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Coopération universitaire

Dans un monde où la production des savoirs est désormais le moteur du développement économique mais aussi le creuset de nouvelles inégalités, le ministère des Affaires étrangères entend mettre en œuvre une politique de coopération universitaire tournée vers la formation des élites étrangères (dans notre pays ou hors de France) et l’internationalisation de la formation des étudiants français.

L’accueil des étudiants étrangers enregistre des résultats encourageants avec 200 000 étudiants étrangers en formation en France en 2002, soit une progression de plus de 30 % en moyenne ces trois dernières années. Cette croissance, fruit d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs et d’un volontarisme affirmé au niveau gouvernemental repose sur une stratégie privilégiant la promotion de l’enseignement supérieur, conduite notamment par l’agence Edufrance en liaison avec les postes diplomatiques et les établissements.

En appui à cette stratégie, le Département continue de développer l’instrument des bourses d’étude. Le programme d’excellence EIFFEL concerne désormais 300 boursiers par an, sélectionnés par les établissements d’enseignement supérieur sur le critère de l’excellence, dans les trois filières des sciences de l’ingénieur, de l’économie et de la gestion, du droit et des sciences

En 2002, le programme MAJOR, qui vise à assurer un continuum de formation en France pour les élèves étrangers les plus brillants des lycées français à l’étranger, a démarré sa deuxième année avec une promotion de 100 élèves par an.

Le programme DUO, monté avec les États de l’ASEM (Asia-Europe Meeting), qui finance des échanges croisés entre étudiants et enseignants, se développe progressivement. Enfin, les bourses allouées par les Ambassades sont en progression. Elles obéissent à deux finalités : favoriser la formation en France de doctorants étrangers ou accompagner des programmes de formation et d’échanges traités en fonction des besoins des pays partenaires.

La formation au sein des institutions des pays étrangers est l’autre volet de la politique en faveur des jeunes élites. Le ministère des Affaires étrangères soutient plus de 200 filières francophones, principalement en Europe centrale et orientale. Elle soutient également, en Asie et au Proche-Orient, des formations spécialisées de haut niveau telles les classes préparatoires au Maghreb, l’école supérieure des affaires de Beyrouth, le programme de formation d’ingénieurs d’excellence au Vietnam. En Afrique, l’accent est mis sur des formations professionnalisantes. À côté de ces actions conduites depuis plusieurs années, le Département privilégie la construction de partenariats inter-universitaires organisés autour de groupements d’établissements présentant des offres de formation « à la carte » adaptées aux attentes des partenaires. Le collège doctoral franco-japonais officiellement lancé en novembre 2002 ou encore les programmes de formation des ingénieurs mexicains, brésiliens et malaisiens en sont des illustrations.

En 2002, l’université privée française d’Arménie, axée sur la gestion, a entamé sa deuxième année avec 519 étudiants inscrits. L’université privée française d’Égypte a ouvert ses portes avec deux filières. La création de fonds (« endowments ») avec les universités américaines, associant des financements du ministère des Affaires étrangères à des fonds privés, vise à favoriser les échanges transatlantiques.

L’aide à la mobilité internationale concerne également des programmes de bourses destinés aux jeunes français désireux de parfaire leur formation à l’étranger (hors Union Européenne), financés par le ministère des Affaires étrangères (programme Lavoisier pour les jeunes doctorants) ou partiellement par une trentaine de pays d’accueil (programmes de bourses bilatérales), pour l’essentiel des pays industrialisés et quelques pays en transition (Russie, Mexique, Chine, Inde).

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