Economie française : la vérité en chiffres
Archaïque, protectionniste, ultra-spécialisée, voire paresseuse ? L’image de la France confine souvent à la caricature. Ces idées reçues reflètent pourtant mal la situation d’une grande puissance intégrée dans l’économie mondiale. Quelques instantanés pour effacer de vieux clichés.
FICHE D’IDENTITÉ

Taux de croissance : 2,5 % (2004).

INNOVANTE
• Plus de 32 700 chercheurs déposent, chaque année, quelque 13 000 brevets.

DYNAMIQUE
• 4e ou 5e puissance économique mondiale, selon les années, derrière les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. • 200 000 entreprises sont créées ou reprises chaque année en France (une tendance en nette augmentation depuis 2000).

• La France est dans le peloton de tête mondial pour la productivité. Elle présente aussi l’un des plus faibles taux d’absentéisme du monde. Contrairement aux clichés trop souvent répandus, la France n’est pas paralysée par les grèves et les mouvements sociaux. • Entreprises françaises dans le Top 100 des groupes mondiaux : parmi la dizaine y figurant, citons le groupe pétrolier Total (11e),le groupe de grande distribution Carrefour (21e), le constructeur automobile PSA-Peugeot Citroën (36e) et Électricité de France (EDF,45e).
POPULATION ACTIVE PAR SECTEUR ECONOMIQUE (2004)

• Primaire (agriculture, pêche, sylviculture) : 4,5 % • Secondaire (industrie et bâtiment-travaux publics) : 24 % • Tertiaire (services) : 71,5 %
DIVERSIFIÉE

Agroalimentaire : la France est le numéro un européen. C’est le 1er secteur industriel de l’Hexagone avec : 131,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.
BTP : 129 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel Le secteur emploie plus d’un million de personnes.
Automobile : 88 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel en 2003, avec 3,620 millions de véhicules produits, soit 21,5 % du total européen, la France se plaçait au 5e rang mondial et en 2e position européenne.
Chimie : 85 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Télécommunications et nouvelles technologies de l’information : 73 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Totalement ouvertes à la concurrence depuis janvier 1998, les télécommunications françaises sont en pleine expansion : le chiffre d’affaires de l’Internet est en hausse de 30 %. Le nombre d’abonnés a atteint 10,9 millions au premier trimestre 2004.
Transformation des matériaux (acier, verre, aluminium, plastique...) : 59,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Pharmacie : 33 milliards de chiffre d’affaires annuel. La France est le 1er producteur de médicaments en Europe depuis 1995 et le 3e exportateur mondial, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Mode et parfumerie : 28,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. La France est le 1er exportateur mondial dans ce secteur, devant les États-Unis, avec 30 % de l’offre internationale.
Industrie aéronautique et spatiale : 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Biotechnologies : avec près de 250 sociétés, la France occupe le 3e rang en Europe pour le nombre d’entreprises dans ce domaine.
ATTRACTIVE

• 8 % des cadres sont étrangers (ils étaient 127 800 en 2004, contre 86 500 en 1994).
• Les étrangers représentent 15 % des effectifs salariés, contre 5 % aux États-Unis, 11 % en Allemagne, 13 % au Royaume-Uni et 17 % en Suède.
• 221 000 étudiants et 3 600 chercheurs étrangers ont choisi la France en 2003.
• La France est en 2e position européenne pour l’implantation, hautement stratégique, des sièges sociaux des entreprises étrangères (et aussi des quartiers généraux, centres de recherche et de développement, centres de service clients, filiales commerciales). L’Île-de-France affiche, en la matière, le taux de croissance le plus élevé des grandes métropoles européennes.
• La France est la 1re destination touristique du monde, avec 75 millions de visiteurs en 2003. Le tourisme est le 1er secteur économique français, et représente 7 % du produit intérieur brut, 15 milliards d’euros de solde positif de la balance des paiements et 2 millions d’emplois.
OUVERTE
La France réalise 6 % des échanges commerciaux mondiaux,dont plus de 60 % avec ses partenaires de l’Union européenne et 5 % du produit intérieur brut mondial.

• Exportations de biens : 6e position mondiale. • Exportation de services : 3e position mondiale. Elle est le 2e investisseur mondial, après les États-Unis. C’est la 4e destination des investissements internationaux créateurs d’emplois et de croissance.



