Gérer les crises consulaires – Protéger les Français à l’étranger

Si le Centre de crise et de soutien est une structure permanente, les cellules de crise sont par nature éphémères puisqu’elles s’ouvrent et se ferment au rythme des crises.

L’ouverture d’une cellule de crise

Une crise peut être de nature très diverse, liée à un accident de bus ou d’avion, à une catastrophe naturelle, à des tensions socio-politiques aggravées, à un attentat terroriste, etc… Le CDCS active une cellule de crise chaque fois que l’un de ces évènements menace la sécurité de nos compatriotes et qu’il faut leur venir en aide. Les besoins des populations locales sont également pris en compte afin de coupler, s’il y a lieu, aide humanitaire et aide aux Français.

La cellule de veille 24/24 du CDCS permet de lancer rapidement l’alerte et, grâce à un système d’astreintes, une cellule de crise peut être ouverte dans l’heure qui suit la diffusion de l’information.

L’activation de la cellule de crise du CDCS se fait en coordination étroite avec l’Ambassade ou le Consulat de France dans la zone concernée, qui active un dispositif de crise similaire et envoie des équipes sur le terrain.

La cellule de crise du CDCS rassemble en un lieu unique des agents du MAEDI, mais aussi éventuellement d’autres ministères et des associations de victimes en fonction de la situation qu’il s’agit de gérer, assurant ainsi une coordination et une communication interne optimales.

Tandis que les agents de la cellule de crise travaillent à cerner au plus vite la situation et à identifier les potentielles victimes françaises ou les Français en besoin d’assistance

Voir aussi :

Une réponse téléphonique pour informer le public

Une plateforme de réponse téléphonique est mise à la disposition du public, via un numéro spécial diffusé par le MAEDI et relayé par les médias et sur les réseaux sociaux.

La réponse téléphonique a pour rôle de répondre aux familles inquiètes quant au sort de leurs proches. Elle consigne leurs coordonnées afin de pourvoir les rappeler dès que la personne qu’elles recherchent est localisé par les équipes de l’Ambassade ou du Consulat.

La réponse téléphonique est assurée par des agents du ministère des Affaires étrangères et du Développement international qui se portent volontaires pour ce type de mission, ainsi que par des bénévoles de la Croix-Rouge française, sous la supervision des équipes du CDCS. Des formations sont régulièrement organisées afin de les préparer au mieux à remplir cette difficile mission.

Quelques chiffres

  • Attentats de Bombay (2008) : 6 500 appels
  • Pandémie Grippe A/H1N1 (2009) : 13 000 appels
  • Séisme à Haïti (2010) : 18 500 appels
  • Triple catastrophe au Japon (2011) : 9 500 appels
  • Situation en Côte d’ivoire (2011) : 6 000 appels
  • Crash du vol AH5017 (2014) : 5 790 appels
  • Séisme au Népal (2015) : 18 700 appels

2016

  • Attentat à Istanbul : 314 appels
  • Attentat en Côte d’Ivoire : 138 appels
  • Attentats de Bruxelles (2016) : 1 787 appels
  • Crash du vol MS 804 d’EgyptAir : 900 appels
  • Coup d’Etat manqué en Turquie : 986 appels

Déployer des missions d’urgence

Si la situation et l’ampleur de la crise le nécessitent, le Centre de crise et de soutien dépêche des agents sur place afin de renforcer les équipes de l’Ambassade ou du Consulat. Selon les besoins identifiés, ces personnels peuvent être accompagnés de spécialistes, par exemple d’équipes de sauvetage et de déblaiement de la Sécurité civile, de policiers ou gendarmes experts en identification de victimes, de médecins et infirmiers du SAMU, de psychologues de la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) etc.

Dans le champ humanitaire, il peut s’agir de convoyer de l’aide au profit des populations locales, telle que des tentes, des couvertures, du matériel sanitaire, des médicaments… Le CDCS dispose d’un stock permanent, positionné à proximité de Paris, pouvant répondre aux besoins de 10 000 personnes.

Vers une multiplication et une diversification des crises

2008

Dès le déclenchement du conflit en Géorgie en 2008, la France a été parmi les premiers États à s’engager. Le CDCS envoie sur place plus d’une centaine de tonnes d’aide humanitaire et a procédé au rapatriement de Français ainsi que de ressortissants de l’Union européenne et de différents pays. La même année, l’état d’urgence est décrété à Bangkok. Le CDCS prend en charge le retour des Français bloqués sur place.

2009

Le CDCS est mobilisé pendant des semaines pour le suivi de la pandémie Grippe A H1N1. Il organise la vaccination des Français de l’étranger contre cette maladie. La même année est marquée par des catastrophes aériennes d’ampleur avec le crash du vol AF 447 dans l’Atlantique (216 passagers et 12 membres d’équipage) puis celui d’un avion de la Yemenia au large des Comores (147 passagers et 11 membres d’équipage).

2010

C’est l’année du séisme en Haïti. Premier pays sur site au lendemain du séisme, la France déploie plus d’un millier de personnels, auxquels s’ajoutent des navires, des avions, des hôpitaux de campagne et autres moyens. Le CDCS évacue également des centaines d’enfants haïtiens en cours d’adoption par des familles françaises et apporte une aide à Haïti pour faire face à une épidémie de choléra.

2011

Cette année est marquée par l’enchaînement des printemps arabes, de la triple catastrophe japonaise, de la crise ivoirienne, de l’attentat de Marrakech et de la crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique qui entraine une forte mobilisation de la France, notamment au plan financier. Cette année-là, entre autres, le CDCS évacue plusieurs milliers de Français de Libye, du Japon, de Côté d’Ivoire et rapatrie au Caire 2 500 Egyptiens bloqués à la frontière tuniso-libyenne.

2012-2013

L’insécurité grandissante en République Centrafricaine fin 2012 se renforce en 2013 pour aboutir à un coup d’Etat en mars, au cours duquel la ville de Bangui a été l’objet de violences et de pillages. Deux missions du CDCS ont accompagné l’ambassade afin de soutenir les Français présents sur place. La même année, de nombreuses missions sont envoyées dans la plupart des pays du Sahel et de la zone d’Afrique du Nord/Moyen Orient pour renforcer les capacités de gestion de crise des ambassades de France suite à l’intervention française au Mali en janvier 2013. L’année 2013 est également marquée par la gestion de la prise d’otages massive à In Amenas en Algérie (contact avec les familles, liaison avec notre Ambassade, communication de crise) et l’attentat perpétré contre notre ambassade en Libye le 23 avril. La fin de l’année 2013 est marquée par le typhon Haiyan aux Philippines (le 8 novembre 2013).

2014

L’année 2014 est marquée sur le plan sanitaire par le soutien de la France à la lutte contre le virus Ebola, notamment en Guinée, où trois centres de traitement et deux centres de formations ont été construits en complément d’un renforcement des capacités locales. Sur le plan consulaire, le CDCS a notamment dû gérer des situations de crises sécuritaires (évacuation de nos ressortissants de Libye) et une succession de catastrophes aériennes ayant impliqué des ressortissants français (disparition du vol de la compagnie Malaysia Airlines, crash d’avion en Ukraine, à Taïwan, au Mali, disparition du vol AirAsia en Indonésie….). Mobilisé face à l’avancée de Daesh en Irak, le CDCS a coordonné l’envoi de fret humanitaire et a assuré l’accueil en France de réfugiés irakiens.

2015

Le CDCS a été fortement mobilisé en 2015 par une succession d’événements dramatiques : à l’étranger : terrorisme (attentat à Tripoli, attentat à Bamako, attaque contre le musée du Bardo à Tunis, attentat à la station balnéaire de Sousse, attentat à Bangkok, attentat au Radison de Bamako) ; accidents collectifs (crash d’hélicoptère lors du tournage de l’émission Dropped en Argentine ; crash du vol GermanWings) ; catastrophes naturelles (cyclone au Vanuatu, séisme au Népal) ; troubles politico-sécuritaires (aide au départ de nos ressortissants au Yémen), mais également en France, le CDCS étant compétent à partir de 2015 en cas d’attentat terroriste sur le sol français (attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, attentats de Paris, où le CDCS a dirigé la Cellule interministérielle d’aide aux victimes).

2016

L’année 2016 est très fortement marquée par le terrorisme, en France (attentat du 14 juillet à Nice), mais aussi à l’étranger (attentat de la Mosquée Bleue à Istanbul, attentat au Burkina Faso, attentat de Grand Bassam en Côte d’Ivoire, attentats de Bruxelles, attentat à Gao au Mali). Le CDCS a également été mobilisé suite au crash du vol EgyptAir MS804.

Le traitement des affaires individuelles à l’étranger

Chaque année, en moyenne, 700 décès de Français à l’étranger sont signalés au CDCS par le réseau diplomatique et consulaire pour des raisons juridiques, familiales, sanitaires, pratiques ou autres. Ces cas, qui ne représentent pas, loin s’en faut, la totalité des décès des Français à l’étranger (près de 7 000), nécessitent l’intervention du Centre de crise et de soutien. Il peut aussi bien s’agir de cas particuliers que d’accidents collectifs (accidents de bus, aériens etc…), de catastrophes naturelles (séismes, inondations, etc…) et d’attentats terroristes.

Chaque année, en moyenne 200 disparitions inquiétantes sont signalées : si beaucoup d’affaires sont rapidement et heureusement résolues, une cinquantaine de dossiers, qui donnent généralement lieu à l’ouverture d’une procédure judiciaire, s’inscrivent dans la durée ou se concluent de façon tragique par la découverte d’un corps.

Le suivi des familles des victimes d’actes terroristes et de prises d’otages est également une composante majeure de l’activité du Centre de crise et de soutien.
En 2015, huit Français sont décédés des suites d’un attentat terroriste à l’étranger : 1 lors de l’attentat à l’hôtel Corinthia à Tripoli le 27 janvier, 1 lors de l’attaque du bar-restaurant La Terrasse à Bamako le 7 mars, 4 lors de l’attentat du musée du Bardo à Tunis le 18 mars, 1 lors d’un attentat à la voiture bélier dans les territoires palestiniens en avril et 1 lors d’un homicide à l’arme blanche en octobre à Jérusalem.
Sept ressortissants français ont été enlevés (1 en RCA, 3 à Madagascar, 1 en Haïti et 2 au Yémen dont 1 est toujours en captivité).

La plupart de ces affaires comportent une forte charge émotionnelle et font souvent l’objet d’une couverture médiatique importante.

Le Centre de crise et de soutien est chargé d’informer les familles, de les orienter et de les accompagner dans l’accomplissement des formalités utiles. Il aide également ces familles à faire valoir leurs droits auprès d’organismes dédiés tel que le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) et les dirige vers les associations d’aide aux victimes, comme l’Institut national d’aide aux victimes et de médiation (INAVEM) ou la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC).

Le Centre de crise et de soutien travaille en partenariat tant avec les ministères concernés (Justice, Intérieur, Défense, Santé) qu’avec leurs services compétents : l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), le Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), le corps d’élite de la Police nationale Recherche assistance intervention dissuasion (RAID) et les services spécialisés dans la lutte contre le terrorisme.

Focus sur les accidents collectifs et catastrophes naturelles

Accident d’hélicoptères en Argentine

Lundi 9 mars 2015, huit Français participant à la production de l’émission « Dropped » décèdent dans l’accident entre deux hélicoptères à Villa Castelli (nord-ouest de l’Argentine). Parmi les victimes, on compte la navigatrice Florence Arthaud, le boxeur Alexis Vastine et la nageuse Camille Muffat.

A Paris, le CDCS apporte soutien et informations aux familles de nos compatriotes et organise le 22 mars, en lien avec la société de production, le rapatriement des dépouilles et leur accueil aéroportuaire en présence des familles.

Séisme au Népal

Un séisme de magnitude 7.9 frappe le Népal samedi 25 avril 2015. L’épicentre se situe à 80 kilomètres au nord-ouest de la capitale Katmandou. Une cellule de crise est ouverte, un numéro d’urgence est mis en place qui recevra 18 700 appels. Une mission composée d’agents du CDCS et de l’Ambassade de France à New-Delhi est envoyée sur place afin de renforcer notre poste diplomatique. Le dernier bilan du tremblement de terre s’élève à 7 557 morts dont 10 Français et près de 15 000 blessés selon le ministère népalais de l’Intérieur. Deux vols affrétés par l’Etat et Airbus permettent le rapatriement de 362 Européens dont une grande majorité de Français.

L’ambassadeur chargé du suivi des catastrophes aériennes

L’ambassadeur chargé du suivi des catastrophes aériennes a pour fonction de maintenir, en cas de catastrophe aérienne majeure impliquant des ressortissants français, un contact régulier avec les familles et proches des victimes, une fois passée la phase aiguë du drame.

Cette mission consiste à veiller à ce que les familles reçoivent toute l’assistance nécessaire, en leur facilitant l’accès à une information vérifiée afin de répondre à leurs attentes et interrogations (par exemple quant à la progression de l’enquête technique, des opérations de relevage et d’identification des corps des victimes…) et en les aidant à préparer et à accomplir l’ensemble des démarches nécessaires (relatives à l’indemnisation, à leur prise en charge).

C’est un travail de relation et de dialogue au quotidien qui comporte par ailleurs une dimension internationale. L’ambassadeur est amené à faire des déplacements à l’étranger et entretient des rapports réguliers avec les représentations diplomatiques et consulaires des pays impliqués.

L’ambassadeur est donc le point de contact privilégié entre les familles, les administrations et les entreprises (compagnies aériennes et d’assurance…), l’autorité judiciaire et les autorités étrangères concernées, ainsi que toute autre personne intervenant sur le dossier.

Il a été désigné par lettre de mission du Premier ministre responsable de la coordination entre tous les services de l’Etat concernés par le crash du vol MS804 d’EgyptAir du 19 mai 2016 et de la relation avec les familles des 15 ressortissants Français décédés.

L’expertise médicale

Le CDCS a structuré un pôle santé dont les principales missions sont :

  • la veille sanitaire internationale, notamment en matière de maladies émergentes, en lien avec les organisations internationales, les ministères et opérateurs concernés, qu’ils soient français et étrangers ;
  • l’information des voyageurs via les pages Conseils aux voyageurs du site France Diplomatie en lien avec les autorités sanitaires compétentes. Des alertes sanitaires circonstanciées y figurent dès que la situation locale l’impose ;
  • la mise en place d’actions sanitaires d’urgence, adaptées aux besoins des populations les plus démunies dans le cadre de l’action humanitaire d’Etat ou en lien avec les agences internationales et les organisations non gouvernementales ;
  • la conduite de missions d’appui en faveur de ressortissants français ou étrangers notamment par des projections d’équipes sur place en cas de crise (attentats, catastrophes naturelles et troubles politiques), des évacuations sanitaires, un assistance technique auprès des ambassades françaises et des travaux de planification opérationnelle.

Face à une crise sanitaire majeure, le Centre de crise et de soutien peut, en lien avec les ambassades françaises concernées, procéder à une analyse rapide de la situation, mobiliser les ressources nécessaires des opérateurs français et coordonner l’action de personnels civils et militaires. Le Centre de crise et de soutien dispose de matériels médicaux et de médicaments dont il peut faire usage en urgence.

Focus sur les maladies infectieuses émergentes

Le Centre de crise et de soutien a assuré le rôle de coordination de l’engagement de la France dans la lutte contre l’épidémie Ebola en Afrique de l’Ouest grâce à la mise en place d’une de task-force dédiée.

Pour faire face aux maladies infectieuses émergentes, telles que le MERS-Coronavirus ou le virus Zika par exemple, le Centre de Crise et de Soutien assure grâce au réseau diplomatique et de collaborateurs experts, l’analyse et le suivi de la situation, la définition de la stratégie de réponse et sa mise en œuvre, notamment au travers de missions d’expertise et de conseil et d’actions dédiées.

Focus sur le soutien aux victimes françaises en cas d’attentat terroriste à l’étranger

En cas d’attentat commis à l’étranger, le Centre de crise et de soutien a notamment pour mission le soutien et le suivi des victimes françaises, en lien avec le poste diplomatique concerné.

Cette action passe par la coordination de l’ensemble des ministères français, organismes partenaires et privés (sociétés d’assistance notamment) concernés.
Cette coordination a pour objectif de :

  • identifier, localiser et assister les victimes françaises, à la fois sur le plan somatique et sur le place psychique ;
  • s’assurer de leur prise en charge dans les structures d’accueil locales, en lien avec l’ambassade concernée ;
  • coordonner et piloter l’envoi de renforts, à la fois en professionnels de santé (médecins, infirmiers, psychologues) mais aussi en matériels médicaux d’urgence ;
  • coordonner les évacuations sanitaires en lien avec tous les acteurs mobilisés, privés et étatiques au regard de leurs lésions et de leur gravité et de la configuration locale ;
  • informer les familles sur l’état de santé de leur proche et leur proposer une aide psychologique ;
  • s’assurer de la prise (médicale, psychique et sociale) en charge des victimes une fois rentrés sur en France. Outre les établissements de santé, d’autres interlocuteurs pourront être mobilisés, tels que les associations d’aide aux victimes.

Le CDCS compte parmi ses agents un psychologue à temps plein, qui distingue ses missions en crise et hors crise.

Hors crise : il est à la disposition de l’Unité des affaires individuelles pour venir, à la demande des agents, en soutien sur des dossiers particuliers.
Le psychologue du CDCS intervient par ailleurs dans certaines formations ciblées telle que la formation à destination des postes d’appui régional, notamment sur la question de l’accueil de ressortissants français en vue d’un rapatriement ou d’une évacuation.

Le psychologue développe également des liens avec ses homologues d’autres ministères sur la gestion de crise, ainsi qu’avec les partenaires étrangers.

En crise : il intègre le pôle en charge du suivi des victimes. Il assure alors le suivi des familles de personnes décédées dans une crise à l’étranger. En lien avec le pôle médical, il met en place un dispositif de soutien médico-psychologique à destination de ces proches, en France comme à l’étranger et évaluer la nécessité d’un envoi de renfort. Le psychologue peut également être amené à conseiller les postes diplomatiques sur la gestion « humaine » de la crise.

Dans le cadre d’une Cellule interministérielle d’aide aux Victimes, le psychologue peut être dépêché au Centre d’accueil des familles, afin de s’assurer du bon fonctionnement du dispositif.

Mise à jour : octobre 2016

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