames et Messieurs, que l’indignation est absolument nécessaire mais qu’elle ne remplace pas ce qui nous appartient à tous, c’est-à-dire l’action politique pour qu’enfin ce scandale puisse cesser."

- Afrique du Sud - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (17 octobre 2013)

"Concernant l’Afrique du sud, le président de la République a effectué une visite d’État. Je résumerai en disant que c’est une visite très réussie. L’Afrique du sud est un pays extrêmement important en lui-même, avec une population de plus de 50 millions d’habitants, mais aussi compte tenu de la position que ce pays occupe au sein de l’ensemble du continent africain et au sein de la communauté mondiale. Il ne faut pas oublier que, dans l’expression BRICS, le S c’est l’Afrique du Sud."

- Iran - Réponse de Laurent Fabius, à une question d’actualité au Sénat (17octobre 2013)

"Il s’est tenu hier et avant-hier des réunions intéressantes à Genève. Les problèmes ont été abordés sur le fonds des affaires nucléaires, tout a été discuté. Il y aura une nouvelle réunion le 7 et le 8 novembre. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions, d’autant que ce que nous avons connu de la part de l’Iran depuis quelques années - le Guide étant resté le même - nous incite à ce que j’appellerais une ouverture prudente."

- RCA - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (17 octobre 2013)

"La France, parce que c’est sa mission, a décidé de lancer l’alarme sur ce pays qui, comme son nom l’indique, est au centre de l’Afrique. Une réflexion de bon sens est nécessaire : on ne peut pas prétendre porter attention à l’Afrique, continent d’avenir, si on ne porte pas attention et appui à son centre. C’est précisément là où se trouve la République centrafricaine."

- Syrie - Iran - Mali - République centrafricaine - Union européenne - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 1er octobre 2013)

"La dernière session de l’Assemblée générale des Nations unies fut très active et plutôt fructueuse. Nous revenons de New York avec une résolution sur les armes chimiques en Syrie et une date pour la conférence de Genève II ; il s’est en outre produit un changement de tonalité dans les relations entre l’Iran et la communauté internationale, spécialement les pays occidentaux. Bien sûr, il faudra voir quelles en seront les suites et, en attendant, rester lucide et prudent ; mais, sans avoir la présomption d’écrire l’histoire avant même qu’elle n’ait eu lieu, il est possible que cette semaine ait été l’occasion d’un dégel international."

- République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 9 octobre 2013)

"Il y a quelques jours, le président de la République, dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies a lancé un cri d’alarme pour la Centrafrique.
La Centrafrique est un petit pays mais qui cumule toutes les difficultés et tous les malheurs."

- Russie/Greenpeace - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 9 octobre 2013)

"Trente membres de l’équipage du bateau de Greenpeace, dont un Français, M. Pisanu, ont été inculpés pour acte de piraterie et placés en détention provisoire à la suite de l’arraisonnement de leur bateau le 24 septembre dernier."

- Lampedusa - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 8 octobre 2013)

"La semaine dernière, trois cents personnes ont péri noyées ou disparues. La Méditerranée s’est transformée en un immense cimetière à ciel ouvert. L’indignation que vous avez manifestée existe, je pense, sur tous les bancs de cette Assemblée, avec un appel à l’action comme vous venez de le lancer. Cette action doit se déployer dans les directions que vous avez citées."

- Changement climatique - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 1er octobre 2013)

"Vous avez tout à fait raison de souligner l’aspect fondamental de ce rapport du GIEC. Comme vous nous l’avez dit, il apporte des informations qui sont plus inquiétantes encore par rapport à ce que nous savions par le passé. Ces informations sont résumées par ce chiffre : si on ne fait rien, ce ne seront pas deux degrés de plus que l’on atteindra à l’horizon 2100 mais probablement cinq degrés, ce qui signifie un bouleversement total."

- Chrétiens d’Orient - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 1er octobre 2013)

"Je ne pourrais pas mieux dire que ce que vous avez dit. Les Chrétiens d’Orient non seulement sont menacés mais sont aussi pourchassés et liquidés. C’est quelque chose qui ne peut pas être accepté par la France, compte tenu de sa tradition, et qui ne peut pas être accepté par la conscience universelle."

- Roumanie - Schengen - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 1er octobre 2013)

"En ce qui concerne l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, elle a eu lieu en 2007 sous la précédente majorité, comme vous le savez. En ce qui concerne l’intégration, qui est une autre question, il faut que les Roms, comme tous ceux qui sont en France, respectent les règles. S’ils respectent les lois de la République, très bien. S’ils ne les respectent pas, ils doivent être sanctionnés."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 10 septembre 2013)

"Mon propos liminaire portera sur les trois événements intervenus depuis le débat parlementaire de mercredi dernier, alors même que les massacres continuent en Syrie : la réunion du G20 à Saint-Pétersbourg, la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne le lendemain, à Vilnius, et la proposition formulée hier par Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères. Je préciserai la position de la France et où nous en sommes aujourd’hui."

- Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 11 septembre 2013)

"D’abord, s’agissant du président de la République, il a eu l’occasion d’aborder cette question à différentes reprises mais il s’adressera, je vous le confirme, aux Français dans un proche avenir et au moment qu’il jugera bon."

- Syrie - Déclaration du gouvernement et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat - Réponse de Laurent Fabius aux interventions des sénateurs (Paris, 4 septembre 2013)

"Je veux d’abord remercier tous ceux qui sont intervenus, quelle que soit leur position, pour leurs arguments, pour le climat de ce débat, empreint de sérieux et de gravité. Oui, il faut choisir. Nous ne sommes pas des commentateurs, ni même de simples citoyens ; nous devons regarder des deux côtés, puis décider. Aucune solution n’est parfaite. C’est peut-être le propre de la décision politique, particulièrement en politique extérieure. La balance entre les avantages et les inconvénients est très délicate."

- Syrie - Déclaration du gouvernement et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 4 septembre 2013)

"Notre message est clair : l’emploi d’armes chimiques est inacceptable. Nous voulons à la fois sanctionner et dissuader, répondre à cette atrocité pour éviter qu’elle ne se reproduise. Nous voulons aussi montrer à M. Bachar Al-Assad qu’il n’a pas d’autres solutions que celle de la négociation."

- Syrie - Mali - Égypte - Iran - Bolivie - Turquie - Madagascar - UE - Snowden - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 9 juillet 2013)

"Notre attention est aujourd’hui surtout mobilisée par la situation égyptienne. Nous n’en oublions pas la Syrie, l’Iran… Il y a aussi l’affaire Snowden. Si vous n’y voyez pas d’objection, je ne traiterai pas dans mon propos liminaire de cette affaire. J’aurai certainement l’occasion d’y revenir en réponse à vos questions."

- Égypte - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 9 juillet 2013)

"Vous avez décrit la situation d’une façon malheureusement juste. Bien évidemment, les dispositions sont prises, dès aujourd’hui, pour renforcer la protection de nos entreprises et pour faire en sorte que tous nos concitoyens inscrits au registre des français de l’étranger soient prévenus. Des dispositions sont prises aussi, en ce qui concerne la France, pour assurer la protection de tous les bâtiments égyptiens."

- Printemps arabes - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale - extraits (Paris, 3 juillet 2013)

"Concernant ce qu’il est convenu d’appeler les Printemps arabes, je pense qu’il y avait un mouvement cohérent, convergent dans toute une série de pays pour dire non à la dictature, non à la corruption, oui à la dignité, oui à l’emploi - c’est ce qui explique, bien sûr, ces mouvements. Mais je pense que les choses évoluent ensuite différemment."

- États-Unis/Union européenne - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 3 juillet 2013)

"S’agissant de l’espionnage diplomatique, je l’ai dit tout à l’heure et je le confirme, il n’est pas acceptable. Nous ne sommes évidemment pas naïfs, nous savons qu’il y a des pratiques à travers le monde, mais s’agissant de partenaires et d’alliés comme les Américains, il n’est pas acceptable que nos enceintes soient espionnées. Donc, nous avons demandé d’une façon extrêmement précise aux Américains, que ce soit les Français ou les Européens, d‘apporter des réponses à ces questions."

- États-Unis/Union européenne - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 3 juillet 2013)

"Pour que l’on puisse commencer à négocier, il faut le faire dans un climat de confiance, c’est l’évidence. Comment peut-on avoir un véritable climat de confiance alors que l’on ne sait même pas si les délégations seraient ou non espionnées ?"

- États-Unis/Union européenne - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 3 juillet 2013)

"Il y a un autre aspect qui est l’espionnage des représentations diplomatiques, de la France et de l’Europe. Ceci n’est évidemment pas admissible entre alliés. Donc, il y a eu des contacts entre le secrétaire d’État américain, moi-même, d’autres encore. Nous avons déclaré, avec le président de la République, que ceci était inacceptable et les Américains doivent nous rendre réponse."

- Syrie - Union européenne - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 26 juin2013)

"Vous avez bien résumé la tragédie syrienne. D’une façon générale, l’Europe se situe du bon côté, c’est-à-dire du côté des résistants opposés au dictateur Bachar Al-Assad. Mais il y a, vous l’avez souligné vous-même, un certain nombre de différences et de nuances."

- Mali - Accords avec les mouvements armés non-terroristes - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (Paris, 20 juin 2013)

"Chacun a en mémoire ce moment, il y a six mois, où le Mali allait tout entier tomber aux mains des terroristes. Le président de la République a immédiatement pris des mesures courageuses, que vous avez soutenues et je vous en remercie. L’accord qui vient d’être signé était, il y a quelques semaines encore, inespéré. C’est un succès, reconnaissons-le."

- Mali - Accord avec les mouvements armés non-terroristes - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 19 juin 2013)

"L’accord intervenu hier est absolument majeur. Il comporte 25 articles et est signé, d’un côté, par le gouvernement malien et, de l’autre, par le MNLA et le HCUA."

- Turquie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 19 juin 2013)

"Depuis déjà plusieurs semaines, il y a en Turquie, un mouvement de protestation massif. Face à ce mouvement de protestation, le gouvernement turc a choisi une réponse double : d’une part, l’évacuation par la police des manifestants avec un bilan important et, d’autre part, la mobilisation de soutiens populaires. Vous avez sans doute vu l’organisation ce week-end de manifestations de soutien qui ont réunies plusieurs dizaines de milliers de partisans du gouvernement à Istanbul et à Ankara."

- Syrie - Otages - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 18 juin 2013)

"Vous soulevez la question extrêmement difficile du sort des deux journalistes, M. Didier François et M. Édouard Elias. Ils ont été enlevés il y a maintenant douze jours dans les environs d’Alep, dans une zone très dangereuse. Beaucoup de députés m’ont saisi de cette question, montrant ainsi le crédit dont disposent ces journalistes comme d’ailleurs beaucoup d’autres."

- Syrie/Armes chimiques - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 5 juin 2013)

"J’ai annoncé hier que notre pays avait la désormais certitude que du gaz sarin avait été utilisé en Syrie. Face à ces crimes, nous avions en effet un devoir de vérité. Les tests réalisés par le laboratoire agréé du ministère de la défense sont formels. Du sarin a été utilisé à Jobar entre le 12 et 14 avril et à Sarraqeb le 29 avril."

- Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 29 mai 2013)

"En Syrie, la situation humanitaire est dramatique. Vous connaissez les chiffres qui restent, bien sûr, toujours à préciser. D’après beaucoup d’informations que nous avons, on compte maintenant près de cent mille morts si on ne les a dépassés. Et puis, il y a beaucoup de personnes qui ont dû se déplacer à l’intérieur de la Syrie et davantage encore qui sont parties pour les pays voisins. En Jordanie, où je me trouvais l’autre jour, un quart ou un cinquième de la population est composée de réfugiés. Vous voyez ce que cela représente sur le plan humanitaire. Dans le camp de Zaatari, que j’avais visité au mois d’août dernier, il y avait quinze mille personnes ; maintenant, il y en a plus de cent trente mille ! Et c’est un camp qui se trouve dans le désert."

- Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (Paris, 23 mai 2013)

"Merci de votre question qui pose très bien les données de ce redoutable problème. J’étais hier en Jordanie où nous discutions avec les 10 pays qui soutiennent la coalition et avec la coalition elle-même de ce que nos envisagions de faire. Premier principe auquel nous ne dérogerons pas : nous soutenons la Coalition nationale syrienne composée d’hommes et de femmes qui résistent aux attaques de Bachar Al-Assad et qui sont animés de principes qui peuvent nous rassembler."

- Iran - Mali - Syrie - Chine - Unesco - Politique maritime - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale (17 avril 2013)

"M. Giacobbi, avec les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies auxquels s’adjoint l’Allemagne - ce qu’on appelle le groupe du P 5 + 1 -, la France a adopté vis-à-vis de l’Iran une double démarche de sanctions et de négociation. Si l’Iran a le droit au nucléaire civil, la communauté internationale considère inacceptable qu’il se dote de l’arme nucléaire. Cela constituerait en effet un élément de dissémination particulièrement dangereux compte tenu de la région considérée et de la nature du régime en place. Cela pousserait sans doute des pays comme la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie peut-être, à vouloir eux aussi l’arme nucléaire, déstabilisant encore davantage la région."

- Libye - Attentat contre l’ambassade de France à Tripoli - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (24 avril 2013)

"Hier matin, il y a eu une explosion terrible et, à dix minutes près, cela aurait été un véritable carnage. À cette heure là, il n’y avait que les deux gendarmes mobiles en faction dont l’un eux est totalement indemne, même s’il a été choqué, et l’autre a été opéré hier après-midi d’un traumatisme crânien. Nous avons rapatrié les deux gendarmes ce matin. Bien évidemment, nos pensées vont vers eux, de même qu’elles vont vers les blessés libyens qui se trouvaient dans la zone sinistrée."

- Tibet - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (24 avril 2013)

"Les immolations qui ont eu lieu au Tibet ont évidemment jeté la consternation dans beaucoup de pays, et bien sûr en France. Il n’y a pas d’autres pistes pour avancer dans ce domaine - s’agissant du Tibet - que le dialogue entre les autorités chinoises et le Dalaï Lama pour parvenir à une solution durable. Cette solution doit respecter pleinement l’identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine dont fait partie le Tibet."

- Mali - Interventions du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de Laurent Fabius, du ministre de la défense, M. Jean-Yves Le Drian, et du ministre délégué chargé du développement, M. Pascal Canfin, à l’Assemblée nationale (Paris, 22 avril 2013)

"Premièrement, essayons - parce qu’il faut commencer par là - de comparer, la mémoire étant parfois défaillante, la situation où nous sommes aujourd’hui avec la situation dans laquelle nous nous trouvions au début du mois de janvier de cette année. Il y a quatre mois à peine."

- Mali - Interventions du Premier ministre, M. Jean-Marc Ayrault, de Laurent Fabius, du ministre de la défense, M. Jean-Yves Le Drian, et du ministre délégué chargé du développement, M. Pascal Canfin, au Sénat (Paris, 22 avril 2013)

"Tout d’abord, je veux rendre à nouveau hommage à l’action accomplie par nos soldats, mais aussi y associer l’ensemble des troupes qui agissent au Mali. Je veux remercier chacun des groupes qui se sont exprimés avec sérieux et esprit de responsabilité."

- République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (17 avril 2013)

"Sur le plan politique et tout vient de là, le chef d’État autoproclamé M. Djotodia a annoncé hier des mesures mais qui ne changent pas la réalité de la situation. Le Premier ministre essaie de travailler autant qu’il le peut dans le bon sens et comme vous l’avez souligné, ce sera demain qu’aura lieu à Ndjamena, une réunion pour faire le point sur la situation en Centrafrique."

- Traité sur le commerce des armes - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite de l’Assemblée nationale (Paris, 2 avril 2013)

"Les 193 États membres des Nations unies, les représentants des organisations régionales et de la société civile, se réunissent du 18 au 28 mars à New York, pour la conférence finale pour un traité sur le commerce des armes. L’objectif de ce traité, comme celui de la France dans cette négociation, est d’établir des normes internationales les plus strictes possible pour réguler les transferts d’armes classiques."

- Audition de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale - Syrie - Mali - Israël - Territoires palestiniens - États-Unis - Turquie - Printemps arabes - Amérique latine - Otages français - Libye (Paris, 13 mars 2013)

"Je voyage effectivement beaucoup - j’en suis à mon neuvième tour du monde. Mais en dépit de mes fréquents déplacements, j’estime essentiel d’être à la disposition des commissions du Parlement et du Parlement européen, et de participer aux débats sur les questions d’intérêt commun. M. Glavany a regretté que le débat relatif à la situation au Mali n’ait pas suscité beaucoup d’intérêt chez ses collègues. J’ai jugé ce débat assez vivant, mais c’est au Parlement qu’il revient de définir les modalités de l’exercice de son contrôle de l’action gouvernementale ; je suis ouvert à toute suggestion."

- Territoires palestiniens - Israël - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 26 mars 2013)

"Concernant le voyage du président Obama, je pense que le jugement que vous portez est un peu lapidaire. Je recevrai demain M. John Kerry, qui a été chargé par le président Obama de suivre les initiatives qui résultent de son voyage à la fois en Palestine et en Israël, et nous échangerons à cette occasion."

- Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 20 mars 2013)

"En Syrie, vous connaissez la situation. Elle est absolument dramatique, tous les jours une centaine de morts, des réfugiés par milliers et l’embrasement qui gagne l’ensemble de la région. Il n’y a pas opposition entre l’action diplomatique qui est absolument nécessaire et l’action militaire sur le terrain. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, lorsque l’on regarde la situation, d’une part, Bachar Al-Assad refuse d’évoluer dans la mesure où il a le contrôle de l’aviation et peut impunément bombarder la résistance et où les Russes, d’autre part, s’appuient sur ce refus pour dire « nous n’y pouvons rien. »"

- Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (Paris, 14 mars 2013)

"La France, avec ses partenaires, est en train de gagner la guerre au Mali. Elle devra aussi gagner la paix. Je rends hommage à nos troupes, qui font un travail magnifique, avec nos amis tchadiens. Il reste un travail important à faire dans la région de Gao, mais nous progressons."

- Union européenne - UE/Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 13 mars 2013)

"S’agissant de l’Europe, nous avons eu l’occasion d’en parler plusieurs fois. M. Canfin vient d’expliquer avec raison que sur la partie développement, qui est importante même si ce n’est bien sûr pas la seule, nous avions le soutien de l’Europe ; nous l’avons demandé et nous l’avons obtenu, bravo ! De la même façon - pour être parfaitement honnête vis-à-vis de l’Europe -, il faut reconnaître que pour la formation de l’armée malienne, celle-ci sera assurée dans une large mesure par des soutiens européens, vous le savez, c’est une bonne chose."

- Union européenne - UE/Partenariat franco-allemand - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale - extraits (Paris, 13 mars 2013)

"Sur le partenariat franco-allemand, je voudrais vous dire que nous attachons évidemment une grande importance à ce partenariat, il faut qu’il fonctionne bien et qu’il soit équilibré. Ce qui signifie, du côté français, qu’il faut faire preuve de sérieux budgétaire et, du côté allemand, qu’il est demandé de soutenir notre point de vue - qui n’est pas simplement le point de vue de la France mais de beaucoup d’autres pays -, d’aller dans le sens d’un soutien de la croissance."

- Satellites/Brouillage - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (Paris, 7 mars 2013)

"Les satellites d’Eutelsat SA, société française et premier opérateur satellitaire européen, subissent des brouillages récurrents depuis 2009. Cela concerne en particulier des chaînes de télévision et des radios desservant le Moyen-Orient, les brouillages provenant majoritairement des territoires du Bahreïn, de l’Iran et de la Syrie. Ces brouillages ont repris avec une intensité inégalée depuis le 16 octobre 2012 à partir des territoires de l’Iran et de la Syrie, perturbant la diffusion de plus de 550 chaînes de télévision internationales, et de 230 radios."

- Algérie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 12 mars 2013)

"Je veux souligner à quel point, dans le conflit au Mali, les Algériens ont adopté un comportement exemplaire. Ils ont été frappés eux-mêmes très durement par le terrorisme. Ils savent ce que cela représente. En fermant leur frontière, comme ils l’ont fait, en prenant toute une série de dispositions, ils aident à ce que la victoire contre les groupes terroristes soit remportée au Mali. Bref, les relations entre l’Algérie et la France sont excellentes et confiantes. Nous avons bien l’intention de continuer à travailler dans cet esprit de vérité et de fraternité qui, je crois, était recherché depuis pas mal d’années"

- Venezuela - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 12 mars 2013)

"Quant aux controverses qui ont parsemé la vie de M. Chavez, certains semblent vouloir les continuer au-delà de sa mort. Tel n’est pas, Monsieur le Député, le souhait du gouvernement français qui veut, à la fois, rendre hommage à celui qui s’en va et dire tout simplement, comme l’a fait le président de la République, à l’intention du peule vénézuélien que nous souhaitons qu’il surmonte cette épreuve dans la démocratie et dans l’apaisement"

- Mali - Propos de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale (Paris, 27 février 2013)

"Il faut en permanence avoir à l’esprit trois aspects. L’aspect sécuritaire et militaire, l’aspect démocratique et l’aspect développement et humanitaire. Sur cette dernière question, des initiatives françaises et européennes ont été prises. Au mois de mai se tiendra une conférence coprésidée par les autorités européennes et nous-mêmes. S’agissant de la coopération décentralisée, que je préfère appeler désormais « action extérieure des collectivités locales », nous réunirons le 19 mars à Lyon toutes les collectivités concernées. J’ai demandé que le ministre malien des affaires étrangères M. Coulibaly soit présent. Il y aura des Maliens de France et du Mali. L’action étatique étant insuffisante au Mali, il faut l’améliorer. Mais l’action extérieure des collectivités locales doit se poursuivre et être mieux coordonnée. C’est dans cet esprit que nous allons travailler."

- Otages au Cameroun - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 26 février 2013)

"La question que vous posez aurait pu légitimement, j’en suis sûr, être posée par l’ensemble des parlementaires de cette assemblée. Hier, une vidéo a été diffusée, montrant l’horreur et la cruauté du groupe qui détient nos compatriotes. Sept de nos compatriotes dont quatre enfants, la plus petite a cinq ans. Des revendications ont été formulées par le groupe Boko Haram, elles sont en train d’être vérifiées par les services compétents. Des menaces ont été proférées. Il est demandé que le Cameroun d’une part, le Nigeria d’autre part, libèrent toute une série de personnes et à la fin de la vidéo, il est dit : « si ces revendications ne sont pas satisfaites, nous égorgerons les otages. »"

- Otages au Cameroun - Mali - Réponse de Laurent Fabius, à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 20 février 2013)

"Je pense que l’émotion que vous avez exprimée dans votre question, chacune et chacun des membres de la représentation nationale la partage. Hier effectivement sept membres d’une même famille dont quatre enfants - le plus petit ayant 5 ans - ont été enlevés à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Tout indique, même s’il faut être prudent et vérifier toutes informations, qu’ils ont été emmenés vers le Nigeria et que les auteurs de l’enlèvement seraient la secte à laquelle vous avez fait allusion. Ceci s’ajoute à d’autres prises d’otages qui font que, malheureusement, la France est le pays le plus touché."

- Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 6 février 2013)

"Votre question a le mérite de rappeler que le problème malien ne consiste pas simplement à apporter, même si c’est essentiel, une solution militaire - et je rends hommage une fois de plus à nos soldats - mais aussi d’apporter une solution politique et une solution en matière de développement. Sur le plan du développement, vous savez que la France a repris son aide civile ainsi que l’Europe. C’est une très bonne chose. Il y a eu hier une réunion au niveau européen pour prendre toute une série de décisions en faveur du développement."

- Mali/UE - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 23 janvier 2013)

"Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit qu’au moment où nous nous exprimons, les troupes françaises et les troupes maliennes, côte à côte, sont en train de faire reculer les terroristes. Je veux, j’en suis sûr en votre nom, leur dire notre reconnaissance et notre soutien. Comme vous le savez, Monsieur le Député, la France agit au nom de la communauté internationale. Compte tenu de la rapidité de l’approche des terroristes en direction de Bamako, il fallait décider vite, sinon, comme vient de le dire le Premier ministre il y a quelques instants, il n’y aurait plus de Mali. Le Mali serait un État terroriste."

- Mali - Déclaration du gouvernement et débat au Sénat - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 16 janvier 2013)

"Je vais vous lire le message de M. le Premier ministre. Depuis plusieurs années, la montée du terrorisme au Sahel est une préoccupation. La dégradation de la situation au Mali, en 2012, a confirmé que les pires scénarios étaient possibles. Les groupes terroristes, qui ont conquis une partie du territoire de ce pays et porté un coup inacceptable à sa souveraineté, ont constitué un sanctuaire terroriste à 2 500 kilomètres de nos frontières. La sécurité de toute cette région est en danger et la menace pèse sur l’Europe et la France."

- Mali - Intervention de Laurent Fabius devant le Sénat (Paris, 16 janvier 2013)

"Depuis plusieurs années, la montée du terrorisme au Sahel est une source croissante de préoccupation. La dégradation de la situation au Mali, en 2012, a hélas confirmé que les pires scénarios étaient possibles. L’assaut des groupes terroristes, qui ont conquis une partie du territoire de ce pays, a provoqué une profonde déstabilisation de l’État malien, une atteinte inacceptable à sa souveraineté, et la constitution d’un sanctuaire terroriste, à près de deux mille cinq cent kilomètres du territoire national."

- Turquie/enseignement du français - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (Paris, 27 novembre 2012)

"Si la deuxième langue vivante est obligatoire dans les lycées turcs selon les textes, elle n’est enseignée en réalité que dans les lycées « anatoliens » (lycées publics d’excellence), moins nombreux et accueillant une population d’élèves très sélectionnée. Par ailleurs, le français est encore pratiqué à titre optionnel en deuxième langue vivante dans de nombreux établissements. Le français est également enseigné en tant que première langue vivante dans 7 lycées publics ou privés. "

- Territoires palestiniens - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

"Je vous réponds directement, jeudi ou vendredi prochain, quand la question sera posée, la France répondra oui, par souci de cohérence."

- Syrie/Liban - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

"La France est vivement préoccupée par l’intensification constante de la répression en Syrie et par les graves répercussions de la crise syrienne au Liban. Elle a immédiatement condamné l’attentat qui a coûté la vie au général Wissam al-Hassan le 19 octobre dernier, en exprimant sa solidarité vis-à-vis des autorités libanaises. Elle ne ménagera aucun effort pour garantir au Liban son indépendance, sa sécurité et son unité, contre les menaces de déstabilisation dont il est la cible. A son initiative, le Conseil de sécurité des Nations Unies a fait, le jour même, une déclaration à la presse en ce sens."

- Sahel/Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

"La France est mobilisée pour contribuer à la résolution de la crise humanitaire, sécuritaire et politique qui frappe le Mali et entend poursuivre son action stabilisatrice. En outre, l’ensemble des services de l’État sont mobilisés pour obtenir la libération des otages et leur retour en France auprès de leurs proches. La France y travaille constamment et aucune piste n’est ignorée ou laissée de côté."

- Ukraine - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

"Le rapport préliminaire de l’OSCE sur les élections en Ukraine relève que, si les élections ont permis l’expression d’un véritable pluralisme et si le vote lui-même s’est déroulé sans fraudes massives, de nombreuses irrégularités ont été constatées dans la conduite des élections, qui constituent autant de reculs par rapport aux scrutins précédents. L’OSCE note en particulier une utilisation excessive des « ressources administratives » au profit du parti au pouvoir, un déséquilibre dans la représentation des partis dans les commissions électorales locales, un manque de pluralisme dans les médias audiovisuels et un manque de transparence lors de la phase de compilation des résultats."

- Biélorussie - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

"Les relations entre la France et la Biélorussie subissent les conséquences des atteintes répétées aux droits de l’Homme, à la démocratie et à l’État de droit commises par les autorités biélorusses."

- Francophonie - Réponse de Laurent Fabius, à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

"Les candidatures à une admission au sein de l’organisation internationale de la francophonie répondent à des règles arrêtées en 2006, lors du sommet de la francophonie de Bucarest. Ces règles prévoient que le dossier de candidature doit être adressé au pays qui assure la présidence du Sommet, six mois au moins avant la session, et doit développer les raisons sur lesquelles s’appuie la demande d’adhésion, soit en qualité d’observateur, soit en qualité de membre associé. Il n’existe pas d’obligation de solliciter en premier lieu le statut d’observateur."

- Israël/Gaza - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (22 novembre 2012)

"J’ai pris contact avec nos partenaires israéliens pour approuver aussi, puisque j’ai eu l’occasion de les rencontrer dimanche, le geste qui a été fait par Israël. C’est une bonne nouvelle et, en même temps, vous l’avez souligné, c’est une nouvelle fragile, d’abord parce que, à partir des heures qui viennent, d’autres discussions s’engagent. Du côté israélien, il y a la demande légitime que bien sûr les tirs de roquettes ne reprennent pas et que l’on évite, c’est la responsabilité de l’Égypte, qu’il y ait de nouveaux afflux d’armes. Il faudra que l’Égypte contrôle, pas seulement ce qui est fait par Damas mais ce qui est fait par l’ensemble des groupes."

- Israël/Gaza - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (20 novembre 2012)

"Un cessez-le-feu urgent et durable, voilà ce que vous souhaitez tous et voilà ce à quoi travaille la France. À la demande du président de la République, je me suis rendu dimanche à Ramallah, à Jérusalem et à Tel-Aviv. J’ai vu les responsables et j’ai constaté comme vous la grande gravité de la situation, que ce soit à Gaza ou en Israël. Depuis lors, et j’étais au téléphone avec plusieurs de mes collègues juste avant de regagner cette séance, les choses semblent avancer mais je suis extrêmement prudent."

- Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris 14 novembre 2012)

"40.000 morts dans le conflit syrien, des centaines de milliers de réfugiés et une crise qui s’étend à beaucoup de pays voisins. Par rapport à cela, la décision qui a été prise à Doha, le 11 novembre, c’est-à-dire l’union de l’ensemble des forces de l’opposition au sein d’une institution, la Coalition nationale syrienne, est pour la première depuis très longtemps une lueur d’espoir."

- Mali/situation humanitaire - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (1er novembre 2012)

"L’aide française bénéficie aux déplacés et réfugiés maliens et permet de lutter contre l’insécurité alimentaire qui sévit dans la région. Enfin, la France n’a pas mis fin à son aide humanitaire au Mali. Elle a suspendu sa coopération avec l’État malien dans l’attente de l’élaboration d’une feuille de route mais continue à mettre en oeuvre les projets qui profitent directement aux populations locales. La France soutient les organisations humanitaires qui agissent pour soulager les souffrances des populations maliennes éprouvées au nord du pays."

- Cuba/Embargo américain - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (1er novembre 2012)

"L’embargo américain à l’égard de Cuba porte notamment sur les transferts de devises à travers les grandes banques internationales. Outre les transferts en dollars américains, les transferts effectués en euros sont concernés. Une opération effectuée par une banque française disposant d’une représentation locale peut donc se trouver bloquée par le Trésor américain. En ce sens, l’embargo peut affecter les entreprises françaises ou les associations de solidarité internationale. En outre, la plupart des compagnies internationales, françaises ou européennes, opérant à Cuba sont présentes sur le marché nord-américain et s’exposent à des poursuites de la part du bureau du Trésor chargé de la surveillance du respect de l’embargo, l’OFAC."

- Russie/Adoption - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (25 octobre 2012)

"Le traité bilatéral franco-russe sur la coopération dans le domaine de l’adoption, signé le 18 novembre 2011 à Moscou, prévoit, à la demande des autorités russes, que toutes les adoptions s’effectuent désormais par l’intermédiaire de l’Agence française de l’adoption (AFA) ou des organismes autorisés pour l’adoption (OAA). La procédure de ratification de ce traité a été menée à son terme fin juillet par la partie russe, de sorte que les différentes autorités régionales russes, compétentes en raison du lieu de résidence respectif des enfants proposés à l’adoption, s’orientent déjà vers l’application, par anticipation, des principales dispositions de cet accord."

- Liban - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (24 octobre 2012)

"Vous avez rappelé les conditions dans lesquelles cet attentat, qui est le plus grave depuis 2005, est intervenu. Le président de la République et moi-même avons réagi immédiatement, et je suis sûr qu’il en sera de même sur les bancs de cette Assemblée, en condamnant un attentat inadmissible. Celui-ci est le prolongement de la crise syrienne et nous demandons aux Libanais de ne pas se laisser entraîner."

- Conflit israélo-palestinien - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (24 octobre 2012)

"Depuis des années, malheureusement, le conflit israélo-palestinien est l’un des principaux foyers de tension au Proche et Moyen-Orient et il faut tout faire - c’est la position des gouvernements successifs de la France - pour essayer de le réduire."

- Loi de finances pour 2013 - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat (16 octobre 2012)

"Ce budget est responsable et sérieux. Sérieux parce qu’il participe à l’effort de réduction de la dépense publique. Mais il tient compte aussi des réalités de terrain. Il est donc en rupture avec les économies aveugles qui ont affecté le ministère des affaires étrangères, parfois au risque d’endommager notre outil diplomatique. J’ai demandé et obtenu que soient pris en compte les efforts passés de ce ministère : nous participons à l’effort global mais dans un esprit de justice et de répartition équitable. J’ai rencontré les organisations syndicales qui dans l’ensemble ont trouvé ce budget acceptable."

- Lancement de la campagne mondiale pour l’abolition universelle de la peine de mort - Réponse du ministre des affaires étrangères à une question d’actualité à l’Assemblée nationale - Paris, 10 octobre 2012

"Le mouvement d’abrogation existe dans beaucoup de pays à travers le monde. Il y a dix ans, un tiers seulement des pays avaient abrogé la peine capitale. Aujourd’hui, il y a deux tiers des 193 pays, mais il reste - écoutez ce chiffre 20.000 personnes dans les couloirs de la mort.
C’est la raison pour laquelle la France, parce que c’est sa tradition, vous l’avez rappelé, a décidé de faire de l’abrogation universelle de la peine de mort, un de ces combats principaux. Il y a de cela deux semaines, aux Nations unies, j’ai réuni 50 États pour aller dans le sens de ce combat."

- Ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire - Intervention de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale (3 octobre 2012)

"Au-delà du pacte de croissance existent aussi d’autres décisions, et reconnaissons que le sérieux budgétaire affiché par ce traité a contribué à en faciliter l’adoption. Ainsi, la décision relative à la supervision bancaire permettra d’améliorer la situation, même si le travail n’est pas terminé. Dès lors que la Banque centrale européenne contrôle ce qui se passe dans les différentes banques, nombre d’abus commis par le passé, et que vous aviez tous dénoncés, ne pourront plus se produire. En outre, la garantie des dépôts, que beaucoup d’entre nous réclamions depuis très longtemps, sera mise en place."

- Sahel - Réponse du ministre des affaires étrangères à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 3 octobre 2012)

"Vous avez utilisé le mot « Sahelistan », qui malheureusement résume la situation : c’est la contraction entre le Sahel, une bande de territoire désertique plus grande que la France, et le terrorisme qui a sévi en Afghanistan. Sur tous les bancs, cette situation soulève évidemment beaucoup d’émotion. Les terroristes dont je parle détiennent des otages français. Ils détiennent des armes, dont une partie vient de Libye, et des moyens financiers considérables liés au trafic de drogue et à des exactions multiples. Ils n’hésitent pas à violer, à amputer et à tuer."

- Audition de Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 24 juillet 2012)

"Votre question portant sur la politique arabe de la France est légitime. Au lieu de vous répondre d’un mot - oui -, je préfère vous faire adresser, ainsi qu’aux autres membres de votre commission, l’intervention que j’ai prononcée à l’Institut d’études politiques de Paris sur ce sujet ; j’y fais l’analyse détaillée des Printemps arabes et les perspectives qu’ils ouvrent selon les pays considérés."

- Audition de Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat (11 juillet 2012)

"Je suis naturellement très ouvert à l’idée de revenir devant le Sénat pour un débat sur l’Afghanistan avec le ministre de la Défense. Avant d’évoquer les grands sujets d’actualité, je voudrais commencer cette première audition devant votre commission par quelques mots sur notre vision, celle du président de la République et du gouvernement, de la politique étrangère de notre pays."

- Traité France-Afghanistan d’amitié et de coopération - Discussion, à l’Assemblée nationale, d’un projet de loi adopté par le Sénat - Interventions de Laurent Fabius, et du ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin (Paris, 25 juillet 2012)

"Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs les Députés, le gouvernement, en application de l’article 53 de la Constitution, vous soumet aujourd’hui, après l’avoir soumis au Sénat, qui l’a adopté à l’unanimité moins l’abstention d’un groupe, le projet de loi autorisant la ratification du traité d’amitié et de coopération qui a été signé entre la France et l’Afghanistan fin janvier 2012. Le Sénat, en votant ce texte la semaine dernière, a ainsi marqué la première étape du processus de ratification."

- Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, le 24 juillet 2012)

"Bachar Al-Assad tombera. Aujourd’hui, près de 20.000 morts, des centaines de milliers de blessés, des centaines de milliers de personnes qui fuient au Liban, en Jordanie, en Irak, en Turquie et dans d’autres pays. Et voilà que, à toutes ces exactions, Bachar Al-Assad ajoute aujourd’hui la menace d’utiliser des armes chimiques et bactériologiques. "

- Audition de Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 17 juillet 2012)

"Je suis heureux, Mesdames et Messieurs les Membres de la Commission, de me retrouver parmi vous, et resterai toujours à votre disposition. Pour l’heure, je me bornerai à brosser par touches rapides un tableau d’ensemble, en vous priant d’excuser le caractère impressionniste de cette présentation. Avant tout, compte tenu de la situation de la France, notre stratégie globale et notre politique étrangère doivent être subordonnées à un objectif : le redressement du pays, en particulier son redressement économique."

- Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 17 juillet 2012)

"Monsieur le Député, la question que vous avez posée, vous qui connaissez très bien l’Afrique est, je crois, partagée sur tous les bancs de cette assemblée. La situation au Mali et, plus généralement, au Sahel, est dramatique, au point que certains ont pu parler d’une menace de « Sahelistan »."

- Débat à l’Assemblée nationale sur les résultats du Conseil européen des 28 et 29 juin 2012 - Interventions de Laurent Fabius et de Bernard Cazeneuve - Extraits (Paris, 4 juillet 2012)

"Ce sommet, sommet européen traditionnel, qui avait été précédé de dix-sept ou dix-huit sommets censés mettre fin à la crise, ce qui, malheureusement, nous le savons, n’a pas été le cas, a été, comme tous les sommets, l’occasion de discussions extrêmement profondes. Des résultats ont été obtenus, que je veux résumer devant vous."

- Nigeria - Pollution dans le pays Ogoni - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite de l’Assemblée nationale (Paris le 19 juin 2012)

"La France salue la publication du rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) concernant la pollution dans le pays Ogoni au Nigéria. Elle soutient le PNUE depuis sa création en 1972 et contribue à son financement. Un accord cadre entre la France et le PNUE a été signé en 2011 dont les priorités sont la question de l’énergie en Afrique et des enjeux liés au suivi et à l’évaluation des ressources en eau. Les conclusions du rapport démontrent la gravité de la situation. Ainsi, il avance que 25 années seraient nécessaires pour le nettoyage de la zone et le recouvrement de conditions sanitaires et environnementales acceptables pour les populations locales. "

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014