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Situation de M. Kedadouche (13.05.14)

M. Kedadouche a exercé des responsabilités importantes au sein du réseau diplomatique et consulaire français entre 2008 et 2014. Il a fait le choix de rejoindre son corps d’origine, alors que d’autres affectations dans le réseau diplomatique lui étaient proposées.

Comme consul général puis comme ambassadeur, il a toujours bénéficié du plein soutien de l’administration dans la conduite de ses missions.

Les accusations graves de racisme et de discrimination portées par M. Kedadouche à l’encontre du ministère n’ont aucun fondement et sont inacceptables. Les inspections et évaluations menées régulièrement depuis 2008 ne les ont jamais étayées. À ce jour, le ministère des Affaires étrangères et du développement international n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucune demande d’information de la part du défenseur des droits ni de la justice.

Le ministère considère comme un atout et une force de pouvoir compter, notamment parmi ses cadres, des personnes issues de la diversité.

Questions/Réponses du point de presse du 13 mai 2014

Q – J’ai bien lui dans votre déclaration qu’il n’y avait aucune demande d’information de la part du défenseur des droits et de la justice. M. Kedadouche dit avoir les avoir saisis. Vous en avez connaissance ?

R - Nous n’avons reçu aucune plainte de la justice et ni aucune demande d’information du défenseur des droits au sujet de M. Kedadouche.

Q – M. Kedadouche fait état dans sa lettre de démission d’un certain nombre de faits précis, les qualifiant lui-même de pratiques discriminatoires. Que répondez-vous à cela ? Ce sont des accusations graves.

R – Ce sont des accusations graves qui ne sont pas étayées par les rapports de l’inspection et le dialogue que l’administration a eu avec M. Kedadouche entre 2008 et 2014. A aucun moment, nous n’avons constaté de discrimination ou d’actes de racisme à l’encontre de M. Kedadouche. Nous ne les aurions d’ailleurs pas tolérés.

Q – Mais sa lettre de démission est argumentée…

R - M. Kedadouche a été accueilli au sein du ministère des Affaires étrangères. Il y a exercé des fonctions importantes comme consul général puis comme ambassadeur. Il a bénéficié, dans l’exercice de ses missions, du plein soutien de l’administration et de la hiérarchie du ministère - qui l’a reçu à chaque fois qu’il l’a demandé. C’est sa décision personnelle de rejoindre aujourd’hui son corps d’origine. Nous lui avons d’ailleurs proposé une nouvelle affectation dans le réseau comme ambassadeur.

Q – Va-t-il, sur la base de cette lettre de démission, y avoir une enquête administrative ?

R - Il y a eu des inspections dans les différents postes qu’a occupés M. Kedadouche. Les rapports d’inspection sont des documents confidentiels. A aucun moment dans son dialogue de gestion avec l’administration, M. Kedadouche n’a fait état d’accusations de racisme.

Q - Les diplomates ont-ils un devoir de réserve ?Avez-vous obligation de passer par la voie interne quand il y a des problèmes ?

R – En cas de difficulté ou de conflit, il y a un dialogue avec l’administration. Cela ne se fait pas sur la place publique. Le ministère dispose également d’une inspection générale, service indépendant placé sous l’autorité directe du ministre et qui est compétent pour régler les problèmes de gestion les plus délicats.

Q – Il est rare qu’un diplomate écrive au président de la République….

R - Encore une fois, les accusations qu’il y porte n’ont jamais été étayées.

Q – Il fait état d’un poste à Anvers, qui lui aurait été refusé au prétexte que son nom avait une consonance arabe.

R - J’ai lu comme vous ces propos rapportés. Nous n’en avons aucune trace.

Le Quai d’Orsay est un ministère dont toute l’histoire est tournée vers l’universalité. Nous y promouvons la diversité des compétences, la diversité des talents et la connaissance des autres civilisations. Si j’avais été témoin d’actes semblables à ceux qui sont décrits par M. Kedadouche, je les aurais dénoncés.


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