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UE/Siège du Parlement européen - Communiqué de Bernard Cazeneuve (Paris, 27 février 2013)
"En contravention évidente avec les traités, trois commissaires européens ont cosigné un manifeste politique, qui demandait notamment que soient étudiées les options pour établir à Bruxelles le siège unique du Parlement européen. Lors de son point de presse du 27 février, la Commission a officiellement confirmé qu’ils s’étaient exprimés à titre personnel. J’en prends acte."
"Si nous sommes intervenus au Mali, c’est précisément pour éviter que le Mali ne devienne un État terroriste, et qu’il s’ensuive un processus d’institutionnalisation à travers cet État, de ce terrorisme dont on voit les actes qu’il est capable de commettre. Je pense donc qu’il ne faut pas établir de lien entre les prises d’otages et l’intervention au Mali car les prises d’otages existaient avant l’intervention. Elles soulignent l’importance de ces groupes terroristes, et leur dissémination sur une vaste région. En même temps, tout ceci démontre la nécessité de combattre ce terrorisme."
"C’est le moins mauvais accord possible dans le contexte européen le plus difficile qu’on ait jamais connu. Nous avons en face de nous un gouvernement, le gouvernement britannique, qui essaie de déplacer le centre de gravité de l’Europe dans le sens de ce que souhaitent les plus eurosceptiques des Européens, faire des coupes dans le budget européen et avoir des chèques pour eux-mêmes. D’ailleurs les conservateurs européens, un certain nombre d’entre eux, - c’est ce que montre cette lettre de novembre 2010 - s’étaient organisés pour raboter les crédits de paiement de l’actuel budget, et pour faire en sorte que le budget, dont nous avons débattu, se réduise à une discussion sur des coupes budgétaires."
"Les chefs d’État et de gouvernement sont parvenus à un compromis sur le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour la période 2014-2020. De nouvelles politiques de croissance pourront ainsi être financées au cours des sept prochaines années."
"Nous avons essayé bien entendu de converger ! Nous ne souhaitons pas que ce budget européen soit l’occasion de faire des coupes dans le budget de l’Union européenne pour, à la fin, payer des chèques pour un certain nombre de pays qui demandent des rabais pour eux-mêmes. Nous, nous voulons que le budget de l’Union européenne serve à alimenter une bonne politique de croissance pour l’Union européenne."
"Une Europe différenciée, c’est une Europe qui n’empêche pas ceux qui veulent approfondir la construction européenne de le faire. C’est une Europe dans laquelle il est possible de mettre en place la taxe sur les transactions financières en coopération renforcée sans attendre que les 27 pays de l’Union européenne acceptent de le faire. C’est une Europe, par exemple, dans laquelle il doit être possible d’engager ensemble une politique énergétique avec ceux qui sont prêts."
"Notre position est très claire. Nous voulons que le budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020 permette de prolonger l’ambition du « pacte de croissance » décidé au sommet de juin dernier. On ne peut pas avoir choisi à ce moment-là de consacrer 120 milliards d’euros à la croissance et considérer huit mois plus tard que la négociation sur le budget doit se réduire à des coupes supplémentaires et à des chèques pour soi-même. Le budget européen doit donc mettre un accent fort sur les programmes de recherche, les transferts de technologie, afin que l’objectif de faire entrer l’Europe dans l’innovation soit atteint. Nous voulons aussi faire en sorte que la politique agricole commune soit dotée d’une enveloppe qui permette d’en faire un facteur de croissance."
"Vous avez vu d’ailleurs la sobriété des réactions françaises qui n’a d’égale que la joie profonde du gouvernement français, de notre pays, de toutes ses autorités, de voir la justice enfin rendue. Il y a eu pendant sept ans une innocente, qui a été emprisonnée de façon très injuste au Mexique, qui, par son combat et par le combat de tous ceux qui l’ont soutenue, combats salués par le président de la République, et qui aujourd’hui peut être libérée. "
"Lorsque nous avons préparé avec mon collègue Michael Link, qui est le ministre allemand des affaires européennes, les cérémonies d’aujourd’hui puis toute l’année franco-allemande - puisque nous sommes lui et moi secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, nous avons donc été les chevilles ouvrières, les soutiers de ce qui se passe tout au long de cette année - nous avons constaté que 15 % des jeunes Français apprennent l’allemand et 25 % des jeunes Allemands apprennent le français alors que nos deux pays constituent un axe structurant de l’Union européenne."
"Nous sommes dans un exercice de célébration du Traité de l’Élysée, c’est-à-dire de cet acte fondateur signé il y a cinquante ans, par le général de Gaulle et Konrad Adenauer, entre deux nations qui s’étaient, dans l’histoire du XIXe et du XXe siècle, beaucoup combattues. Depuis cinquante ans, de nombreuses politiques, ont été rendues possibles au sein de l’Union européenne, par des initiatives franco-allemandes. Qu’il s’agisse de l’approfondissement du marché intérieur, de la monnaie unique et de quelques actes qui ont été posés dans le domaine de l’Europe de la défense."
"L’Europe n’est jamais aussi forte que lorsque la France et l’Allemagne arrivent à se parler franchement avec un souci d’équilibre dans la relation. Konrad Adenauer et Charles de Gaulle ont su dépasser un certain nombre de différences pour arriver à signer le traité de l’Élysée. Aujourd’hui encore, il y a une volonté des Français et des Allemands d’exprimer clairement leurs attentes. Il peut exister des différences, mais cela ne doit pas empêcher la construction de compromis. Récemment, l’accord sur la supervision bancaire ou le sauvetage de la Grèce témoignent de cette capacité de nos deux pays à trouver une solution en se plaçant au centre des préoccupations européennes."
"Les commémorations ont une vertu. Elles permettent de méditer les enseignements du passé, de les confronter aux défis du présent et d’en tirer d’utiles leçons pour l’avenir. Le temps long de l’histoire de la relation franco-allemande témoigne de la consubstantialité de cette relation à la construction européenne. Et il relève de l’erreur de parallaxe que d’interpréter les différences d’approche entre nos deux pays, sur quelques sujets d’actualité, comme la manifestation d’un tournant, qui nous éloignerait d’un âge d’or."
"Depuis six mois, sur tous les sujets, la France et l’Allemagne ont construit des compromis solides. Il est important que nous puissions nous dire les choses. Une fois que ces choses sont dites, cela débouche sur un compromis. Nous avons obtenu un rééquilibrage de la politique européenne vers la croissance. À propos de la Grèce, l’intégrité de la zone euro est désormais acquise ; quant à la supervision bancaire, nous avons obtenu que toutes les banques soient supervisées."
"La Cour de justice de l’Union européenne a annulé aujourd’hui les délibérations par lesquelles le Parlement européen avait, en fixant le calendrier de ses sessions pour 2012 et 2013, réduit son temps de session à Strasbourg en supprimant de fait une période de session en octobre. La Cour a estimé que ces délibérations violaient les traités européens. Les autorités françaises se félicitent de cet arrêt, par lequel la Cour de justice a fait droit à leur argumentation."
"La crise qui s’enkyste, avec son cortège de chômeurs formant un peuple confronté à la seule perspective de l’austérité, constitue pour l’Europe un considérable problème. Face à l’eurohostilité, qui n’aura pas la retenue de l’euroscepticisme, l’Europe doit trouver, en elle-même, la force de s’ériger en solution durable à ses propres problèmes."
", remettons à plat les ressources de l’Union européenne pour faire en sorte que le budget de l’Union européenne soit, à terme, doté de ressources propres, ce à quoi nous tenons ; et la taxe sur les transactions financières en coopération renforcée peut, par exemple, être l’amorce de la dotation du budget de l’Union européenne en ressources propres."
"Nous avons besoin de faire en sorte que le budget de l’Union européenne renforce l’Europe dans son ensemble et permette de prolonger, à travers les 1 000 milliards d’euros qui seront dépensés, l’ambition de croissance que portait le pacte de croissance de 120 Mds d’euros décidé à l’occasion du Conseil de juin."
"Je veux rappeler que nous sommes, la France et l’Italie, dans une préoccupation commune concernant l’avenir de l’Union européenne, qui est de faire en sorte que nous puissions créer ensemble les conditions de la croissance."
"C’est en effet une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle pour l’Europe, une bonne nouvelle pour les initiatives que nous pouvons prendre en Europe, en liaison avec les États-Unis. Des initiatives autour des ambitions de croissance, autour de la paix dans le monde, autour d’un dialogue transatlantique rénové et dynamique."
"Le Conseil des Affaires générales nous a permis de préparer le prochain Conseil européen et d’aborder deux thèmes importants que sont l’avenir de l’Union économique et monétaire et la mise en oeuvre des décisions du Conseil européen de juin."
"Q - C’est peut-être passé inaperçu, onze pays européens, inspirés par Paris et Berlin, ont donné hier naissance au premier impôt européen : la taxe sur les transactions financières. D’abord, est-ce que c’est un progrès ?
R - C’est un progrès considérable. La perception de cette taxe par ces onze pays traduit notre engagement à réguler la finance. Nous avons désormais un instrument pour assurer cette régulation. Cette taxe représente surtout de nouvelles ressources pour l’Union européenne : des aides directes aux agriculteurs, des fonds structurels pour le développement régional, le financement de la politique énergétique, des grandes infrastructures, du développement, de la recherche… C’est donc une excellente nouvelle pour l’Europe."
Attribution du Prix Nobel de la Paix à l’Union européenne (12 octobre 2012)
"L’Union européenne vient d’être honorée par le comité Nobel à travers l’attribution du Prix Nobel de la Paix. Cette distinction consacre une construction politique sans équivalent ni précédent dans l’Histoire."
Entretien de Bernard Cazeneuve, avec « I Télé » - extraits (20 septembre 2012)
"Q - Vous avez vu cette étude scientifique menée secrètement sur les OGM. En tant que ministre des Affaires européennes que peut-on faire pour que Bruxelles soit plus intransigeant ?
R - Vous avez raison de poser la question en ces termes : l’Europe doit être un espace d’où tout ce qui peut porter atteinte à la santé, à l’environnement doit être banni. Il faut que l’Europe soit un marché dans lequel le mieux-disant social, le mieux-disant environnemental, le mieux-disant sanitaire, le principe de précaution soient la règle. C’est la raison pour laquelle, suite à l’étude que vous venez d’évoquer, il faut, comme l’a dit le ministre de l’Agriculture, que le principe de précaution s’applique absolument."
"La BCE a décidé, ce jeudi 6 septembre 2012, de créer un nouveau programme de rachat illimité de dette à court terme sur le marché secondaire des Etats-membres de la zone euro. La BCE interviendra en soutien des programmes conclus par les Etatsmembres dans le cadre des instruments européens d’assistance financière."
"Q - Sur le Traité européen.
R - Ce texte est une étape qui en appelle d’autres. Nous sommes dans une volonté résolue de réorienter la politique de l’Union. Nous avons obtenu de premiers résultats avec le plan de croissance, la stabilisation du système bancaire - qui appelle l’achèvement de l’union bancaire - , la solidarité monétaire et financière avec de nouvelles conditions d’intervention des instruments que sont le mécanisme européen de stabilité et le fonds européen de stabilité financière."
"L’Europe est un combat" - Tribune de Bernard Cazeneuve dans le quotidien Liberation (22 août 2012)
"L’Europe a besoin d’un projet qui suscite parmi ses peuples le désir de s’identifier à nouveau à elle. Construire ce projet avec pragmatisme, sans occulter la réalité et en tendant vers l’idéal, est un combat. Il ne laisse à aucun de ceux qui le livrent le répit de la posture. Il ne se gagne pas dans la seule confrontation des tribunes. Il imprime en permanence son rythme, celui des crises, des urgences, de l’action. Il impose un devoir de responsabilité pour réussir la solidarité en Europe, sortir de la stagnation et éradiquer l’austérité qui prive ses peuples d’un avenir."
"Le président de la république s’est engagé personnellement dans la réorientation de la politique de l’Union européenne. Le sommet du 29 juin dernier a permis d’engager cette réorientation, mais ce qui a été décidé et obtenu à cette occasion n’est pas un solde de tout compte. Si l’on souhaite qu’il y ait des étapes ultérieures, il faut consolider la première étape."
"Je suis donc à Bruxelles aujourd’hui mardi pour un Conseil Affaires générales qui va être l’occasion d’entendre la Présidence chypriote sur les priorités de cette présidence sur les six mois qui viennent. Nous avons, dans le cadre des procédures habituelles, rencontré la Présidence chypriote pour entendre ses orientations et lui faire part des nôtres, dans la perspective notamment de l’élaboration des perspectives financières pour la période 2014-2020."
"Il y a une solidarité totale et entière de la France avec l’Espagne, parce que la frontière est commune et parce qu’il est d’usage - lorsqu’un pays de l’Union européenne est confronté à un drame aussi grand, qui peut présenter un danger pour les populations - de venir au secours, d’aider et d’apporter des moyens."
"Il y aura le 22 janvier prochain à Berlin la cérémonie à proprement parler de commémoration avec de la signature du Traité de l’Élysée. Nous sommes en discussion pour la préparation de cet événement. Il s’agira d’un moment qui aura une dimension politique très importante qui devrait permettre non seulement la rencontre entre le président de la République et la chancelière, mais une rencontre avec un certain nombre de membres des deux gouvernements. Il y aura une rencontre possible entre les parlements ainsi que des manifestations à caractère plus culturel, plus symbolique qui donneront à la fois la dimension d’émotion et qui matérialiseront la profondeur de la relation entre nos deux pays."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec « Europe1 » - extraits (Paris, 2 juillet 2012)
"C’est l’Europe qui a gagné. Nous voulions une relation avec l’Allemagne qui soit équilibrée, qui ne soit pas exclusive de la relation que nous pouvons avoir avec les autres pays de l’Union européenne. Nous avons réussi ce rééquilibrage dans une relation avec l’Allemagne qui s’est finalement confortée, parce qu’on ne construit de bons compromis qu’à travers l’expression claire des buts à atteindre. "
Entretien de Bernard Cazeneuve avec « Itélé » - Extraits (Paris, 28 juin 2012)
"Tous les sommets sont importants, celui-ci est important, il s’inscrit dans un processus de discussions avec nos partenaires européens. Compte tenu de la gravité de la crise, ce Sommet revêt une importance particulière, mais il ne faut pas que ce soit un Sommet de plus de la dernière chance, il faut que ce soit un Sommet utile."
Conseil Affaires générales - Conférence de presse de Bernard Cazeneuve (Luxembourg, 26 juin 2012)
"Le premier sujet concernait le Monténégro. Nous avons donné notre accord à l’ouverture des négociations. Nous avons souhaité que l’ouverture de ces négociations se fassent dans un cadre de négociations qui soit strictement défini, avec des procédures précises qui nous garantissent la possibilité, étape après étape, de vérifier que les interrogations formulées par la Commission pourront faire l’objet d’un suivi très attentif qui nous permettra de bien veiller à ce que, sur les sujets qui nous tiennent à cœur, qui concernent essentiellement l’État de droit, la lutte contre le crime organisé, le blanchiment, le bon fonctionnement de la justice monténégrine, les choses puissent s’organiser convenablement. Nous l’avons fait dans un esprit de consensus, au terme d’une discussion avec la Commission qui a permis d’aboutir. Tout cela se passe conformément à ce que nous souhaitions, grâce à un travail de la présidence danoise que je veux saluer, qui a été de très grande qualité."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec le quotidien « Le Monde » - Extraits (Paris, 27 juin 2012)
"Il faut tout d’abord que les outils concrets pour la croissance, et notamment la possibilité d’y consacrer 1 % du produit intérieur brut de l’Union européenne, puissent être confirmés dans les discussions à Vingt-sept.
Nous souhaitons que l’Union européenne s’engage : sur la mobilisation des fonds structurels, la recapitalisation de la Banque européenne d’investissement, sur les « projects bonds » - emprunts en commun pour financer des infrastructures -, et sur la capacité d’affecter ces moyens aux investissements qui feront la croissance de demain dans tous les pays de l’Union."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec le « Journal du Dimanche » (Paris, 23 juin 2012)
"François Hollande a souhaité réorienter la politique européenne pour que la croissance soit possible sans remettre en cause les disciplines budgétaires. Il s’agit d’éviter que les peuples d’Europe soient condamnés à l’austérité à perpétuité. Pour faire de la croissance, il faut notamment des projets d’investissements autour de la transition énergétique, des transports, des technologies et de l’innovation. Tout cela doit permettre aux jeunes générations de voir dans l’Europe une chance, l’opportunité d’une nouvelle frontière. Il faut démontrer aux peuples d’Europe qu’il existe un projet fédérateur qui redonne du sens, qui fasse naître un nouvel espoir. C’est le sens du pacte de croissance proposé par le président de la République. C’est cela qui recréera de la confiance."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec « Canal+ » (Paris, 19 juin 2012)
"Je crois qu’il y a une responsabilité collective dans la crise. La crise n’est pas née simplement en Europe. L’Europe la subit. Elle a une responsabilité face à la crise, mais elle n’est pas la seule à devoir rendre des comptes, et vous savez que nous avons préconisé, pendant la campagne présidentielle, la réorientation de la politique de l’Union européenne vers la croissance."
"Nous avons le souhait, Michael Link et moi-même, qui sommes secrétaires généraux de la Coopération franco-allemande, de donner à ces manifestations du 50ème anniversaire un relief qui permette de témoigner de l’attachement que nous avons, lui et moi et nos deux pays à l’approfondissement de nos relations. Ces cérémonies sont l’occasion pour nous d’exercer le travail de mémoire à l’égard de ceux qui ont porté sur les fonts baptismaux les accords de l’Élysée, il y a cinquante ans, en leur donnant les perspectives et l’ampleur que vous savez, mais aussi d’essayer, pour les cinquante années qui viennent, de définir des sujets sur lesquels nous pourrions travailler ensemble. "
Réponses du ministre délégué chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, à l’AFP (08.06.12)
"La France est favorable à l’approfondissement de l’intégration européenne au plan politique. Celle-ci doit inclure la dimension fiscale et sociale et assurer un haut niveau de protection des salariés et des services publics forts. En outre, les difficultés actuelles démontrent la nécessité d’un renforcement de la gouvernance économique, y compris les politiques budgétaires, notamment au sein de la zone euro."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec « Radio Classique » - Extraits (Paris, 7juin 2012)
"Nous tenons à la taxe sur les transactions financières, d’abord parce que c’est une taxe qui peut avoir une vertu régulatrice du marché lorsque celui-ci aboutit à des excès, à des outrances ou à des difficultés. Donc, nous sommes favorables à la taxe sur les transactions financières pour des raisons de régulation. Nous y sommes aussi favorables parce qu’elle peut permettre d’accélérer le rétablissement des comptes publics, de dégager des moyens pour la croissance et puis, au sein de l’Union européenne, d’accompagner des projets de développement ou de lutte contre le réchauffement climatique. Mais cette taxe sur les transactions financières, certains pays n’en veulent pas. Est-ce qu’il faut attendre que tous veuillent la mettre en œuvre pour qu’elle soit effective ou est-ce que l’on peut à condition que l’on ait un nombre…"
Déclaration de Bernard Cazeneuve - Prochaines concertations franco-allemandes (12 juin 2012)
"Le Ministre délégué chargé des Affaires européennes, M. Bernard Cazeneuve, recevra son homologue allemand, M. Michael Link, à Paris le 12 juin. Cette nouvelle rencontre fait suite au déplacement du Ministre délégué à Berlin, le 21 mai dernier, dans la foulée de sa nomination et à leur entretien en marge du Conseil « Affaires générales » du 30 mai. Ils auront également l’occasion de se rencontrer le 11 juin au Danemark à une réunion informelle du Conseil « Affaires générales »."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec La Stampa (Paris, 4 juin 2012)
"Face à la crise, la position française est claire : en Europe, nous sommes pour un respect rigoureux de la discipline budgétaire, mais nous demandons également des initiatives fortes pour la croissance. La concertation avec l’Italie est fondamentale."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec « LCI » (Paris, 31 mai 2012)
"Nous souhaitons que ce traité soit renégocié. Il doit l’être pour introduire des éléments qui permettent de ne pas condamner l’Europe à l’austérité, et de créer les conditions de la croissance. C’est le sujet qui a été mis sur le métier, par le président de la République, dès le jour de son investiture à l’occasion de sa rencontre avec Angela Merkel. C’était à l’ordre du jour du G8. Vous avez remarqué qu’hier, les discussions se sont poursuivies entre le président de la République, Mme Merkel, M. Monti et le président Obama."
Conseil Affaires générales - Conférence de presse de Bernard Cazeneuve (Bruxelles, 29 mai 2012)
"Donc il y a la volonté du président de la République de rééquilibrer la politique de l’Union européenne en faisant en sorte qu’autour du rétablissement des disciplines budgétaires, il y ait des initiatives pour la croissance qui trouvent un écho particulier à l’aune des événements que traverse la zone euro depuis plusieurs mois et depuis quelques semaines. Nous sommes en situation d’examiner tout cela de plus près."
Entretien de Bernard Cazeneuve, avec "France Inter" - Extraits (Paris, 24 mai 2012)
"Vous avez remarqué qu’à l’occasion de son premier déplacement à Berlin le président de la République a, avec la chancelière, ouvert la discussion en définissant une méthode extrêmement pragmatique qui consistait à mettre le sujet sur la table en s’autorisant à n’évacuer aucune question, tous les sujets pouvaient être discutés - la croissance était sur le métier comme une question ouverte. Et, par ailleurs, chacun a aussi acté ses différences, c’est-à-dire que nous avons clairement dit que, nous, nous souhaitions que la croissance se traduise très concrètement et rapidement par des orientations précises et concrètes qui soient conformes aux engagements pris pendant la campagne présidentielle ; les Allemands ont exprimé leur propre vision."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec "I Télé" - extraits (Paris, 18 mai 2012)
"Je suis un passionné de la question européenne et c’est précisément parce que je suis passionné de la question européenne - que je connais bien pour avoir travaillé sur de nombreux sujets, notamment tout ce qui concerne la Politique européenne de sécurité et de défense au sein de la Commission de la Défense - que je souhaite, au cours des prochaines années, mettre toute mon énergie au service de cette grande cause qu’est le sauvetage de l’Europe pour que l’Europe rencontre la croissance, l’emploi et que les pays qui sont en difficulté surmontent ces difficultés."
Entretien de Bernard Cazeneuve avec "Europe 1" (Paris, 17 mai 2012)
"François Hollande, conformément aux engagements qu’il avait pris, à ce qu’il avait indiqué avant d’être élu président de la République, a voulu, dès le premier jour de son mandat, quelques heures après son investiture, se rendre à Berlin pour bien matérialiser l’importance de la relation franco-allemande, du moteur franco-allemand en Europe."
"Le président de la République François Hollande a souhaité, le jour de son investiture à Paris, se rendre à Berlin pour rencontrer la chancelière. Ces rencontres, dès les premiers jours du nouveau gouvernement, témoignent de l’importance que nous attachons à la relation avec notre partenaire allemand. Cette relation est importante pour la consolidation de l’Union européenne au moment où celle-ci se trouve confrontée à une crise importante, et je veux redire ici, au terme des entretiens que j’ai eu hier soir avec Michael Link, l’importance que nous accordons à l’approfondissement de notre relation, relation que nous voulons équilibrée entre nos deux pays, respectueuse, et que nous voulons aussi respectueuse de nos autres partenaires de l’Union européenne."






