Dès les lendemains de la décolonisation, le général de Gaulle développait l’aide aux États nouvellement indépendants d’Afrique et du Maghreb. La France est aujourd’hui, avec 0,5 % de son PIB, le plus généreux donateur parmi les grands pays industrialisés et elle compte porter son effort à 0,7 % en 2015. Elle a réussi à rallier la communauté internationale à sa proposition d’annuler la dette des pays les plus pauvres.
La France se concerte chaque année avec les pays africains dans le cadre des sommets France-Afrique, désormais ouverts à l’ensemble des pays du continent.

Conférence des chefs d’Etat d’Afrique et de France © F. de La Mure / MAEE
Elle contribue à hauteur de 18 % à l’aide au développement apportée par l’Union européenne, et participe aux programmes multilatéraux d’aide des banques de développement et de l’ONU. La majorité de l’aide de la France est consentie sous une forme bilatérale, principalement en Afrique subsaharienne, par le canal du ministère des Affaires étrangères et de l’Agence française de développement, qui soutiennent plus de cinq cents projets de développement par an, apportent une assistance technique et offrent des programmes de bourses de formation en France. L’accent est mis sur le développement des infrastructures, sur l’accès aux soins et à l’éducation, sur la mise en place de politiques économiques adaptées et sur la consolidation de l’État de droit et de la démocratie. Les collectivités territoriales et les organisations non gouvernementales (ONG) françaises apportent également leur contribution.
Les drames humains nés des migrations clandestines ont amené la France à mettre en place des aides au co-développement, avec un double objectif : offrir aux candidats à l’immigration clandestine des possibilités d’emploi dans leur propre pays et proposer à ceux qui souhaitent y rentrer des facilités d’investissements.
La France, qui prône « le devoir de protéger » et dont l’expertise (sécurité civile, équipements hospitaliers) et celle de ses ONG sont mondialement reconnues, apporte son assistance aux populations affectées par les conflits, les catastrophes naturelles ou les grandes pandémies.
Source : Ouvrage France 2008